Réunis à Niamey le 4 juin 2025, les ministres en charge de la santé du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont franchi une nouvelle étape vers l’intégration sanitaire au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre ministérielle, présidée par le Premier ministre nigérien Ali Mahamane LAMINE ZEINE, s’inscrit dans la continuité des travaux techniques menés par les experts en santé des trois pays, du 2 au 3 juin à Niamey, sous la direction du ministre nigérien de la Santé et de l’Hygiène publique, le médecin-colonel major Garba Hakimi.
Le Ministre de la Santé et du Développement Social, le Médecin-Colonel Assa Badiallo TOURE a participé à cette importante rencontre qui vise à doter la Confédération de l’AES, d’une politique de santé publique cohérente, intégrée et souveraine. En rassemblant leurs expertises, les pays membres ont posé les bases d’une approche partagée des enjeux sanitaires. À travers cette rencontre, ils ont exprimé leur volonté commune de créer des institutions confédérales solides, capables de répondre, efficacement, aux défis posés par les besoins sanitaires croissants des populations.
Prenant la parole à l’ouverture de la session, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zéine a dressé un diagnostic des faiblesses structurelles, qui affectent les systèmes de santé dans l’espace sahélien. Il a, notamment, souligné la récurrence des épidémies, le manque criant de personnel qualifié, l’inadéquation des infrastructures, les difficultés d’accès équitable aux soins et les contraintes budgétaires persistantes. Il a également pointé l’absence de valorisation des savoirs endogènes, pourtant essentiels dans la gestion communautaire de la santé publique.
Face à cette réalité, il a insisté sur la nécessité d’une réponse commune. Selon lui, la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières des trois États membres ne relève plus d’un choix stratégique, mais d’une exigence historique. Il a aussi appelé à intégrer les connaissances traditionnelles dans les politiques sanitaires, afin de concevoir un modèle de santé adapté aux réalités culturelles et sociales du Sahel. Pour le chef du gouvernement nigérien, seul un système solidaire, inclusif et enraciné dans les spécificités locales permettra de bâtir un secteur de santé robuste et durable.
Les travaux ont permis de dégager des priorités stratégiques communes : amélioration de l’offre de soins, lutte coordonnée contre les épidémies, renforcement des infrastructures sanitaires, financement innovant du secteur et gouvernance régionale unifiée. Il est apparu clairement que les trois pays partagent des défis similaires et que seule une coopération renforcée peut conduire à des solutions viables à long terme.
Au nom des ministres de l’AES, Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des engagements pris par les chefs d’État de l’AES. Elle a salué les efforts des experts réunis à Niamey pour leur contribution à la définition d’une vision sanitaire confédérale claire et réaliste, conforme aux attentes des populations.
Réseau de Communication du MSDS


