26ᵉ édition de la Quinzaine de l’Environnement : Le Premier ministre lance les activités avec un appel à l’action contre la pollution plastique

C’est dans une ambiance festive que le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général Division Abdoulaye MAIGA a procédé, ce jeudi 12 juin à San, au lancement officiel de la 26ème édition de la Quinzaine de l’Environnement. C’était en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA, du ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement de la République du Niger, des membres du Gouvernement, des Honorables membres du CNT, des Partenaires Techniques et Financiers, des autorités administratives, traditionnelles et religieuses de la région de San, des représentants de la Société civile et du Secteur privé. Dans son mot de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité DIARRA s’est réjouie de la tenue d’une si importante rencontre dans sa commune. Elle a, au nom de ses mandants, remercié les plus hautes autorités de notre pays pour cette grande marque d’attention à l’endroit de San. Avant de terminer son intervention, elle a rassuré le Chef du Gouvernement du soutien inconditionnel de l’ensemble des maires de la région. A la suite du maire, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA a, d’abord rendu grâce à Allah le Tout Puissant pour nous avoir montré ce jour mémorable. Ensuite, elle a remercié le Président de la Transition et le Chef du Gouvernement pour leur accompagnement constant aux côtés de son département. Pour DOUMBIA Mariam TANGARA, la Quinzaine de l’Environnement n’est pas une simple commémoration, elle est un moment d’éveil collectif, de sensibilisation citoyenne et de dialogue stratégique pour faire face à des défis environnementaux d’une acuité croissante : pollution plastique, dégradation des terres, perte de biodiversité, insalubrité, impacts climatiques. A en croire le ministre chargé de l’environnement, la Quinzaine s’inscrit chaque année dans une double dynamique : celle de la Journée mondiale de l’Environnement (célébrée le 5 juin) dont le thème est : mettre fin à la pollution plastique mondiale et celle de la Journée mondiale de lutte contre la désertification (célébrée le 17 juin) avec comme thème : restaurer les terres, exploiter les opportunités. Il faut noter que ces deux thématiques, étroitement liées, nous obligent à repenser nos modes de production, de consommation et d’aménagement afin de préserver durablement nos sols, notre eau, notre biodiversité et notre cadre de vie. La pollution plastique est un fléau silencieux aux effets dévastateurs. Elle asphyxie nos écosystèmes, contamine nos sols agricoles, provoque des inondations, porte atteinte à la santé publique et freine notre ambition de souveraineté alimentaire et de croissance verte. C’est pourquoi, face à cette menace, le Gouvernement a pris des mesures juridiques et réglementaires, notamment la Loi n°2014-024 du 3 juillet 2014 interdisant les sachets plastiques non biodégradables. Toutefois, des défis ont rapidement surgi dans l’application de cette loi, que le département en charge de l’environnement s’emploie à relever afin d’obtenir des résultats tangibles sur le terrain. Rappelant le contexte de la tenue de la 26ème édition de la Quinzaine à San, le ministre DOUMBIA Mariam Tangara a indiqué que la région est emblématique par sa richesse naturelle, son dynamisme communautaire et la vitalité de ses savoir-faire locaux. Prenant la parole, au nom du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Chef du Gouvernement a, tout d’abord, rendu un vibrant hommage à nos Forces armées et de sécurité pour l’héroïsme et le patriotisme dont elles font preuve tous les jours dans la préservation de l’intégrité de notre pays. Selon le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAIGA, les deux thèmes retenus cette année interpellent notre responsabilité collective, tant par l’ampleur des menaces qu’elles soulèvent que par l’urgence des actions qu’elles exigent. Et le Chef du Gouvernement de rappeler qu’à travers la Quinzaine de l’Environnement, le Gouvernement entend renforcer la sensibilisation locale et nationale sur la nécessité d’agir pour un environnement sain et un cadre de vie meilleure pour nos concitoyens, avec la participation active de tous les acteurs. Il a également mis l’accent sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024 – 2033), portée par la vision «Mali Kura : ɲɛtaasira ka bɛɲ San 2063 ma» qui concrétise notre volonté d’un Mali résilient et durable. L’un des défis majeurs auquel il faudra faire face dans les années à venir est la pollution plastique. Nos villes, villages et hameaux sont envahis par des déchets plastiques qui étouffent les sols, contaminent l’air que nous respirons et mettent en péril la santé publique des populations. Le Chef du Gouvernement en a profité pour engager Madame le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable à prendre les dispositions urgentes pour l’application des textes législatifs et règlementaires en vigueur. D’après le Général de Division Abdoulaye MAIGA, nous devons faire un sursaut collectif pour la préservation de notre environnement, au regard de la pression démographique, la perte des terres, les pollutions multiples et le changement climatique qui exigent des réponses fortes, rapides et coordonnées avec la participation de tous les acteurs. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, sous l’impulsion du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Gouvernement a engagé : une réforme en profondeur du cadre juridique et institutionnel de l’environnement ; l’intégration du climat dans toutes les politiques publiques ; la mobilisation de financements verts à l’échelle nationale et internationale ; la digitalisation des outils de gouvernance environnementale, pour plus de transparence, d’impact et d’efficacité. Il faut noter qu’en marge de la cérémonie de lancement de la 26ème édition de la Quinzaine de l’environnement, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a procédé à la pose de la première du vestibule de la chefferie traditionnelle, à la plantation d’arbre au Bosquet de l’AES et au coup d’envoie de la traditionnelle pêche du Sanké Mô. CCOM/MEADD

26ᵉ édition de la Quinzaine de l’Environnement : Le Premier ministre lance les activités avec un appel à l’action contre la pollution plastique

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a présidé ce jeudi 12 juin 2025, à San, le lancement des activités de la 26 ème édition de la Quinzaine de l’environnement. Le Premier ministre a salué le leadership et la vision du Président de la Transition qui ont permis de hisser les questions environnementales au rang de priorités nationales. Le Chef du gouvernement, a par ailleurs, invité le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable à prendre les dispositions urgentes pour l’application des textes législatifs et réglementaires en vigueur. Pour cette 26 ème célébration deux thèmes sont retenus : « mettre fin à la pollution plastique » pour la journée mondiale de l’environnement et « célébrer et restaurer les terres en exploitant des opportunités » pour la journée internationale de la lutte contre la désertification. Au programme de la Quinzaine de l’environnement figurent des panels, des activités de reboisement, entre autres. Après le lancement des activités de la Quinzaine de l’environnement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a planté le premier arbre du bouquet de l’AES. Il a été imité par le ministre nigérien de l’environnement, les membres du gouvernement présents ainsi que les Ambassadeurs des pays de l’AES. CCRP/Primature

Lancement de la 625ᵉ édition du Sankè Mô : Une pêche collective rituelle fondatrice de la ville de San

Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a présidé ce jeudi 12 juin 2025 la 625 ème édition de la pêche collective de la mare de San ou SANKE MÔ. Cette année, l’événement a pris un relief particulier avec la décision du Président de la Transition de faire de 2025, année de la Culture. Pour le Premier ministre, Chef du Gouvernement le SANKE MÔ est une occasion de renforcement des valeurs de tolérance, de solidarité, de paix, de résolution de conflits et de cohésion sociale entre les communautés. Le ministre nigérien de l’environnement est l’invité d’honneur de cette édition. Plus qu’un simple événement, le SANKE MÔ incarne l’identité culturelle, la spiritualité et la richesse des traditions de la région de San. À travers danses rituelles, chants traditionnels, offrandes symboliques et activités culturelles diverses, SANKE MÔ 2025 témoigne de l’engagement de la région à préserver et promouvoir notre patrimoine immatériel.On notait la présence de plusieurs membres du Gouvernement, du Conseiller Spécial du Président chargé des Œuvres Sociales et des Ambassadeurs des pays de la Confédération AES. CCRP/Primature  

Lancement de la 625ᵉ édition du Sankè Mô : La célébration de nos racines et nos traditions ancestrales

La 625ème édition du « Sanké Mô », la pêche collective de San a été lancée, ce Jeudi 12 juin à San, par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA. Les manifestations de cette 625ème édition se poursuivront jusqu’au dimanche prochain. Ce rituel de pêche se tient le deuxième jeudi du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Il commence par le sacrifice de coqs et de chèvres et par des offrandes d’habitants du village aux esprits, qui habitent la mare Sanké. Une pêche collective a lieu, ensuite, pendant quinze heures à l’aide de filets à larges et à petites mailles. Elle est, immédiatement, suivie d’une danse masquée sur la place publique au cours de laquelle se produisent des danseurs bwa de San et des villages voisins portant le costume traditionnel et un chapeau décoré de cauris et de plumes. Ils esquissent une chorégraphie particulière au rythme de divers tambours. Le rite du Sanké mô marque, traditionnellement, le début de la saison des pluies. C’est aussi une expression de la culture locale, à travers l’art et l’artisanat, les connaissances et le savoir-faire attachés à la pêche et aux ressources en eau. Il renforce les valeurs collectives de cohésion sociale, de solidarité et de paix entre les communautés locales. La culture de la paix, véhiculée par le Sanké mô, constitue son identité essentielle. C’est ce qui lui a valu d’être classé dans le patrimoine culturel national. En cette année dédiée à la promotion des valeurs culturelles fondatrices de notre société, la cérémonie de Sankè-mô rêvait donc d’un caractère spécial. Il s’agit de promouvoir et valoriser les valeurs qui caractérisent ce rituel historique, qui constitue l’identité de la ville de San. Cependant, l’ignorance de l’histoire et de l’importance de la tradition, la diminution progressive de la participation au rite, les accidents occasionnels pendant son déroulement et la dégradation de la marre Sanké du fait de l’insuffisance des pluies et le développement urbain sont incriminés comme des facteurs ayant conduit à la dégradation de cette cérémonie. En effet, le ‘’Sanké mô’’ est une pêche rituelle annuelle organisée par la communauté bobo de San. Son origine se confond avec celle de la création du village. Selon, les éclaircissements, un chasseur du nom de Bakorè TRAORE, dans sa promenade aurait découvert cet endroit favorable à l’agriculture et surtout riche en gibier. C’est ainsi qu’il aurait décidé d’y passer un an. Un an traduit en langue bamanankan un « San » veut dire une année d’où le nom de San. Grace à son chien, il aurait découvert dans les bois un puits rempli d’eau. Ce puits naturel aurait facilité la fondation du village. Quelques temps après, il aurait découvert une grande marre bondée de poissons. La zone était très boisée, l’accès était difficile. Il aurait fait appel aux bobos de Tèrèkoungo et Parana pour les besoins de main-d’œuvre. Comme nourriture, il leur apporta le petit mil écrasé très vitaminé (mugu fara). « Môgô bè sé ka san kè yan !» (Traduction en bambara : on peut passer toute une année, ici, sans se soucier de la nourriture) », se serait exclamé le chasseur. Ainsi, le « chef de la brousse » finira par s’installer définitivement au bord de la marre. La ville de San venait d’être fondée. Non loin de la mare, Bakôrè TRAORE a découvert également une forêt de figuiers (toro en bambara) et le puits sacré qu’il nomma « Karantéla » ou « Karatèna » (pas de souci à se faire, en bambara) qui lui servit de source pour étancher sa soif. Santoro (figuiers de San, en bambara), le puits sacré de Karantéla et Sanké sont les trois symboles de San. C’est pourquoi les griots magnifient la ville en évoquant Sanké mô, Santoro et Karantéla. Aujourd’hui, le mystère demeure constant autour du Sanké. Si la propriété de la marre revient à la famille TRAORE, la garde des lieux est confiée aux Dao, suite à un pacte signé entre les deux familles. C’est ce qui explique que c’est aux Dao qu’il revient de donner l’ordre de pêcher dans la marre. Cette manifestation culturelle, essentielle à San, magnifie les origines de la ville et renforce la cohésion entre les différentes communautés. Cette pêche collective est, immédiatement, suivie d’une danse masquée sur la place publique, dans laquelle se produisent des danseurs Bwa de San et des villages environnants, qui portent le costume traditionnel et un chapeau décoré de cauris et de plumes, et qui exécutent une chorégraphie particulière au rythme de divers tambours. Le rite du Sanké-mô marque traditionnellement le début de la saison des pluies. C’est aussi une expression de la culture locale à travers l’art et l’artisanat, les connaissances et le savoir-faire attachés à la pêche et aux ressources en eau. Cette tradition renforce surtout les valeurs collectives de cohésion sociale, de solidarité et de paix entre les communautés locales. La veille, une rencontre des bobos dans les deux villages respectifs donne lieu durant toute la nuit à une grande fête bien arrosée par les boissons locales à base de mil). Des hommes se déguisent en jeunes filles. Certains jeunes enlèvent le silencieux du tuyau de leur moto et passent toute une nuit à faire une course de rallye dans toute la ville. Les gens se livrent à un va et vient interminable entre les deux villages. En attendant la grande pêche dans la marre de sanké on procède à la préparation de la crème traditionnelle (mugu fara) qui se fait dans la famille KOÏTA du quartier. Les communautés bobos des deux villages, en compagnie des KOÏTA se rendent à Karentéla ou habitent les descendants de Bakorè TRAORE (fondateur de San), pour la cérémonie de dégustation de la crème traditionnelle (mugu fara). Ce rituel est donc suivi de la pêche collective. La digue de la marre est noire de monde dès la mi-journée. Piétons, motocyclistes, automobilistes disputent le passage aux calèches, aux charrettes, aux ânes et aux chevaux. Muni de filets et divers instruments de pêche, tout le