5ème Convention ordinaire du Syndicat Libre de la Magistrature : Les magistrats réaffirment leur engagement à accompagner le chantier de la refondation

La Cour suprême du Mali a abrité, ce samedi 6 juin, la 5ème Convention ordinaire du Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA), présidée par le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE. Dans son allocution d’ouverture, le Ministre Mamoudou KASSOGUE a rendu un vibrant hommage aux Forces Armées et de Sécurité ainsi qu’aux victimes du terrorisme, avant de saluer l’engagement des magistrats et des personnels judiciaires qui assurent, malgré un contexte sécuritaire difficile, la continuité du service public de la justice. Le Garde des Sceaux a mis en exergue les réformes historiques engagées dans le secteur, notamment l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale, l’opérationnalisation des chambres criminelles, le renforcement des effectifs judiciaires ainsi que les résultats remarquables enregistrés dans la lutte contre la corruption. Selon lui, ces avancées ont permis de renforcer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire, avec un taux de confiance désormais supérieur à 75 %, selon une récente enquête d’opinion. Évoquant les perspectives, le Ministre a annoncé le déploiement prochain de cent nouveaux auditeurs de justice et la remise prochaine des premières Médailles d’honneur de la Justice, destinées à valoriser le mérite et l’excellence au sein du secteur. Au terme de son intervention, KASSOGUE a réaffirmé l’engagement du Département à poursuivre les réformes engagées, afin de bâtir une justice forte, moderne, accessible et crédible, au service des citoyens et de la refondation de l’État. MJDH

2ème Edition du Forum International de la Diaspora : Le Ministre Mossa AG ATTAHER échange avec la Banque mondiale sur l’investissement productif

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a reçu, en audience, Hawa CISSE THIAM, Responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Mali, en prélude à la deuxième édition du Forum International de la diaspora, prévue, les 16, 17 et 18 juillet 2026, au Centre international de Conférences de Bamako. Cette audience a permis de présenter les grandes orientations de ce rendez-vous majeur consacré à la promotion de l’investissement et à la valorisation du potentiel économique de la diaspora malienne. Au cours des échanges, une attention particulière a été accordée à la question de l’investissement productif et aux mécanismes susceptibles de mieux canaliser les ressources de la diaspora vers des secteurs à forte valeur ajoutée. Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de renforcer l’impact de ces investissements sur la croissance économique, la création d’emplois et le développement durable. Hawa Cissé Tchiam a salué l’initiative du Forum international de la diaspora, soulignant sa pertinence dans la dynamique de mobilisation des ressources de la diaspora au service du développement. Elle a également réaffirmé l’intérêt de la Banque mondiale pour les réflexions engagées autour de la valorisation des transferts de fonds dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture et le capital humain. Ces échanges traduisent une volonté commune de promouvoir une meilleure mobilisation des ressources, des investissements et des compétences de la diaspora en faveur du développement durable du Mali. MMEIA

2ᵉ édition du Forum international de la diaspora : Des échanges fructueux entre le Ministre Mossa AG ATTAHER et le Chef de la délégation de l’UE au Mali

Dans le cadre des préparatifs de la deuxième édition du Forum international de la diaspora, prévue les 16, 17 et 18 juillet 2026 à Bamako, le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a eu un entretien avec SEM. Alberto CEREZO, Chef de la délégation de l’Union européenne au Mali. Cette rencontre a permis d’aborder les principales orientations de cette nouvelle édition du Forum, qui ambitionne de créer un cadre propice aux échanges entre les investisseurs maliens de la diaspora, les acteurs économiques nationaux et les partenaires internationaux intéressés par les opportunités qu’offre le Mali. Le Forum se veut également un espace de valorisation des initiatives portées par la diaspora ainsi qu’un levier de promotion de l’investissement productif et de l’entrepreneuriat. Les échanges ont également porté sur les différentes composantes de l’événement, qui comprendra notamment des panels de haut niveau, des rencontres d’affaires entre opérateurs économiques, des espaces d’exposition ainsi que des séances de mise en relation destinées à favoriser les opportunités de collaboration et d’investissement. À l’issue de la rencontre, le Ministre a salué la qualité des échanges et l’intérêt manifesté pour cette initiative, qui entend renforcer la contribution de la diaspora aux efforts de développement économique du Mali. MMEIA

Formation des formateurs sur la Partie 3 du DCC : Le Ministre d’État Ismaël WAGUÉ salue l’engagement des participants

Ce vendredi 5 juin 2026, à Bamako, sous la présidence du Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, Général de Corps d’Armée Ismaël WAGUÉ a présidé la cérémonie de clôture de la formation des formateurs sur la troisième partie du Développement Conduit par les Communautés (DCC). Dans son mot de clôture, le Ministre a chaleureusement félicité l’ensemble des participants et des formateurs pour la qualité du travail accompli durant ces trois jours de formation. Il a salué l’engagement, l’assiduité et le professionnalisme dont chacun a fait preuve tout au long de cet atelier. Le Ministre a, par ailleurs, encouragé les bénéficiaires à poursuivre les efforts sur le terrain, afin de dupliquer les connaissances acquises au sein des communautés, pour une appropriation effective et durable des acquis de la formation. Pour rappel, cette formation a réuni les spécialistes de l’Unité d’Exécution du Projet (UEP), les chefs d’antennes régionales, les experts DCC, les spécialistes en infrastructures, les spécialistes en sauvegardes environnementales et sociales, les experts de la MARN, ainsi que le personnel du cabinet du MRPCN. « Le Développement par les communautés pour les Communautés, un chemin pour la Paix » MRPCN

Séminaire santé à Taiyuan : la Chine expose son modèle de réponse aux urgences sanitaires aux pays africains francophones

La deuxième journée du séminaire sur la santé médicale pour les pays africains francophones, qui se tient du 4 au 17 juin 2026 à Taiyuan, capitale de la province du Shanxi, a été marquée par deux interventions majeures : un aperçu du contexte chinois et une conférence sur la gestion des urgences sanitaires. La Chine, un modèle de stabilité et de fédération La journée a démarré avec une présentation de la Chine, animée par Yao Yangu, Chef du Bureau des Affaires étrangères du gouvernement populaire provincial du Shanxi. Il a rappelé que la Chine, pays multiethnique de 1,4 milliard d’habitants en 2025, s’appuie sur la stabilité, le travail et sa capacité à coopérer avec ses voisins et le reste du monde pour construire sa prospérité actuelle. Taiyuan, a-t-il souligné, illustre le « vivre ensemble » avec plusieurs groupes ethniques et sans discrimination. Leçons tirées du Covid-19, d’Ebola et du séisme de 2008 L’après-midi, les séminaristes ont suivi une conférence sur le système chinois de réponse aux urgences sanitaires. Animée par Zhao Qingsong, Médecin-chef au Bureau d’intervention d’urgence du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies du Shanxi, cette conférence a retracé le chemin parcouru par la Chine. Face aux pandémies de Covid-19 et d’Ebola, mais, aussi, au tremblement de terre de 2008, qui a fait plus de 5000 morts, la Chine a tiré les leçons de ses faiblesses : absence de gestion unifiée, manque de participation du public, connaissances insuffisantes en prévention. « La détermination a prévalu pour protéger les populations », a insisté le conférencier. Depuis, Pékin a renforcé son dispositif, à travers 4 axes : prévention, préparation, réponse, restauration. Concrètement, cela s’est traduit par la création d’un plan d’urgence national, d’un cadre juridique adapté et de mécanismes de travail unifiés. Un bel exemple dont le Mali est résolument actif Le Mali, qui a récemment fait face aux inondations de 2024 et à la crise du carburant, gère aussi un afflux de blessés lié à la crise sécuritaire. Sous l’égide de la ministre de la Santé et du Développement Social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ, les États Généraux de la Santé ont posé les bases d’un système de référence, reconnu au plan national et international. La récente élection de la Ministre à la présidence de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique en témoigne. Pour les participants, cette 2ème journée confirme que la solidité d’un système de santé se mesure d’abord à sa capacité à anticiper et répondre aux crises. MSDS

Lancement de la Quinzaine 2026 à Bamako : Des efforts tous azimuts pour protéger l’environnement

C’est parti, depuis ce 6 Juin, pour la 27ème édition de la Quinzaine de l’Environnement. En effet, le top départ a été donné au Parc national par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, M. Allousseni SANOU, représentant le Premier ministre, Chef du Gouvernement. La cérémonie a enregistré une quinzaine de membres du Gouvernement dont DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ses homologues de la Confédération des Etats de l’AES (Burkina Faso et Niger), des représentants des Instituions de la République, des Partenaires techniques et financiers, de la Société civile, du Secteur privé et de la Presse. L’édition 2026 de la Quinzaine de l’Environnement, dont le lancement se tient à Bamako, vise à fédérer les initiatives pour informer et sensibiliser nos concitoyens sur la préservation des ressources naturelles. Ainsi, deux semaines durant, soit du 5 au 17 Juin, plusieurs activités auront lieu sur l’étendue du territoire national afin que chacun de nous soit acteur de la protection de l’Environnement. Dans son discours, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a rappelé le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat dans la poursuite des efforts pour faire de la protection de l’environnement et de la résilience climatique des priorités transversales de l’action publique. Pour ce faire, a noté M. Alousseni SANOU, la mobilisation des ressources, nationales ou extérieures, devra continuer à accompagner ces priorités. Il a, enfin, salué les efforts du ministère en charge de l’Environnement, de ses services techniques, des collectivités territoriales, des organisations de la Société civile, des chercheurs, des femmes, des jeunes, des PTF, entre autres, dans les actions de protection de l’environnement. Pour le ministre chargé de l’Environnement, la Quinzaine de l’Environnement, instituée depuis l’année 2000, est devenue un rendez-vous national majeur de mobilisation, de sensibilisation et d’actions. Elle permet, selon elle, de renforcer chaque année la conscience environnementale de nos concitoyens et de rappeler que la protection de l’environnement n’est plus seulement une exigence écologique, mais un impératif de souveraineté, de sécurité et de développement. Pour DOUMBIA Mariam TANGARA, l’évènement s’inscrit entre deux dates majeures : la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 05 juin, et la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée le 17 juin. L’édition 2026 se tient autour de deux thèmes complémentaires : « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable », au titre de la Journée mondiale de l’environnement et « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », au titre de la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Avant de terminer, elle a salué les plus hautes autorités de notre pays pour leur engagement en faveur de la protection de l’environnement, remercié ses homologues de l’AES pour leur solidarité agissante et tous les autres acteurs qui travaillent inlassablement de jour comme de nuit pour la préservation de notre environnement. Quant au Représentant Résident par intérim au Mali, M. Roland SERI, il a, au nom des Partenaires Techniques et Financiers, réitéré son entière disponibilité à accompagner le Gouvernement du Mali à travers le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable dans la réalisation de ses ambitions climatiques et la mise en œuvre des projets structurants de la Stratégie Nationale pour l’Emergence et le Développement Durable (accélérer la mise en œuvre des actions climatiques et permettre d’atteindre un niveau d’impact à la hauteur des aspirations légitimes des Maliennes et des Maliens). Pour finir, a-t-il dit, les Partenaires Techniques et Financiers tiennent à exprimer leurs sincères remerciements au Gouvernement pour la confiance accordée ainsi que pour la qualité du partenariat et du dialogue qui soutiennent notre action commune dans le secteur de l’environnement et du changement climatique. La cérémonie de lancement a pris fin par une visite de stands où étaient exposés les savoir-faire des acteurs évoluant dans la protection de l’environnement. MEADD

Inauguration de la Maison des Pupilles : le Président Assimi GOÏTA honore les orphelins de la République

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé ce dimanche 7 juin 2026 la cérémonie d’inauguration de la Maison des Pupilles, en présence du Premier ministre, de la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo TOURE, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, du Gouverneur du District de Bamako, de la Directrice de l’Office national des Pupilles en République du Mali (ONAPUMA), ainsi que des légitimités traditionnelles et coutumières. Ce 7 juin 2026 marque le cinquième anniversaire de l’investiture du Président de la Transition. C’est à cette occasion qu’il avait pris l’engagement de consacrer les 2/3 de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales. Cinq ans plus tard, la Maison des Pupilles est la concrétisation la plus visible et la plus symbolique de cette promesse. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie et de grande satisfaction qui m’anime après l’inauguration de la Maison des Pupilles. La concrétisation de cette promesse tenue est un devoir de reconnaissance, de justice et d’équité sociale envers celles ou ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la défense, mais aussi pour le développement de la patrie », a déclaré le Général d’armée Assimi GOÏTA, dans une interview accordée à la presse à l’issue de la cérémonie d’inauguration. La genèse de ce projet remonte à la Journée nationale des Pupilles du 31 octobre 2023, lors de laquelle la directrice de l’ONAPUMA avait formulé cette doléance auprès du Chef de l’État. Le Général GOÏTA avait entendu l’appel, a indiqué le Conseiller spécial chargé des œuvres sociales, M. Aguibou DEMBÉLÉ. Le 6 février 2024, le Président de la Transition posait la première pierre de l’infrastructure. Deux ans plus tard, la promesse est devenue réalité. À l’occasion de la cérémonie, l’État a également procédé à la remise d’une dotation en moyens roulants à l’ONAPUMA, pour renforcer ses capacités opérationnelles au service des pupilles. Le conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, M. Aguibou DEMBELE, a ouvert les allocutions en rendant hommage aux victimes civiles et militaires tombées sous la barbarie terroriste, avant d’observer avec l’assistance une minute de silence en leur mémoire. Il a rappelé l’origine du projet et retracé les étapes de sa réalisation, soulignant que l’inauguration de la Maison des Pupilles constituait « l’une des preuves les plus parlantes de la diversification et de la profondeur des œuvres sociales du Président de la Transition »., « En donnant un abri et des commodités aux pupilles de la nation, c’est toute une perspective que le Président de la Transition offre à ces jeunes orphelins qui verront désormais l’avenir sous de meilleures auspices. », a déclaré M. DEMBÉLÉ. La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURE, est revenue sur l’accompagnement constant du Chef de l’État de 2021 à nos jours. Elle a assuré que tous les pupilles de la République trouveraient désormais leur place dans cette nouvelle infrastructure, avant d’exprimer sa profonde gratitude pour la concrétisation de cette promesse. La représentante de la Mairie de la Commune VI du District de Bamako, a formulé des conseils aux pupilles pour mériter ce joyau architectural, remerciant l’encadrement pour ses efforts. Dans son intervention, le Président de la Transition a tenu à replacer cette inauguration dans son sens profond : celui d’une dette que la Nation contracte envers ceux qui donnent leur vie pour elle : « On ne peut pas récompenser tous ceux qui ont consenti le sacrifice ultime, c’est-à-dire donner leur vie pour la sauvegarde de la patrie. Tout ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui pour nos pupilles n’est que le minimum, n’est qu’une question de justice et surtout d’équité sociale. C’est un devoir moral et aussi une responsabilité pour tous les Maliens ». Il a exhorté l’administration de l’ONAPUMA à prendre soin des nouvelles installations et appelé le peuple malien à se mobiliser pour soutenir et accompagner les pupilles, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La cérémonie a pris fin par une visite guidée des locaux. PRÉSIDENCE

114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail : les ministres oumou Sall Seck et Fassoun Coulibaly participent à la réunion de promotion de l’amendement constitutionnel de 1986 de l’OIT

Présents à Genève dans le cadre des travaux de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et son collègue Dr Fassoun Coulibaly, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, ont participé, au Palais des Nations, à une réunion de plaidoyer et de promotion relative à l’instrument d’amendement de 1986 à la Constitution de l’Organisation internationale du Travail (OIT). La rencontre a réuni le Président de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, le Directeur général de l’OIT, ainsi que les représentants des délégations gouvernementales, des employeurs et des travailleurs. Cette initiative fait suite aux résolutions adoptées par le Conseil d’administration de l’OIT lors de ses 353ᵉ session de mars 2025 et 356ᵉ session de 2026. Elle intervient au moment où la Conférence célèbre le 40ᵉ anniversaire de l’adoption de cet amendement, dont l’entrée en vigueur demeure toutefois retardée en raison du nombre insuffisant de ratifications requises de la part de certains États membres. Adopté par la Conférence internationale du Travail en 1986, cet amendement constitue une étape majeure vers une gouvernance plus équitable, représentative et démocratique de l’Organisation internationale du Travail. Son importance a d’ailleurs été réaffirmée par la Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail, adoptée en 2019, qui souligne la nécessité d’adapter la gouvernance de l’Organisation aux défis d’un monde du travail en constante mutation. L’amendement prévoit notamment une modification de la composition du Conseil d’administration, dont le nombre de sièges passerait de 56 à 112, répartis entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. Il prévoit également la suppression des sièges non électifs réservés aux États membres ayant l’importance industrielle la plus considérable. À cet effet, un appel pressant est lancé à l’ensemble des États membres afin qu’ils ratifient l’amendement, en particulier les huit États concernés par la disposition relative à l’importance industrielle considérable. À ce jour, 129 des 187 États membres ont procédé à la ratification. Toutefois, l’entrée en vigueur du texte reste conditionnée à la ratification d’au moins trois États appartenant à cette catégorie. Au nom du Groupe africain, le Niger, porte-parole du continent sur cette question, a plaidé en faveur d’un traitement plus équitable et égalitaire de l’ensemble des États membres. Il a invité les pays n’ayant pas encore ratifié l’amendement à faire preuve d’un engagement concret en faveur de la justice et de l’équité dans la gouvernance de l’Organisation. Il s’agit d’une question stratégique et d’une importance majeure pour l’avenir de la gouvernance de l’OIT, dans un contexte marqué par quarante années de profondes mutations économiques, sociales et technologiques. L’enjeu est de permettre à l’Organisation de refléter davantage les réalités du monde qu’elle sert, afin de renforcer sa légitimité et son efficacité. Dans ce débat d’une importance capitale, le Mali, résolument attaché à l’intégration africaine et au renforcement du multilatéralisme, réaffirme sa solidarité avec la position défendue par les autres pays du Groupe africain dans une démarche commune, fédératrice et porteuse d’équité. MENEFP

Première session du Comité technique du Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) : le Mali accélère la réforme minière et renforce sa souveraineté économique

Le Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) a abrité, le vendredi 5 juin à Bamako, la première session de son Comité technique, une instance appelée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la nouvelle politique minière du Mali. Présidée par le Commissaire chargé des Activités Minières, M. Hilaire Bébian DIARRA, cette rencontre marque une étape importante dans l’opérationnalisation du CCAM, créé par le Code minier de 2023 pour renforcer la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques publiques dans le secteur extractif. Dans son discours d’ouverture, le Commissaire a rappelé les principaux défis auxquels demeure confrontée l’industrie minière malienne : amélioration de la gouvernance, respect des engagements des opérateurs, promotion du contenu local, préservation de l’environnement et accroissement des retombées économiques au profit des populations. Le nouveau Code minier, adopté sous l’impulsion du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, entend répondre à ces enjeux en renforçant la souveraineté de l’État sur les ressources minérales. La réforme porte notamment à 35 % la participation cumulée des intérêts publics et privés nationaux dans les projets miniers, contre 20 % sous l’ancien régime. Le CCAM constitue désormais un outil stratégique d’aide à la décision auprès du Président de la République. Sa mission est d’assurer la cohérence de l’action publique dans le secteur, d’anticiper les évolutions du marché minier et de proposer les réformes nécessaires à son développement. Le Comité technique, institué par le décret du 30 décembre 2025 fixant l’organisation du Commissariat, est chargé d’examiner les dossiers techniques et stratégiques, de renforcer la concertation entre les administrations concernées et de formuler des recommandations destinées au Conseil stratégique présidé par le Chef de l’État. « La qualité des décisions dépend de la qualité des analyses qui les fondent », a souligné M. Hilaire Bébian DIARRA, appelant les membres du Comité à faire de cette instance un cadre permanent de réflexion et d’anticipation. À travers cette nouvelle architecture institutionnelle, les autorités ambitionnent de faire du secteur minier un levier de souveraineté économique, de création d’emplois et de développement durable, conformément à la Vision Mali 2063 et à la Stratégie nationale d’émergence et de développement durable. PRÉSIDENCE

Grande Muraille verte : le Président Assimi Goïta reçoit le Secrétaire exécutif de l’APGMV et donne des orientations 

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu en audience ce vendredi 5 juin 2026 le professeur Almoustapha Garba, Secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte (APGMV), en présence de la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme DOUMBIA Mariam TANGARA, qui assure actuellement la présidence du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte. Le Chef de l’État a donné des orientations claires pour accélérer la mise en œuvre de l’un des plus grands programmes environnementaux d’Afrique. À sa sortie d’audience, le professeur GARBA a exprimé sa satisfaction devant la presse, soulignant la qualité et la clarté des orientations reçues du Chef de l’État sur l’ensemble des points évoqués. L’audience a permis au Secrétaire exécutif de dresser un bilan de situation de l’APGMV : réalisations accomplies, préoccupations en cours et perspectives à venir. L’objectif d’accélérer la mise en œuvre des décisions arrêtées par le Chef de l’État et le Gouvernement malien en faveur de l’initiative de la Grande Muraille verte. « Nous avons eu l’honneur d’être reçus par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, à qui nous sommes venus réitérer nos remerciements pour la confiance placée en notre modeste personne. Nous avons profité pour faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route de l’organisation, réalisations, préoccupations et perspectives, en vue d’accélérer les initiatives de la Grande Muraille », a déclaré le Professeur Almoustapha GARBA. Il s’est dit particulièrement satisfait de la réactivité et de la précision du Président de la Transition. Sur chaque point soulevé, le Général GOÏTA a fourni des orientations claires destinées à lever les obstacles à l’exécution des projets et programmes de l’Agence au profit des populations. « Sur tous les points évoqués, il a donné des orientations très claires pour accélérer la mise en œuvre des projets et programmes au profit des populations, en vue d’atteindre nos ambitions. Nous avons été très satisfaits », s’est réjoui le Professeur GARBA. Le Secrétaire exécutif a aussi souligné la pertinence de cette rencontre dans le contexte sahélien actuel. La dégradation des terres, le changement climatique et la désertification constituent des défis existentiels pour les populations du Sahel ; et le Mali ne fait pas exception. Il a noté avec satisfaction que ces enjeux sont désormais pleinement intégrés dans les planifications nationales de développement du pays. « Au cœur des problèmes de développement africain, il y a la question de l’environnement et du changement climatique. Dans le contexte sahélien, la dégradation des terres est une préoccupation majeure. Nous avons remarqué avec satisfaction que dans les différentes planifications du Mali, cette préoccupation est prise en compte de façon particulière, elle est au cœur même de l’action. », a-t-il expliqué. PRÉSIDENCE