Institut d’Economie Rurale : Les administrateurs évaluent les chantiers ouverts dans la recherche agricole

La 32ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’Institut d’Economie Rurale (IER) s’est tenue, ce jeudi 18 Décembre 2025. La session était présidée par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA. Cette session a pour objet de faire le point des activités menées par l’Institut au cours de l’année. En terme de bilan, au titre de l’année 2025, l’Institut d’Economie Rurale a exécuté 45 rapports en recherches stratégiques appliquées, à savoir, entre autres : 31 rapports sur les productions végétales ; 10 rapports sur la production et santé animale, ressources forestières, halieutiques et fauniques et 4 rapports sur les systèmes de production et la gestion des ressources naturelles. Dans son intervention, le Ministre Daniel Siméon KELEMA a salué la performance de l’institut en dépit du faible niveau de financement de la recherche Agricole. Il a rappelé que cette session vise à évaluer les activités menées par l’institut, à tracer les perspectives au titre de l’année 2026 et à examiner le projet de plan de recrutement élaboré pour la période 2026-2030. Il y avait eu une demande forte des administrateurs, lors des précédentes sessions. Le Ministre Daniel Siméon KELEMA a exhorté la Direction Générale de l’IER à mettre l’accent sur le partenariat avec le secteur privé, afin de diversifier, d’optimiser et de valoriser davantage les produits finis de la structure. Il rappellera que la campagne agricole 2024-2025 s’achève, malgré quelques poches de sécheresse dans certains bassins de production agricole, jugée d’une manière générale bonne au niveau des sites de recherche. La Session a, ainsi, observé une minute de silence à la mémoire des collègues, amis et aînés de l’IER arrachés à notre affection. MA

Compagnie malienne de Navigation fluviale : Les administrateurs évaluent la situation et ses énormes défis

La Compagnie malienne de Navigation fluviale (COMANAF) a tenu, ce jeudi 18 décembre 2025, la 3ème session ordinaire de son conseil d’administration. Les travaux se sont déroulés sur les berges du fleuve Niger, dans la cité historique du Méguetan. La présente session se déroule à un moment où la COMANAF fait face à d’énormes défis, notamment l’insécurité sur les voies navigables du pays, qui a contraint à l’arrêt temporaire des activités de cette société. Dans son allocution d’ouverture des travaux, la Présidente Directrice générale de la COMANAF a abordé la question, en déclarant que la campagne de navigation 2025-2026 n’a pas pu se tenir malgré les efforts déployés par le département de tutelle. Mme ELWANGARY Maïmouna HAÏDARA poursuit que les conséquences de cette inactivité pour son entreprise sont multiples, notamment le manque de ressources, les difficultés pour assurer le fonctionnement, l’inexécution des activités programmées, la non atteinte des objectifs, la diminution du niveau de performance. Malgré ces difficultés, elle a adressé une motion de remerciement à la ministre des Transports et des Infrastructures pour ses efforts louables en faveur de la COMANAF, afin de soutenir les charges de fonctionnement de l’entreprise. Les discussions au cours des travaux ont porté sur plusieurs points dont le rapport annuel de performance 2025, le programme d’activités 2026 et son budget annuel 2026 et, enfin, le manuel de procédures administratives, comptables et financières. Par ailleurs, il faut signaler que l’espoir d’une reprise des activités est toujours perceptible avec la mise en œuvre du plan d’actions du gouvernement 2025-2026 où figurent en bonne place les projets prioritaires de la COMANAF. MTI

Symposium National sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Les experts planchent sur les réponses durables et efficaces à la promotion des emplois

De la conférence inaugurale aux panels de haut niveau animés par des experts maliens évoluant dans les structures et départements ministériels en charge de l’Entrepreneuriat, de l’emploi, de la formation professionnelle ainsi que de l’industrie, du commerce, de l’éducation, de l’enseignement technique et professionnel, de l’enseignement supérieur, le monde universitaire, les entreprises privées, les Startups et les collectivités territoriales. Des journées d’échanges riches et structurants sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali, ont mis en exergue le rôle et la responsabilité des acteurs de l’écosystème. Toutes choses, qui ont permis de faire l’état des lieux, d’analyser les réalités du marché du travail, d’identifier les leviers d’action prioritaire et de proposer des solutions concrètes et adaptées aux contextes actuels. Ces journées témoignent la volonté collective de bâtir des réponses durables et efficaces au service de l’emploi et du développement socio-économique. La dynamique a été poursuivie dans la salle de presse du CICB. MENEFP

Transport aérien : 73 ème session ordinaire du Conseil d’administration des Aéroports du Mali

Cette session, essentiellement budgétaire, s’est tenue, ce mercredi 17 décembre 2025, au siège des ADM. Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour, avec en vedette le projet de budget 2026. Dans son allocution d’ouverture des travaux, le Président Directeur général des Aéroports du Mali a d’abord indiqué que la présente session se tient dans un contexte de confiance, de sécurité et de souveraineté retrouvée dans notre pays. Le Colonel-major, Lassina TOGOLA a, ensuite déclaré que sa structure a élaboré un projet de budget 2026, prudent et équilibré, fondé sur un programme d’activités réaliste portant sur la mise à niveau des équipements et infrastructures, la sécurisation des installations, l’optimisation des ressources ainsi que le renforcement de l’exploitation des aéroports de l’intérieur. Le PDG des ADM s’est dit convaincu que les échanges au cours de cette session permettront de consolider les acquis de la structure et de poursuivre le développement de ses ressources extra aéronautiques, cela malgré la conjoncture économique dans le secteur du transport aérien, causée par les conflits dans le monde. Le Colonel-major TOGOLA a bouclé ses propos par des remerciements adressés aux autorités de la Transition, notamment, la Ministre des Transports et des Infrastructures, DEMBÉLÉ Madina SISSOKO, pour son accompagnement constant pour l’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers des Aéroports du Mali. MTI

Création d’un Pôle Judiciaire foncier : Consultations des avant-projets de textes lancées

Ce mardi 16 décembre 2025, la salle de conférences du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a abrité la cérémonie d’ouverture de l’atelier de consultation consacré aux avant-projets de textes relatifs à la création du futur pôle judiciaire foncier. Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général du ministère, Boubacar Sidiki DIARRAH a déclaré : « Dans notre pays, la gestion du domaine foncier devient de plus en plus une préoccupation majeure, de nature à ébranler la paix, la quiétude et la cohésion sociale ». Cet atelier vise à favoriser le dialogue et à enrichir les textes en cours d’élaboration. Il réunit de nombreuses personnalités, notamment les représentants des départements ministériels, les directeurs de services centraux, le gouverneur de région de Ségou, ainsi que les représentants des gouverneurs du district de Bamako et de la région de Koulikoro. Les litiges fonciers représentent, aujourd’hui, près de 40 % des affaires portées devant les juridictions de l’ordre judiciaire et jusqu’à 90 % devant celles de l’ordre administratif. Cette situation engendre une série de dysfonctionnements : gestion morcelée et peu coordonnée des dossiers, multiplicité des intervenants, lenteur des procédures, conflits entre les systèmes coutumiers, administratifs et judiciaires, absence de spécialisation des acteurs, ainsi que des décisions judiciaires parfois contradictoires. Le pôle judiciaire foncier, actuellement en cours de structuration, se veut une réponse appropriée à ces défis. Doté de compétences civiles, administratives et pénales, il ambitionne de rationaliser le traitement des affaires foncières, d’unifier l’action des acteurs judiciaires concernés et de simplifier les procédures. Il s’agit d’une réforme attendue, destinée à restaurer la confiance dans la justice foncière et à renforcer durablement la cohésion sociale. MJDH

Symposium National pour l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : L’expert du BIT, Dramane HAIDARA propose des approches intégrées

Le Symposium National pour l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali s’est ouvert, ce lundi 15 Décembre 2025, à Bamako. Une rencontre, qui regroupe des experts de haut niveau autour des acteurs nationaux de l’emploi. Ainsi, après la cérémonie d’ouverture, l’expert du Bureau International du Travail, Dramane HAÏDARA a développé le thème central « Accroissement des opportunités d’emploi au Mali : une approche intégrée par la gouvernance locale, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’innovation ». Selon l’expert, parler d’emploi au Mali, ce n’est pas évoquer uniquement une question économique. C’est évoquer l’avenir de notre jeunesse, la vitalité de nos territoires, la confiance dans nos institutions et la capacité du pays à engager une transformation durable. L’emploi est le cœur du contrat social. Il est le pivot de la résilience et la clé d’une paix durable. La création d’opportunités d’emploi ne peut donc pas être perçue comme une variable secondaire de la politique économique ; elle doit en devenir la finalité principale. « Notre ambition collective, aujourd’hui, est de répondre à une question centrale : comment créer massivement, durablement et équitablement des opportunités d’emploi de qualité au Mali ? C’est en cela que le thème de ce symposium revêt une importance particulière. Il nous invite à réfléchir à l’emploi non pas à travers un seul prisme, mais à travers quatre leviers systémiques interdépendants : la gouvernance locale, clé de voûte de la territorialisation des politiques publiques ; la formation professionnelle, comme pilier de l’adéquation compétences–emploi ; l’entrepreneuriat productif, moteur de la transformation économique et l’innovation, catalyseur des nouveaux modèles de croissance », a-t-il développé. Il expliquera que le Mali est face à un impératif démographique, économique et social structurant, un dividende démographique non transformé et le pays compte, aujourd’hui, l’une des populations les plus jeunes au monde, et cette configuration démographique constitue potentiellement un avantage comparatif considérable. Plus de 75 % de la population a moins de 35 ans. La théorie économique définit le « dividende démographique » comme une fenêtre d’opportunités, qui s’ouvre lorsqu’une proportion élevée de la population active peut soutenir une proportion plus faible de dépendants », a-t-il expliqué. Cependant, exergue-t-il, pour que ce dividende devienne un moteur de croissance, trois conditions sont nécessaires : une économie capable d’absorber la main-d’œuvre ; un système éducatif adapté ; une gouvernance efficace. Or, pour l’heure, ces conditions ne sont que partiellement réunies. Le dividende démographique risque alors de devenir un risque démographique, aggravant les dynamiques de précarité, de migration irrégulière et de vulnérabilité. Il expliquera que le marché du travail est dominé par l’informalité et la faible productivité. « Le marché du travail malien est caractérisé par : une informalité massive dépassant les 90 %, des chaînes de valeur fragmentées, une faible productivité du travail, un accès limité aux infrastructures, au crédit et aux technologies, un déficit de protection sociale. Les emplois sont nombreux, mais peu productifs ; ils ne garantissent ni stabilité, ni progression professionnelle, ni sécurité économique. Il a ainsi préconisé plusieurs solutions innovantes, notamment la construction des ponts entre formation, employeurs, financiers et entrepreneurs. « Le Mali gagnerait à renforcer : les dispositifs territoriaux d’emploi, les comités régionaux de pilotage, les guichets uniques locaux, les maisons de l’emploi modernisées, les partenariats public–privé au niveau régional. Les collectivités locales doivent devenir des acteurs de premier plan dans la création d’emplois, à travers : les infrastructures économiques locales, les zones d’activités, les plateformes territoriales. Une gouvernance locale forte est le socle de toute stratégie d’emploi durable. Il faut aussi relever le défi de la formation professionnelle : adapter les compétences à la transformation économique », a-t-il proposé. MENEFP

Promotion du Genre : le Ministère du Travail Renforce les compétences de ses cadres

Le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, le Docteur Fassoun Coulibaly a présidé, ce mardi 16 décembre 2025, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur le genre destiné aux cadres du département. Accompagné du commissaire au développement institutionnel, le ministre a souligné l’importance de cette initiative. Cette formation de trois jours vise à améliorer les compétences des cadres du ministère en matière d’approche genre. Les participants, issus du Comité sectoriel de l’institutionnalisation du Genre (CSIG), du cabinet ministériel et des divisions de travail, auront l’opportunité d’approfondir leurs connaissances. L’objectif principal est de doter les participants d’outils nécessaires pour intégrer, efficacement, la dimension genre dans les politiques et les actions du Ministère. MTFPDS

CNT : adoption d’une loi renforçant le cadre des établissements publics à caractère professionnel

Le Conseil national de Transition CNT a franchi une étape importante dans le renforcement du cadre juridique des établissements publics à caractère professionnel. Réunis en séance plénière, les membres du CNT ont adopté, ce mardi 16 décembre 2025, le projet de loi portant modification de la loi n°96-032 du 12 juin 1996 relative au statut général des établissements publics à caractère professionnel. Soumis à l’examen des membres, le texte a été adopté à une large majorité, avec 128 voix pour, 0 contre et 1 abstention, témoignant d’un large consensus autour de cette réforme visant à mieux encadrer la création, l’organisation et le contrôle de ces établissements. Présentant et défendant le projet de loi devant le CNT, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré s’est félicité de son adoption, saluant une avancée majeure pour la gouvernance et l’efficacité des établissements publics à caractère professionnel. MRE

Concours de recrutement des auditeurs de justice : C’est parti pour la deuxième phase

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE a procédé, ce samedi 13 décembre 2025, au lancement officiel de la deuxième phase du concours de recrutement des auditeurs de justice, au centre unique de la Faculté de droit privée (FDPRI), située sur la colline de Badalabougou. Ils sont 396 candidats sur 7812 candidats à avoir franchi avec succès la première phase du concours et à prendre part à cette seconde étape décisive, au terme de laquelle 140 auditeurs de justice seront retenus. Ces postes sont répartis comme suit : 110 pour l’ordre judiciaire et 30 pour l’ordre administratif. Le Ministre a donné le coup d’envoi de l’épreuve de culture générale, dont le sujet portait sur le thème de la corruption, une problématique majeure au cœur des réformes engagées dans le secteur judiciaire. Le choix de cette thématique traduit la volonté des autorités de recruter des magistrats moralement intègres et techniquement compétents, conscients des enjeux éthiques et institutionnels auxquels la justice malienne est confrontée. S’adressant aux candidats, M. Mamoudou KASSOGUE a tenu à les rassurer quant à la transparence, l’équité et la fiabilité du processus de recrutement. Il a souligné que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir un concours crédible, fondé exclusivement sur le mérite et la compétence. Les innovations majeures apportées à cette phase ont été la mise à disposition de pendule et l’interdiction même de montres dans la salle outre les autres appareils électroniques. La surveillance a été également renforcée par des surveillants supplémentaires chargés, à leur tour, de surveiller les surveillants ordinaires en plus des agents de forces de l’ordre postés au niveau des fenêtres. Ce concours s’inscrit dans la dynamique de renforcement des ressources humaines de la justice, en vue d’améliorer le fonctionnement de l’appareil judiciaire et de consolider l’État de droit au Mali. MJDH

Lutte contre la prévention et la détection de la Corruption : Le rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacités soumis à la validation

Le Ministère de la Refondation de l’État a organisé, ce vendredi 12 décembre 2025, l’Atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines chargées de la prévention et de la détection de la corruption. La rencontre a été présidée par le secrétaire général du Ministère de la Refondation de l’État, Chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim SIMPARA. Il a souligné que, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation, le Mali s’est engagé dans un vaste chantier d’amélioration de la gouvernance, notamment en renforçant la transparence dans la gestion des affaires publiques. Dans ce cadre, le Gouvernement de la Transition a adopté la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC), assortie d’un Plan d’actions couvrant la période 2023-2027. L’objectif est de doter le pays de mécanismes efficaces pour prévenir et réprimer ce fléau. Une mesure clé a été jugée nécessaire : la mise en place d’un dispositif structuré de renforcement des capacités des ressources humaines impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption. L’atteinte de cet objectif nécessite une évaluation rigoureuse des besoins en matière de formation, de perfectionnement et de spécialisation de ces ressources humaines. C’est dans cette perspective que le Ministère de la Refondation de l’État, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), via le Projet de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement illicite Phase 2 (LUCCEI2) a mandaté un consultant national. Cette évaluation avait pour but d’aboutir à la proposition d’un plan de renforcement des capacités structuré, adapté aux profils des différents acteurs, et orienté vers une meilleure efficacité dans la prévention et la détection. Le Secrétaire Général a souligné que le processus, en cours, aboutira à un plan de formation structuré, pertinent et opérationnel, basé sur l’évaluation approfondie des besoins, visant l’amélioration de la performance et la synergie inter-institutionnelle. Le présent atelier a permis de partager les principales conclusions du rapport provisoire et de recueillir les contributions des participants, parmi lesquels figuraient des représentants de ministères, d’autorités administratives indépendantes, du PNUD, de la Société Civile et du secteur privé. Les contributions recueillies permettront de disposer d’un rapport d’évaluation amélioré, qui servira de document de référence pour les sessions de renforcement des capacités prévues pour se dérouler au cours de l’exercice 2026, conformément au Plan d’Actions de la Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption. Les recommandations issues de l’atelier feront l’objet d’une attention particulière du Ministère. MRE