Réformes Educatives : Les ministres Amadou SY SAVANE et Bouréma KANSAYE éclairent la 5ème Cohorte de l’École de la Citoyenneté sur les réformes majeures

Ce lundi 20 avril 2026, la 5ème cohorte de l’École de la Citoyenneté au Palais des Pionniers, a été, véritablement, imprégnée du système éducatif malien ainsi que les réformes engagées pour rendre l’école performante. Dans un cadre solennel, deux figures de proue du Gouvernement ont exposé leur vision pour un Mali nouveau devant la jeunesse du Mali et de AES : Amadou SY SAVANE (Éducation nationale) et Boureima KANSAYE (Enseignement supérieur). Sous la modération du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, les échanges ont dessiné les contours d’un système éducatif, désormais, indissociable de la souveraineté nationale.

D’entrée de jeu, le Ministre de l’Education Nationale, Amadou SY SAVANE a posé le diagnostic : l’éducation est le « levier stratégique central » de la refondation. Pour le chef du département de l’Éducation nationale, la transformation passe par une équation à trois variables : les valeurs (civisme et éthique), la qualité des apprentissages et l’amélioration du cadre scolaire.

Son message était clair ce lundi matin : ‘’la fin de l’impunité est décrétée’’.

Un dispositif rigoureux de lutte contre la corruption, notamment lors des examens, a été annoncé pour restaurer la culture du mérite. Point d’orgue de son intervention, le Ministre a rappelé que la période 2026-2027 est, officiellement, « Année de l’Éducation et de la Culture », une initiative du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA pour sanctuariser le secteur. « Notre objectif est de former des citoyens compétents, intègres et pleinement engagés au service de l’État », a martelé le Ministre, tout en insistant sur le recrutement et la formation continue du corps enseignant.

Prenant le relais, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Professeur Bouréma KANSAYE a offert une perspective historique saisissante. Rappelant qu’à l’indépendance en 1960, le Mali ne comptait aucune université, il a rendu hommage à la réforme fondatrice de 1962 sous Modibo Keïta, qui avait permis l’éclosion des grandes écoles iconiques (ENA, ENSup, ENI, IPR).

Aujourd’hui, le paysage a muté. Le Ministre a dressé un inventaire témoignant d’une expansion sans précédent : 10 universités publiques réparties sur tout le territoire ; plus de 200 établissements supérieurs privés ; des pôles d’excellence comme l’Institut Ahmed Baba de Tombouctou.

Cependant, le Ministre Bouréma KANSAYE ne se contente pas de chiffres. Il prône une gouvernance stricte et une recherche scientifique tournée vers l’innovation, s’appuyant sur les deux grandes écoles doctorales nationales : ED-DESSLA-Mali (Droit, Économie, Sciences sociales, Lettres et Arts) et EDSTM (École Doctorale des Sciences et des Technologies du Mali) pour répondre aux besoins concrets du marché du travail malien.

Au-delà des bilans techniques, cette rencontre a scellé une alliance entre l’éducation de base et l’enseignement supérieur. Les deux ministres ont réaffirmé leur complémentarité : au premier, la mission de bâtir le socle fondamental ; au second, celle de polir les compétences et de stimuler la recherche.

Le constat final est unanime : en faisant de l’éducation un pilier de la formation citoyenne, les autorités de la Transition entendent bâtir un système non seulement performant, mais, surtout, aligné sur les exigences de souveraineté et de développement durable du pays. Une ambition, qui semble avoir trouvé un écho favorable auprès des futurs cadres de la nation présents ce lundi.

MJSCICCC

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