La 14ᵉ réunion de la Commission tripartite entre le Mali, le Burkina Faso et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) s’est achevée ce mardi après-midi à l’Hôtel Salam de Bamako. Cette rencontre, marquée par un esprit de solidarité, a réaffirmé l’engagement des parties à accélérer le rapatriement volontaire des réfugiés, tout en garantissant leur dignité et leur sécurité.
Au cours de deux jours d’échanges intenses, les délégations ont passé en revue les avancées réalisées depuis la précédente session, identifié les obstacles persistants et esquissé des solutions concrètes pour fluidifier les retours et la réintégration. « Nous avons constaté des progrès notables, mais des défis logistiques et sécuritaires demeurent. Notre coopération doit s’intensifier pour des retours durables », a déclaré un porte-parole du HCR à l’issue des travaux.
Parmi les recommandations phares adoptées dans le communiqué final figurent :
• La création d’un cadre d’échanges trimestriels pour harmoniser les statistiques et les opérations de rapatriement ;
• Le renforcement des campagnes d’incitation aux retours facilités ;
• Des mesures étatiques pour améliorer l’interopérabilité des bases de données ;
• L’organisation de réunions transfrontalières d’évaluation ;
• Des visites « go and see » et « come and tell » pour informer les réfugiés sur les conditions de retour au Mali et au Burkina Faso.
La prochaine réunion est d’ores et déjà programmée pour le 13 octobre 2026 au Burkina Faso, précédée d’une session technique. Les participants ont salué la coordination accrue entre États et partenaires humanitaires, soulignant son rôle clé face aux crises régionales exacerbées par l’insécurité au Sahel.
Cette commission tripartite, issue d’un accord révisé, représente une avancée significative vers des solutions durables pour les milliers de réfugiés burkinabè au Mali et vice-versa. Elle intervient dans un contexte où plus de 50 000 personnes ont déjà été rapatriées depuis 2022, selon les chiffres du HCR.
MSDS


