Normes de Prestation des Services Publics : Le Ministère de la Refondation de l’Etat mise sur une administration plus accessible et plus performante

Le Ministère de la Refondation de l’État, à travers le Commissariat au développement institutionnel (CDI), a organisé, ce jeudi 08 octobre 2026 à Darsalam, un atelier d’information et de sensibilisation sur l’introduction des normes de prestation des services publics. Un atelier, qui vise à favoriser le partage d’expériences, à identifier les difficultés rencontrées dans la délivrance des services publics et à formuler des propositions concrètes, en vue d’améliorer la qualité des prestations. Présidée par le Ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Dr Yaya GOLOGO, la cérémonie d’ouverture a réuni le commissaire au développement institutionnel, Mamadou Dembélé, des membres du cabinet ainsi que des représentants des institutions de la République, des départements ministériels, des autorités administratives indépendantes, de la société civile, du secteur privé et des médias. A l’ouverture des travaux, Dr Yaya GOLOGO a placé la qualité du service public au cœur de la modernisation de l’administration et de la refondation de l’État. « Refonder l’État, c’est aussi refonder sa relation avec les citoyens », a-t-il souligné, estimant que cette relation doit reposer sur la confiance, la transparence, la responsabilité et l’efficacité. Selon lui, les normes de prestation doivent permettre de mieux encadrer l’accès aux services publics, les délais de traitement, les coûts, les responsabilités des agents et la prise en charge des préoccupations des usagers. Elles constituent ainsi un outil d’amélioration de la performance administrative, de la transparence et de la redevabilité. Le Ministre a, également rappelé que la performance de l’administration ne saurait se mesurer, uniquement, au nombre de textes adoptés ou de dossiers traités, mais, surtout, à la qualité des services rendus et à leur impact sur la vie quotidienne des citoyens. S’appuyant sur la Charte africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l’administration, il a insisté sur la continuité du service public, l’égalité, la non-discrimination, l’adaptabilité, le professionnalisme, l’éthique, la transparence et la reddition des comptes. La démarche s’inscrit dans le cadre des mesures prévues par le plan d’action gouvernemental 2025-2026 qui prévoit la mise en place de bureaux d’accueil et d’orientation, l’affichage des coûts des prestations et l’installation de boîtes à suggestions dans les services publics. S’adressant au Commissaire au développement institutionnel, Mamadou Dembélé, le ministre a salué les initiatives engagées en faveur de la modernisation de l’administration et l’a invité à poursuivre la mobilisation des compétences afin que les conclusions de l’atelier débouchent sur des mesures concrètes, réalistes et durables. Enfin, il a appelé les participants à faire de la rencontre un véritable espace de dialogue, d’écoute et de propositions. « La confiance se gagne en gouttes et se perd en litres », a-t-il martelé, soulignant la responsabilité de chaque agent public dans l’amélioration de la relation entre l’administration et les citoyens. MRE

15ème Edition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) : La Souveraineté médiatique au cœur des discussions

Une délégation malienne, conduite par le Chef de Cabinet du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed AG ALBACHAR, prend part à la 15ème édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), organisée du 7 au 9 octobre 2026. Elle comprend le Directeur général de l’ORTM, Yaya KONATE, le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) Alassane SOULEYMANE et le Directeur de Tafouk TV, la télévision de l’AES, Salif SANOGO. La délégation a, également participé, le 7 octobre, au Forum des acteurs des médias et de la communication de la Confédération des États du Sahel (AES), tenu en marge de cet événement. La cérémonie officielle d’ouverture des UACO a été présidée par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, représentant le Président du Faso. Cette édition porte sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? ». Elle réunit des professionnels des médias, des chercheurs et des experts, autour des responsabilités du secteur face à la désinformation et aux manipulations de l’opinion. Pour la délégation malienne, ces rencontres offrent un cadre de partage d’expériences et de renforcement des liens avec les acteurs de la communication du Burkina Faso, du Niger et des autres pays africains présents. Consacré sur le thème : « Médias et souveraineté de la Confédération des États du Sahel », le forum a, notamment, permis d’examiner la contribution des médias publics à la construction d’un espace d’information commun. Les échanges ont fait ressortir plusieurs pistes : coproductions audiovisuelles, échanges entre rédactions, partage d’archives et développement de contenus numériques mettant en valeur l’histoire, les cultures et les langues nationales des trois pays. Le ministre burkinabè chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a appelé à une réponse concertée aux défis informationnels, fondée sur des contenus de qualité et sur les faits. Le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel Bassolma BAZIE a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de production et de diffusion pour mieux porter la voix de l’espace confédéral. Cette coopération s’est, également traduite par la signature, le 7 octobre 2026, à Ouagadougou, d’une convention de partenariat entre l’AMAP, les Éditions Sidwaya du Burkina Faso et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger. Cet accord prévoit, notamment, des échanges de contenus, des productions communes, des formations conjointes et une coopération accrue dans le domaine numérique. La participation malienne s’inscrit, ainsi, dans une dynamique de rapprochement des médias de l’AES, avec un enjeu partagé : mieux informer les populations, faire connaître leurs réalités et renforcer une communication souveraine, crédible et professionnelle. MCENMA

Assistance juridique et judiciaire : Le Département de la Justice engage la relecture des avant-projets de textes

Le Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH a présidé, ce jeudi 7 octobre 2026, au nom du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUÉ, la cérémonie d’ouverture de l’atelier consacré à la relecture des avant-projets de textes relatifs à l’assistance juridique et judiciaire. Prévu du 7 au 9 octobre 2026 à l’École Nationale d’Administration (ENA), cet atelier réunit plusieurs acteurs concernés par la problématique de l’accès à la justice. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du Chef de Cabinet, Bakary Soliba COULIBALY, des membres du Cabinet et du Secrétariat général du Département, des acteurs du monde judiciaire ainsi que des représentants d’autres départements ministériels. Dans son discours d’ouverture Le Secrétaire général du Département a souligné l’importance de l’assistance juridique et judiciaire comme un levier essentiel pour garantir un accès équitable à la justice, notamment aux personnes les plus vulnérables. Il a rappelé que l’accès à la justice est un droit fondamental consacré par les instruments juridiques internationaux et la Constitution du 22 juillet 2023, et constitue une priorité de la politique nationale des droits de l’Homme et de la modernisation du système judiciaire. Il a, toutefois, relevé que le dispositif actuel présente des insuffisances et que les textes en vigueur ne répondent plus pleinement aux réalités socio-économiques et juridiques du Mali. La faible effectivité de l’assistance judiciaire, notamment en raison de l’insuffisance de financement des bureaux d’assistance judiciaire et des Centres d’Accès au Droit et à la Justice, rend nécessaire une réforme du cadre juridique et institutionnel. Le Secrétaire général a appelé à une relecture approfondie des textes et, au besoin, à l’élaboration de nouvelles dispositions permettant de simplifier l’accès aux mécanismes d’aide, de clarifier les rôles des acteurs et d’assurer un financement pérenne de l’assistance juridique et judiciaire. Il a invité les participants à mettre à profit les trois jours de travaux pour adapter les projets de textes aux réalités du terrain et contribuer, ainsi, à l’instauration d’une justice de qualité, diligente, crédible, inclusive et accessible à tous. À travers cet atelier, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme entend contribuer à la mise en place d’un dispositif d’assistance juridique et judiciaire plus accessible, efficace, durable et adapté aux réalités nationales. MJDH

Coopération Mali – Banque Islamique de Développement : Le Ministre Ibrahima SAMAKE échange avec le Directeur des Opérations pour le Mali

Le Ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima SAMAKE a reçu, en audience, une mission de suivi des Portefeuilles de la Banque Islamique de Développement au Mali, conduite par son Directeur des Opérations pour le Mali, le Sénégal et la Gambie, Rachid FAHD SAM. Cette rencontre a permis au représentant de la Banque Islamique de Développement de présenter au Ministre de l’Agriculture l’état d’avancement physique et financier des projets du secteur de l’Agriculture, des contraintes affectant l’exécution des projets et les mesures correctives appropriées, entre autres. Les échanges ont, également porté sur les priorités du département de l’Agriculture dans le cadre du partenariat stratégique entre le Mali et la BID. Cette mission s’inscrit dans le cadre du programme annuel de supervision des projets du secteur Eau et Agriculture au Mali. MA

32ème édition de la Campagne nationale de reboisement : Le camp de Garde de Ségou doté d’un bosquet

Dans le cadre de la poursuite de la campagne de reboisement au titre de l’année 2026, conformément aux objectifs de préservation de l’environnement et de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, le Colonel Oumarou BERTHE, Commandant Région Garde N°4 Ségou, a présidé une séance de plantation d’arbres dans l’enceinte du camp de Garde de Ségou, le 5 Octobre dernier. L’événement a enregistré la participation des autorités administratives, responsables FDS locaux, notamment le Commandant de la Région Gendarmerie N°5, le Colonel Mamadou M. KONÉ, le Directeur Régional de la Protection Civile, le Lieutenant-Colonel Nouhoum COULIBALY, le Directeur Régional des Eaux et Forêts, Commandant Ousmane DOLO, ainsi que le représentant du Directeur Régional de la Police Nationale de Ségou. S’adressant à la troupe, le Colonel Oumarou BERTHÉ a insisté sur l’importance de l’opération de reboisement, tout en rappelant que le véritable défi réside dans la protection, le suivi et l’entretien des plants. Évoquant les impacts visibles du changement climatique, il a vivement exhorté l’ensemble du personnel de la Région Garde de Ségou à prendre soin de ces nouveaux arbres afin d’en assurer la pérennité et d’offrir aux générations futures un environnement sain. Enfin, il a remercié Alou DIARRA, Préfet de Cercle de Ségou, l’ensemble des responsables FDS et la troupe pour leur participation à cette 32ème Edition de la campagne de reboisement au camp de Garde Ségou. Il a adressé sa profonde gratitude au Commandant Ousmane DOLO, Directeur Régional des Eaux et Forêts (DREF) de Ségou et l’ensemble de son personnel pour leur accompagnement et appui conseil. Notons que la présente campagne a été marquée par la plantation de plus de deux cents pieds d’arbres parmi lesquels : l’eucalyptus, la Goyave thaïlandaise, le jujubier, le nony, le dattier, le cocotier, le caïlcédrat, le manguier. MEADD

Vision « MALI KURA ƝƐTAASIRA KA BƐN SAN 2063 MA » ET SNEDD : Le Ministre Mossa AG ATTAHER appelle à une appropriation effective des orientations nationales

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a présidé, ce mardi 6 Octobre 2026 à Bamako, aux côtés de son collègue, le Ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de vulgarisation et d’appropriation politique et citoyenne de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Organisée par la Commission nationale de gouvernance du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP-Mali), cette rencontre vise à renforcer la compréhension et l’appropriation des grandes orientations nationales, tout en favorisant la mobilisation des différents acteurs autour de leur mise en œuvre. À cette occasion, le Ministre Mossa AG ATTAHER a souligné que la Vision Mali 2063 constitue le cadre de référence de la transformation à long terme du pays. Elle porte notamment sur l’amélioration de la gouvernance, l’efficacité de l’action publique, l’atteinte de résultats concrets et une participation accrue des citoyens à la conduite des affaires publiques. Première phase décennale de mise en œuvre de cette Vision, la SNEDD 2024-2033 traduit ces ambitions en priorités opérationnelles, à travers notamment la poursuite des réformes structurelles, la consolidation de la stabilité macroéconomique, la promotion d’une croissance inclusive, la création d’emplois et la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Le Ministre a insisté sur la nécessité d’un dispositif de pilotage et de suivi-évaluation permettant d’apprécier les progrès réalisés, de mesurer l’impact des actions engagées et, au besoin, de procéder aux ajustements nécessaires. En sa qualité de point focal national du MAEP, M. Mossa AG ATTAHER a également relevé les convergences entre les missions de ce mécanisme et les orientations nationales en matière de gouvernance et de développement. Il a notamment mis en avant l’importance de l’évaluation, du dialogue et de la participation pour consolider la responsabilité, la transparence, l’efficacité et la redevabilité dans l’action publique. Il a encouragé la Commission nationale de gouvernance du MAEP à poursuivre ses efforts de sensibilisation et d’appropriation, en privilégiant des contributions susceptibles d’accompagner concrètement la mise en œuvre de la Vision Mali 2063 et de la SNEDD 2024-2033. À l’endroit des participants, le Ministre a souhaité que les travaux débouchent sur des propositions concrètes et contribuent à renforcer la mobilisation collective autour des orientations nationales, dans une dynamique au service de la transformation du Mali. MMEIA

Bamako Service « WEEK 2026 » : Le Ministre Alhamdou Ag ILYÈNE réaffirme son engagement pour un Service public de qualité

La 2ème Edition de la « BAMAKO SERVICE WEEK », organisée par Infinity Group, a été, officiellement, lancée ce mardi 06 Octobre 2026 à Bamako, sous le thème « The Extra Mile », qui invite à aller au-delà du minimum attendu pour offrir aux citoyens, clients et usagers une expérience de service fondée sur l’écoute, l’efficacité, le professionnalisme et l’empathie. Représentant le Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration et parrain de l’événement, Dr Hamidou TOGO, Conseiller Technique, a présidé la cérémonie d’ouverture de cette deuxième édition. Dans son allocution, il a souligné que le service est au cœur de l’action publique et constitue un levier essentiel du développement du Mali. Il a, également rappelé l’importance de la transformation numérique dans l’amélioration de la qualité du service rendu aux citoyens. A cet égard, le numérique doit contribuer à simplifier les démarches, faciliter l’accès à l’information et aux services publics, renforcer la transparence et rapprocher davantage l’administration des populations. Durant cette semaine, la caravane de la Bamako Service Week parcourra les sept (07) Arrondissements du District de Bamako, afin d’aller à la rencontre des populations, des commerçants, artisans, étudiants, entrepreneurs, agents publics, leaders communautaires et autres acteurs de la société. Cette démarche traduit une vision d’un service davantage centré sur le citoyen, fondé sur l’écoute, la proximité et la recherche de réponses concrètes aux préoccupations des usagers. A travers le thème « The Extra Mile », les participants sont, ainsi, invités à faire de « l’effort supplémentaire », une véritable philosophie d’action et à contribuer, collectivement, à l’instauration d’une culture de service à la hauteur des ambitions du Mali. MCENMA

17ème Assemblée Générale du CTDS de l’UEMOA à Bamako : Le Ministre Fassoun COULIBALY lance les travaux

Bamako a abrité du 06 au 07 octobre 2026, la 17ème Assemblée Générale du Conseil du Travail et du Dialogue Social de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (CTDS). La cérémonie d’ouverture a été présidée, par le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, le Docteur Fassoun COULIBALY. À l’entame de son discours, le Ministre a affirmé que la tenue de cette importante rencontre à Bamako revêt, pour le Mali, une signification particulière. « Après plusieurs années d’absence, le pays se réjouit de renouer avec l’accueil de cette rencontre de très haute portée au sein de notre espace communautaire », a-t-il déclaré. Il a adressé ses sincères remerciements, au nom des plus hautes autorités, aux instances de l’UEMOA pour la confiance accordée au Mali en le choisissant pour abriter la présente Assemblée Générale. Le choix de Bamako, a-t-il rappelé, témoigne de l’importance accordée au Mali au sein de l’espace communautaire et traduit l’attachement commun à la consolidation des cadres de concertation, de coopération et de dialogue. La rencontre, a rappelé le Ministre, se tient dans un contexte, particulièrement exigeant pour les États membres. « Notre espace communautaire est confronté, aujourd’hui, à des défis sociaux, économiques et sécuritaires majeurs qui affectent nos sociétés et mettent à l’épreuve la capacité de nos États à répondre aux aspirations légitimes de nos populations », a-t-il souligné. Toujours dans son allocution, le Ministre du Travail a affirmé que dans le contexte actuel, la stabilité sociale apparaît plus que jamais comme une condition essentielle de la cohésion nationale, de la paix sociale et de la résilience de nos économies. Le Dialogue Social revêt une importance particulière. Il ne constitue pas seulement un espace de concertation entre les partenaires sociaux, il est aussi un instrument privilégié de prévention et de gestion des différends, de consolidation de la paix sociale et d’accompagnement des politiques publiques. Évoquant l’expérience du Mali, le Ministre a cité la signature du Pacte de Stabilité Sociale et de Croissance du 25 août 2023 entre le Gouvernement, le Patronat et les organisations syndicales de travailleurs, qui illustre l’importance que le Mali accorde à cette démarche. Sa mise en œuvre, selon le Ministre, a permis d’enregistrer des avancées significatives dans plusieurs domaines, notamment le renforcement du dialogue social, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et la mise en œuvre des réformes dans les domaines du travail et de la protection sociale. Pour terminer, il a adressé ses remerciements aux différentes délégations, à la Commission de l’UEMOA, au Conseil du Travail et du Dialogue Social ainsi qu’à son Secrétariat Permanent. En marge des travaux, un dîner a été offert par le Ministre aux délégations participantes. MTFDS

Forum Climat – Paix et Sécurité à Nouakchott : La spécificité sahélienne au menu des échanges des experts

L’ancien Palais des Congrès de Nouakchott abrite depuis ce matin la 2ème édition du Forum sur Climat, Paix et Sécurité. La délégation malienne qui y prend part est conduite par DOUMBIA Mariam TANGARA, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Lors de l’ouverture officielle du Forum sous la présidence de M. Mokhtar Ould DJAY, Premier ministre, Chef du Gouvernement de la République islamique de Mauritanie, le leadership du Mali sur le nexus Climat, Paix et Sécurité, incarné par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a été chaleureusement félicité. Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre DJAY a, au nom de Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie, souhaité la bienvenue et adressé ses salutations fraternelles et chaleureuses à l’ensemble des délégations. Cette 2ème édition du Forum sur la sécurité climatique constitue un cadre privilégié de dialogue, de concertation et de recherche de réponses communes face aux défis climatiques et sécuritaires qui affectent particulièrement notre région, le Sahel. D’où la nécessité de renforcer la coopération entre les États, promouvoir des solutions concrètes et consolider les efforts en faveur de la résilience des populations et de la stabilité de notre espace sahélien. Pour le Premier ministre DJAY, il faut appréhender les changements climatiques comme un enjeu majeur de paix, de sécurité, de stabilité et de développement. Aussi, a-t-il relevé que l’espace sahélien est particulièrement exposé à l’interaction entre les effets des changements climatiques, la dégradation des ressources naturelles, la pauvreté, les déplacements de populations et les tensions liées à l’accès aux ressources. C’est pourquoi, a-t-il insisté sur le caractère interdépendant des défis climatiques, sécuritaires, économiques et sociaux, appelant à dépasser les approches sectorielles pour privilégier des réponses intégrées, coordonnées et adaptées aux réalités des pays de la région. Pour ce faire, il a appelé à accorder une attention particulière aux jeunes, aux femmes et aux communautés locales qui doivent être placés au cœur des politiques de résilience et de développement durable. Enfin, il a mis l’accent sur l’importance de la mobilisation de financements adaptés et accessibles, notamment en faveur de l’adaptation aux changements climatiques, de la résilience et du développement des territoires vulnérables. La cérémonie a pris fin par une visite de stands. MEADD

Forum Climat – Paix et Sécurité à Nouakchott : Le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA a édifié un panel sur le défis du financement de la résilience

En marge de la 2ème édition du Forum sur Climat, Paix et Sécurité, le ministre chargé de l’Environnement, DOUMBIA Mariam TANGARA a participé à un panel ministériel avec comme thème : « Financer la résilience en contexte de crise : opérationnaliser l’action climatique dans le Sahel et le Golfe de Guinée ». La question centrale sur laquelle les ministres ont fait des communications était : Comment transformer les priorités climat, paix et sécurité en politiques publiques, programmes et investissements effectivement bancables ? Pour DOUMBIA Mariam TANGARA, il faut nécessairement intégrer le risque climatique et le risque sécuritaire dans nos politiques publiques, notamment dans la planification nationale et territoriale. Pour ce faire, a-t-elle rappelé, l’un des objectifs spécifiques de notre Stratégie nationale sécurité climatique et son Plan d’actions en cours d’adoption, est de prendre en compte la sécurité climatique dans les politiques et stratégies nationales. Pour Mme le ministre, il faudra ensuite transformer nos priorités en programmes et projets bancables : des projets bien structurés, chiffrés, assortis d’indicateurs de résultats et démontrant clairement leur contribution à la résilience, à la cohésion sociale et à la prévention des conflits. Pour le Mali, le troisième enjeu est celui de l’accès aux financements. Les pays du Sahel ont besoin de mécanismes plus accessibles, plus prévisibles et mieux adaptés aux réalités des territoires fragiles. Nous devons également mobiliser davantage le secteur privé et les financements innovants. Enfin, nous devons considérer l’investissement dans la restauration des terres, la gestion durable de l’eau, les moyens de subsistance, la jeunesse et les femmes comme un investissement simultané dans le climat, la paix et la sécurité. « Nous devons donc passer du nexus climat-paix-sécurité à un véritable nexus politiques publiques-financements-investissements en vue de contribuer à une résilience durable au Sahel. A la question de savoir comment transformer les stratégies nationales Climat, Paix et Sécurité (CPS) du Burkina Faso, du Mali et du Niger en portefeuilles d’investissements ? », a –t-elle développé. Pour DOUMBIA Mariam TANGARA, cette question. Concernant le Mali, elle a indiqué la réponse repose d’abord sur un changement d’approche et de paradigme : ne plus considérer les stratégies CPS comme de simples cadres d’orientation, mais comme de véritables portefeuilles d’investissements pour la résilience, la paix et le développement. Cela, a-t-elle poursuivi, permettra de présenter aux partenaires techniques et financiers non plus seulement des besoins mais également des opportunités d’investissement structurées. « Nous devrons aussi privilégier des projets transfrontaliers pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, car la sécurité climatique ne peut être traitée uniquement à l’échelle nationale. Nous devons ainsi passer progressivement d’une logique de trois portefeuilles nationaux à un portefeuille régional de projets à impact commun », a développé le ministre. En cela, il est important de mettre en œuvre certaines recommandations issues de la Déclaration de Bamako sur la sécurité climatique, notamment : la nécessité d’élaborer et d’opérationnaliser des stratégies nationales et régionale inclusives pour renforcer la résilience climatique, la paix et la sécurité dans le Sahel, le plaidoyer et l’engagement en faveur des financements et actions liés au nexus climat, paix et sécurité au Sahel basés sur des mécanismes d’investissements structurants portés par les institutions sahéliennes partant des priorités nationales et régionales, la transformation des stratégies CPS en investissements exige enfin de diversifier les sources de financement. Le défi est donc de faire converger financement climatique, financement du développement et financement de la paix autour des mêmes projets, a-t-elle conclu. Echanges fructueux entre les ministres chargés de l’environnement du Mali et de la Mauritanie En marge des travaux de la 2ème édition du Forum sur le Climat, la Paix et la Sécurité, DOUMBIA Mariam TANGARA s’est entretenu avec son homologue mauritanienne. Prenant la parole, elle a, au nom de SE le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, félicité la République Islamique de Mauritanie pour l’organisation réussie du Forum et a remercié son homologue pour l’accueil chaleureux et la bonne organisation du Forum qui a permis une participation de qualité. Pour le ministre, le Mali et la Mauritanie partagent une même réalité sahélienne et sont confrontés à des défis largement similaires : changements climatiques, sécheresse, désertification, dégradation des terres, pression sur les ressources naturelles et vulnérabilité des populations. Les échanges entre les deux ministres ont essentiellement porté : la préservation de la biodiversité végétale et animale, la mobilisation des financements innovants, l’Information environnementale, les questions de pollution et de nuisance, l’éducation environnementale, la grande muraille verte, la sécurité climatique etc. A l’issue de la rencontre, il a été recommandé : d’actualiser, à travers les canaux diplomatiques, le protocole d’accord de coopération de 2015 en vue de la prise en compte des thématiques émergeantes, de mettre en place un mécanisme de suivi avec la désignation de points focaux de part et d’autre. En conclusion, DOUMBIA Mariam TANGARA a rassuré que son département est pleinement disposé à travailler avec la République sœur de Mauritanie pour faire de la coopération environnementale et climatique un levier de résilience, de développement durable et de stabilité dans l’espace sahélien. MEADD