Jeux de l’AES Bamako 2025 : Les athlètes sahéliens se mobiliseront autour de 10 disciplines

Du 21 au 28 juin 2025, Bamako accueillera les premiers Jeux de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une rencontre sportive historique portée par la jeunesse, orchestrée dans un esprit de souveraineté retrouvée et d’intégration panafricaine assumée. Sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition et Président en exercice de l’AES, le Mali deviendra la capitale de la jeunesse sahélienne, qui dépasse le seul cadre sportif. Les Jeux de l’AES, organisés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, incarnent une vision : celle d’un Sahel uni, debout et conquérant. Officiellement lancés, le 16 juin 2025 lors d’une conférence de presse tripartite à Bamako, Ouagadougou et Niamey, les Jeux de l’AES visent à rassembler 500 jeunes athlètes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, autour de dix disciplines sportives. À Bamako à la Cité administrative, c’est le ministre malien Abdoul Kassim Fomba qui a porté le message fort : « Ces Jeux traduisent une volonté commune des peuples du Sahel de s’unir dans l’effort, de croire en eux-mêmes et de valoriser leurs ressources humaines et sportives. » Le ministre a insisté sur la portée civique et citoyenne du sport dans le contexte actuel comme un outil de cohésion, d’unité et de diplomatie douce entre États souverains. À cette occasion, dix disciplines sportives ont été sélectionnées, afin de faire vibrer tant les athlètes que l’ensemble des populations sahéliennes. Il s’agit, entre autres, du Football U17, de la lutte traditionnelle, du Bras de fer sportif, du Tir à l’arc, du Tir sportif, du Judo, du Karaté, du Kung-fu Wushu, du Taekwondo et de l’Athlétisme. Le logo officiel a été dévoilé lors de la conférence et la mascotte des jeux sera présentée en grande pompe dans quelques jours. CCOM MJSCICCC
Lancement officiel des Jeux de l’AES : Bamako accueille une compétition d’envergure

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba a animé, ce lundi 16 juin, une conférence de presse marquant le lancement officiel des Jeux de l’AES. Il s’agit d’une compétition d’envergure confédérale, qui rassemblera dix disciplines, parmi lesquelles le football U17, la lutte traditionnelle, le bras de fer sportif, le tir à l’arc, ainsi que plusieurs arts martiaux : judo, karaté, kung-fu wushu, taekwondo, sans oublier l’athlétisme. Ces Jeux visent à renforcer les liens entre les jeunesses sahéliennes, à promouvoir la paix, la solidarité et l’excellence sportive, et offrir une plateforme d’expression citoyenne et d’émulation pour la jeunesse de l’AES. Les compétitions se dérouleront sur plusieurs sites emblématiques de Bamako : Stade du 26 Mars, Palais des Sports Salamatou Maïga et le Stade Mamadou Konaté. À travers cette initiative, les autorités de l’AES entendent affirmer leur engagement pour une intégration active et durable de la jeunesse sahélienne, en faisant du sport un vecteur de cohésion, de résilience et d’expression citoyenne. Rendez-vous donc du 21 au 28 juin 2025 à Bamako pour les 1ers Jeux de l’AES. CCOM MJSCICCC
Confédération des Etats du Sahel : Les Ministres de l’Enseignement Supérieur prennent les précieuses orientations du Président GOÏTA

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé une audience, ce vendredi 13 juin 2025, au Palais de Koulouba, aux Ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux ministériels tenus à Bamako sur les défis et perspectives de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans l’espace confédéral. La délégation était conduite par le Professeur Bouréma KANSAYE, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République du Mali. Au sortir de l’audience, le Professeur Saïdou MAMADOU, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique de la République du Niger, a souligné que la rencontre de Bamako a permis de dresser un état des lieux des problématiques majeures du secteur. « Il s’est agi pour nous d’évaluer les défis communs en matière d’enseignement supérieur et de recherche, d’explorer des perspectives d’évolution et de poser les bases d’un cadre de concertation efficace entre nos États membres », a-t-il déclaré. Prenant la parole au nom de ses pairs, M. Adjima THIOMBIANO, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Burkina Faso, a exprimé sa reconnaissance au Président de la Transition pour l’attention portée à cette initiative stratégique. Il a rappelé que le thème central de la conférence de Bamako porte sur « La contribution de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au développement stratégique de la Confédération des États du Sahel ». « Nous œuvrons, actuellement, à la mise en place de projets communs visant l’harmonisation des pratiques académiques et la création de pôles d’excellence à l’échelle confédérale », a-t-il précisé, soulignant la volonté partagée de faire de l’enseignement supérieur un levier du développement intégré de l’AES. CCRP PRÉSIDENCE
Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique : Les experts de la Confédération AES mutualisent les efforts

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Bouréma KANSAYE a, au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, présidé les travaux de la conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) de la confédération de l’AES. Une rencontre qui permettra aux responsables de l’Enseignement Supérieur et de Recherche de l’espace AES de mener des réflexions, afin de poser les jalons d’un enseignement supérieur de qualité répondant aux aspirations de la population des trois pays membres de l’AES. Unir les efforts, diagnostiquer les défis et apporter une solution commune à l’enseignement supérieur demeurent l’ambition des responsables d’enseignement supérieur et de recherche de la Confédération de l’AES, qui se sont donnés rendez-vous à Bamako, du 12 au 13 juin 2025. Quoi de plus normal surtout lorsque l’on sait que les pays de l’AES sont confrontés aux mêmes réalités. Il s’agit de l’effectif pléthorique des étudiants, l’insuffisance d’enseignant chercheur en nombre et en qualité, l’insuffisance d’infrastructures pédagogiques et de recherche, et leur mauvaise exploitation, le faible niveau de qualification des diplômés et l’inadéquation de leur profil de formation par rapport à la demande du marché de l’emploi. Il s’agit, à travers cette rencontre d’apporter des solutions à ces difficultés et de poser les jalons de l’union d’une harmonisation des enseignements supérieurs. L’occasion était opportune pour le ministre Pr Bouréma Kansaye de mettre en lumière l’importance de l’enseignement supérieur dans la résolution des défis de l’espace Sahel. Un espace, qui est confronté aux difficultés sécuritaires, de développement entre autres. Des difficultés qui trouveront leur solution selon le ministre Pr Kansaye dans le bon fonctionnement de l’enseignement. Une idéologie appuyée par le Recteur Paul Traoré, qui avoue que les études ont démontré que la plupart des terroristes n’ont ni un diplôme fondamental, secondaire ou supérieur. Une telle situation, qui nécessite la multiplication des enseignements, afin de mettre à l’abri des jeunes de l’entreprise terroriste, car, c’est à l’enseignement supérieur que revient la noble mission de former la conscience nationale et de produire les savoirs permettant de faire preuve de discernement à toute situation. Durant deux jours, les responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche de la confédération se pencheront sur les pôles d’excellence comme les sciences humaines et sociales, les sciences et techniques, les savoirs endogènes, la recherche et l’innovation. Il s’agit, également, de faire l’état de lieux de l’enseignement supérieur. La mutualisation du secteur de l’enseignement supérieur, dans le cadre de la confédération des Etats du Sahel, est essentielle pour maximiser les efforts, a rappelé le ministre Pr Bouréma Kansaye. Selon lui, elle permettra de partager les ressources humaines, matérielles et financières ; de renforcer les capacités de nos institutions d’enseignement supérieur, par la formation des enseignants, le développement de programmes d’études adaptés et l’amélioration des infrastructures ; de favoriser la recherche collaborative en unissant nos forces ; d’établir des réseaux d’échanges entre nos institutions, qui permettront de favoriser la mobilité des étudiants et des chercheurs, de promouvoir l’innovation en créant un écosystème d’innovation, qui stimule la créativité et l’entrepreneuriat dans nos pays, a fait savoir le ministre Pr Kansaye. Un espoir qui est et demeure l’engagement des ministres d’enseignement supérieur de ces trois pays. D’ores et déjà une leçon inaugurale a été animée par les ministres d’enseignement supérieur du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Une leçon inaugurale au cours de laquelle les trois ministres ont mis en lumière la situation de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique de chaque pays, les défis, qui sont d’ailleurs similaires, la situation et les conditions d’études des étudiants et les apports politiques pour y apporter des solutions. Le ton est donné et le chemin semble être bien balisé pour poser les jalons d’une confédération d’enseignement supérieur dans le cadre de l’AES. CCOM MESRS
Opération Meguetan 2025 : Une synergie d’action entre les écoles militaires

La Direction des Écoles Militaires organise, pour la troisième année consécutive, l’opération Meguetan, un exercice inter-écoles d’envergure, qui se tiendra du 10 au 18 juin 2025. Cette initiative, comme à l’accoutumé, réunit l’Ecole d’Etat-major et de Commandement (EEMC), l’Ecole Militaire d’Administration (EMA), l’Ecole d’Application et de Perfectionnement des Officiers (EAPO), l’Ecole Militaire Interarmes (EMIA) et l’Ecole des Sous-Officiers de Banankoro (ESO). L’objectif principal de cette opération est de : mettre en pratique les théories enseignées en salle de classe, tout en favorisant une synergie opérationnelle entre les différents échelons de commandement. À travers cet exercice, les futurs commandants de compagnies, chefs de sections et chefs de groupes expérimentent la coordination interarmes dans un cadre réaliste, structuré et pédagogique. Il s’agira également de placer les stagiaires et élèves dans un contexte familier, leur préparer face aux menaces, tout en s’adaptant au contenu des programmes des différentes écoles au commandement avec l’amélioration des procédures existantes. L’exercice s’articulera sur deux temps forts : une phase théorique, conduite à l’aide des traditionnelles caisses à sable, outil pédagogique permettant la simulation de manœuvres tactiques et une phase pratique sur le terrain, où les participants seront confrontés à des situations complexes, nécessitant l’esprit d’initiative, de discipline et d’adaptation rapide Cette année, la particularité est la participation des stagiaires du Niger et ceux du Burkina Faso, en raison du nouveau contexte sous-régional marqué par la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Bien que les élèves officiers et sous-officiers aient déjà pris part aux éditions précédentes, la présente opération s’inscrit dans une logique nouvelle : préparer les futurs cadres militaires à opérer dans un cadre de coopération renforcée entre les pays de l’AES. En ce sens, Meguetan 3 va au-delà de l’exercice académique. Elle devient un outil stratégique de formation et d’intégration, en phase avec les nouvelles réalités géopolitiques et sécuritaires de la région sahélienne. Au-delà de l’aspect technique et tactique, l’opération Meguetan est aussi un creuset de fraternité et de cohésion inter-écoles. Les futurs officiers et sous-officiers y développent non seulement leurs compétences militaires, mais aussi un esprit de corps, indispensable dans les futures opérations communes au sein de l’AES. DIRPA
Intégration militaire sahélienne à l’épreuve du terrain : l’AES consolide ses forces

L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso, joue un rôle stratégique dans la coopération militaire régionale. Dans le cadre de l’exercice Meguetan, ces pays pourraient apporter une contribution significative à travers plusieurs axes : L’AES a été créée pour mutualiser les efforts de défense face aux menaces sécuritaires communes. L’exercice Meguetan ainsi sert de plateforme pour tester et améliorer la coordination entre les armées des trois pays qui partagent les mêmes doctrines. Les forces armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger disposent d’expériences variées en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière Leur participation permet un échange de tactiques et de stratégies, renforçant ainsi l’efficacité des opérations militaires. Consolidation de l’intégration régionale L’exercice Meguetan s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration militaire au sein de l’AES. Il est un test réel, grandeur nature pour évaluer la capacité militaire des trois pays à mener des opérations conjointes et à harmoniser leurs doctrines militaires. Message géopolitique fort La participation des pays de l’AES à Meguetan envoie un signal fort sur leur volonté d’autonomie stratégique et leur capacité à gérer les défis sécuritaires sans dépendre d’acteurs extérieurs. Se frotter aux réalités du terrain pour sortir des écoles militaires encore pour être plus aguerris, c’est aussi l’une des plus nobles volontés de la manœuvre. Opportunités et défis Dans un contexte d’apprentissage, Meguetan permet une inter opérabilité des États de l’AES tout en facilitant les coordinations tactiques ainsi que les prises de décisions. En somme, l’implication des pays de l’AES dans Meguetan pourrait renforcer leur coopération militaire, améliorer leur capacité de réponse aux menaces sécuritaires et consolider leur positionnement stratégique dans la région. DIRPA
Hymne de l’AES : Exécution officielle de « SAHEL BENKAN » au Mali

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a présidé, ce lundi 9 juin 2025, la cérémonie officielle d’exécution de La Confédérale, l’hymne de l’AES, au palais de Koulouba. Cette cérémonie de haute portée symbolique a enregistré la présence des Conseillers spéciaux, des Chefs de Service et de Cellule, des Conseillers techniques et des Chargés de mission de la Présidence de la République. Il faut aussi noter la présence de l’ensemble des membres du Gouvernement, des Chefs de service rattachés à la Présidence, du Président du Conseil national de Transition, ainsi que des diplomates accrédités auprès de la République du Mali, voire des Forces armées et de sécurité. Cette cérémonie d’exécution de La Confédérale était conduite par le Colonel Alhousseyni BAH, Commandant du Groupement de sécurité présidentielle. L’hymne a été exécuté par la fanfare. À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre, le Général Abdoulaye MAÏGA, a accordé une interview à la presse dans laquelle il précise la portée symbolique de cette montée des couleurs avec l’exécution de l’hymne de l’AES. « Il est tout d’abord important de rappeler que la Confédération des États du Sahel est une entité juridique de nature étatique », a-t-il expliqué, tout en rappelant que l’AES dispose, en plus de l’hymne, d’une devise (Un Espace — Un Peuple — Un Destin) ainsi que d’un drapeau. « Je pense que ces trois paramètres extrêmement importants permettent d’asseoir pour très longtemps l’AES en tant qu’entité juridique. L’AES, en tant qu’organisation étatique, confédération, a besoin d’être reconnue. Ce n’est pas une reconnaissance juridique, mais une reconnaissance qui repose sur des symboles », a souligné le Chef du Gouvernement, tout en indiquant que l’hymne n’est pas qu’une simple composition de mélodies. Cet hymne sahélien « comporte des messages et permet de transmettre des valeurs extrêmement fortes, des valeurs autour desquelles se retrouvent les peuples de l’AES ». À travers cet hymne, l’objectif recherché par les pères fondateurs de l’AES est de galvaniser de manière permanente les troupes. Grâce à cet hymne, explique le Général Abdoulaye MAÏGA, « nous avons compris que, suivant la vision des Chefs d’État, nous sommes tous des soldats, c’est-à-dire aussi bien les forces de défense et de sécurité que les populations et tous les civils de la Confédération AES ». Le Premier ministre a aussi saisi l’occasion pour expliquer les messages essentiels que véhicule La Confédérale. Ce qui voudrait dire que cet hymne sera intégré prochainement dans le programme éducatif. « Je pense qu’il y a tout un programme, suivant les directives des Chefs d’État, de vulgariser à la fois cet hymne, dans les établissements scolaires, dans les milieux académiques, en tout cas partout où l’hymne devrait être vulgarisé. Mais au-delà de la vulgarisation, comme je l’ai dit, nous avons l’obligation de nous l’approprier ». Il faut noter que cette exécution de l’hymne de l’AES s’est faite de façon simultanée dans les trois pays de la Confédération des États du Sahel, ce lundi 9 juin 2025, tout comme ce fut le cas pour la montée du drapeau de l’AES le 3 mars 2025. CCRP / Présidence
Rencontre des Ministres de la Santé de l’AES : Vers une politique sanitaire commune

Réunis à Niamey le 4 juin 2025, les ministres en charge de la santé du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont franchi une nouvelle étape vers l’intégration sanitaire au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre ministérielle, présidée par le Premier ministre nigérien Ali Mahamane LAMINE ZEINE, s’inscrit dans la continuité des travaux techniques menés par les experts en santé des trois pays, du 2 au 3 juin à Niamey, sous la direction du ministre nigérien de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin-colonel major Garba Hakimi. Le Ministre de la Santé et du Développement Social, le Médecin-Colonel Assa Badiallo TOURE a participé à cette importante rencontre qui vise à doter la Confédération de l’AES, d’une politique de santé publique cohérente, intégrée et souveraine. En rassemblant leurs expertises, les pays membres ont posé les bases d’une approche partagée des enjeux sanitaires. À travers cette rencontre, ils ont exprimé leur volonté commune de créer des institutions confédérales solides, capables de répondre, efficacement, aux défis posés par les besoins sanitaires croissants des populations. Prenant la parole à l’ouverture de la session, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zéine a dressé un diagnostic des faiblesses structurelles, qui affectent les systèmes de santé dans l’espace sahélien. Il a, notamment, souligné la récurrence des épidémies, le manque criant de personnel qualifié, l’inadéquation des infrastructures, les difficultés d’accès équitable aux soins et les contraintes budgétaires persistantes. Il a également pointé l’absence de valorisation des savoirs endogènes, pourtant essentiels dans la gestion communautaire de la santé publique. Face à cette réalité, il a insisté sur la nécessité d’une réponse commune. Selon lui, la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières des trois États membres ne relève plus d’un choix stratégique, mais d’une exigence historique. Il a aussi appelé à intégrer les connaissances traditionnelles dans les politiques sanitaires, afin de concevoir un modèle de santé adapté aux réalités culturelles et sociales du Sahel. Pour le chef du gouvernement nigérien, seul un système solidaire, inclusif et enraciné dans les spécificités locales permettra de bâtir un secteur de santé robuste et durable. Les travaux ont permis de dégager des priorités stratégiques communes : amélioration de l’offre de soins, lutte coordonnée contre les épidémies, renforcement des infrastructures sanitaires, financement innovant du secteur et gouvernance régionale unifiée. Il est apparu clairement que les trois pays partagent des défis similaires et que seule une coopération renforcée peut conduire à des solutions viables à long terme. Au nom des ministres de l’AES, Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des engagements pris par les chefs d’État de l’AES. Elle a salué les efforts des experts réunis à Niamey pour leur contribution à la définition d’une vision sanitaire confédérale claire et réaliste, conforme aux attentes des populations. Réseau de Communication du MSDS
Coopération AES : Vers une Organisation Confédérale de la Santé

La ville de Niamey abrite le lancement de la première réunion des experts des Etats membres de l’AES sur la Santé. Cette rencontre technique en prélude du premier sommet sur la Santé était présidée par le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique du Niger. Cet événement stratégique survient dans un contexte de sortie récente des États de l’AES de la CEDEAO, ce qui appelle à une nouvelle approche de coopération en matière de santé au niveau régional. Au cours de son discours d’ouverture, le ministre nigérien a exprimé son appréciation envers l’engagement des différentes délégations, tout en mettant en avant l’importance essentielle de cette rencontre pour établir les fondations d’une Organisation Confédérale de la Santé des États du Sahel. Cette organisation aura pour objectif principal d’améliorer la santé des populations par l’harmonisation des politiques, le partage des ressources et la coordination des efforts sanitaires. Le Mali a été désigné pour présider cette réunion. À la fin des échanges de la première journée, plusieurs recommandations ont été adoptées, y compris : Le nom : Organisation confédérale pour la santé des nations du Sahel Mission : renforcer la santé et les services pour les populations par l’harmonisation des politiques et des plans ainsi que par la mobilisation des ressources financières. Néanmoins, l’établissement d’une telle organisation nécessitera un calendrier pour sa mise en œuvre, ainsi que pour la rédaction des règlements et lois régissant son fonctionnement. En ce qui concerne la surveillance, il est prévu de créer un centre dédié à la surveillance épidémiologique, ayant pour mission de lutter contre les maladies et de gérer les événements sanitaires dans l’espace AES. Pour ce qui est de la vaccination, il s’agira d’harmoniser les programmes et plans, de standardiser les antigènes et le calendrier des vaccinations, ainsi que de synchroniser les campagnes et les messages durant les journées de vaccination de masse. Réseau de communication de MSDS
Confédération AES : Le Premier visite reçoit la visite des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger au Mali

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a reçu, ce lundi 02 juin 2025, en audience les ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger au Mali. Son Excellence Mme Julienne DEMBELE SANON du Burkina Faso et Son Excellence M. Abdou ADAMOU du Niger sont venus rendre une visite de courtoisie au Chef du gouvernement avant de le féliciter pour sa nomination au poste de Premier ministre. L’audience a été mise à profit pour aborder des sujets d’intérêt commun pour la réussite de la Confédération des États du Sahel. Le Premier ministre était heureux de voir les deux diplomates ensemble. C’est un signe de la vitalité de la Confédération. Il les a invités à se donner la main pour faire face aux défis du moment. CCRP PRIMATURE