16ème Edition du Conseil Supérieur de l’Agriculture : Le Président du Conseil Supérieur de l’Agriculture, Général d’Armée Assimi GOÏTA a donné des orientations stratégiques pour l’atteinte des objectifs de production

Le Palais de Koulouba a abrité, ce mardi 09 juin 2026, la 16ème édition du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA), sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Président du Conseil supérieur de l’Agriculture. Cette importante rencontre annuelle, instituée par la Loi d’orientation agricole, a enregistré la participation du Premier ministre, Chef du Gouvernement, des membres du Gouvernement concernés, notamment les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, ainsi que des représentants de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et des principales organisations professionnelles du monde rural. Tenue à la veille du démarrage de la campagne agricole 2026, cette session constitue un cadre privilégié de concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur agricole. Elle vise à évaluer les résultats de la campagne écoulée, à examiner les préoccupations du monde rural et à définir les orientations stratégiques destinées à renforcer la performance du secteur agricole national. Dans son allocution, le Président de la Transition a rappelé que cette rencontre permet, non seulement de partager les préoccupations des acteurs du monde rural et de faire le bilan de la campagne agricole précédente, mais, également, de donner les grandes orientations pour les actions futures, tout en mettant en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des recommandations formulées. Il a salué l’engagement constant des exploitantes et exploitants agricoles, dont les efforts contribuent, de manière déterminante, à la résilience et à la modernisation du secteur. « C’est grâce à leur courage, à leur résilience et à leur détermination que nous relevons, progressivement, le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture », a affirmé le Président de la Transition. Réaffirmant la volonté des autorités de faire de l’agriculture un levier majeur de développement économique, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a indiqué que cette ambition s’appuie sur une stratégie de développement des chaînes de valeur agricoles, à travers les agropoles, conformément à la Vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). En vue de soutenir durablement les producteurs et de renforcer les interventions en faveur des filières stratégiques, le Président du Conseil supérieur de l’agriculture a annoncé plusieurs mesures applicables à la campagne agricole 2026. Ainsi, le prix d’achat subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 F CFA. Par ailleurs, le prix d’achat subventionné du sac de 50 kilogrammes d’engrais minéraux est arrêté à 15 000 F CFA, tandis que celui du sac de 50 kilogrammes d’engrais organiques est maintenu à 3 000 F CFA. Dans le même élan, le prix d’achat d’un kilogramme de semence de maïs hybride est fixé à 1 500 F CFA. Enfin, le prix d’achat d’un kilogramme de biostimulant OVALIS est arrêté à 17 500 FCFA. Le Chef de l’État a, par ailleurs, recommandé le maintien de l’affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l’alimentation du bétail et des bœufs de labour. Prenant la parole, à cette occasion, le ministre de l’Agriculture a rappelé que, malgré les difficultés rencontrées, au cours de la précédente campagne, les performances enregistrées témoignent de la résilience du secteur agricole malien. Les résultats provisoires font état d’une production de 11 452 540 tonnes de céréales, de 433 700 tonnes de coton, de 157 775 tonnes de viande contrôlée, de 17 238 tonnes de lait collecté et de 122 671 tonnes de poisson. Au nom de la profession agricole, le Président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussy Bouya SYLLA a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités pour les appuis multiformes accordés au monde rural, au cours des cinq dernières années. Il a, notamment cité, entre autres, la récupération et la sécurisation des terres agricoles de Samanko, la subvention des tracteurs, l’octroi du quota de 10 % de graines de coton aux éleveurs et producteurs, la détaxation des aliments destinés à l’aviculture et à la pisciculture, la criminalisation du vol de bétail ainsi que l’achat institutionnel de 26 030 tonnes de riz, directement, auprès des producteurs. Tout en saluant ces avancées, il a attiré l’attention sur certaines préoccupations persistantes, notamment, les difficultés rencontrées par les aviculteurs pour l’acheminement des poussins d’un jour, les prévisions d’un hivernage déficitaire annoncées par Mali Météo, ainsi que la nécessité d’opérationnaliser le Fonds national d’appui à l’agriculture, afin de faciliter l’accès au financement des exploitants agricoles. À l’issue des travaux, la profession agricole a réaffirmé son engagement à accompagner la Vision 2063 et la mise en œuvre de la SNEDD 2024-2033, dont le projet structurant prioritaire « FARAFINNA JIGINE » ambitionne de nourrir durablement le Mali et la sous-région. À travers cette 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l’agriculture, les autorités maliennes renouvellent leur détermination à promouvoir une agriculture moderne, compétitive et résiliente, capable de garantir la souveraineté alimentaire, de créer davantage de richesses et d’améliorer, durablement, les conditions de vie des populations rurales. PRESIDENCE
Coopération Mali – UEMOA : le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA échange avec le Président de la Commission de l’UEMOA sur les reformes, politiques et programmes communautaires

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Général de Division Abdoulaye MAÏGA a reçu, en audience, le Président de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop. Ce dernier était à la tête d’une délégation venue dans le cadre de la phase politique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dont les travaux se sont ouverts, ce lundi 8 juin 2026. Introduit par le Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, Alousséïni SANOU, le Président de la Commission de l’UEMOA a remis le rapport des travaux, a présenté les conclusions des rencontres avant de souhaiter recueillir les orientations et directives du Premier ministre pour mener à bien les missions de la Commission. Le Président de la Commission a félicité le Mali pour ses progrès notables, avec un taux de mise en œuvre de 76% en 2025 dans le cadre de la transposition des textes communautaires. Ce résultat traduit l’engagement constant du pays au sein de la sous-région dans des composantes telles que la gouvernance économique, la convergence du marché commun et les réformes sectorielles, où le Mali s’est démarqué par ses performances. La revue a, également évalué l’état de mise en œuvre des six projets de la Commission menés au Mali dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie. Le Président est, par ailleurs, revenu sur les épreuves auxquelles fait face la sous-région. À cette occasion, il a exprimé la solidarité de l’UEMOA, puis il a salué la résilience du peuple malien, ainsi que les décisions courageuses, prises par les autorités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En retour, le Premier ministre a félicité le Président de la Commission et l’ensemble des acteurs pour la qualité des travaux et a réaffirmé la détermination du Gouvernement à maintenir ce cap. Il a encouragé le Ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances à poursuivre les efforts pour consolider ces acquis et progresser lors des prochaines évaluations. Le Chef du gouvernement a apprécié la position de l’UEMOA et sa capacité à comprendre la situation particulière du Mali. Il a rappelé que les objectifs de l’UEMOA s’insèrent, en droite ligne, de la vision des autorités maliennes pour le développement du pays. Enfin, il s’est réjoui du pragmatisme de la Commission et a réitéré l’engagement du Mali à respecter ses obligations dans le cadre de l’intégration sous-régionale. PRIMATURE
Programme BARRA CHALLENGE WOMEN IMPACT DAY 360 : La Promotrice, Aïssata DIAKITE dévoile ses ambitions au Ministre Moussa Alassane DIALLO

Le Ministre du Commerce et de l’Industrie a accordé, une audience, à la promotrice du programme BARRA CHALLENGE WOMEN, venue lui présenter les objectifs et les ambitions de cette initiative dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, de l’innovation et du leadership des femmes au Sahel. Les échanges ont porté sur l’organisation du BARRA CHALLENGE WOMEN IMPACT DAY prévu le 11 juin 2026 au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), ainsi que sur les perspectives qu’offre le programme BARRA CHALLENGE WOMEN 360 en matière d’accompagnement et d’accélération des projets portés par les femmes entrepreneuses. Aïssata Diakité, promotrice de l’événement, a, également, présenté les différentes actions envisagées pour renforcer l’impact économique des entreprises féminines, notamment dans les secteurs des chaînes de valeurs agricoles, de l’innovation verte et de la transformation locale. Le Ministre a salué cette initiative, qui contribue, selon lui, à la promotion de l’entrepreneuriat féminin et à la création d’opportunités économiques durables. Il a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir les actions favorisant l’émergence d’un tissu entrepreneurial dynamique et inclusif au service du développement économique du Mali. MIC
Suspension de l’importation, du transit et de la commercialisation des motocyclettes de cylindrée supérieure ou égale à 125 cm³ : Le Ministre Moussa Alassane DIALLO échange avec les opérateurs économiques

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’arrêté interministériel portant suspension, pour une durée d’un (01) an renouvelable, de l’importation, du transit et de la commercialisation des motocyclettes de cylindrée supérieure ou égale à 125 cm³, ainsi que leurs accessoires, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu une rencontre d’information et de sensibilisation à l’intention des opérateurs économiques concernés. Cette rencontre avait pour objectif d’informer les acteurs du secteur sur la portée de la mesure, d’expliquer les obligations, qui en découlent et de recueillir leurs observations et propositions en vue d’une mise en œuvre efficace du dispositif. Dans son intervention, le Ministre a rappelé que cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les autorités de la Transition pour renforcer la lutte contre le terrorisme et le financement du terrorisme. Elle vise notamment à réduire l’accès à certains moyens de transport fréquemment utilisés lors d’attaques terroristes et à contribuer, ainsi, à l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Les participants ont été informés des principales dispositions de l’arrêté, notamment la suspension de l’importation, du transit et de la commercialisation, à titre commercial ou gratuit, des motocyclettes de cylindrée supérieure ou égale à 125 cm³ et leurs accessoires. Il a, également été rappelé que les opérateurs disposent d’un délai de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la signature de l’arrêté pour déclarer les stocks existants, ainsi que les commandes en cours, auprès de la Direction Générale et des Directions Régionales du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Le Ministre a insisté sur le caractère obligatoire de cette déclaration, précisant que toute non-déclaration expose les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Il a, par ailleurs, invité les opérateurs à faire preuve de transparence et de coopération, afin d’éviter toute perte inutile ou mesure de saisie dans le cadre des contrôles, qui seront effectués par les services compétents. Au cours des échanges, la question de la hausse constatée des prix des motocyclettes de cylindrée inférieure à 125 cm³ a, également été abordée. Le Ministère a déploré ces augmentations injustifiées observées, depuis l’entrée en vigueur de la mesure et a appelé les opérateurs économiques à la responsabilité en maintenant les niveaux de prix habituellement pratiqués. À cet effet, les équipes de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) ont été instruites pour renforcer le suivi du marché et mettre en œuvre les actions correctives nécessaires, notamment, à travers des opérations de contrôle et l’application de sanctions contre toute pratique spéculative ou contraire à la réglementation. Le Ministre Moussa Alassane DIALLO a réaffirmé sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec les acteurs économiques, afin d’assurer une application harmonieuse de cette mesure, dans le respect des impératifs de sécurité nationale et de préservation des intérêts des consommateurs. MIC
2ème Edition du Forum International de la Diaspora : Le Ministre Mossa AG ATTAHER échange avec la Banque mondiale sur l’investissement productif

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a reçu, en audience, Hawa CISSE THIAM, Responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Mali, en prélude à la deuxième édition du Forum International de la diaspora, prévue, les 16, 17 et 18 juillet 2026, au Centre international de Conférences de Bamako. Cette audience a permis de présenter les grandes orientations de ce rendez-vous majeur consacré à la promotion de l’investissement et à la valorisation du potentiel économique de la diaspora malienne. Au cours des échanges, une attention particulière a été accordée à la question de l’investissement productif et aux mécanismes susceptibles de mieux canaliser les ressources de la diaspora vers des secteurs à forte valeur ajoutée. Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de renforcer l’impact de ces investissements sur la croissance économique, la création d’emplois et le développement durable. Hawa Cissé Tchiam a salué l’initiative du Forum international de la diaspora, soulignant sa pertinence dans la dynamique de mobilisation des ressources de la diaspora au service du développement. Elle a également réaffirmé l’intérêt de la Banque mondiale pour les réflexions engagées autour de la valorisation des transferts de fonds dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture et le capital humain. Ces échanges traduisent une volonté commune de promouvoir une meilleure mobilisation des ressources, des investissements et des compétences de la diaspora en faveur du développement durable du Mali. MMEIA
114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail : les ministres oumou Sall Seck et Fassoun Coulibaly participent à la réunion de promotion de l’amendement constitutionnel de 1986 de l’OIT

Présents à Genève dans le cadre des travaux de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et son collègue Dr Fassoun Coulibaly, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, ont participé, au Palais des Nations, à une réunion de plaidoyer et de promotion relative à l’instrument d’amendement de 1986 à la Constitution de l’Organisation internationale du Travail (OIT). La rencontre a réuni le Président de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, le Directeur général de l’OIT, ainsi que les représentants des délégations gouvernementales, des employeurs et des travailleurs. Cette initiative fait suite aux résolutions adoptées par le Conseil d’administration de l’OIT lors de ses 353ᵉ session de mars 2025 et 356ᵉ session de 2026. Elle intervient au moment où la Conférence célèbre le 40ᵉ anniversaire de l’adoption de cet amendement, dont l’entrée en vigueur demeure toutefois retardée en raison du nombre insuffisant de ratifications requises de la part de certains États membres. Adopté par la Conférence internationale du Travail en 1986, cet amendement constitue une étape majeure vers une gouvernance plus équitable, représentative et démocratique de l’Organisation internationale du Travail. Son importance a d’ailleurs été réaffirmée par la Déclaration du centenaire de l’OIT pour l’avenir du travail, adoptée en 2019, qui souligne la nécessité d’adapter la gouvernance de l’Organisation aux défis d’un monde du travail en constante mutation. L’amendement prévoit notamment une modification de la composition du Conseil d’administration, dont le nombre de sièges passerait de 56 à 112, répartis entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. Il prévoit également la suppression des sièges non électifs réservés aux États membres ayant l’importance industrielle la plus considérable. À cet effet, un appel pressant est lancé à l’ensemble des États membres afin qu’ils ratifient l’amendement, en particulier les huit États concernés par la disposition relative à l’importance industrielle considérable. À ce jour, 129 des 187 États membres ont procédé à la ratification. Toutefois, l’entrée en vigueur du texte reste conditionnée à la ratification d’au moins trois États appartenant à cette catégorie. Au nom du Groupe africain, le Niger, porte-parole du continent sur cette question, a plaidé en faveur d’un traitement plus équitable et égalitaire de l’ensemble des États membres. Il a invité les pays n’ayant pas encore ratifié l’amendement à faire preuve d’un engagement concret en faveur de la justice et de l’équité dans la gouvernance de l’Organisation. Il s’agit d’une question stratégique et d’une importance majeure pour l’avenir de la gouvernance de l’OIT, dans un contexte marqué par quarante années de profondes mutations économiques, sociales et technologiques. L’enjeu est de permettre à l’Organisation de refléter davantage les réalités du monde qu’elle sert, afin de renforcer sa légitimité et son efficacité. Dans ce débat d’une importance capitale, le Mali, résolument attaché à l’intégration africaine et au renforcement du multilatéralisme, réaffirme sa solidarité avec la position défendue par les autres pays du Groupe africain dans une démarche commune, fédératrice et porteuse d’équité. MENEFP
Première session du Comité technique du Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) : le Mali accélère la réforme minière et renforce sa souveraineté économique

Le Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) a abrité, le vendredi 5 juin à Bamako, la première session de son Comité technique, une instance appelée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la nouvelle politique minière du Mali. Présidée par le Commissaire chargé des Activités Minières, M. Hilaire Bébian DIARRA, cette rencontre marque une étape importante dans l’opérationnalisation du CCAM, créé par le Code minier de 2023 pour renforcer la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques publiques dans le secteur extractif. Dans son discours d’ouverture, le Commissaire a rappelé les principaux défis auxquels demeure confrontée l’industrie minière malienne : amélioration de la gouvernance, respect des engagements des opérateurs, promotion du contenu local, préservation de l’environnement et accroissement des retombées économiques au profit des populations. Le nouveau Code minier, adopté sous l’impulsion du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, entend répondre à ces enjeux en renforçant la souveraineté de l’État sur les ressources minérales. La réforme porte notamment à 35 % la participation cumulée des intérêts publics et privés nationaux dans les projets miniers, contre 20 % sous l’ancien régime. Le CCAM constitue désormais un outil stratégique d’aide à la décision auprès du Président de la République. Sa mission est d’assurer la cohérence de l’action publique dans le secteur, d’anticiper les évolutions du marché minier et de proposer les réformes nécessaires à son développement. Le Comité technique, institué par le décret du 30 décembre 2025 fixant l’organisation du Commissariat, est chargé d’examiner les dossiers techniques et stratégiques, de renforcer la concertation entre les administrations concernées et de formuler des recommandations destinées au Conseil stratégique présidé par le Chef de l’État. « La qualité des décisions dépend de la qualité des analyses qui les fondent », a souligné M. Hilaire Bébian DIARRA, appelant les membres du Comité à faire de cette instance un cadre permanent de réflexion et d’anticipation. À travers cette nouvelle architecture institutionnelle, les autorités ambitionnent de faire du secteur minier un levier de souveraineté économique, de création d’emplois et de développement durable, conformément à la Vision Mali 2063 et à la Stratégie nationale d’émergence et de développement durable. PRÉSIDENCE
23ème réunion hebdomadaire de suivi des hydrocarbures : L’amélioration progressive de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers se poursuit

Lors de l’hebdomadaire réunion de suivi des hydrocarbures, le directeur en charge du commerce a présenté un point de situation encourageant sur les réceptions et le ravitaillement des stations-service. La dynamique de l’entrée des hydrocarbures s’est, nettement, renforcée entre le 1er et le 4 juin 2026 avec l’arrivée de 663 citernes, soit 30 976 000 litres de produits pétroliers. Ce convoi est composé de 320 citernes d’essence, 288 citernes de gasoil, 38 citernes de fuel et 17 citernes de gaz butane. Au cours des échanges, le Ministre a mis l’accent sur deux enjeux majeurs : le renforcement de la lutte contre la fraude dans le secteur des hydrocarbures et les importantes mesures d’accompagnement mises en œuvre par l’État pour atténuer l’impact de la hausse des coûts des produits pétroliers, consécutive aux tensions géopolitiques et à la crise engendrée par le conflit au Moyen-Orient. MIC
Développement de la filière phosphate-engrais : Des échanges fructueux entre le Commissaire de l’UEMOA et le ministre des mines

Le Ministre des Mines, Pr Amadou KEITA a reçu, ce lundi 1er Juin 2026, en audience, une forte délégation de la Commission de l’UEMOA conduite par son Commissaire chargé du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Energie et de l’Economie numérique, Paul KOFFI KOFFI. La Commission de l’UEMOA a initié une mission régionale en vue de renforcer l’appropriation et le portage politique des livres blancs et programmes régionaux des filières phosphate-engrais, Coton-textile et riz par les autorités des pays membres. Ces livres blancs sont l’émanation du nouveau Plan d’action stratégique 2025-2030 de l’UEMOA, dénommé IMPACT 2030, découlant de la Vision prospective de l’Union à l’horizon 2040. Au cours de la rencontre, la délégation de l’UEMOA a présenté le contenu du livre blanc sur la filière phosphates-engrais. L’organisation sous-régionale, prenant en compte les défis liés à cette filière et notant les réserves importantes de phosphate certifiées à 100 millions de tonnes dans l’espace UEMOA, entend mobiliser les dynamiques nécessaires à une valorisation de ce minerai pour bâtir une filière intégrée, productrice d’engrais sur mesure pour l’agriculture dans les Etats membres. Le ministre Amadou KEITA s’est félicité de cette démarche du Commissaire Paul Koffi KOFFI. Il a salué les initiatives portées par l’UEMOA pour faire face « aux défis et problèmes, qui obèrent le développement de nos Etats ». En présentant les réformes intervenues dans le secteur minier malien, le Ministre Keita a expliqué la vision des Autorités de la Transition et appelé au renforcement de l’intégration économique dans nos espaces sous-régionaux. Mines
Mali – UEMOA : Des échanges fructueux entre le Ministre Moussa Alassane DIALLO et le Commissaire en charge du Développement des Entreprises

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane DIALLO a reçu, en audience, une délégation de l’UEMOA, conduite par le Commissaire chargé du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie Numérique Dr Paul Koffi KOFFI, dans le cadre d’une mission de travail dans la capitale malienne. Cette rencontre de prise de contact a permis aux deux parties d’échanger sur les grandes orientations du Livre Blanc élaboré par l’UEMOA pour accélérer le développement de filières industrielles régionales à fort potentiel. Le Livre Blanc met ainsi en avant la nécessité de bâtir des filières intégrées, capables de valoriser les ressources locales, de renforcer la transformation industrielle et de réduire la vulnérabilité des économies de l’Union face aux fluctuations des marchés internationaux. L’ambition affichée du livre blanc est de faire évoluer le modèle économique régional, en passant d’une logique d’exportation de matières premières à une dynamique de transformation et de production à plus forte valeur ajoutée à l’horizon 2040. Le Ministre a signifié à ses hôtes l’intérêt du Mali pour les réformes énoncées et toute sa disponibilité pour approfondir davantage les échanges en vue de promouvoir des filières plus compétitives, plus résilientes et créatrices de valeur ajoutée, au bénéfice des producteurs, des industriels et de l’économie nationale. MIC