Dans le cadre des efforts visant à réduire la mortalité maternelle et néonatale, la ministre de la Santé et du Développement Social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ, a effectué une visite de terrain à la maternité du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Gabriel Touré et à la Clinique Périnatale Mohamed VI.
Cette visite avait pour objectif de s’enquérir des dispositifs mis en place pour renforcer la prise en charge des urgences obstétricales et permettre aux établissements hospitaliers de contribuer davantage à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.
La première étape de la visite a conduit la ministre à la maternité du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré. Accompagnée de ses proches collaborateurs et des responsables de l’établissement, elle a pu constater les conditions de prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés.
À l’issue de cette visite, la ministre s’est réjouie de constater que, malgré les difficultés rencontrées, les indicateurs demeurent satisfaisants. Selon elle, cette situation s’explique, notamment, par les dispositions prises, pour assurer une prise en charge effective et appropriée de la mère et de l’enfant.
La deuxième étape a concerné la Clinique Périnatale Mohamed VI. Ici, la ministre a visité le service de néonatologie dédié aux bébés prématurés ; le service de réanimation prenant en charge les grossesses à risque, les nouveau-nés malades à la naissance et les salles d’hospitalisation.
Elle s’est, particulièrement, réjouie des conditions d’entretien et de propreté des locaux. Pour la ministre Assa Badiallo TOURÉ, il est essentiel de descendre, régulièrement, sur le terrain, afin de constater, de visu, les réalités auxquelles sont confrontés les établissements sanitaires. Les constats effectués, ces derniers temps, ont fait ressortir d’une légère augmentation de la mortalité maternelle, elle a, donc, décidé d’intensifier les visites de terrain, dans les hôpitaux et les Centres de Santé de Référence.
Ces visites doivent permettre d’échanger, directement, avec le personnel soignant sur les difficultés rencontrées, mais, également de rencontrer les patients, notamment les mamans et leurs nouveau-nés.
La ministre a, par ailleurs, exhorté les femmes enceintes à commencer les consultations prénatales dès les premiers mois de la grossesse, afin de permettre une détection précoce et une meilleure prise en charge des éventuelles complications. « C’est à ce prix que nous pouvons réduire considérablement le taux de mortalité », a-t-elle insisté.
Les directeurs des deux établissements hospitaliers ont salué, à sa juste valeur, la visite de la ministre. Celle-ci a permis de constater les efforts déployés par les équipes et de s’assurer du bon fonctionnement des services. Les réflexions vont se poursuivre, afin d’identifier de nouvelles pistes pour améliorer davantage la qualité de la prise en charge.
À noter, également que la référence-évacuation a été révisée en tenant compte du circuit du patient, depuis le village jusqu’aux hôpitaux de référence. Autre avancée importante c’est la révision du décret relatif à la césarienne sur laquelle travaille le ministère.
Ces différentes initiatives témoignent de la volonté des autorités sanitaires de renforcer la prise en charge des urgences obstétricales, parallèlement, à la construction des quinze hôpitaux de district.
L’objectif demeure clair : « Aucune femme ne doit plus jamais mourir en donnant la vie et aucun nouveau-né ne doit mourir en commençant la vie ».
MSDS


