Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique : Les experts de la Confédération AES mutualisent les efforts

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Bouréma KANSAYE a, au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, présidé les travaux de la conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) de la confédération de l’AES. Une rencontre qui permettra aux responsables de l’Enseignement Supérieur et de Recherche de l’espace AES de mener des réflexions, afin de poser les jalons d’un enseignement supérieur de qualité répondant aux aspirations de la population des trois pays membres de l’AES.

Unir les efforts, diagnostiquer les défis et apporter une solution commune à l’enseignement supérieur demeurent l’ambition des responsables d’enseignement supérieur et de recherche de la Confédération de l’AES, qui se sont donnés rendez-vous à Bamako, du 12 au 13 juin 2025. Quoi de plus normal surtout lorsque l’on sait que les pays de l’AES sont confrontés aux mêmes réalités. Il s’agit de l’effectif pléthorique des étudiants, l’insuffisance d’enseignant chercheur en nombre et en qualité, l’insuffisance d’infrastructures pédagogiques et de recherche, et leur mauvaise exploitation, le faible niveau de qualification des diplômés et l’inadéquation de leur profil de formation par rapport à la demande du marché de l’emploi. Il s’agit, à travers cette rencontre d’apporter des solutions à ces difficultés et de poser les jalons de l’union d’une harmonisation des enseignements supérieurs.

L’occasion était opportune pour le ministre Pr Bouréma Kansaye de mettre en lumière l’importance de l’enseignement supérieur dans la résolution des défis de l’espace Sahel. Un espace, qui est confronté aux difficultés sécuritaires, de développement entre autres. Des difficultés qui trouveront leur solution selon le ministre Pr Kansaye dans le bon fonctionnement de l’enseignement.

Une idéologie appuyée par le Recteur Paul Traoré, qui avoue que les études ont démontré que la plupart des terroristes n’ont ni un diplôme fondamental, secondaire ou supérieur. Une telle situation, qui nécessite la multiplication des enseignements, afin de mettre à l’abri des jeunes de l’entreprise terroriste, car, c’est à l’enseignement supérieur que revient la noble mission de former la conscience nationale et de produire les savoirs permettant de faire preuve de discernement à toute situation.

Durant deux jours, les responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche de la confédération se pencheront sur les pôles d’excellence comme les sciences humaines et sociales, les sciences et techniques, les savoirs endogènes, la recherche et l’innovation. Il s’agit, également, de faire l’état de lieux de l’enseignement supérieur.

La mutualisation du secteur de l’enseignement supérieur, dans le cadre de la confédération des Etats du Sahel, est essentielle pour maximiser les efforts, a rappelé le ministre Pr Bouréma Kansaye. Selon lui, elle permettra de partager les ressources humaines, matérielles et financières ; de renforcer les capacités de nos institutions d’enseignement supérieur, par la formation des enseignants, le développement de programmes d’études adaptés et l’amélioration des infrastructures ; de favoriser la recherche collaborative en unissant nos forces ; d’établir des réseaux d’échanges entre nos institutions, qui permettront de favoriser la mobilité des étudiants et des chercheurs, de promouvoir l’innovation en créant un écosystème d’innovation, qui stimule la créativité et l’entrepreneuriat dans nos pays, a fait savoir le ministre Pr Kansaye. Un espoir qui est et demeure l’engagement des ministres d’enseignement supérieur de ces trois pays. D’ores et déjà une leçon inaugurale a été animée par les ministres d’enseignement supérieur du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Une leçon inaugurale au cours de laquelle les trois ministres ont mis en lumière la situation de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique de chaque pays, les défis, qui sont d’ailleurs similaires, la situation et les conditions d’études des étudiants et les apports politiques pour y apporter des solutions.

Le ton est donné et le chemin semble être bien balisé pour poser les jalons d’une confédération d’enseignement supérieur dans le cadre de l’AES.

CCOM MESRS

 

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