SAMAO 2026 : Ouagadougou devient la capitale des ressources minières et énergétiques de l’AES

Le cérémonie d’ouverture de la 8e édition de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) s’est déroulé le mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou sous la présidence du premier ministre du Burkina Faso, le camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Le ministre des Mines, le Pr Amadou Keita, prend part à ce grand rendez-vous du secteur minier et énergétique.

Rappelons que cet événement d’envergure internationale est couplé à la toute première édition de la Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de la Confédération des États du Sahel (SEMH-AES). Jusqu’au 19 septembre, plus de 2 000 professionnels, ministres et experts se réunissent sur le site du SIAO autour d’un thème : « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains ».

Lors de son discours d’ouverture solennel, le Chef du Gouvernement burkinabè a rappelé que si le sous-sol des trois pays de l’AES que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger abonde en or, lithium, uranium, fer et pétrole, « la seule richesse du sous-sol ne suffit pas ».

Pour transformer cette manne géologique en véritable moteur de développement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a énoncé quatre piliers stratégiques nécessaires que sont la sécurisation absolue des territoires, des infrastructures et des chaînes logistiques minérales, la transformation locale et l’accélération du contenu local pour créer des emplois, la maîtrise rigoureuse de la gouvernance administrative et des cadastres ou encore la souveraineté et l’indépendance énergétique indispensables à toute industrialisation.

Le premier ministre a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant au secteur privé local : « J’invite les entreprises du Burkina Faso et de l’espace AES à se structurer et à mutualiser leurs capacités pour capter une part plus importante de la valeur créée ». Aux partenaires financiers étrangers, il a réaffirmé que l’espace confédéral restait ouvert aux investissements, à la stricte condition qu’ils soient « transparents, équilibrés et respectueux de la souveraineté des États ».

La présence à Ouagadougou des délégations ministérielles des pays voisins témoigne de la forte convergence politique au sein du bloc sahélien. Le ministre burkinabè de l’Énergie et des Mines, Yacouba Zabré Gouba, s’est félicité de cette dynamique unitaire.

À ses côtés, le ministre malien des Mines, le professeur Amadou Keïta, ainsi que le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, ont soutenu d’une seule voix les orientations du Premier ministre burkinabè. Pour ces dirigeants, les industries extractives doivent rompre définitivement avec le modèle colonial pour s’imposer comme un outil de puissance économique au bénéfice exclusif des populations locales.

Durant les cinq jours de travaux prévus au calendrier, les délégations plancheront sur l’harmonisation des fiscalités minières, la gestion commune des minéraux critiques et l’interconnexion énergétique des réseaux sahéliens. À travers cette double manifestation, le Burkina Faso et ses alliés entendent désormais dicter leurs propres règles dans le concert mondial des matières premières.

M. Mines

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