114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail: la Ministre Oumou Sall Seck préside la 6ᵉ session du Comité exécutif de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP)

En marge de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, Madame le Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Madame Oumou Sall Seck, a présidé, ce vendredi 5 juin 2026 à Genève (Suisse), les travaux de la 6ᵉ session du Comité exécutif élargi de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP). La cérémonie d’ouverture, organisée au Centre international Cointrin, a enregistré la présence du Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, de Son Excellence Monsieur Gaoussou Cissé, Ambassadeur du Mali auprès de la Confédération suisse, du Président d’honneur de l’AASEP, ainsi que de Maître Kadidia Sangaré, Présidente de la Commission Emploi et Travail du Conseil national de Transition. Dans leurs interventions, plusieurs personnalités, notamment le Président d’honneur et la Secrétaire exécutive de l’AASEP, la représentante de la Présidente de l’Association mondiale des services d’emploi publics (AMSEP), ainsi que le Directeur général de l’ANPE du Mali, par ailleurs Président de l’AASEP et Vice-président mondial de l’AMSEP, ont salué les importantes avancées enregistrées depuis que le Mali assure la présidence de cette organisation qui regroupe une vingtaine de pays africains. Au cours de la session, un protocole d’accord a été signé entre l’AASEP et l’AMSEP. Ce protocole vise à mobiliser des ressources issues de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) auprès de grandes entreprises internationales, notamment celles cotées sur les principales places boursières mondiales, afin de soutenir les initiatives en faveur de l’emploi et de l’insertion professionnelle en Afrique. La veille, sous le leadership de Madame le Ministre Oumou Sall Seck, le Directeur général de l’ANPE du Mali avait accordé une interview consacrée aux défis et enjeux de l’employabilité des jeunes en Afrique, aux progrès réalisés par l’AASEP, aux perspectives en cours, aux efforts des Chefs d’État africains dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’emploi et de formation professionnelle, ainsi qu’aux innovations technologiques mises au service des demandeurs d’emploi. Cette 6ᵉ session est consacrée à l’examen de plusieurs dossiers stratégiques, notamment les modalités de création d’un cadre de concertation des ministres des pays membres, initiative portée sous la présidence du Mali, les rapports d’activités 2025 et 2026, le budget de l’organisation, ainsi que la certification de la formation des conseillers emploi. Dans son allocution d’ouverture, Madame le Ministre Oumou Sall Seck a transmis à l’assemblée les salutations fraternelles des plus hautes autorités du Mali, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, et le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, Chef du Gouvernement, ainsi que celles du peuple malien. Elle a mis en exergue les efforts déployés pour accompagner les pays membres et les nombreuses initiatives novatrices engagées ces dernières années par l’AASEP en vue d’améliorer l’efficacité des services publics de l’emploi, de renforcer leur capacité d’adaptation aux réalités nationales et de dynamiser davantage les marchés du travail. Dans un contexte marqué par les mutations technologiques et numériques, la forte croissance démographique de la jeunesse africaine et la nécessité d’améliorer les mécanismes d’orientation et d’intermédiation sur le marché du travail, Madame le Ministre a notamment cité le programme de développement des emplois verts, l’Académie africaine des services d’emploi publics et son pôle régional, la mise en place d’un secrétariat permanent ainsi que la création d’un cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle, dont la réunion inaugurale est prévue en décembre prochain au Gabon. Madame le Ministre Oumou Sall Seck a également salué avec satisfaction la solidarité manifestée par les pays membres de l’AASEP à l’endroit du Mali dans un contexte marqué par certaines distorsions informationnelles visant des pays en transition, notamment ceux de l’AES, au moment où ceux-ci ont souverainement choisi d’assumer leur destin à travers des solutions endogènes au bénéfice de leurs populations. À travers le dynamisme reconnu de sa présidence de l’AASEP et de sa vice-présidence de l’AMSEP, le Mali, sous l’impulsion du Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, confirme son leadership sur les questions d’emploi, de formation professionnelle et de coopération africaine dans ces domaines stratégiques. La pertinence des résultats obtenus et la qualité des initiatives portées ont ainsi valu au Mali le renouvellement de la confiance des pays membres de l’AASEP pour un troisième mandat, qui se poursuivra jusqu’en 2028. Indéniablement, le chemin parcouru depuis la première réunion du Comité exécutif tenue à Bamako en 2019 est unanimement salué comme considérable. Affiliée à l’Association mondiale des services d’emploi publics (AMSEP), l’AASEP s’affirme aujourd’hui comme un cadre africain de référence pour la promotion de l’emploi, le partage d’expériences et le renforcement des capacités des services publics de l’emploi. MENEFP
Chambre criminelle du Pôle judiciaire : Le Pôle spécialisé de Bamako tient son audience Inaugurale en présence du Garde des Sceaux

La Chambre criminelle du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a tenu son audience inaugurale ce mercredi à Bamako. La séance s’est déroulée en présence du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, du Secrétaire général du département, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, du Chef de Cabinet Bakary Soliba COULIBALY, ainsi que des autorités administratives et judiciaires du sixième arrondissement du district de Bamako. Dans son réquisitoire, le procureur a exhorté les juges à faire preuve de célérité et de diligence dans le traitement des dossiers. Selon lui, seule une justice rapide et efficace permettra de contrer les actes barbares et la radicalisation qui menacent la société. Il a insisté sur la nécessité d’une justice ferme mais équitable, capable de restaurer la confiance des citoyens et de protéger les victimes. Le représentant du Barreau a insisté sur le respect du droit à la défense lors des audiences criminelles. Selon lui, la légitimité des décisions de justice repose sur la garantie des droits fondamentaux, même dans un contexte de menace sécuritaire. Le président du Pôle judiciaire a rappelé que ces jugements doivent permettre de comprendre les sources de financement du terrorisme. Pour lui, la mission du Pôle ne se limite pas à sanctionner les auteurs, mais aussi à démanteler les réseaux financiers et logistiques qui alimentent la violence. La tenue de ces audiences inaugure une nouvelle ère pour la justice malienne. Elle traduit la volonté des autorités de renforcer la lutte contre le terrorisme et les crimes transnationaux. MJDH
Partenariats stratégiques et gouvernance : Le Ministre Issa Ousmane COULIBALY reçoit l’UNICEF, le CRI-2002 et le Conseil National de la Société Civile

Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY a accordé, ce jeudi 4 juin 2026, plusieurs audiences à des partenaires et acteurs engagés dans le renforcement de la gouvernance et du développement local. La première audience a été accordée à Fosca Giulidori, Représentante adjointe de l’UNICEF chargée des programmes au Mali. Les échanges ont porté sur le programme « Communes amies des enfants », la problématique de l’état civil des enfants ainsi que la digitalisation du système d’état civil. La Représentante adjointe de l’UNICEF a salué les avancées enregistrées par le Mali dans le domaine de l’état civil et de l’enregistrement des naissances. Elle a indiqué que le Mali figure parmi les pays d’Afrique de l’Ouest affichant les taux les plus élevés en matière d’enregistrement des naissances. Le Ministre a, pour sa part, réaffirmé l’importance de poursuivre et de renforcer les efforts conjoints, afin de garantir à chaque enfant, l’accès à un acte de naissance. Il a également sollicité l’appui de l’UNICEF dans la lutte contre le terrorisme, rappelant que les enfants figurent parmi les principales cibles des groupes terroristes et nécessitent une protection accrue, à travers des mécanismes d’accompagnement plus dynamiques et inclusifs. Le Chef du département a, ensuite, reçu les membres du Cercle de Réflexion et d’Information pour la Consolidation de la Démocratie au Mali (CRI-2002). La délégation est venue présenter un projet axé sur la promotion de la bonne gouvernance dans les domaines de la défense et de la sécurité, en vue de contribuer au renforcement de la stabilité institutionnelle et de la paix. Enfin, le Ministre a accordé une audience à une délégation du Conseil National de la Société Civile, conduite par son Président, Yacouba Dembélé. Les responsables de l’organisation ont réaffirmé leurs engagements à accompagner les actions du Gouvernement et à soutenir les réformes entreprises dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance publique. Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, à travers ces différentes audiences, a réaffirmé l’engagement de son département à consolider les partenariats stratégiques et à promouvoir une gouvernance efficace, inclusive et orientée vers la satisfaction des besoins des populations, conformément, aux priorités des plus hautes autorités du pays. MATD
Forum annuel 2026 de Sasakawa Africa Association (SAA) : Le ministre Ibrahima SAMAKE réaffirme la volonté d’une véritable transformation de notre système agro-alimentaire

« Régénération des terres et systèmes agro-alimentaires climato-résilients au Sahel : inclusion des femmes et des jeunes pour une sécurité alimentaire, nutritionnelle et un accès durable aux marchés », c’est le retenu cette année pour mettre en exergue des préoccupations de Sasakawa. Un thème qui est assez révélateur des challenges du Mali, en matière de développement Agricole. Ainsi, c’est le Ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima SAMAKE, qui préside ce forum annuel de Sasa kawa Africa Association (SAA). En effet, chaque année, Sasakawa Africa Association organise ce forum réunissant les acteurs fondamentaux du secteur Agricole. L’objectif étant de discuter des défis et perspectives du secteur agroalimentaire. Ce forum représente donc comme une plateforme stratégique de dialogue, d’apprentissage et de construction mutuelle de solutions adaptées à nos réalités. Dans son intervention, le Ministre de l’Agriculture a réaffirmé une importance particulière à la restauration des terres dégradées et à la résilience climatique pour notre pays. Car, indiquera-t-il, la santé des sols constitue le socle de la durabilité des systèmes agro-alimentaires. Le Dr Ibrahima SAMAKE a insisté sur la pertinence de cette thématique, qui vise à créer davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes, véritables moteurs de transformation de notre système agro-alimentaire. Ainsi, il a magnifié la coopération exemplaire entretient le département de l’Agriculture avec Sasakawa Africa Association, depuis 1996 avec le soutien précieux de la coopération japonaise. Pour rappel, Sasakawa Africa Association s’est dotée d’un nouveau plan stratégique 2026-2030, qui, selon le Ministre de l’Agriculture, s’inscrit pleinement dans les priorités nationales du Gouvernement du Mali, à travers la Vision « Mali Kura netaasira ka ben san 2063 ma », et la SNEDD 2024-2033, sous l’impulsion du Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali, Le Général d’Armée Assimi GOÏTA. MA
114ème Conférence Internationale du Travail : Le Mali porte la voix de l’Afrique sur les normes et la formation professionnelle

Dans le cadre de sa participation aux activités de la 114ème Conférence Internationale du Travail à Genève en Suisse, la délégation du Mali, conduite par la Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou SALL SECK, a pris part très tôt ce mercredi 03 juin 2026 au Palais des nations, à la réunion quotidienne de coordination du groupe africain. Cette instance regroupe toutes les délégations de la région Afrique pour coordonner les positions des pays du continent sur les principales questions inscrites à l’ordre du jour de la conférence. Elle permet ainsi de faire le point des discussions et activités de la veille et d’orienter celles de la journée en cours. Il s’agit notamment de partager les comptes rendus des différentes commissions suivis des commentaires, observations et informations des différentes délégations dans l’objectif d’harmoniser autant que possible les angles des centres d’intérêt et limiter les facteurs susceptibles d’affecter l’efficience de la participation des pays africains. Au sein de ce cadre stratégique, le Mali assure le rapportage de la commission d’application des normes. Au terme de cette première réunion de briefing, la Ministre Oumou Sall Seck a regagné les locaux du Bureau International du Travail (BIT) en compagnie de son collègue chargé du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, Dr Fassoum Coulibaly, pour prendre part solidairement aux travaux de la Commission d’application des normes où notre pays figurait dans le répertoire des cas individuels au point de la mise en œuvre de la Convention nº 182 sur les pires formes de travail des enfants ratifiée par le Mali il y a 26 ans. Les éléments de réponse du Gouvernement du Mali prononcés par le Ministre Coulibaly, ont été appréciés pour leur consistance, leur clarté et la qualité des arguments et des références. Après cette séance, le Ministre Oumou Sall Seck, a participé au Palais des nations, au programme portant sur l’intervention du Mali, avec le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, sur le rapport du Directeur Général et de la Présidente du Conseil d’Administration de l’OIT. Parallèlement sous le leadership du Ministre Oumou Sall Seck, une équipe de sa délégation, dont le Chef de Cabinet et le Directeur Général du FAFPA, a eu des échanges avec les responsables du Global Skills Programme autrement (Programme mondial de compétences) qui met en œuvre la stratégie de l’OIT en matière de compétences et d’apprentissage tout au long de la vie. Ce programme qui couvre notre pays à travers le Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle est articulé sur une offre de pôles de services pour la qualification, la requalification et l’amélioration des compétences des individus, des entreprises et des économies. MENEFP
114ème Conférence Internationale du Travail : La région Afrique coordonne sa position pour tirer un meilleur avantage de ses assises

Dans le cadre de sa visite de travail en Suisse, entamée le 30 mai dernier, le Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Madame Oumou Sall Seck, a poursuivi ce jeudi 4 juin 2026 son programme d’activités. Ainsi, Madame le Ministre a pris part, comme chaque matin, à la réunion de coordination du Groupe africain au Palais des Nations, en compagnie de son collègue chargé du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, avant de se rendre au Centre international de conférences de Genève pour participer aux travaux de la Commission normative sur le travail décent dans l’économie des plateformes. Cette commission est chargée de la deuxième discussion sur le travail décent dans l’économie des plateformes en vue de l’élaboration de nouvelles normes internationales du travail. Les débats portent actuellement sur le projet de convention et le projet de recommandation soumis à l’examen des délégués. Troisième activité de la journée, Madame le Ministre a rencontré la Directrice du Département Emploi, Entreprises et Compétences (Skills) de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Au cours de cette rencontre, Madame le Ministre a souligné que la question de l’emploi demeure au cœur des priorités des Autorités maliennes dans un contexte marqué par de nombreux défis. Elle a notamment évoqué plusieurs acquis récents, parmi lesquels le projet d’aménagement de rues réalisé à Bamako-Zrny grâce à un financement du Gouvernement japonais à travers le Bureau international du Travail (BIT), l’étude diagnostique du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), l’étude sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle, la participation du BIT au premier Symposium sur l’accroissement des opportunités d’emploi, le Programme national HIMO ainsi que le financement d’une bourse de formation sur la mesure de l’informalité au profit de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF). En perspective, les deux parties ont convenu de poursuivre et de renforcer leur partenariat autour de plusieurs initiatives majeures, notamment la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat, les Programmes à Impact Rapide, qui suscitent déjà l’intérêt de plusieurs banques maliennes ; la mise en œuvre de la Politique nationale de l’emploi (2026-2030) et de la Politique nationale de la formation professionnelle réactualisée (2026-2030) ; la pérennisation des acquis du projet d’insertion des demandeurs d’emploi des zones cotonnières ; la mise en œuvre du plan stratégique de développement du FAFPA et l’identification de sources pérennes de financement de la formation professionnelle à travers le programme Skills ; ainsi que l’élaboration de la stratégie nationale intégrée de transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Madame le Ministre a également exprimé sa profonde gratitude à l’endroit de l’Organisation internationale du Travail pour son accompagnement constant au profit du département de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Elle a salué la qualité du partenariat qui lie le Mali à l’OIT ainsi que les appuis techniques et financiers apportés dans la mise en œuvre de plusieurs projets et réformes structurantes en faveur de l’emploi, de l’entrepreneuriat, du développement des compétences et de la promotion du travail décent. En conclusion des échanges, la Directrice du Département Emploi, Entreprises et Compétences (Skills) de l’OIT a procédé à une synthèse des principaux points abordés ainsi que des principales conclusions et décisions arrêtées entre les deux parties. Elle a réaffirmé la disponibilité de l’Organisation à poursuivre son accompagnement des initiatives prioritaires du Gouvernement du Mali. Les deux parties se sont engagées à maintenir un dialogue régulier et constructif afin d’explorer de nouvelles perspectives de coopération et de renforcer davantage leur partenariat au service de l’emploi, de l’entrepreneuriat et du développement des compétences. Cette rencontre témoigne de la volonté commune du Gouvernement du Mali et de l’OIT de consolider leur partenariat stratégique au service de l’emploi décent, de l’entrepreneuriat et du développement du capital humain. MENEFP
2ème édition du Forum International de la diaspora : le Ministre Mossa AG ATTAHER échange avec l’ambassadeur Turk sur les opportunités économiques

Dans la perspective de la deuxième édition du Forum international de la diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 au Centre international de Conférences de Bamako, le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER s’est entretenu, ce jeudi 4 juin 2026, avec Son Excellence, Efe Ceylan, Ambassadeur de la République de Türkiye au Mali. Au cours de cette rencontre, le Ministre a présenté la vision et les objectifs de ce rendez-vous économique majeur, conçu comme un cadre de rencontre entre les investisseurs maliens de la diaspora, les porteurs de projets, les acteurs économiques nationaux ainsi que les partenaires étrangers intéressés par les opportunités offertes par le Mali. Il a notamment mis l’accent sur la promotion de l’investissement productif, la valorisation des compétences de la diaspora et le renforcement des échanges économiques. Les discussions ont également permis de revenir sur les résultats enregistrés lors de la première édition, marquée par une forte mobilisation de la diaspora malienne et un intérêt soutenu des milieux d’affaires. Cette nouvelle édition entend consolider cette dynamique en favorisant davantage les initiatives d’investissement et les collaborations créatrices de valeur pour l’économie nationale. Saluant la pertinence de l’initiative, Son Excellence Monsieur Efe Ceylan a mis en avant l’expérience de la Türkiye en matière de mobilisation de sa diaspora et de promotion de l’investissement. Il a également fait part de l’intérêt manifesté par des entreprises turques pour les opportunités économiques offertes par le Mali, tout en confirmant leur présence à cette deuxième édition du Forum. Cette rencontre témoigne de l’intérêt grandissant suscité par le Forum international de la diaspora, qui s’affirme progressivement comme une plateforme de référence pour la mobilisation des compétences, des expériences et des investissements au service du développement du Mali. MMEIA
114ème Session de la Conférence Internationale du travail : Le Mali apporte des réponses claires et documentées sur la protection des enfants et l’application de la Convention N°182

Le Mali était au rôle des travaux de la Commission d’Application des normes de la 114ème Session de la Conférence Internationale du Travail, ce mercredi 03 juin 2026, au siège du Bureau International du Travail (BIT), dans le cadre des interpellations individuelles. Celle-ci a trait au point de la mise en œuvre de la Convention Nº 182 sur les pires formes de travail des enfants ratifiée par le Mali, depuis 26 ans. Présent à Genève dans le cadre de ladite session, le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, Dr Fassoun COULIBALY s’est, ainsi, exprimé, au nom Gouvernement, pour fournir des éléments de réponses clairs et pertinents en réaction au rapport de la Commission d’experts sur l’application de la Convention, qui avait allégué, avec légèreté, des cas de recrutements forcés d’enfants dans les conflits armés. Le ministre Fassoun COULIBALY était assisté de sa collègue en charge de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou SALL SECK. Dans sa déclaration, appuyée par les partenaires sociaux du Mali, le Ministre COULIBALY a réaffirmé l’engagement du Mali au respect des droits fondamentaux de la personne humaine tel que consacré dans la constitution du 22 juillet 2023. Aussi, au regard du droit positif en vigueur au Mali, aucun enfant de moins de 18 ans ne pourrait faire l’objet de recrutement au sein des Forces de défense et de sécurité (cf. loi N°04-051 du 23 novembre 2004 portant organisation générale de la Défense nationale et ordonnance N°2023-15 du 21 mars 2023 portant statut général des militaires modifiée). Ce dispositif juridique est renforcé par les dispositions de la loi N° 01-081 du 24 août 2001 portant minorité pénale et l’institution des juridictions pour mineur ; de la loi n⁰2024-027 du 13 décembre 2024 portant Code pénal et de la loi N°2024-027 du 13 décembre 2023 portant Code de procédure pénale, qui fixent, toutes les trois, la majorité pénale à 18 ans. Aussi, le Code pénal en son article 242-85 incrimine et sanctionne, spécifiquement, l’enrôlement et l’utilisation d’enfants par des forces et groupes armés. De ce fait, et, au regard des réalités du terrain, aucun enfant n’est enrôlé au sein des Forces de défense et de sécurité, ne serait-ce qu’à titre de mission d’appui et les enfants associés ou enrôlés par les groupes armés doivent être considérés comme des victimes et non des combattants. Plus concrètement, au plan opérationnel, la Direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille (DNPEF) a pris en charge 1 432 enfants sortis des groupes armés entre 2013 et 2025, dont 914 enfants sur la seule période 2023-2025. Aussi, le ministre a rappelé la mise en œuvre du projet JRA-JAC (Jeune repenti armé-Jeune acteur de changement) a permis la réinsertion socio-économique des ex-combattants enfants; l’organisation annuelle de 400 cadres de concertation avec les leaders religieux, coutumiers et communautaires a permis de sensibiliser la population sur la mise en œuvre de dialogues intercommunautaires et interreligieux dans cinq régions et de renforcer la promotion de la paix et le vivre-ensemble; la construction de quatre centres de déradicalisation (Mopti, Gao, Ségou, San) de faciliter la réinsertion socio-économique des jeunes vulnérables; la création de la direction de la protection judiciaire des enfants et de renforcer la protection et l’insertion socioprofessionnelles des enfants. Concernant la mendicité des mineurs, elle est réprimée par l’article 242-91 du Code pénal de 2023 et le Gouvernement a pris des mesures, à travers le Code de protection de l’enfant et le Code pénal, pour prévoir des sanctions suffisamment dissuasives contre les phénomènes de la mendicité et du trafic illicite des migrants mineurs, les abus et l’exploitation des enfants en ligne. Il est de même de l’interdiction de l’esclavage, de la vente et de la traite des enfants, du harcèlement sexuel et délits assimilés, qui sont sévèrement réprimés par la loi. Concernant les enfants de la rue, des campagnes d’information et de sensibilisation sont régulièrement organisées dont la célébration de la Journée des enfants en situation de rue, chaque 12 avril. Aussi, nonobstant le contexte de crises et d’attaques terroristes récurrentes, le droit constitutionnel à l’éducation est respecté et l’enseignement public est obligatoire, gratuit et laïc. Par ailleurs l’enseignement fondamental est obligatoire pour tous les enfants (de 6 à 17 ans). Sur ce point, les politiques et programmes de référence sont, entre autres, le Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle, deuxième génération (PRODEC 2 ; 2019-2028) et la politique nationale enseignante. En termes d’accès, les taux bruts d’admission (TBA) au préscolaire pour les garçons et filles sont les plus élevés en 2023, respectivement 17,11% et 17,77% à Bamako, et celui des filles de Koulikoro est supérieur à la moyenne nationale 7,14%. Au Fondamental 1, de 2019 à 2023, le TBA est passé de 81,92% à 83,23%, soit 1,31 point d’augmentation. Au-delà de cette question pour ce qui concerne le recrutement ou l’offre des enfants de moins de 18 ans, le Mali a adopté, depuis août 2022, une loi sur le contrôle des drogues et perfuseurs ainsi qu’un arrêté interministériel interdisant l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha (narguilé) ou tout autre appareil similaire. Concernant les travaux dangereux et l’allégation faisant cas d’enfants travaillant dans l’orpaillage traditionnel, le Programme national de lutte contre le travail des enfants a mis en place la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants (CNLTE), qui a œuvré, entre 2011 et 2020, dans un contexte de crises sociopolitique et sécuritaire en partenariat avec certaines structures étatiques et non étatiques. Le Gouvernement du Mali a réaffirmé, ainsi, son engagement à remplir ses obligations constitutionnelles découlant de la ratification de la convention N°182 de l’OIT et, ceci, malgré le contexte de crise sécuritaire et la faible mobilisation des partenaires techniques et financiers. Les éléments de réponse du Mali à l’encontre de narratifs produits en dehors des institutions nationales habilitées, ont été appréciés pour leur consistance, leur clarté et la qualité des arguments et des références données. MENEFP
Coopération : Des échanges fructueux entre le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY et la coopération Turque et Canadienne

Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY a accordé, ce mardi 2 juin 2026, une audience à Son Excellence Efe CEYLAN Ambassadeur de la République de Türkiye au Mali, ainsi qu’à la Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada au Mali, Lee Anne HERMANE. En effet, l’Ambassadeur de Türkiye était venu transmettre, au nom de son peuple et de son Gouvernement, les sincères condoléances de la République de Türkiye, suite aux événements tragiques du 25 avril dernier. Les échanges ont, notamment, porté sur les questions de sécurité, d’éducation, de formation, ainsi que sur d’autres domaines stratégiques d’intérêt commun, témoignant de la volonté partagée de renforcer davantage ce partenariat au service des peuples. Cette rencontre a, également, été l’occasion pour les deux personnalités de passer en revue l’excellence des relations de coopération entre la Türkiye et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Ministre a, ensuite, reçu la Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada au Mali. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les relations de partenariat fructueuses entre le Mali et le Canada, ainsi que leur engagement commun en faveur du renforcement de la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt partagé. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les nouvelles mesures engagées par les autorités maliennes dans le cadre de la régulation du secteur associatif et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales intervenant sur le territoire national. À cette occasion, des précisions ont été apportées sur les objectifs de ces réformes, notamment : en matière de transparence, de conformité administrative, de coordination des interventions et de respect des dispositions légales en vigueur. Cette série d’audiences s’inscrit dans la dynamique de dialogue permanent entretenue par les autorités maliennes avec leurs partenaires diplomatiques, dans un esprit de respect mutuel, de coopération constructive et de préservation des intérêts stratégiques du Mali. MATD
Coopération Mali – UEMOA : La ministre DOUMBIA Mariam TANGARA à l’écoute du Commissaire Koffi Koffi PAUL

La ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA a reçu, en audience, le mercredi 03 Juin 2026, une délégation de la Commission de l’UEMOA conduite par le Commissaire Koffi Koffi PAUL. L’objectif de cette rencontre était d’échanger sur le Règlement n°02/2023/CM/UEMOA portant Code minier communautaire, adopté lors du Conseil des ministres du 16 Juin 2023 où certaines dispositions de ce Règlement renvoient à des règlements d’exécution devant fournir les modalités de leur mise en œuvre. A cet égard, trois projets de règlements d’exécution du Code minier communautaire ont été élaborés par la Commission et ont fait l’objet d’un atelier régional de validation : gestion des permis miniers et autorisations ; modalités d’alimentation et de fonctionnement du fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine ou de la carrière et droits, redevances et taxes applicables aux permis miniers. Au cours des échanges, la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA s’est réjouie de l’élaboration du développement des filières riz et coton dans notre pays. Au-delà de la filière phosphate et engrais, elle a demandé à la Commission de l’UEMOA de mener des réflexions avec ses services techniques compétents sur la possibilité de transformation des déchets. Après le Togo et le Niger, la présence de la Commission de l’UEMOA à Bamako vise, selon le Commissaire Koffi Koffi PAUL, à avoir un échange de haut niveau avec la partie malienne pour un Code minier communautaire harmonisé. Le ministre chargé de l’Environnement a salué et remercié la Commission de l’UEMOA pour cette démarche consensuelle et a promis de vite mettre ses services techniques concernés au travail. MEADD