Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba a reçu, en audience, ce mercredi 10 juin 2026, Ayoni OGUNBAYO, représentant pays de l’ICRISAT au Mali, accompagné de l’Administratrice régionale, Mme Nia. Au centre des discussions, la collaboration entre le Ministère de l’Elevage et Pêche et l’ICRISAT.
Dans son intervention M. Ayoni OGUNBAYO a présenté l’Institut International de Recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides. Il a mis un accent particulier sur les prouesses de l’ICRISAT, notamment dans le domaine de la recherche Agricole avec plus de 60 variétés de sorgho et 20 variétés de mil ; 17 variétés d’arachide développées ; des avancées notables en gestion des sols et de l’eau et la formation de plus de 1 000 acteurs en 2024. Le Représentant pays de l’ICRISAT a sollicité le Ministre Ba pour son accompagnement et sa collaboration.
Après avoir écouté son hôte, le Ministre Youba Ba a salué le travail remarquable accompli par l’ICRISAT et ses équipes de recherche au Mali pour les résultats probants atteints dans le domaine de la recherche Agricole. Ces résultats, selon le Chef du département en charge de l’Elevage et de la Pêche, sont la preuve concrète que la science et la recherche peuvent transformer, durablement, nos systèmes alimentaires et améliorer la vie de nos producteurs, et, in fine, contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali.
Lors de l’AFSF 2025 à Dakar, a-t-il rappelé, nous avons réaffirmé ensemble la volonté commune de renforcer notre partenariat, pour que la recherche scientifique soutienne davantage plus, directement, le développement de l’élevage et de la pêche au Mali.
Selon le Ministre Youba Ba, la vision de son département est d’avoir des systèmes de production animale et aquacole intégrés et intensifiés en synergie avec des sous-secteurs industriels performants tels que les usines de viande et les abattoirs modernes, afin de répondre aux besoins des populations de plus en plus exigeantes et aux demandes intérieures et extérieures en produits de qualité. « L’objectif global visé est d’augmenter la contribution de l’Elevage et de la Pêche à la souveraineté alimentaire, à la croissance économique du pays et de rendre les produits de ce sous-secteur plus compétitifs sur les marchés intérieur et extérieur ».
Le Ministère de l’Elevage et de la Pêche, a reconnu son chef, compte sur l’appui scientifique et technique précieux de l’ICRISAT pour accompagner les priorités nationales que sont : la cartographie des sols, afin d’identifier les ressources minérales et améliorer la fertilité, inspirée de l’expérience du Brésil ; l’amélioration génétique du cheptel en introduisant des semences de races performantes (par exemple, la race Girlando du Brésil) pour accroître la production laitière et bouchère ; le développement des filières chevaline et cameline pour valoriser le potentiel économique et sportif de nos 515 855 équins et renforcer la résilience face au changement climatique ; l’appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien par le développement des cultures fourragères et l’aménagement des périmètres pastoraux pour la période allant de 2025 à 2034 et aussi la réalisation des Systèmes Hydrauliques Pastoraux Améliorés (SHPA) pour l’alimentation et l’abreuvement du cheptel, afin de minimiser les conflits, non seulement à l’intérieur du pays, mais, aussi, au niveau des frontières ; la transformation locale des produits d’élevage et de pêche pour plus de valeur ajoutée, à travers des usines de transformation certifiées ISO (Abattoirs) et des centres d’incubation agroalimentaire pour les jeunes et les femmes.
Ces priorités s’inscrivent dans la vision d’un secteur « élevage et pêche » moderne, productif et durable, au cœur de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle du Mali, a déclaré le Ministre Youba Ba. Il a souhaité que la collaboration avec ICRISAT s’articule autour des cinq axes concrets notamment : une recherche appliquée et co-construite avec les producteurs (les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs et les aquaculteurs) et un développement accru des cultures fourragères, pour l’alimentation des animaux, entre autres.
MEP


