École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB) : Les auditeurs passent en revue leur programme de Master

L’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB), en partenariat avec l’Université Kurukanfuga de Bamako, a organisé, ce mardi 9 juin 2026, un séminaire récapitulatif de fin de semestre au profit des auditeurs de ses programmes de Master. La rencontre académique a été présidée par le Chef de Cabinet du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Contrôleur principal de police Seydou Mamadou DOUMBIA. Ce séminaire visait à analyser les capacités d’adaptation des opérations de paix face à l’évolution des modes opératoires des groupes terroristes et criminels au Sahel et en Afrique de l’Ouest, en vue d’améliorer leur efficacité et leur pertinence stratégique. La rencontre a réuni les étudiants du Master en Criminalité organisée, Terrorisme et Coopération internationale (MACOTEC) ainsi que ceux du Master en Maintien de la paix et Reconstruction de l’État. Le Directeur de l’EMP-ABB, Colonel-major Souleymane SANGARE a indiqué que cette rencontre constitue un cadre privilégié de réflexion et d’échanges sur les enjeux de paix et de sécurité. S’adressant aux auditeurs, il a rappelé leur rôle déterminant dans la prévention et la gestion des crises, la consolidation de la paix, le renforcement de l’État de droit ainsi que la promotion de la sécurité collective. Pour sa part, le représentant du ministre, Contrôleur principal de police Seydou Mamadou DOUMBIA a insisté sur la nécessité de disposer de cadres capables d’anticiper les menaces et de proposer des solutions innovantes. Il a exprimé sa confiance quant à l’impact des conclusions et recommandations issues des travaux, qu’il considère comme une contribution majeure au renforcement des politiques de sécurité et de stabilisation. Le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Paul TRAORÉ a salué la pertinence du thème du séminaire, axé sur les défis sécuritaires contemporains et les réponses innovantes à y apporter. Il a souligné que cette rencontre constitue un cadre privilégié d’échanges académiques et professionnels, permettant aux auditeurs de confronter leurs analyses à celles d’experts et de décideurs. Cet événement constitue une opportunité privilégiée pour les étudiants d’évaluer leurs acquis, de confronter les approches théoriques aux réalités du terrain et de mettre à l’épreuve leurs compétences devant un public d’experts, dans un environnement sécuritaire profondément marqué par des mutations rapides et complexes. DIRPA

Comités Consultatifs de Sécurité des arrondissements I, V et VI de Bamako : Vers la redynamisation de cet organe de gouvernance

La mairie de l’arrondissement I du District de Bamako a accueilli, ce mercredi 10 juin 2026, la cérémonie d’ouverture d’une session dédiée à la redynamisation des Comités Consultatifs de Sécurité Communaux (CCSC) des arrondissements I, V et VI. La rencontre s’est tenue, en présence de plusieurs autorités administratives, civiles et militaires et vise à renforcer la coordination, la concertation et la synergie d’actions entre les différentes institutions impliquées dans la mise en œuvre de la police de proximité. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale d’amélioration de la gouvernance sécuritaire locale et de renforcement du rapprochement entre les forces de sécurité et les populations. Dans son intervention, le maire de l’arrondissement I de Bamako, après avoir souhaité la bienvenue aux participants et adressé ses salutations protocolaires, a salué, avec déférence, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Il est, ensuite, revenu sur les événements du 25 avril, avant de rendre un vibrant hommage à la mémoire de feu le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général d’Armée Sadio CAMARA, saluant son engagement et ses services rendus à la Nation. Le maire a, enfin, exprimé sa gratitude pour l’organisation de cette session de formation, qu’il a jugée, à la fois opportune et bénéfique. Au cours de cette rencontre, les participants auront l’occasion d’échanger autour des défis liés au fonctionnement des Comités Consultatifs de Sécurité Communaux (CCSC), d’évaluer les mécanismes existants et de proposer des pistes de solutions visant à renforcer leur efficacité dans la prévention et la gestion des questions sécuritaires au niveau communal. Prévue du 10 au 25 juin 2026, cette session réunit les représentants des collectivités territoriales, des Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que plusieurs acteurs communautaires engagés dans la promotion de la sécurité et du vivre-ensemble. Selon le représentant du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité, Contrôleur général-major de police Ahamadou Oumar SOUMARE, les Comités Consultatifs de Sécurité Communaux (CCSC) constituent un cadre privilégié de dialogue et de concertation permettant d’identifier, de faire remonter et de prendre en charge les préoccupations sécuritaires des populations. Il a expliqué que chaque comité est appelé à signaler, régulièrement, aux autorités compétentes les difficultés rencontrées sur le terrain, afin que des réponses appropriées et adaptées puissent être apportées. Poursuivant son intervention, il a souligné que la police de proximité repose sur une collaboration étroite entre les forces de sécurité, l’administration et les citoyens. Selon lui, cette approche vise à rapprocher davantage les services de sécurité des populations, à renforcer la confiance mutuelle et à améliorer la circulation de l’information relative aux questions sécuritaires. Il a, également insisté sur la nécessité d’une implication accrue des citoyens dans la prévention de l’insécurité, à travers la sensibilisation, le partage d’informations utiles et une participation active aux initiatives communautaires. Pour lui, la réussite de la police de proximité dépend, avant tout, de l’engagement collectif et de la synergie d’actions entre l’ensemble des acteurs concernés. Cette session de redynamisation se veut, ainsi, un cadre d’échanges et de renforcement des capacités destiné à améliorer le fonctionnement des CCSC et à consolider leur rôle dans la prévention et la gestion des défis sécuritaires au niveau communal. En redynamisant les Comités Consultatifs de Sécurité Communaux (CCSC), les autorités misent sur une approche participative de la sécurité, dans laquelle chaque citoyen est appelé à jouer un rôle actif dans la préservation de la paix, du vivre-ensemble et de la stabilité au sein de sa communauté, contribuant, du coup, au renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. DIRPA

Gestion axée sur les résultats (GAR) : Les cadres de la Présidence de la République renforcés

Le Secrétariat général de la Présidence de la République organise une session de formation de haut niveau consacrée à la Gestion axée sur les résultats (GAR), à l’intention de ses responsables et cadres. Cette session, prévue sur trois jours, s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’action publique et de renforcement des capacités institutionnelles. La cérémonie d’ouverture, ce mercredi 10 juin 2026, a été présidée par Mamadou Kono KONATÉ, Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République, représentant le Secrétaire général, Dr Alfousseyni DIAWARA. Elle a enregistré la présence du Grand Chancelier des Ordres nationaux, des Conseillers spéciaux du Président de la Transition, du Directeur administratif et financier, ainsi que des Conseillers techniques, Chargés de mission, Chefs de service et du représentant du Cabinet BECDI, chargé de l’animation de la formation. Dans son allocution, KONATÉ a souligné que l’exigence de résultats, de performance, de transparence et de redevabilité constitue, désormais, un impératif national dans le contexte de la refondation de l’État. Il a transmis aux participants les salutations et les encouragements de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, qui, selon lui, accorde une attention particulière au renforcement continu des compétences des agents publics. Cette formation vise, notamment, à renforcer la maîtrise des outils de la GAR, améliorer les mécanismes de planification, de suivi-évaluation et de pilotage stratégique, tout en consolidant une culture institutionnelle fondée sur la performance et la responsabilité. Le Secrétaire général adjoint a invité les participants à s’impliquer, pleinement, afin, que les acquis de cette session contribuent, durablement, à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique au service des citoyens. PRESIDENCE

Télévision de l’Alliance des Etats du Sahel « TAFOUK TV » : Les membres du conseil d’Administration prennent les orientations et conseils du Premier ministre, Abdoulaye MAÏGA

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a reçu, en audience, ce mercredi 10 juin 2026, les membres du Conseil d’Administration de la Télévision de l’AES « TAFOUK TV » ainsi que son équipe de direction. La délégation a été introduite par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG ILYENE. En effet, cette rencontre intervient après l’installation, ce lundi 8 juin 2026, à Bamako, des membres du conseil d’Administration de TAFÔUK TV, suivie de la session inaugurale de son Conseil d’Administration. L’installation des membres du Conseil d’Administration marque une étape décisive, dans l’opérationnalisation de la chaîne confédérale, appelée à devenir un instrument majeur de souveraineté informationnelle, de cohésion régionale et de valorisation des identités sahéliennes. Les administrateurs désignés par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ainsi que le directeur général de la chaîne. Dans son intervention, la Présidente du Conseil d’Administration, Hélène AYIKA du Niger a rendu un hommage mérité au Premier ministre Abdoulaye MAÏGA, pour son engagement constant en faveur de la concrétisation des idéaux des pères fondateurs de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Elle a ainsi sollicité les conseils et orientations du Chef du Gouvernement, afin de donner des bases solides à ce média institutionnel de la Confédération des États du Sahel (AES). En retour, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a tenu à féliciter les membres du conseil d’Administration ainsi que l’équipe dirigeante de la Télévision pour la confiance placée en eux, par l’autorité de l’AES, afin de donner des bases solides « Nous avons pris la mesure de nos responsabilités et posé les bases pour que notre Télévision puisse atteindre les objectifs assignés par les Chefs d’Etat des trois pays de l’AES », a-t-il indiqué. Le Chef du Gouvernement s’est réjoui de la parfaite maîtrise des enjeux et attentes des populations de l’AES de la part des membres du Conseil. Il insisté sur le contexte de guerre informationnelle et de cabale médiatique orchestré contre les États de la confédération, un chantier sur lequel la Télévision de l’AES est véritable attendu. Primature/CIGMA

114ème Conférence Internationale du Travail de Genève : La Ministre Oumou SALL SECK prend part aux travaux de la Journée Mondiale contre le travail des enfants

En marge de la 114ème Conférence internationale du Travail de Genève, la Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou SALL SECK a pris part, mardi 9 juin 2026, au Palais des Nations de Genève, aux activités de la conférence marquant la Journée mondiale contre le travail des enfants, placée sous le thème : « Carton rouge au travail des enfants ». Cette importante activité s’est tenue en marge de la réunion de coordination du Groupe africain et des travaux des différentes commissions, notamment la Commission de vérification des pouvoirs, la Commission des finances, la Commission de l’application des normes, la Commission normative sur le travail décent dans l’économie des plateformes, la Commission chargée de la discussion récurrente sur le dialogue social et le tripartisme, ainsi que la Commission chargée de la discussion générale sur le programme porteur de changements, en faveur de l’égalité des genres au travail. Ainsi, la délégation malienne a été dispatchée, entre les différentes commissions, afin de participer, activement, aux discussions et d’y apporter, chaque fois que nécessaire, les positions et éléments d’information pertinents du Mali. Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants constitue un événement de haut niveau, qui offre aux mandants tripartites des pays membres présents à Genève, l’occasion de présenter leurs expériences et leurs perspectives concernant le suivi du Cadre d’action mondial de Marrakech contre le travail des enfants. L’événement met également à l’honneur la campagne « Carton rouge contre le travail des enfants », au cours de laquelle les participants lèvent des cartons rouges pour marquer leur opposition à ce phénomène. Le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail a présenté plusieurs indicateurs préoccupants sur l’ampleur du travail des enfants dans le monde, tout en soulignant une baisse de 10% entre 2020 et 2024 du nombre d’enfants soumis à des travaux pénibles en Afrique subsaharienne. Ainsi, 138 millions d’enfants seraient concernés par ce phénomène à l’échelle mondiale, dont 57% âgés de 5 à 11 ans. Les progrès enregistrés dans certaines régions d’Afrique et d’Asie démontrent toutefois que l’espoir est permis, conformément aux orientations du Cadre d’action de Marrakech. Le ministre marocain en charge de la petite enfance a notamment présenté l’expérience de son pays en matière d’éducation, d’apprentissage soutenu par des incitations financières et de brevets d’apprentissage. Il a été suivi par les représentants de plusieurs pays et organisations. Dans de nombreux cas, il a été établi que les nouvelles technologies favorisent l’émergence de nouvelles formes d’exploitation des enfants.  La séance a pris fin par une action symbolique de mobilisation, marquée par un affichage collectif du carton rouge de la campagne par l’ensemble des participants dont notre pays. En prenant part à cette campagne, la délégation malienne, présente à Genève, comprenant les représentants du Gouvernement, du Conseil national de Transition, des travailleurs et des employeurs, réaffirme son engagement résolu dans la lutte contre le travail des enfants. Le Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle s’inscrit, pleinement, dans cette dynamique, comme en témoigne l’arsenal législatif national ciblant sévèrement les différentes manifestations de ce phénomène. Il s’agit donc de privilégier l’éducation des enfants, de préserver leur santé et de préparer, durablement, leur insertion future dans le marché de l’emploi. MENEFP

Partenariat : Le ministre Youba BA salue l’accompagnement d’ICRISAT au secteur Agricole malien

Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba a reçu, en audience, ce mercredi 10 juin 2026, Ayoni OGUNBAYO, représentant pays de l’ICRISAT au Mali, accompagné de l’Administratrice régionale, Mme Nia. Au centre des discussions, la collaboration entre le Ministère de l’Elevage et Pêche et l’ICRISAT. Dans son intervention M. Ayoni OGUNBAYO a présenté l’Institut International de Recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides. Il a mis un accent particulier sur les prouesses de l’ICRISAT, notamment dans le domaine de la recherche Agricole avec plus de 60 variétés de sorgho et 20 variétés de mil ; 17 variétés d’arachide développées ; des avancées notables en gestion des sols et de l’eau et la formation de plus de 1 000 acteurs en 2024. Le Représentant pays de l’ICRISAT a sollicité le Ministre Ba pour son accompagnement et sa collaboration. Après avoir écouté son hôte, le Ministre Youba Ba a salué le travail remarquable accompli par l’ICRISAT et ses équipes de recherche au Mali pour les résultats probants atteints dans le domaine de la recherche Agricole. Ces résultats, selon le Chef du département en charge de l’Elevage et de la Pêche, sont la preuve concrète que la science et la recherche peuvent transformer, durablement, nos systèmes alimentaires et améliorer la vie de nos producteurs, et, in fine, contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali. Lors de l’AFSF 2025 à Dakar, a-t-il rappelé, nous avons réaffirmé ensemble la volonté commune de renforcer notre partenariat, pour que la recherche scientifique soutienne davantage plus, directement, le développement de l’élevage et de la pêche au Mali. Selon le Ministre Youba Ba, la vision de son département est d’avoir des systèmes de production animale et aquacole intégrés et intensifiés en synergie avec des sous-secteurs industriels performants tels que les usines de viande et les abattoirs modernes, afin de répondre aux besoins des populations de plus en plus exigeantes et aux demandes intérieures et extérieures en produits de qualité. « L’objectif global visé est d’augmenter la contribution de l’Elevage et de la Pêche à la souveraineté alimentaire, à la croissance économique du pays et de rendre les produits de ce sous-secteur plus compétitifs sur les marchés intérieur et extérieur ». Le Ministère de l’Elevage et de la Pêche, a reconnu son chef, compte sur l’appui scientifique et technique précieux de l’ICRISAT pour accompagner les priorités nationales que sont : la cartographie des sols, afin d’identifier les ressources minérales et améliorer la fertilité, inspirée de l’expérience du Brésil ; l’amélioration génétique du cheptel en introduisant des semences de races performantes (par exemple, la race Girlando du Brésil) pour accroître la production laitière et bouchère ; le développement des filières chevaline et cameline pour valoriser le potentiel économique et sportif de nos 515 855 équins et renforcer la résilience face au changement climatique ; l’appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Stabilisation et de Sécurisation du Bétail malien par le développement des cultures fourragères et l’aménagement des périmètres pastoraux pour la période allant de 2025 à 2034 et aussi la réalisation des Systèmes Hydrauliques Pastoraux Améliorés (SHPA) pour l’alimentation et l’abreuvement du cheptel, afin de minimiser les conflits, non seulement à l’intérieur du pays, mais, aussi, au niveau des frontières ; la transformation locale des produits d’élevage et de pêche pour plus de valeur ajoutée, à travers des usines de transformation certifiées ISO (Abattoirs) et des centres d’incubation agroalimentaire pour les jeunes et les femmes. Ces priorités s’inscrivent dans la vision d’un secteur « élevage et pêche » moderne, productif et durable, au cœur de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle du Mali, a déclaré le Ministre Youba Ba. Il a souhaité que la collaboration avec ICRISAT s’articule autour des cinq axes concrets notamment : une recherche appliquée et co-construite avec les producteurs (les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs et les aquaculteurs) et un développement accru des cultures fourragères, pour l’alimentation des animaux, entre autres. MEP

16ème Edition du Conseil Supérieur de l’Agriculture : Le Président du Conseil Supérieur de l’Agriculture, Général d’Armée Assimi GOÏTA a donné des orientations stratégiques pour l’atteinte des objectifs de production

Le Palais de Koulouba a abrité, ce mardi 09 juin 2026, la 16ème édition du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA), sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Président du Conseil supérieur de l’Agriculture. Cette importante rencontre annuelle, instituée par la Loi d’orientation agricole, a enregistré la participation du Premier ministre, Chef du Gouvernement, des membres du Gouvernement concernés, notamment les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, ainsi que des représentants de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et des principales organisations professionnelles du monde rural. Tenue à la veille du démarrage de la campagne agricole 2026, cette session constitue un cadre privilégié de concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur agricole. Elle vise à évaluer les résultats de la campagne écoulée, à examiner les préoccupations du monde rural et à définir les orientations stratégiques destinées à renforcer la performance du secteur agricole national. Dans son allocution, le Président de la Transition a rappelé que cette rencontre permet, non seulement de partager les préoccupations des acteurs du monde rural et de faire le bilan de la campagne agricole précédente, mais, également, de donner les grandes orientations pour les actions futures, tout en mettant en place un mécanisme de suivi et d’évaluation des recommandations formulées. Il a salué l’engagement constant des exploitantes et exploitants agricoles, dont les efforts contribuent, de manière déterminante, à la résilience et à la modernisation du secteur. « C’est grâce à leur courage, à leur résilience et à leur détermination que nous relevons, progressivement, le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture », a affirmé le Président de la Transition. Réaffirmant la volonté des autorités de faire de l’agriculture un levier majeur de développement économique, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a indiqué que cette ambition s’appuie sur une stratégie de développement des chaînes de valeur agricoles, à travers les agropoles, conformément à la Vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). En vue de soutenir durablement les producteurs et de renforcer les interventions en faveur des filières stratégiques, le Président du Conseil supérieur de l’agriculture a annoncé plusieurs mesures applicables à la campagne agricole 2026. Ainsi, le prix d’achat subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 F CFA. Par ailleurs, le prix d’achat subventionné du sac de 50 kilogrammes d’engrais minéraux est arrêté à 15 000 F CFA, tandis que celui du sac de 50 kilogrammes d’engrais organiques est maintenu à 3 000 F CFA. Dans le même élan, le prix d’achat d’un kilogramme de semence de maïs hybride est fixé à 1 500 F CFA. Enfin, le prix d’achat d’un kilogramme de biostimulant OVALIS est arrêté à 17 500 FCFA. Le Chef de l’État a, par ailleurs, recommandé le maintien de l’affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l’alimentation du bétail et des bœufs de labour. Prenant la parole, à cette occasion, le ministre de l’Agriculture a rappelé que, malgré les difficultés rencontrées, au cours de la précédente campagne, les performances enregistrées témoignent de la résilience du secteur agricole malien. Les résultats provisoires font état d’une production de 11 452 540 tonnes de céréales, de 433 700 tonnes de coton, de 157 775 tonnes de viande contrôlée, de 17 238 tonnes de lait collecté et de 122 671 tonnes de poisson. Au nom de la profession agricole, le Président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussy Bouya SYLLA a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités pour les appuis multiformes accordés au monde rural, au cours des cinq dernières années. Il a, notamment cité, entre autres, la récupération et la sécurisation des terres agricoles de Samanko, la subvention des tracteurs, l’octroi du quota de 10 % de graines de coton aux éleveurs et producteurs, la détaxation des aliments destinés à l’aviculture et à la pisciculture, la criminalisation du vol de bétail ainsi que l’achat institutionnel de 26 030 tonnes de riz, directement, auprès des producteurs. Tout en saluant ces avancées, il a attiré l’attention sur certaines préoccupations persistantes, notamment, les difficultés rencontrées par les aviculteurs pour l’acheminement des poussins d’un jour, les prévisions d’un hivernage déficitaire annoncées par Mali Météo, ainsi que la nécessité d’opérationnaliser le Fonds national d’appui à l’agriculture, afin de faciliter l’accès au financement des exploitants agricoles. À l’issue des travaux, la profession agricole a réaffirmé son engagement à accompagner la Vision 2063 et la mise en œuvre de la SNEDD 2024-2033, dont le projet structurant prioritaire « FARAFINNA JIGINE » ambitionne de nourrir durablement le Mali et la sous-région. À travers cette 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l’agriculture, les autorités maliennes renouvellent leur détermination à promouvoir une agriculture moderne, compétitive et résiliente, capable de garantir la souveraineté alimentaire, de créer davantage de richesses et d’améliorer, durablement, les conditions de vie des populations rurales. PRESIDENCE

Visite du Président Béninois SEM. Romuald Wadagni au Mali : Des échanges fructueux entre le Président Assimi GOÏTA et son homologue béninois autour de la redynamisation de la coopération bilatérale

Le nouveau président de la République du Bénin, SEM. Romuald Wadagni a été reçu rendu ce mardi 09 Juin 2026, à Bamako par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA pour une visite d’amitié et de travail. À sa descente d’avion, le Chef d’Etat béninois a été accueilli par Assimi GOÏTA au bas de la passerelle, avec tous les honneurs dus à son rang. L’exécution de l’hymne national des deux pays, la salutation des corps constitués, ainsi que des Béninois résidents au Mali, ont marqué les temps forts de cette cérémonie d’accueil de l’hôte du Président de la Transition. Après un premier tête-à-tête dans le pavillon présidentiel, les deux Chefs d’État se sont rendus, ensuite, au Palais de Koulouba pour les travaux, qui marqueront cette visite de quelques heures. Cette rencontre entre les deux dirigeants, s’inscrit dans une dynamique de rapprochement et de renforcement des relations entre le Bénin et le Mali. Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté commune de donner un nouveau souffle à la coopération bilatérale. Les deux dirigeants ont, ainsi, évoqué plusieurs pistes de collaboration, qui peuvent aider à renforcer les liens historiques, qui unissent les deux pays et à développer des partenariats profitables aux populations béninoise et malienne. La question de la sécurité au Sahel a occupé une place de choix dans les discussions. ‎Cette visite témoigne de la volonté du Bénin de maintenir le dialogue avec tous les pays de l’Alliance des Etats du Sahel. La visite a été sanctionnée par un communiqué conjoint, qui marque l’attachement des deux dirigeants à redynamiser et raffermir, davantage, leur coopération multiforme. PRESIDENCE CIGMA

Journée Internationale des Archives : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA appelle à la préservation des archives, mémoire vivante de la Nation et garant de la continuité de l’action publique

Notre pays à l’instar de la communauté Internationale a célébré la Journée internationale des archives, commémorée chaque année le 9 juin, pour promouvoir l’importance des archives et le rôle des archivistes dans la préservation de la mémoire collective et la transparence des sociétés. C’est le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Général de Division Abdoulaye MAÏGA, qui a présidé la commémoration en présence de plusieurs membres du Gouvernement. Placée sous le thème : « Garantir et renforcer la Sauvegarde et L’accès aux Archives par la Numérisation », cette cérémonie est le cadre pour faire le point sur la situation des fonds d’archives de la Direction Nationale des Archives du Mali, qui conserve environ 69 500 articles, soit 7,405 km linéaires de documents. Ces archives proviennent notamment des fonds coloniaux et contemporains. La conservation des archives représente des défis techniques et de personnel, notamment le manque d’équipements informatiques performants, la connectivité internet limitée et coûteuse, et l’insuffisance de spécialistes en technologies de l’information. Les supports physiques sont exposés à la dégradation et les systèmes d’archivage électronique demeurent embryonnaires, avec des conséquences concrètes, à savoir : la perte de mémoire administrative, la lenteur administrative et les risques de litiges administratifs. Dans son intervention, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Général de Division Abdoulaye MAÏGA a rappelé que les archives ne constituent pas seulement un ensemble de documents conservés pour témoigner du passé. « Elles sont la mémoire vivante de la Nation, le garant de la continuité de l’action publique et un instrument essentiel de protection des droits des citoyens. Elles permettent à un peuple de comprendre son histoire, d’en tirer les enseignements nécessaires et de préparer son avenir avec lucidité, responsabilité et confiance », a-t-il indiqué. Le Chef du Gouvernement assurera que les Autorités de la Transition, sous le leadership éclairé de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, accordent une attention particulière à la sauvegarde du patrimoine archivistique national, dont la préservation participe pleinement au vaste chantier de refondation de l’État et de restauration de la souveraineté nationale. Il a ainsi salué les acteurs du secteur de l’archivage dans notre pays. Parlant du thème de la commémoration, le Premier ministre indiquera que ce thème met en lumière l’impérieuse nécessité de recourir aux technologies numériques pour assurer une préservation durable, sécurisée et accessible de notre patrimoine documentaire. « Il constitue également une réponse concrète aux défis liés à l’état de dégradation de certains fonds conservés par la Direction nationale des Archives du Mali. Ce choix traduit la volonté des Autorités de la Transition de faire de la transformation numérique un levier majeur de modernisation de l’Administration publique et d’amélioration des services rendus aux citoyens », a –t-il développé. Le Chef du gouvernement a réitéré que le Gouvernement demeure engagé pour renforcer la mémoire archivistique avec le concours de toutes les parties prenantes, car valoriser les archives, c’est garantir la souveraineté de l’État. PRIMATURE

Coopération Chine – Mali : Les cadres de la santé en immersion au cœur du système de santé communautaire du Shanxi (Chine)

En marge du séminaire sur la santé médicale pour les pays africains francophones, la délégation malienne a effectué, ce week-end, une visite de terrain dans deux centres de services sanitaires communautaires de la province du Shanxi. L’objectif était de s’enquérir des modalités de fonctionnement et d’organisation de ces centres de santé de proximité et tirer des leçons pour le Mali. Au centre de santé communautaire de Xinjian, dans le District de Yuci, le centre de médecine de proximité prend en charge 24 000 habitants en service public, médecine chinoise traditionnelle, prévention et suivi des maladies chroniques. Ici, les échanges entre les praticiens maliens et chinois ont permis de mettre en lumière l’articulation entre médecine moderne et médecine traditionnelle chinoise comme pilier du système de santé. Le Centre de services sanitaires de Balingqiao, deuxième étape, est plus moderne avec un niveau technologique impressionnant. La délégation a démarré par le centre de vaccination. Ici, la particularité est liée au système de gestion 100% numérique pour les usagers, un système de conservation des vaccins sécurisé. Le fait marquant est la gratuité des 11 vaccins obligatoires, mais, les autres soins sont à la charge des usagers. Tous les enfants sont vaccinés avant 18 ans. Le laboratoire d’analyse de Balingqiao est connecté à 200 centres de santé du pays et 200 000 sortes tests y sont réalisés, dont 50 dépistages pris en charge pour les maladies chroniques, les cancers et les analyses génétiques. Véritable école, la délégation malienne a appréhendé le système médical chinois avec beaucoup d’intérêts. Il y a de fortes similitudes entre le système sanitaire chinois et malien, notamment sur la médecine communautaire et la prévention. Cependant la différence se joue sur deux points : la modernisation des infrastructures et le renforcement du plateau technique des capacités du personnel. Ainsi, les responsables des centres de santé chinois ont pris bonne note des observations maliennes. Ils se sont dits intéressés pour renforcer la coopération sanitaire entre les deux pays, notamment, à travers un transfert de compétences, la modernisation du plateau technique, les échanges d’expertises etc… MSDS