La deuxième journée du séminaire sur la santé médicale pour les pays africains francophones, qui se tient du 4 au 17 juin 2026 à Taiyuan, capitale de la province du Shanxi, a été marquée par deux interventions majeures : un aperçu du contexte chinois et une conférence sur la gestion des urgences sanitaires.
La Chine, un modèle de stabilité et de fédération
La journée a démarré avec une présentation de la Chine, animée par Yao Yangu, Chef du Bureau des Affaires étrangères du gouvernement populaire provincial du Shanxi. Il a rappelé que la Chine, pays multiethnique de 1,4 milliard d’habitants en 2025, s’appuie sur la stabilité, le travail et sa capacité à coopérer avec ses voisins et le reste du monde pour construire sa prospérité actuelle. Taiyuan, a-t-il souligné, illustre le « vivre ensemble » avec plusieurs groupes ethniques et sans discrimination.
Leçons tirées du Covid-19, d’Ebola et du séisme de 2008
L’après-midi, les séminaristes ont suivi une conférence sur le système chinois de réponse aux urgences sanitaires. Animée par Zhao Qingsong, Médecin-chef au Bureau d’intervention d’urgence du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies du Shanxi, cette conférence a retracé le chemin parcouru par la Chine.
Face aux pandémies de Covid-19 et d’Ebola, mais, aussi, au tremblement de terre de 2008, qui a fait plus de 5000 morts, la Chine a tiré les leçons de ses faiblesses : absence de gestion unifiée, manque de participation du public, connaissances insuffisantes en prévention.
« La détermination a prévalu pour protéger les populations », a insisté le conférencier. Depuis, Pékin a renforcé son dispositif, à travers 4 axes : prévention, préparation, réponse, restauration.
Concrètement, cela s’est traduit par la création d’un plan d’urgence national, d’un cadre juridique adapté et de mécanismes de travail unifiés.
Un bel exemple dont le Mali est résolument actif
Le Mali, qui a récemment fait face aux inondations de 2024 et à la crise du carburant, gère aussi un afflux de blessés lié à la crise sécuritaire.
Sous l’égide de la ministre de la Santé et du Développement Social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ, les États Généraux de la Santé ont posé les bases d’un système de référence, reconnu au plan national et international. La récente élection de la Ministre à la présidence de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique en témoigne.
Pour les participants, cette 2ème journée confirme que la solidité d’un système de santé se mesure d’abord à sa capacité à anticiper et répondre aux crises.
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