La journée du 12 juin, instituée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) est dédiée à informer et sensibiliser les décideurs et les communautés sur les méfaits du travail des enfants et d’examiner les actions menées aux niveaux national et international pour son éradication en priorité dans ses pires formes.
Selon les données de l’INSTAT en 2022, le travail précoce des enfants concerne un quart des enfants âgés de 5-11 ans, il augmente avec l’âge et touche davantage les garçons que les filles et près de 3 millions d’enfants sont victimes des pires formes de travail. Face à cette situation, l’État malien a pris des mesures importantes.
Plusieurs initiatives juridiques et institutionnelles ont été adoptées. Parmi celles-ci, on note la ratification des conventions 138 et 182 de l’OIT, l’élaboration d’un nouveau PENETEM, l’adoption récente (juillet 2024) d’un arrêté établissant la liste des travaux légers pour les enfants de 13 et 14 ans, et la création de la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants depuis 2010.
Le thème de la journée de cette année est : « Les progrès sont visibles, il reste beaucoup à faire, accélérons nos efforts ! » En lien avec ce thème, le gouvernement malien, par le biais de ses délégués à la CIT, a participé à l’événement organisé par l’OIT en marge de la CIT.
De plus, le Mali et ses partenaires préparent un événement national d’envergure, qui se tiendra le 24 juin 2025 au CICB, sous la présidence de quatre ministres du gouvernement, pour célébrer cette journée importante.
Les défis persistent, notamment en ce qui concerne le renforcement du soutien politique, la dotation de la CNLTE en moyens suffisants, l’intensification des campagnes de sensibilisation, la création d’alternatives pour les victimes et le financement des moyens de subsistance.
C.Com – MTFPDS




