La bataille d’Anéfis : Échec cinglant d’une entreprise macabre des terroristes et leurs acolytes

    Ils avaient annoncé très tôt la reprise d’Anéfis comme un couperet sur les médias sociaux et sur leurs médias partenaires. Ainsi, leurs récits erronés, expertement, écrits et, tendancieusement, distillés dans certains de leurs médias, qui annonçaient une attaque sanglante. Aussitôt, tel un pianiste à la recherche de ses notes perdues, les médias français entrent dans la danse en relayant en boucle, cette information en se contredisant même souvent sur l’ampleur des combats. Ils étaient loin d’imaginer que l’étau s’était refermé sur eux et que le piège tendu avait pris la proie. L’attaque d’Anéfis a été marquée par des combats intenses et des pertes significatives pour les groupes terroristes. Les forces armées maliennes et leurs alliés ont donné aux terroristes une réponse historique. Les combats ont été marqués par des attaques simultanées contre plusieurs localités et les forces gouvernementales ont réussi à repousser les assauts avec succès. Les bilans des combats montrent une défaite, sans appel, pour les groupes terroristes. Les autorités maliennes continuent de maintenir la situation de contrôle dans la région. En effet, après plusieurs jours d’affrontements intenses dans les étendues désertiques de la région de Kidal, les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes d’Africa Corps sont parvenus à briser le siège d’Anéfis, une localité devenue, ces derniers jours, l’épicentre de la guerre. Il faut dire que cette percée ne représente davantage qu’un simple succès militaire. Elle permet de maintenir sous contrôle cette position stratégique dont dépend, en grande partie, la présence gouvernementale dans l’extrême Nord-Est du Mali. Située sur l’axe reliant Gao à Kidal, Anéfis est considérée par les militaires comme un verrou géographique essentiel pour toute opération future dans la région. Il faut noter que depuis plusieurs mois, la localité s’est transformée en base avancée des forces armées maliennes (FAMa). Sa perte aurait constitué un revers majeur pour les ambitions de Bamako de reprendre l’initiative dans une région où les groupes armés ont retrouvé une capacité offensive significative. Face à cette menace, les autorités maliennes ont misé sur leur principal avantage : la puissance aérienne. Selon l’état-major, une série de frappes a été menée pour sécuriser la route reliant Gao à Anéfis et neutraliser les groupes armés, qui tentaient d’empêcher l’avancée du convoi de renfort. Les bilans donnés par les autorités font état de destructions importantes du côté adverse et des milliers de terroristes neutralisés. Les images diffusées par l’Africa Corps, après l’arrivée du convoi à Anéfis, ont été, largement, relayées sur les réseaux sociaux. Elles ont démontré que la ville d’Anefis demeure sous le contrôle des FAMa, de même que les grandes villes de la région de Kidal. Cette communication illustre l’importance de la bataille informationnelle, qui accompagne, désormais, chaque opération militaire au Sahel. La question, qui se pose, donc, est celle de l’exploitation de ce succès. En conservant Anéfis, les FAMa préservent un point d’appui indispensable pour d’éventuelles opérations destinées à reprendre toute l’étendue de la région, symbole de la rébellion, depuis plusieurs décennies. Mais, tenir la ville exigera le maintien des lignes ouvertes à l’approvisionnement de longues durées. Mais, ces lignes pourraient être vulnérables, à travers l’immensité saharienne. Somme toute, le courage et la détermination, qui caractérisent les FAMa, aujourd’hui, sont suffisants pour contenir les groupes terroristes résiduels, avant de les envoyer au repos éternel, comme disait l’autre. CIGMA    La bataille d’Anéfis : Les éclaircissements du Chef d’Etat-major général des Armées, le Général de Division, Elisée Jean DAO   « Les FAMa et leurs partenaires ont neutralisé plus de 1 000 terroristes à Anéfis, détruit 14 blindés, 24 véhicules armés et 300 motos », c’est le bilan provisoire des combats d’Anefis annoncé par le Chef d’Etat-major général des Armées, le Général de Division, Elisée Jean DAO. Le Chef d’Etat-major général des armées a toutefois déploré les pertes enregistrées dans les rangs des FAMa. Il a indiqué qu’une trentaine de militaires sont tombés au combat, auxquels il a rendu hommage, tout en adressant ses condoléances à leurs familles respectives. Il a, également, fait état des blessés, dont plusieurs cas graves, auxquels il a souhaité un prompt rétablissement. Le Chef d’État-major général des Armées a réaffirmé la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre les opérations jusqu’à la neutralisation complète des groupes armés terroristes sur le territoire national.   Voici l’intégralité de l’intervention du Chef d’Etat-major général des Armées sur le plateau de l’ORTM1   ORTM1 : On l’a vu sur les images, vos troupes mènent une opération de ratissage à Anéfis. Comment se présente la situation au moment où nous parlons ?   CEMGA : Permettez-moi d’adresser mes premiers mots d’encouragement à ces hommes que vous voyez, qui se battent jour et nuit, pour leur dire toutes mes félicitations, les encourager pour ce qu’ils sont en train de faire, présenter mes condoléances pour ceux, qui sont tombés, avec honneur et dignité pour la patrie, nos martyrs et souhaiter prompt rétablissement à nos blessés. Ensuite, pour ce qui concerne la situation, qui prévaut, aujourd’hui à Anefis, je voudrais donner l’information à tous nos concitoyens que Anéfis est, totalement, maîtrisée et sous contrôle des forces armées maliennes. Vous pouvez le voir vous-même : nos hommes ont, pendant plus de 20 heures, effectué des manœuvres de combat, ont cassé le verrou d’Anéfis et ravitaillé nos hommes là-bas. Cette opération avait pour but principal de ravitailler d’abord nos hommes, qui étaient à Anéfis, mais pas que cela, car il fallait aussi mettre fin aux velléités de faire le maximum de dégâts sur l’ennemi pour lui briser ses moyens.   ORTM1 : ORTM1 : Les attaques coordonnées du 4 juillet ont concerné plusieurs de vos emprises. Certains ont été vite repoussées. Qu’est ce qui explique cette intensité des batailles autour  d’Anéfis ?   CEMGA : Oui, la bataille d’Anéfis a duré, parce qu’Anéfis est un point stratégique, sur le plan militaire, et, rentre dans un plan global. Les enjeux d’Anéfis sont nombreux. Du point de vue tactique pour nous, mais, surtout, stratégique pour l’ennemi. Le fait, pour l’ennemi de penser que la ville de Kidal ou de Tessalit étaient des faiblesses,

Conseil National de Transition : Le Projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité adopté

En ce dernier jour de travail parlementaire au titre de la Session d’Avril, le Conseil National de Transition a adopté à l’unanimité des 125 membres votants le Projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité. En l’absence du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, c’est le ministre intérimaire, en l’occurrence le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, qui a défendu ledit projet de loi en séance plénière. Malgré la sensibilité de la matière et le volume du projet de loi, le vote positif a été acquis très rapidement grâce à un travail au fond minutieux de la Commission de la Défense nationale, de la Sécurité et de la Protection Civile, d’une part, et aux avis éclairés de la Commission des Lois constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République, d’autre part. Compte tenu du contexte national, sous-régional et international marqué notamment par les activités déstabilisatrices des GAT (Groupes Armés Terroristes) et l’émergence d’une forme de criminalité qui ignore les frontières, les membres du CNT ont examiné le Projet de loi avec rigueur et professionnalisme. Ceux qui sont rompus aux arcanes du travail parlementaire savent que, en l’espèce, l’adoption d’un texte de cette envergure intervient en séance plénière à l’issue d’un ballet qui fait se succéder membres de la commission concernée, autres parlementaires et membres du gouvernement. Ainsi, le Ministre de la Sécurité et de la protection Civile a succédé au Président et au rapporteur de la Commission de la Défense nationale, de la Sécurité et de la Protection Civile. Le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE a remercié les Honorables membres du CNT pour le remarquable travail de fond opéré sur le projet de loi. Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile s’est aussi soumis à une salve de questions auxquelles il a répondu en apportant des éléments de clarification portant notamment sur la défense civile, son cadre de coordination, les Comités Consultatifs de Sécurité et la situation sécuritaire du pays. A la tribune du CNT, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE a rendu un vibrant hommage aux Forces Armées et de Sécurité dont il a salué le courage, le sacrifice et le professionnalisme. Chaque jour, dira-t-il, ils se dressent face aux Groupes Armés Terroristes et aux réseaux criminels organisés, dans un engagement constant pour la défense de la souveraineté nationale, la préservation de l’intégrité territoriale et la protection des populations et de leurs biens. Il a aussi salué la résilience et le patriotisme du peuple malien dont le soutien indéfectible constitue une source de force et de motivation pour nos Forces Armées et de Sécurité dans l’accomplissement de leurs missions. A rappeler que le projet de loi adopté ce matin à 125 voix pour, 00 contre et 00 abstention par le CNT constitue une avancée notable dans la prise en compte du nouveau contexte international marqué par de nouveaux défis majeurs dont la cybersécurité et la cybercriminalité. Enfin, il fait une place prépondérante à la société civile notamment les légitimités traditionnelles et les jeunes dans la gestion des questions de sécurité. MSPC  

Réforme du Secteur de la Sécurité : Les acteurs réunis pour capitaliser les acquis du processus de réforme

Le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité (CRSS) a organisé, le jeudi 09 juillet 2026, au Gouvernorat du District de Bamako, un atelier de capitalisation des acquis du processus de Réforme du Secteur de la Sécurité.La rencontre a réuni les membres des Comités consultatifs de sécurité du District de Bamako ainsi que ceux des Comités consultatifs de sécurité communaux. Présidé par le Gouverneur du District de Bamako, M. Abdoulaye COULIBALY, l’atelier a enregistré également la participation des autorités administratives et locales ainsi que de leurs partenaires. Cette rencontre avait pour objectif de capitaliser les acquis du processus de réforme, en vue de renforcer la gouvernance sécuritaire locale, de promouvoir la prévention des conflits et de contribuer à la consolidation de la confiance entre les populations et les Forces de Défense et de Sécurité. Face à la situation sécuritaire préoccupante, les Comités consultatifs de sécurité ont entrepris plusieurs actions visant à renforcer la gouvernance sécuritaire locale et à favoriser une meilleure implication des acteurs communautaires. Dans son intervention, le Gouverneur du District de Bamako, M. Abdoulaye COULIBALY, a indiqué que cet atelier constituait un cadre d’évaluation des acquis enregistrés, d’identification des bonnes pratiques, de mise en évidence des insuffisances et de renforcement des synergies entre les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité dans le District de Bamako. Il a souligné que les résultats attendus de cette rencontre portaient notamment sur une meilleure compréhension, par les acteurs locaux, de leurs rôles et responsabilités, l’identification et le partage des bonnes pratiques en matière de gouvernance sécuritaire locale, le recensement et l’analyse des actions réalisées par les Comités consultatifs de sécurité (CCS), ainsi que le renforcement des capacités des acteurs en vue d’une meilleure opérationnalisation de ces mécanismes. Prenant la parole à son tour, le représentant du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité (CRSS), le Commissaire Adjoint, Contrôleur Général de Brigade Moussa AG INFAHI, a déclaré que « cet atelier a permis de tirer les enseignements des expériences vécues afin de renforcer la pérennité de ces mécanismes de gouvernance locale de la sécurité, conformément à la vision portée par le Gouvernement du Mali ». Il a, par ailleurs, salué le partenariat exemplaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Mali), pour son accompagnement constant aux côtés du CRSS dans le domaine de la gouvernance sécuritaire. Cette rencontre marque ainsi une étape importante dans la consolidation des mécanismes locaux de sécurité et devrait contribuer à renforcer les efforts nationaux en faveur d’un environnement sécuritaire plus résilient. DIRPA

Réunion hebdomadaire de coordination du CECOGEC : La Gestion de l’hivernage et la prévention des crises au cœur des préoccupations

Dans le cadre du renforcement du dispositif de prévention et de gestion des crises liées à l’hivernage 2026, le Centre de Coordination et de Gestion des Crises et Catastrophes (CECOGEC) a tenu sa réunion hebdomadaire le mercredi 08 juillet 2026, au siège de ladite structure. Elle a été présidée par le Directeur du CECOGEC, le Colonel Sapeur-pompier Issa Raoul D. DABO, en présence des représentants de la météorologie ainsi que des représentants des différents départements ministériels concernés. Cette rencontre a également réuni les responsables techniques ainsi que plusieurs autres acteurs, en vue de faire le point sur la situation opérationnelle de l’hivernage 2026. Les échanges ont permis d’évaluer les actions en cours et d’identifier les mesures appropriées pour renforcer la gestion des crises et des catastrophes. Des experts en gestion des crises et des catastrophes, issus de divers horizons, ont proposé des solutions destinées à réduire les risques et à limiter les dégâts en cette période d’hivernage. Dans son intervention, le Sous-directeur des Opérations de Secours et d’Assistance de la Direction Générale de la Protection Civile, le Colonel Sapeur-pompier Moussa BAGAYOKO, a indiqué que cette réunion visait à engager des actions anticipatives afin d’atténuer les conséquences des inondations ainsi que des cas de foudre pouvant entraîner des pertes en vies humaines. Le Colonel BAGAYOKO a profité pour exhorter la population à faire preuve de vigilance lorsque des nuages menaçants s’accumulent et à limiter les déplacements sous la pluie. « En cette saison humide, des orages accompagnés de vents violents, d’éclairs et, parfois, de cas de foudre sont fréquemment observés. Nous avons déjà enregistré plusieurs victimes causées par la foudre, ainsi que des effondrements d’habitations. J’invite la population à prendre toutes les précautions nécessaires pour se prémunir contre la foudre, qui demeure un phénomène météorologique particulièrement dangereux durant cette période hivernale », a déclaré le Chef du Bureau de Prévision météorologique, Bakary MANGANE. Selon lui, il est essentiel de renforcer les habitations fragiles, d’éviter de s’abriter sous les arbres pendant les orages et de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité afin de préserver des vies humaines. Cette réunion du CECOGEC aura permis de renforcer la coordination entre les différents acteurs concernés et de réaffirmer l’importance d’une vigilance accrue face aux risques liés à l’hivernage 2026. DIRPA

3ème Promotion de l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité : 30 Officiers stagiaires immédiatement opérationnels reçoivent leurs insignes et diplômes

Ce jeudi 03 juillet 2026 est une date à marquer d’une pierre blanche dans les annales de l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité du Mali. En effet, ses 30 officiers stagiaires – 02 du Burkina Faso, 26 du Mali et 02 du Niger – viennent d’achever brillamment leur parcours de formation, au terme de neuf mois de dur labeur et de sacrifices de tous ordres consentis. Ils ont reçu leurs insigne et parchemins des mains des autorités militaires et civiles présentes pour la circonstance. La cérémonie de sortie s’est déroulée sur la Place d’armes de l’Ecole de Gendarmerie Chef d’Escadron Balla KONE. Elle était placée sous la présidence du Chef d’Etat-major Général des Armées, Elysée Jean DAO, représentant le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE empêché. La cérémonie s’est déroulée en présence de très nombreuses autorités civiles et militaires, des membres du Corps diplomatique et consulaires, des organisations internationales, des Partenaires Techniques et Financiers, des personnels d’encadrement de l’Ecole, des représentants des familles et de nombreux invités. Tous les 30 officiers stagiaires ont validé leur parcours de formation et ont reçu chacun, outre l’insigne militaire, deux diplômes : le diplôme militaire et le diplôme du Master en Gouvernance sécuritaire et Gestion des Crises. Ce Master est une innovation qui a été introduite cette année dans le programme de l’Ecole, en partenariat avec l’Université Kurukanfuga. Au palmarès de cette 3ème Promotion de l’Ecole d’Etat-major des Forces de sécurité, quatre Officiers stagiaires sont montés sur les plus hautes marches du podium. Ce sont entre autre, le Chef d’Escadron Moustapha SIDIBE de la Gendarmerie Nationale du Mali, classé 4ème de la promotion. Il a été également plébiscité meilleur chercheur pour avoir produit le meilleur mémoire de recherche en Master. Le Contrôleur Principal de Police Boubacar SOKONA du Mali, classé 3ème de la promotion, a aussi enlevé la palme du meilleur planificateur. Le Capitaine de Gendarmerie Dossou Eric MILLOGO du Burkina Faso, classé 2ème de la promotion, en sus, il s’est adjugé le prix du stagiaire modèle pour sa conduite exemplaire, son assiduité en classe, son esprit d’équipe et son courage au travail : C’est le Commissaire principal de Police Emmanuel LANKOANDE du Burkina Faso qui s’est classé Major de la Promotion. Avec le Chef d’Escadron Moustapha SIDIBE de la Gendarmerie Nationale du Mali, ils se partagent le privilège du titre de meilleur chercheur de la promotion. Après avoir chaleureusement félicité les officiers stagiaires de la 3ème Promotion, le Chef d’Etat-major Général des Armées a réaffirmé son attachement à la formation comme levier de renforcement des capacités opérationnelles des Forces de sécurité. Le Général de Division Elysée Jean DAO a notamment déclaré que cette cérémonie illustre bien la volonté constante de son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat et Chef suprême des Armées, de disposer de forces de défense et de sécurité professionnelles et performantes, capables de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Evoquant la situation des Etats de l’AES dont tous les Officiers stagiaires sont ressortissants, le Chef d’Etat-major Général des Armées a indiqué que ceux-ci sont confrontés à des défis sécuritaires majeurs dont le terrorisme et la criminalité transnationale organisée qui continuent d’alimenter l’instabilité au Sahel, tout comme ils y compromettent les efforts de paix, de sécurité et de développement durable consentis par les pouvoirs publics, a-t-il précisé. Pour cette raison, insistera-t-il, le renforcement des capacités humaines et opérationnelles, la coopération entre États ainsi que la consolidation de nos outils de défense et de sécurité constituent des impératifs stratégiques pour préserver notre souveraineté, protéger nos populations et nos ressources, et garantir à nos concitoyens un avenir meilleur reposant sur la paix, la stabilité et la prospérité. Pour conclure son propos, le Chef d’Etat-major général des Armées dira que, en associant l’excellence universitaire à l’expérience opérationnelle, ce programme contribue à former des responsables mieux cultivés et mieux préparés à anticiper, analyser et gérer les grands défis du moment. Il illustre notre volonté de promouvoir une approche moderne et intégrée de la sécurité, fondée sur la connaissance, l’innovation et la maîtrise des crises. Cette conviction est largement partagée par les deux autres intervenants à la cérémonie de sortie, à savoir le Colonel Ibrahim TRAORE, Commandant des Ecoles et Centres de Formation de la Gendarmerie nationale, et le Colonel Sékou DOUMBIA, Commandant de l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité. Tour à tour, ils ont salué la pertinence de l’approche des plus hautes autorités des Etats du Sahel de bâtir des armées fortes, modernes, professionnelles et souveraines, pleinement engagées dans la défense de l’intégrité du territoire confédéral et la protection des populations et de leurs biens. S’adressant tout spécialement aux nouveaux diplômés de l’Ecole d’Etat-major des Forces de Sécurité, le Colonel Sékou DOUMBIA leur dira ceci : « au-delà des connaissances et des qualifications que vous avez acquises, vous êtes désormais appelés à devenir des conseillers éclairés, des stratèges lucides et des décideurs responsables, investis de la noble mission de servir et de défendre les intérêts vitaux de vos nations respectives ». Enfin, le Colonel Sékou DOUMBIA a tenu à exprimer sa profonde gratitude au Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, pour la confiance qu’il lui a témoignée, ainsi que son soutien qui ne lui a jamais fait défaut. Toutes choses qui ont permis à sa jeune structure de formation d’obtenir les résultats mis à l’honneur en ce jour de sortie. La cérémonie s’est achevée par un défilé dont tout le monde gardera un souvenir impérissable. MSPC

Attaques terroristes repoussées à Gao, Sévaré et Aguel-Hoc : la situation est totalement sous contrôle

L’État-Major Général des Armées informe l’opinion qu’en référence au communiqué flash de la DIRPA de ce 04 juillet 2026 faisant état de tentatives d’attaques terroristes sur les positions FAMa de Aguel-Hoc, Anéfis, Gao, Sévaré et Kénioroba, la situation est totalement sous contrôle. L’État-Major Général des Armées confirme le bilan provisoire des actions aéroterrestres FAMa et partenaires : •⁠ ⁠à Sévaré 20 terroristes sur motos et véhicules équipés neutralisés ; •⁠ ⁠à Gao 01 mort côté ami et 04 blessés tous pris en charge, 06 terroristes neutralisés, un véhicule détruit. Toutes les attaques ont été vigoureusement repoussées. Les opérations de ratissage aériennes et terrestres se poursuivent. La situation est sous contrôle sur toutes les positions attaquées.

Direction du Service Social des Armées : Les familles de militaires sensibilisées aux dangers liés à la drogue

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités socio-éducatives et culturelles, la Direction du Service Social des Armées, en collaboration avec l’Association « SABATISSO », a organisé, le lundi 29 juin 2026, une campagne de sensibilisation à l’intention des familles de militaires sur les méfaits de la consommation de drogues, au sein de la jeunesse. Présidée par le Directeur du Service Social des Armées, Colonel-major, Bréhima SAMAKE, la cérémonie s’est déroulée en présence de la promotrice de l’Association « SABATISSO », de la représentante des femmes de militaires ainsi que des personnels de la Direction du Service Social des Armées. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de prévention et de lutte contre la consommation de stupéfiants chez les jeunes. La campagne de sensibilisation, prévue pour une durée de trois jours, est placée sous le thème : « Prévention et sensibilisation sur la consommation des stupéfiants chez les jeunes et plaidoyer pour la prise en charge des cas détectés ». Dans son allocution, la promotrice de l’Association « SABATISSO », Mariam BOUNDY, a déclaré que chaque jeune qui sombre dans la dépendance représente une perte importante pour sa famille et pour la nation. Elle a souligné que son organisation œuvre, quotidiennement, aux côtés des personnes confrontées à des situations de détresse sociale. De son côté, le Contrôleur principal de police Abou COULIBALY a édifié les participants sur les missions de contrôle et de prévention de l’Office Central des Stupéfiants. Il a également invité les associations intervenant dans ce domaine à unir leurs efforts afin de mieux lutter contre ce fléau. Prenant la parole à son tour, le Directeur du Service Social des Armées, le Colonel-major Bréhima SAMAKE, a indiqué que la consommation de stupéfiants constitue aujourd’hui une menace sérieuse pour la jeunesse. Il a affirmé que : « Nous avons le devoir d’informer, de sensibiliser et surtout d’accompagner les jeunes afin qu’ils fassent des choix éclairés et responsables ». La cérémonie s’est achevée par un sketch de sensibilisation présenté par une équipe de victimes, invitant les jeunes à ne pas emprunter le même chemin. Cette campagne de sensibilisation a permis de renforcer la prise de conscience des familles de militaires sur les dangers liés à la consommation de drogues, tout en réaffirmant l’engagement des acteurs impliqués à poursuivre la lutte contre ce fléau, qui menace la jeunesse. DIRPA

Région Aérienne N°3 : Le colonel d’aviation Adama Demba DEMBELE prend officiellement le commandement

La cérémonie de passation de commandement de la Région Aérienne N°3 s’est tenue, le 30 juin 2026, sur la place d’armes de ladite institution militaire, entre le commandant sortant, Colonel d’aviation Alou COULIBALY et le commandant entrant, Colonel d’aviation Adama Demba DEMBELE. L’événement s’est déroulé en présence du Gouverneur de région, du commandant du PCIAT-EST, du commandant du secteur 1 du théâtre Est, ainsi que des autorités communales de la région. L’inspecteur en chef de l’Armée de l’Air, représentant le Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air, Colonel Makan FOFANA a procédé à la passation entre les deux commandants. Ce passage solennel marque la prise de commandement du nouveau commandant, qui a désormais la charge et le devoir de veiller au bon fonctionnement de l’institution, à l’amélioration des conditions de travail des personnels, à la poursuite du soutien aux unités terrestres, à la sécurisation des personnes et de leurs biens, ainsi qu’au renforcement de la politique stratégique de défense des États du Sahel. Le nouveau Commandant s’est inscrit, résolument, dans la continuité des efforts entrepris par son prédécesseur et entend poursuivre le raffermissement de la coopération opérationnelle ainsi que la consolidation de la cohésion entre l’ensemble des forces engagées sur le théâtre Est de l’opération Dougoukoloko. DIRPA

Corridor Kayes – Bamako : C’est parti pour une vaste opération d’escorte et de sécurisation des véhicules

Dans le cadre du renforcement de la sécurité sur le corridor routier Kayes – Sandaré – Diéma – Bamako, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené, du 23 au 29 juin 2026, une importante opération d’escorte destinée à assurer la protection des usagers empruntant cet axe stratégique. Une première mission des Forces Armées Maliennes (FAMa) a escorté un convoi de 540 camions civils, depuis Kayes jusqu’à Sandaré. Dans le même temps, un second détachement, parti de Diéma le 23 juin 2026, a rejoint le convoi, afin d’assurer la prise en charge des 540 camions, ainsi que de plusieurs véhicules restés immobilisés à Sandaré. Après le regroupement des différents convois à Diéma, le dispositif a atteint un total de 940 camions civils. Sous la protection des FAMa, le convoi a ensuite poursuivi sa progression en passant par Sebabougou, Kwala, Diédiéni, Kolokani et Kati, avant de rallier Bamako. L’ensemble des 940 camions civils et leurs occupants sont arrivés à destination sans aucun incident majeur. Cette opération s’inscrit dans le cadre des missions permanentes de sécurisation et d’escorte des axes routiers stratégiques conduites par les Forces Armées Maliennes (FAMa), en vue de garantir la protection des usagers et la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. DIRPA

Police de Proximité : Vers la redynamisation des Comités Consultatifs de Sécurité de Bamako

La salle de délibération de la mairie de la Commune VI du District de Bamako a servi de cadre, le mardi 23 juin 2026, à une session de formation consacrée à la redynamisation des Comités Consultatifs de Sécurité (CCS). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité, le Colonel-major Abdoulaye TANGARA, en présence de la Secrétaire générale de la mairie, Mme COULIBALY Salimata TRAORE, des membres de la police de proximité ainsi que des autorités coutumières de la commune. Prenant la parole, le représentant du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité, le Colonel-major Abdoulaye TANGARA, a salué les experts ayant contribué à l’élaboration du document relatif à la coproduction de la sécurité. Il a rappelé que les Comités Consultatifs de Sécurité communaux constituent des outils essentiels dans la mise en œuvre de la police de proximité. Il a précisé à cet effet que cette session vise à renforcer les capacités opérationnelles des membres des Comités Consultatifs de Sécurité communaux, à améliorer leur fonctionnement, à promouvoir une meilleure collaboration entre les différents acteurs du cadre stratégique de la police de proximité, ainsi qu’à encourager une participation inclusive des communautés dans la gestion des questions sécuritaires. Le Colonel-major TANGARA a par ailleurs indiqué que trois objectifs spécifiques ont été retenus, à savoir : promouvoir la bonne gouvernance dans le secteur de la sécurité, renforcer les capacités de l’État à répondre aux attentes des populations en matière de défense, de sécurité et de justice, et restaurer la confiance ainsi qu’une synergie d’action entre les populations et les acteurs du secteur. Le concept de police de proximité constitue une approche, voire une doctrine, visant à rapprocher de manière pacifique les institutions de sécurité des populations, dans une logique de gestion intégrée des questions sécuritaires. Dans son intervention, la Secrétaire générale de la mairie de la Commune VI, Madame Coulibaly Salimata TRAORE, a rappelé que la sécurité demeure l’une des principales préoccupations des populations et un facteur essentiel du développement des collectivités. Elle a indiqué que la session de formation des membres du Comité Consultatif de Sécurité communal revêt une importance particulière, en ce qu’elle permettra aux participants de mieux appréhender les enjeux sécuritaires de leur environnement, de renforcer leurs connaissances et de contribuer efficacement à la recherche de solutions concertées face aux préoccupations des citoyens. Mme Coulibaly Salimata Traoré a également salué l’engagement des acteurs du secteur de la sécurité ainsi que celui des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Cette session de formation s’inscrit ainsi dans une dynamique de renforcement de la gouvernance sécuritaire locale et de consolidation de la collaboration entre les acteurs institutionnels, les forces de sécurité et les communautés, en vue d’une gestion plus efficace et participative des défis sécuritaires. DIRPA