Le Conseil National de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 25 juin 2026, en sa séance plénière ordinaire, le projet de Loi portant création du Centre d’Accueil et de Placement Familial (CAPF), communément, appelé « Pouponnière ». En effet, cette nouvelle Loi était, fortement, attendue par le Département en charge de la protection des enfants et des partenaires pour renforcer le dispositif juridique en matière de protection de l’enfant.
Après trente-six (36) ans de la création du Centre, cette relecture des textes se justifie par des difficultés structurelles, organisationnelles et institutionnelles constatées, notamment : les difficultés de prise en charge des enfants vivant avec un handicap ainsi que de ceux atteints de maladies chroniques, en raison d’un plateau technique inadapté ; le dépassement de l’âge maximal de séjour des pensionnaires, initialement fixé à cinq (5) ans et les difficultés de prise en charge des situations d’urgence.
Dans son plaidoyer, la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, DIARRA Djénéba SANOGO a indiqué que cette réforme permettra à la structure de renforcer sa gouvernance pour une meilleure prise en charge cohérente des pensionnaires. Aussi, elle permettra l’extension progressive du Centre dans les régions administratives, afin de rapprocher les services des populations comme recommandé, par les récentes assises des états généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.
À l’issue de la présentation du rapport de la commission, saisie au fond et de celui des commissions sollicitées, pour avis, les membres du CNT ont adopté le projet de loi, à l’unanimité, avec 124 voix pour.
La ministre a, chaleureusement, remercié les plus hautes autorités, à leur tête Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, les Honorables membres du CNT, les organisations de promotion et de protection des enfants, confessions religieuses pour leurs accompagnements respectifs.
Elle a, ensuite, lancé un appel solennel à toutes les maliennes et à tous les maliens à conjuguer nos efforts pour un environnement sûr et digne pour ces enfants, qui n’ont aucune famille que l’État et n’ont pas, aussi, choisi cette situation, malheureusement, héritée.
MPFEF


