Gestion des logements sociaux de N’Tabacoro : Le Département de l’habitat annonce des mesures inédites

Le Ministère l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population à travers certaines de ses directions techniques a rencontré la presse nationale ce mardi 12 août 2025 pour étayer la lanterne des journalistes sur certaines mesures inédites du département. Le point de presse était animé par le Directeur de l’Office Malien de l’Habitat, M. Issa SISSOKO, du Directeur National de l’Urbanisme et de l’Habitat, M. Mahamadou OUELOGUEM et du Directeur National des Domaines et du Cadastre, M. Hamadoun Maïga.

Il s’agissait d’informer l’opinion sur l’occupation illicite du site destiné à la réalisation des logements sociaux de N’Tabacoro dans la Commune de Kalabancoro.

Dans sa déclaration préliminaire, le Directeur de l’Office Malien de l’Habitat, a fait l’état de la situation d’occupation du site en précisant que les « Les terrains concernés constituent une superficie d’environ 1000 ha 07a 11ca, qui ont été, officiellement, identifiés, réservés et affectés par les autorités de l’État, à travers une série de décrets clairs et contraignants notamment la déclaration d’utilité publique et les autorisations d’aménagement.

Malheureusement, en dépit de ces cadres légaux rigoureux, des occupations illicites ont été constatées sur ces parcelles. Face à cette situation, il conviendrait de prendre les dispositions pour rétablir la légalité, permettre la poursuite des projets de logements sociaux, libérer les voies et équipements de proximité pour les bénéficiaires des logements sociaux afin de garantir la sécurité et la salubrité de nos aménagements et protéger les investissements publics au bénéfice des populations réellement éligibles.

« Nous comprenons parfaitement que ces mesures puissent être douloureuses pour les personnes concernées. Toutefois, notre devoir est de faire respecter la loi, de préserver notre site et de poursuivre nos efforts pour offrir un toit décent aux familles maliennes dans le besoin », devait-il déclarer.

Il précisera en outre « qu’en 2010, les constructions existantes sur le site en dehors des logements sociaux portaient uniquement sur quelques bâtiments réalisés dans l’emprise de certains champs et leur surface d’occupation était de l’ordre de 9 ha environ (moins de 1% du site). Et ajoutera que « La présence de constructions illicites s’était réellement intensifiée à partir des années 2015 – 2016 (soit près de 5 ans après la DUP), avec un taux d’occupation passé de 28 ha en 2012 à 316 ha en 2025 (plus de 30% du site) dont 137 ha correspondant aux espaces prévus pour les logements, 150 ha pour les équipements et 29 ha pour la voirie ».

Voilà, selon lui, une situation, qui compromettrait, sans nul doute, la poursuite du programme de logements sociaux sur le site en question si des dispositions ne seraient pas prises. Ainsi il lancera un appel à la compréhension, et à la collaboration de tous les acteurs, pour que ces projets vitaux puissent se réaliser dans les meilleures conditions.

CCOM-MUHDATP

Partager

Articles connexes