Le Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Oumar DIARRA et son collègue de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE étaient face à leurs concitoyens, ce lundi 13 juillet 2026, dans la salle Balla Moussa KEITA, du Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Cet échange citoyen, sans filtres, intervient dans le cadre de la commémoration des cinq (05) ans aux affaires de Son Excellence Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat et Chef Suprême des Armées.
Face aux deux ministres, un auditoire très éclectique composé des représentants des légitimités traditionnelles, du RECOTRADE (Réseau des Communicateurs Traditionnels), de l’Association des Anciens Combattants, Militaires Retraités, Veuves et Victimes de Guerre, et du Conseil National de la Jeunesse.
Dans la pratique, chaque ministre a eu un temps de parole pour présenter son bilan et esquisser les perspectives y afférentes. Ils ont eu, aussi, le loisir de faire une synthèse de leur exposé en langue nationale bamanankan pour tous ceux et celles, qui sont en délicatesse avec la langue de Molière. L’exercice fut mené avec brio par les deux ministres, qui avaient leurs fiches à jour et qui étaient à leur avantage dans cet exercice de communication.
Premier à intervenir, le Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Oumar DIARRA a levé un coin de voile sur les réalisations phares de son département. Sans être exhaustif, il faut retenir, entre autres : la construction de l’Hôpital d’instruction des Armées de Banankoro, non loin de Bamako ; la construction, en cours, des camps de Dioïla et de Konobougou ; la construction des Hôpitaux de niveau 2 à Sévaré et Gao ; la construction des 1000 Logements à Kati ; l’édification du Mémorial des Armées ; l’acquisition de vecteurs aériens ; la création de l’Ecole de Guerre et l’amélioration continue des conditions de vie et de travail des Forces de Défense.
Pour ce qui concerne spécifiquement le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, il a réalisé pas moins de 131 infrastructures en cinq ans dont les bénéficiaires sont la Police nationale, la protection civile, la Gendarmerie nationale et la Garde nationale. A ce listing, s’ajoutent plusieurs programmes de réhabilitation d’infrastructures au profit l’Ecole Nationale de Police, de la Direction Générale de la Police Nationale, des Groupements Mobiles de Sécurité, des postes de sécurité, ainsi que diverses installations de la Protection civile.
En matière d’équipement, le département a œuvré à renforcer les capacités opérationnelles de ses structures par l’acquisition d’importants équipements : matériels de maintien de l’ordre, armes individuelles et collectives, munitions, effets d’habillement et équipements de protection. Un effort similaire a été consenti pour améliorer la mobilité des Forces de Sécurité. Il s’agit de véhicules d’intervention, d’ambulances, de camions de transport de troupes, de véhicules logistiques, d’engins spécialisés, de motos de patrouilles, de matériels de secours et de lutte contre les incendies.
Sur le plan du recrutement, en seulement cinq ans, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a enrôlé plus de 15.000 personnels au compte de la Police nationale et de la Protection civile. A ceux-là s’ajoutent les 3000 jeunes en cours de formation dans plusieurs centres de formation.
Cette embellie générale se ressent aussi dans le secteur du renforcement des capacités des différents personnels. En effet, la militarisation de la Police nationale et de la Protection civile a permis d’intensifier les formations militaires classiques, la qualification des Officiers de Police Judiciaire ainsi que de nombreuses formations spécialisées réalisées dans le cadre de la coopération avec plusieurs pays partenaires. Enfin, il faut noter que l’opérationnalisation de l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité a permis de former 94 stagiaires.
Le bilan du département de la Sécurité et de la Protection Civile a aussi porté sur le cadre législatif, règlementaire et institutionnel avec l’adoption de la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022 portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile. A cela, s’ajoutent plusieurs textes législatifs et réglementaires ayant conduit, notamment, à la création des Directions Générales de la Police Nationale et de la Protection Civile.
Autre chose à inscrire à l’actif du département, c’est l’établissement de nouveaux documents de voyage et d’identité. Pour satisfaire aux exigences de la libre circulation des personnes et des biens et pour une meilleure identification des personnes, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile s’est attelé à offrir aux citoyens des documents d’identité et de voyage hautement sécurisés, conformes aux normes internationales. Ce sont le e-passeport AES et la Carte d’Identité biométrique AES.
En termes de coopération sécuritaire, au plan régional, le Mali privilégie le cadre de la Confédération des Etats du Sahel (AES), tout en restant ouvert à d’autres partenariats respectueux de sa souveraineté.
A la séquence des Questions/Réponses, on aurait pu, a priori, craindre un florilège de questions embarrassantes ou fâcheuses. Contre toute attente, les intervenants se sont contentés de commentaires et de témoignages de soutien, qui sont tous allés dans le sens d’un plébiscite en faveur des Forces Armées et de Sécurité.
De nombreux témoignages ont reconnu et salué les sacrifices consentis par les plus hautes autorités en matière de recrutement, d’équipement, de formation et d’amélioration des conditions de vie et de travail des Forces Armées et de Sécurité.
Les quelques questions formelles adressées aux deux ministres ont porté, essentiellement, sur le taux de réalisation des nouveaux camps en chantier, le recrutement des volontaires dans les FDS, le rôle de la jeunesse en appui aux hommes sur le terrain, les logements sociaux à l’usage des Forces Armées et de Sécurité, ainsi que l’attitude citoyenne consistant à remonter les informations/renseignements aux autorités compétentes. Les deux ministres y ont répondu avec satisfaction.
Avant de conclure les échanges, les ministres ont salué le soutien des populations, tout en les invitant à la prudence, à la vigilance et à la franche collaboration avec les Forces Armées et de Sécurité, à tout moment et en toute circonstance.
MSPC


