Promotion de la Pisciculture au Mali : Les ministres DOUMBIA Mariam TANGARA et Youba BA à la découverte du Centre Agro-piscicole « Espoir Jeune du Mali »

Dans le cadre de la supervision des sous-projets issus des alliances productives financés par le Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD), la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA et son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba BAH se sont rendus au Centre Agro-piscicole Espoir Jeunes du Mali (CAPEJ), qui développe une banque de géniteurs et à la poissonnerie moderne. Tous deux situés dans la Commune rurale de Safo.

Le Centre Agro-piscicole Espoir Jeunes du Mali a vu le jour dans le cadre de la mise en œuvre de la Sous-composante 2.2 relative à l’amélioration de la résilience des moyens de subsistance locaux face aux effets du changement climatique. Ce qui a amené le PRTD à lancer un appel à candidatures pour des plans d’affaires. Ce processus a enregistré plus de 900 dossiers d’entrepreneurs et d’acteurs du secteur sur lesquels 396 plans d’affaires stratégiques ont été retenus, couvrant des domaines stratégiques comme la production, la conservation, la transformation, la commercialisation, les points de vente moderne, ainsi que les équipements des infrastructures nécessaires à une gestion durable de la filière.

D’un coût de 75 millions de FCFA, le CAPEJ, à travers ses objectifs opérationnels, vise à atteindre les résultats suivants : une banque de géniteurs piscicoles est mise en place, équipée et opérationnelle ; 200 000 géniteurs seront produits, semestriellement, à partir de 2027 dont 140 000 géniteurs de Clarias et 60 000 géniteurs de Tilapia ; 540 000 000 FCFA de chiffre d’affaires par an et 04 emplois directs permanents.

Quant à la poissonnerie moderne de Safo, d’un coût d’investissement de plus de 71 millions de nos francs, elle a permis d’engranger les résultats suivants ; la commercialisation d’au moins 2,94 tonnes de poissons frais par mois ; la création de 05 emplois et la réalisation d’un chiffre d’affaires moyen annuel de plus de 125 millions de FCFA.

Il faut noter que les plans d’affaires mis en place ont permis de disposer d’une banque de géniteurs, 17 poissonneries de commerçants, 15 écloseries pour alevins, 10 points de vente moderne, 251 sites de production ou production avec fumage, 4 unités de transformation et fumage et une unité de glace. Ces investissements portent déjà leurs fruits : les premiers lots de poissons issus des fermes soutenues par le PRTD-Mali sont déjà sur le marché et plus de 27 600 tonnes de poisson frais attendus dans les quatre prochains mois ; plus de 1 200 emplois directs et 7000 emplois indirects recensés auprès des bénéficiaires ; la réduction du temps de grossissement a été observé chez les porteurs accompagnés, de 6 – 7 mois à moins de 4 mois pour avoir des sujets avec un poids minimum de 1kg ; des points de vente modernes, issus de ces alliances productives, sont désormais opérationnels à Bamako ; la mise en relation et l’instauration d’une production contractuelle sur la base de cahiers de charges ; la réduction des importations de poissons congelés.

A l’issue de la visite, les ministres chargés de l’Environnement et de la Pêche ont d’abord salué les plus hautes autorités de la Transition, qui ont initié le Projet de Restauration des Terres Dégradées financé par la Banque mondiale et qui contribue à améliorer, considérablement, les conditions de vie de nos concitoyens. Ils ont, également remercié la Banque mondiale pour son appui inconditionnel et félicité l’équipe dirigeante du Projet, qui contribue sans aucun doute à assurer la sécurité alimentaire, à travers la mise à disposition de multiples produits de la pêche.

MEADD

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