Communiqué du conseil des ministres / CM N°2026-06/SGG

Koulouba, le 13 février 2026 Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 13 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la Coordination des Actions de Développement, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ; des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la Coordination de l’Action diplomatique, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ; des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la Défense et à la Sécurité, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ; des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif aux Sessions confédérales des Parlements, adopté à Bamako, le 23 décembre 2025, lors de la 2ème Session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel. Dans le cadre de l’opérationnalisation de la Confédération AES, le Traité fondateur, adopté le 6 juillet 2024 à Niamey, a prévu des Protocoles additionnels relatifs aux Piliers Développement, Défense et Sécurité, Diplomatie ainsi qu’aux Sessions confédérales des Parlements. Ainsi, lors de sa 2ème Session, tenue à Bamako le 23 décembre 2025, le Collège des Chefs d’Etat a adopté : le Protocole additionnel relatif à la Coordination des actions de Développement qui vise, entre autres, à harmoniser les politiques nationales de développement des Etats confédérés ; le Protocole additionnel relatif à la Coordination de l’Action diplomatique qui permet aux Etats confédérés de se concerter sur toute question internationale présentant un intérêt commun, en vue de définir une approche commune ; le Protocole additionnel relatif à la Défense et à la Sécurité qui permet, notamment de mettre en œuvre l’Architecture de Défense collective et d’assistance mutuelle ; le Protocole additionnel relatif aux Sessions confédérales des Parlements qui définit les modalités de désignation des représentants des Parlements, leurs attributions, la durée de leur mandat, le nombre et la durée des Sessions confédérales des Parlements. Les projets de texte, adoptés, permettent l’entrée en vigueur desdits protocoles en vue de l’atteinte des objectifs de la Confédération des Etats du Sahel. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation d’or transféré à la Société des Mines de Loulo « SOMILO S.A. ». Le Gouvernement de la République du Mali et la Société des Mines de Loulo ont signé, le 2 avril 1993, une Convention d’établissement relative à l’exploitation de la Mine d’or de Loulo, située dans le Cercle de Kéniéba. Cette Convention a donné lieu à l’octroi d’un permis d’exploitation par le Décret n°96-048/PM-RM du 14 février 1996, pour une durée de 30 ans. Le périmètre du permis, initialement fixé à 48 km2, a fait l’objet de 3 modifications qui ont porté la superficie à 261,225 km2. Dans le cadre du processus de renouvellement du permis d’exploitation de Loulo, la Société BARRICK Mining Corporation a réalisé une nouvelle étude de faisabilité qui a mis en évidence des réserves économiquement exploitables sur 6 ans pour les mines à ciel ouvert et 16 ans pour les mines souterraines avec une production annuelle brute de 420,92 kilo-onces. Conformément aux dispositions du Code minier, la Société des Mines de Loulo a sollicité le renouvellement de son permis d’exploitation. Le projet de décret, adopté, renouvelle ledit permis pour une période de 10 ans. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant Statut général des Fonctionnaires. La Loi n°02-053 du 16 décembre 2002, modifiée, portant Statut général des Fonctionnaires a été adoptée en vue de doter notre pays d’un meilleur instrument de gestion des Fonctionnaires de l’Etat, d’adapter les règles de la gestion de la Fonction publique aux mutations qu’elle a subies et de promouvoir le développement de la carrière du Fonctionnaire. L’application de cette loi a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances en apportant, entre autres, les innovations ci-après : la définition du champ d’application du Statut général conformément à la Constitution ; la prise en compte du Service national des Jeunes dans le stage probatoire ; la garantie de l’équité en matière d’avancement de catégorie par voie de formation ; la rationalisation de la formation continue des Fonctionnaires ; l’institution d’un système d’évaluation du personnel en remplacement de la notation ; la précision de la position du Fonctionnaire appelé à servir au sein d’une Autorité Administrative Indépendante ; l’institution de l’indemnité de départ à la retraite pour les Fonctionnaires ; l’élaboration d’une nouvelle grille avec une diminution du nombre d’échelon. Son adoption participe de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue inter-Maliens et de la Conférence sociale dans le domaine du Travail. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Lieutenant-colonel Samba COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE

Lutte contre le Ver de Guinée au Mali : Le Ministre Assa Badiallo TOURE et les acteurs de santé évaluent le programme National d’Éradication de la maladie

Les assises de la revue 2025 des activités du Programme National d’Éradication du Ver de Guinée se sont tenues, ce jeudi 12 février 2026, sous la présidence de Assa Badiallo TOURÉ, ministre de la Santé et du Développement Social. La rencontre a enregistré la présence de nombreuses personnalités administratives, techniques, ainsi que des partenaires engagés dans la lutte contre cette maladie. Dès l’ouverture des travaux, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a salué les avancées enregistrées en 2025, malgré un accès limité à certains districts endémiques. À travers la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP) et le Programme National d’Éradication du Ver de Guinée, en collaboration étroite avec les directions régionales des services de santé humaine et animale des régions de Ségou et Mopti, les activités de lutte ont été intensifiées dans six districts durant la période de haute transmission. Les résultats sont encourageants. L’on note zéro (0) cas humain notifié en 2025 ; 17 infestations animales (chiens et chats) enregistrées contre 28 en 2024, soit une diminution de 39 %. Ces infestations ont été recensées dans les districts sanitaires de Macina, Markala et Tominian (région de Ségou) ainsi qu’à Djenné (région de Mopti). Par ailleurs, les régions de Kayes, Koulikoro, Tombouctou, Gao, Sikasso, Ménaka, Kidal, ainsi que le district de Bamako, déjà libérés de la maladie, poursuivent les activités de surveillance et de pré-certification. La ministre Assa Badiallo TOURÉ a rendu un hommage appuyé aux acteurs de terrain, aux volontaires villageois, aux communautés et aux agents de santé humaine et animale pour leur engagement constant. Elle a exprimé une pensée pieuse aux victimes et aux agents encore en détention. Elle a rappelé les acquis et affirmé que plusieurs défis persistent, entre autres, la continuité des infestations animales, depuis 2015, dans certaines localités à accès limité des régions de Ségou et Mopti ; la résurgence de cas humains sporadiques, ces dernières années, (Barouéli en 2020, Sansanding en 2021, Gomitogo en 2023) ; l’insuffisance de notification des rumeurs, notamment dans les districts récemment libérés ou jamais endémiques. Face à cette situation, les autorités sanitaires sont appelées à renforcer leurs stratégies, notamment à travers : la surveillance communautaire accrue avec inspection régulière des chiens et chats pour détecter précocement les lésions suspectes ; l’attachement proactif et prolongé des animaux dans les villages endémiques, en partenariat avec leurs propriétaires ; Le renforcement en agents dans les zones à haut risque du delta central du Niger et les zones à accès difficile et une collaboration étroite avec les services vétérinaires et les marchands de chiens, de même que l’intensification de la communication sur le ver de Guinée et le système de récompense et le traitement des mares suspectes à l’Abate. Dans les régions déjà libérées, la surveillance rigoureuse demeure impérative, surtout dans les zones d’insécurité, les sites de déplacés et les zones frontalières. Cela passe par la notification systématique du zéro cas, l’investigation et la documentation de toutes les rumeurs, ainsi que l’archivage concordant des données. Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a réaffirmé la détermination du Mali à éradiquer, définitivement le ver de Guinée. Elle a souligné que son département continuera à mobiliser les ressources nécessaires pour parvenir à l’arrêt effectif de la transmission dans un avenir proche. Elle a, enfin, salué l’appui constant des partenaires techniques et financiers, en particulier Organisation mondiale de la Santé, Carter Center et UNICEF, dont l’accompagnement demeure déterminant dans ce combat, qui s’inscrit, aussi dans la lutte contre la pauvreté. Ces assises traduisent la volonté des autorités sanitaires de consolider les acquis et d’intensifier les efforts pour faire du Mali un pays complètement débarrassé du ver de Guinée. MSDS  

Institut National de Recherche sur la Médecine et la Pharmacopée Traditionnelle : Les administrateurs posent le jalon de la valorisation médicale et du traitement traditionnel au Mali

Le jeudi 12 février 2026, les administrateurs de l’Institut National de Recherche sur la Médecine et la Pharmacopée Traditionnelle (INRMPT) se sont réunis pour leur tout premier conseil d’administration. L’objectif : poser les jalons du rayonnement de cette institution au service du peuple malien. « Si la souveraineté sanitaire passe par la recherche, le savoir et l’exploitation des résultats scientifiques sur les plantes médicinales, l’INRMPT joue, pleinement sa partition », a souligné le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma KANSAYE, lors de cette session inaugurale. Sous la direction de la Professeure Rokia SANOGO, l’institut met en œuvre une chaîne complète allant de l’identification des plantes à la formation, la recherche, la production et la distribution des médicaments issus de la médecine traditionnelle. Présente au Mali depuis des siècles, la médecine traditionnelle trouve, avec l’INRMPT, un cadre structuré et valorisant, capable de renforcer la souveraineté sanitaire du pays. Les résultats et ambitions de l’institut témoignent d’un avenir prometteur : parmi eux, un projet continental de production industrielle du sirop « Balembo » a déjà attiré l’attention de la communauté scientifique africaine et obtenu un financement pour sa réalisation. Selon la Professeure Sanogo, la production sera assurée par l’UMPP, la distribution par la Pharmacie Populaire, tandis que le Centre Malien de Propriété Industrielle et la Direction des Eaux et Forêts assureront, respectivement, l’industrialisation et l’approvisionnement en matières premières végétales. Fort de ces perspectives, le ministre Kansaye a affiché un engagement sans faille : « Je fonde de grands espoirs sur le rayonnement de l’INRMPT, véritable gage de la souveraineté sanitaire du Mali. Cette institution constitue un trait d’union entre éducation, recherche et culture », a-t-il rappelé. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il a invité les administrateurs à faire preuve de discernement et à apporter leurs analyses critiques, afin que l’institut prenne pleinement son envol. Le Mali, pionnier dans la promotion de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée, voit dans l’INRMPT un levier essentiel pour le développement de ce secteur stratégique. Avec l’implication du ministère et la mobilisation de tous les acteurs, l’avenir de l’institut s’annonce des plus prometteurs. MESRS

Dialogue interreligieux : Clôture de la première session 2026 du cadre de concertation État-Confessions-Associations religieuses

Les travaux du cadre de concertation entre le Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes et les associations et confessions religieuses du Mali ont pris fin, ce 11 février 2026, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB). Placée sous les signes de la paix, de la stabilité sociale et de la cohésion nationale, cette rencontre vise à consolider le partenariat stratégique avec les acteurs religieux, qui sont des piliers essentiels de l’équilibre social. La présence notable du Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale aux côtés de son homologue en charge des Affaires religieuses souligne l’approche transversale du gouvernement pour stabiliser le pays. L’objectif stratégique est d’harmoniser les actions pour prévenir les tensions et promouvoir le « vivre-ensemble » dans un climat de respect mutuel. Le cadre de concertation servira de plateforme permanente pour traiter les enjeux liés à la pratique des cultes et à la préservation des valeurs de tolérance. Cette réunion confirme la volonté des autorités de la Transition de faire du dialogue religieux un levier incontournable pour la refondation et la paix durable au Mali. Tenues les 10 et 11 février 2026, ces assises ont permis des échanges constructifs autour des questions majeures relatives à la gestion du fait religieux et au renforcement de la collaboration entre les autorités publiques et les acteurs religieux. Au terme des travaux, les participants ont exprimé leur grande satisfaction et leur enthousiasme quant à la qualité des discussions et aux perspectives dégagées. Ils ont adressé des motions de remerciement au Président de la Transition, au Chef du Gouvernement ainsi qu’au Ministre des Affaires religieuses et des Cultes pour l’initiative salutaire de cette rencontre. Les participants ont également formulé le vœu de voir ce cadre de concertation pérennisé, avec une tenue régulière d’au moins deux sessions par an. MARCC

Corridor Bamako – Dakar : La Ministre DEMBELE Madina SISSOKO représente le Mali à la rentrée portuaire 2026 à Dakar

Le Ministre des Transports et des Infrastructures, sur invitation du Ministre des Pêches et de l’Economie maritime du Sénégal, a pris part à la rentrée portuaire 2026. Cet évènement est organisé par la direction générale du Port autonome de Dakar dans la capitale sénégalaise. L’ouverture des travaux de cette activité, qui s’est déroulée le mardi 10 février 2026, était présidée par le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Honorable Elhadj El Malick NDIAYE. Cette rentrée portuaire est placée sous le signe de la modernisation et de l’innovation de l’outil portuaire. La Ministre DEMBÉLÉ Madina SISSOKO conduit la délégation malienne composée, entre autres, des responsables des chambres consulaires et des opérateurs économiques. Invité spéciale, elle a prononcé un discours soulignant l’importante du port de Dakar pour le Mali. « Le port autonome de Dakar occupe une place importante dans la stratégie malienne de diversification des voies d’accès à la mer, d’où l’intérêt stratégique de cette infrastructure pour nos deux pays », a-t-elle dit. Elle a fait part de « toute la reconnaissance des autorités et des opérateurs économiques du Mali envers les autorités du Sénégal, des armateurs et des gestionnaires de terminaux, pour les facilités accordées » à notre pays. Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a suggéré à la direction générale du PAD d’administrer le port dans un esprit de coopération régionale et de solidarité avec les autres pays de la région. « Face aux menaces liées à l’extrémisme violent dans certaines zones de transit, il est impératif de renforcer la sécurisation des corridors, dans un esprit de coopération régionale, de solidarité et de responsabilité partagée entre États », a -t-il indiqué. Selon lui : « le Sénégal a longtemps assuré avec responsabilité et solidarité, son rôle de port maritime naturel pour les pays frères de la région (le Burkina Faso, le Mali et le Niger), qui n’ont pas de lien direct avec l’océan ». Il a ajouté que le port de Dakar sert en même temps plusieurs pays ce qui, à ses yeux, un choix stratégique, un devoir historique et un levier de stabilité régionale ». MTI

Coopération : Le ministre Moussa Alassane DIALLO a reçu plusieurs ambassadeurs autour du renforcement du partenariat économique

Ballet diplomatique, ce Jeudi 12 Février 2026, au Ministère de l’Industrie et du Commerce. Le Ministre Moussa Alassane DIALLO a accordé, successivement, des audiences à trois chefs de missions diplomatiques accrédités au Mali. Il s’agit de Son Excellence, Angus McKee, Ambassadeur du Royaume-Uni, de Son Excellence, LI Xiang, nouvel Ambassadeur de la République populaire de Chine, ainsi que de Lee-Anne Hermann, Chargée d’affaires à l’Ambassade du Canada au Mali et au Niger. Ces échanges ont permis de faire un tour d’horizon des axes majeurs de la coopération entre le Mali et ces partenaires, notamment dans les domaines du commerce, de la promotion des investissements et du renforcement de la coopération bilatérale. Le Ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de consolider des partenariats, mutuellement, bénéfiques, axés sur le développement du tissu productif national, les transferts de compétences. A chaque fois, le Ministre a tenu à rappeler que la création de valeur ajoutée et l’attractivité du Mali adossée au développement endogène restent une priorité pour le Gouvernement. MIC

Approvisionnement Correct du Pays en hydrocarbures : Le Ministre Moussa Alassane DIALLO et les opérateurs économiques font le point de la situation

La 14ᵉ réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures s’est tenue, ce jeudi 12 Février 2026, sous la présidence du Ministre Moussa Alassane DIALLO, en présence de l’ensemble des parties prenantes avec pour objectif d’évaluer la situation globale de l’approvisionnement, d’anticiper les besoins et de renforcer les dispositifs opérationnels, notamment à l’approche du mois béni de Ramadan. La réunion a commencé par le point de l’approvisionnement du pays par le directeur général en charge du Commerce, qui a indiqué qu’au cours de la semaine du 26 janvier au 1er février, 757 camions-citernes, représentant un volume de 34 914 680 litres, ont été réceptionnés. Pour la semaine du 2 au 8 février, les volumes ont connu une nette progression avec 843 camions-citernes, soit 38 677 500 litres de carburant traduisant une amélioration progressive du rythme d’approvisionnement. Aussi, l’approvisionnement des régions à l’intérieur du pays n’était pas en reste des questions discutées. Le dispositif est en cours d’organisation, afin d’assurer une desserte normale et continue. S’agissant des zones précédemment affectées, les difficultés d’approvisionnement sont désormais résolues comme à Dioïla et Koutiala ainsi que la région de Mopti, qui reçoivent régulièrement des citernes. En prélude du mois bénis de Ramadan les dispositions sont prises pour un approvisionnement progressif et la constitution d’un stock commercial dans les différents dépôts, notamment l’OMAP, tandis que le niveau d’approvisionnement des stations-service demeure stable, cela sera de nature à permettre d’aborder cette période de forte demande avec sérénité. En ce qui concerne le gaz, les autorités ont rappelé qu’un important stock est en cours d’acheminement vers les principales villes, avec pour objectif, à terme, d’assurer l’approvisionnement de l’ensemble du pays. Les participants ont réaffirmé leur engagement à maintenir une vigilance permanente, une coordination renforcée et un suivi régulier, afin de garantir la disponibilité des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national, au bénéfice des populations. MIC

34ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’OHVN : Les administrateurs évaluent la campagne Agricole 2025 de l’Office qui affiche un excédent céréalier de 7.388 Tonnes

Le Ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA a présidé, ce Jeudi 12 février 2025, la 34ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’Office de la Haute Vallée du Niger. La session, qui enregistre la présence de tous les administrateurs de l’office, vise à faire le point de la campagne Agricole 2025 et de projeter la prochaine campagne, qui s’annonce. Ainsi, l’on retiendra qu’au titre de la campagne agricole 2025, l’OHVN affiche le vert au clignotant dans les zones de production. En effet, les objectifs de production végétale donnent des résultats globalement satisfaisants avec 347.964 tonnes de céréales, soit un taux de réalisation de 82% ; 19.200 tonnes de coton graine, soit un taux de réalisation de 70% ; 54.351 tonnes de légumineuses, 79% de taux de réalisation ; 4.859 tonnes de sésame, 72% de taux de réalisation ; 134.035 tonnes de légumes, 91% de taux de réalisation. Cette performance reflète donc un excédent céréalier de l’ordre de 7.388 tonnes. Dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, l’on note, la dotation de 25 exploitations familiales en équipements agricoles, la réhabilitation de 3 magasins de stockage d’intrants et la construction de 2 magasins de stockage de sésame bio. Concernant la subvention des intrants agricoles, 6.025 tonnes d’engrais minéraux ont été mises à la disposition des exploitants et exploitantes agricoles de la zone OHVN. Dans son discours, le Ministre de l’Agriculture M. Daniel Siméon KELEMA a salué les efforts colossaux enregistrés par la Direction de la structure et l’ensemble du personnel d’encadrement de l’OHVN. Il a rappelé la volonté affichée des plus hautes autorités du Mali, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, à faire de l’Agriculture le levier de la croissance économique de notre pays. Au titre de la campagne agricole 2026, l’ambition affichée par l’OHVN est de réaliser les objectifs de production suivants : 388.306 tonnes de céréales ; 58.864 tonnes de légumineuses ; 27.801 tonnes de coton graine ; 6.314 tonnes de sésame ; 233.649 tonnes de légumes. Pour la mise en œuvre des activités programmées, il est prévu un budget équilibré en recettes et en dépenses, de 5 milliards 753 millions 630 mille 849 francs CFA. Au cours de cette 34e session du CA de l’OHVN, les administrateurs vont examiner une pile de documents relatifs à l’exercice 2025, et au projet annuel de performance 2026 de l’Office de la Haute Vallée du Niger. MA

Fin de l’atelier sous-régional sur la lutte contre le vol de bétail en Afrique de l’ouest : Des propositions concrètes pour lutter contre le phénomène avec la création d’une coalition sous-régionale

Les rideaux sont tombés, ce jeudi 12 février 2026, sur l’atelier sous régional de lutte contre le vol de bétail en Afrique de l’Ouest, dans la capitale sénégalaise. Durant 4 jours, les participants, venus de tous les pays de la sous-région, se sont penchés sur les voies et moyens pouvant permettre de lutter efficacement contre ce phénomène, qui anéantit les économies nationales tout en freinant le développement du sous-secteur élevage. A la clôture des travaux, le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba a remercié la FAO et les autorités du pays de la Teranga pour la bonne organisation de cette rencontre. Il a félicité les participants pour les résultats probants issus de leurs échanges. « Puissent ces résultats renforcer la résilience, l’engagement collectif et l’action concertée contre le vol de bétail dans nos Etats », a-t-il laissé entendre. Pour le Chef du département de l’Elevage et de la Pêche, la sous-région ouest africaine dispose d’énormes potentialités pastorales et agropastorales soutenues par : – un immense capital naturel caractérisé par d’abondantes ressources végétales, hydrologiques et solaires favorables à l’épanouissement du cheptel. – le capital physique caractérisé par de nombreuses infrastructures d’élevage dont la plupart réalisée dans le cadre des projets et programmes sous-régionaux tels que le PRAPS (CILSS) ; – le capital économique caractérisé par de nombreux bailleurs et partenaires et techniques et financiers (Banque Mondiale, UE, FAO, BAD, Banque islamique de Développement…) -le capital social composé de communautés de pasteurs et d’agropasteurs généralement compétentes dans les métiers d’élevage ; -le capital organisationnel avec des organisations professionnelles, des faitières telles que la COFENABVI, le RBM, l’APESS… Malgré les atouts dont disposent les pays de l’Afrique de l’ouest, déplore le Ministre Ba, l’analyse du sous-secteur de l’Elevage fait ressortir plusieurs contraintes dont l’une des plus contraignantes est le vol de bétail. Selon lui, la lutte contre ce phénomène constitue une des préoccupations fortes des plus hautes Autorités de l’espace communautaire. Aux dires de Monsieur le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, cet atelier dont l’objectif principal est la mise en place d’une coalition sous-régionale sur la prévention et la lutte contre le vol de bétail est une initiative salutaire. « Le processus de mise en place de la coalition nécessite à prime abord des cadres juridiques et réglementaires harmonisés au niveau national. Compte tenu de cette étape assez importante qui pourrait prendre beaucoup de temps, il serait primordial de lui accorder une attention particulière en vue de faciliter l’opérationnalisation de la coalition sous régionale. Il serait également intéressant de prendre en compte, les bonnes pratiques existantes dans cette coalition afin de les capitaliser », a souligné le Ministre Youba Ba. Et le premier responsable du Ministère de l’Elevage et de la Pêche de préciser : « la sous-région ouest africaine et le sahel en tant que zone d’élevage très touchée par le phénomène de vol de bétail, avec un impact socioéconomique et culturel assez important, l’engagement de tous les pays doit être à la hauteur du défi. Ceci renforcerait davantage l’efficacité et l’efficience des actions des acteurs dans la prévention et la lutte contre le vol de bétail ». Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche a tenu à remercier les organisations sous-régionales, les participants des pays, les institutions de recherche, les ONG et organismes, les Organisations pastorales pour leur participation active et remarquable à cet atelier. « Puisse l’élevage raffermir l’intégration nationale et sous régionale au bénéfice de nos pasteurs et agropasteurs, a-t-il conclu. MEP

Coopération Mali – Organisation Internationale des Migrations : Le Ministre Mossa AG ATTAHER préside la revue du dialogue Institutionnel entre son département et l’OIM

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, M. Mossa AG ATTAHER a présidé ce jeudi 12 février 2026 la rencontre de la revue du dialogue institutionnel entre le Ministère des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine et l’OIM, partenaire stratégique du département. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération structurée et coordonnée, pleinement alignée sur les priorités nationales du Mali. Face à l’évolution constante des défis migratoires, il est impératif de consolider et d’anticiper nos interventions. Pour l’année 2026, le Ministre a insisté sur plusieurs axes stratégiques. D’abord, l’efficacité de la prise de décision en s’appuyant sur des données fiables et actualisées. La mise à jour du profil migratoire du Mali et le renforcement des indicateurs de gouvernance permettront au CIGEM de devenir un véritable instrument stratégique d’aide à la décision publique. La finalisation de la révision de la Politique nationale de migration demeure une priorité. Cette réforme intégrera les enjeux de genre, la protection des personnes vulnérables, les impacts du changement climatique et les réalités sécuritaires, afin de promouvoir une approche globale, humaine et souveraine. Enfin, le renforcement du positionnement international du Mali constitue un objectif essentiel, pour que le pays porte une voix sahélienne responsable dans les instances multilatérales relatives à la migration, défende ses priorités et partage ses expériences nationales. Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, M. Mossa Ag Attaher, a salué le travail rigoureux et coordonné accompli, illustrant une véritable synergie et assurant la cohérence et la complémentarité des initiatives. Au-delà des documents officiels et des engagements formels, le Ministre reste convaincu que la migration doit être appréhendée non seulement comme un défi à gérer, mais comme une réalité humaine à accompagner avec responsabilité. MMEIA