Info-Gouv-N°532-du-Jeudi-5-Mars-2026
Communique du conseil des ministres /CM N°2026-09/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 4 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2026. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Ethiopian Airlines/Top 10 SARL pour un montant de 2 milliards 270 millions 625 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution d’un mois. L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions. un projet de décret portant ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026. La Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances dispose : « En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, des crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avances pris en Conseil des Ministres. Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la plus prochaine session du Parlement ». Le décret d’avances est donc un acte réglementaire de gestion budgétaire par lequel le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires. Le projet de décret, adopté, autorise l’ouverture, à titre d’avance, de crédits d’un montant global de 500 milliards de francs CFA dans le budget de l’Etat 2026 pour prendre en charge les besoins complémentaires liés aux travaux de construction des hôpitaux et d’autres projets prioritaires structurants. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Notaire. Le Notaire est un officier public et ministériel institué pour assurer le service public de la preuve. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des Notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des Notaires, le projet de décret, adopté, nomme Monsieur Djoma TRAORE en qualité de Notaire pour occuper la charge vacante de feu Bakaye SAGARA à Mopti. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant création de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°07-072 du 26 décembre 2007 relative au Fonds national d’Appui aux Collectivités territoriales ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet de décret déterminant les ressources nécessaires au fonctionnement de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales ; un projet de décret fixant les modalités de l’appui technique de l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales au service central chargé du contrôle des Associations et des Fondations en République du Mali. L’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales a été créée par la Loi n°00-042 du 7 juillet 2000 avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales et de garantir certains prêts contractés par elles. Dans le but de renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local, exercée par les Collectivités territoriales, les Agences de Développement régional ont été créées par l’Ordonnance n°2015-017/P-RM du 2 avril 2015, avec pour mission d’assister les Collectivités territoriales de leur ressort territorial dans l’exercice de la maîtrise d’ouvrage du développement régional et local. Les évaluations de performance et l’audit institutionnel des Agences de Développement régional menés ont révélé une faible performance desdites Agences et conclu à leur absorption par l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales. Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité. Les projets de texte, adoptés, créent l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales avec pour mission de gérer les subventions affectées à la réalisation des investissements locaux entrepris sous maîtrise d’ouvrage des Collectivités territoriales, de garantir certains prêts contractés et d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des Associations et des Fondations. En outre, ils : définissent le champ du contrôle administratif, les relations fonctionnelles entre les services du contrôle administratif et ceux du contrôle technique et déterminent les autorités et organismes investis du rôle de contrôle administratif ; soumettent les Associations et les Fondations à un certain nombre de conditionnalités dans leurs modes d’intervention et à une contribution financière ; instituent un prélèvement sur les ressources financières des Associations et des Fondations destiné aux actions de développement. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes, qui bénéficieront, entre autres : de la prise en charge
Pacte mondial sur les migrations : Le ministre Mossa AG ATTAHER lance les consultations nationales sur le rapport volontaire du Mali

Le Ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a procédé, ce mardi 03 mars 2026, au lancement officiel de l’atelier des consultations nationales dédiées à la préparation du Rapport volontaire du Mali sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Cette rencontre s’inscrit dans la phase préparatoire du Forum 2026 d’examen des migrations internationales (IMRF), sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. À cette occasion, les États membres sont invités à présenter leurs rapports nationaux volontaires faisant état des progrès réalisés dans la mise en œuvre des 23 objectifs du Pacte mondial. En initiant ce processus, le Ministre a rappelé l’attachement du Mali à une gouvernance des migrations fondée sur la responsabilité, la coopération internationale et le respect de la dignité humaine. Cette démarche reflète la vision d’un Mali conscient des enjeux migratoires, soucieux de la protection de ses ressortissants et engagé à inscrire la gestion des migrations dans un cadre de responsabilité partagée et de coopération équilibrée. Le Pacte mondial comporte vingt-trois objectifs, qui couvrent l’ensemble des dimensions de la migration : protection des migrants, lutte contre la traite, production de données fiables, promotion de voies de mobilité régulières, réintégration durable, inclusion socio-économique et coopération internationale. Ces principes s’harmonisent avec les priorités nationales : protection des citoyens, stabilisation sociale, valorisation de la diaspora, lutte contre les réseaux criminels et promotion d’un développement inclusif. Les consultations nationales visent à produire un rapport précis, documenté et fidèle à la réalité malienne. Elles permettront de capitaliser les acquis récents, d’identifier les défis persistants, d’évaluer les réformes mises en œuvre et de proposer des perspectives adaptées aux contextes national et international. En qualité de « Pays Champion » du Pacte mondial, le Mali jouera un rôle moteur dans sa mise en œuvre. Cette responsabilité requiert exemplarité, partage de bonnes pratiques et contribution active à l’amélioration d’une gouvernance migratoire plus cohérente et performante, aux niveaux régional et mondial. Le Rapport volontaire du Mali se veut également un outil stratégique, renforçant la cohérence des politiques publiques, améliorant la coordination interinstitutionnelle et consolidant une gestion des migrations respectueuse de la souveraineté nationale et des engagements internationaux du pays. MMEEIA
Défense du Mali devant les Juridictions Communautaires : Le Pool d’avocats de défense du Mali face à la CEDEAO et l’UEMOA présente la victoire judiciaire au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a accordé, ce lundi 2 mars 2026, une audience au pool d’avocats ayant assuré la défense du Mali, dans le cadre du contentieux l’opposant à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre fait suite à l’arrêt rendu le 28 janvier 2026 par la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en faveur du Mali, déclarant illégales les sanctions prises contre notre pays au début de l’année 2022, dans un contexte sous-régional, particulièrement, tendu. Ont pris part à cette audience le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou KASSOGUÉ et les trois membres du collectif d’avocats, notamment, Maître Ousmane Mama TRAORÉ, Maître Fatoumata SIDIBÉ DIARRA et Maître Amadou Tiéoulé DIARRA. Outre ces trois avocats présents à l’audience, le pool comprenait, également, l’ancien bâtonnier Moustaphe CISSÉ, Maître Abdrahamane Ben Mamata TOURÉ et Maître Cheick Oumar KONARÉ. Dans son intervention, le Ministre de la Justice a salué l’engagement, la rigueur et le professionnalisme de l’équipe de défense. Il a rappelé que la procédure engagée devant la juridiction communautaire avait abouti, dans un premier temps, à une décision de sursis à exécution, avant que l’arrêt rendu sur le fond ne consacre, définitivement, l’illégalité des mesures contestées. « Le Président de la Transition a tenu à féliciter le pool d’avocats, qui a défendu avec honneur et dignité les intérêts du Mali. Dans un contexte géopolitique, particulièrement, sensible, obtenir une telle décision n’était pas acquis d’avance », a déclaré le Garde des Sceaux. Il a, également, souligné que les sanctions décrétées à l’encontre du Mali avaient été jugées illégales, illégitimes et inhumaines par les autorités nationales. L’arrêt du 28 janvier constitue, ainsi, une consécration judiciaire venant conforter la position défendue par l’État malien sur la scène régionale et internationale. Au-delà de la satisfaction légitime exprimée par les autorités, le Ministre a tenu à saluer le courage et l’indépendance des juges de la Cour communautaire. Il a rappelé que l’application stricte du droit, dans un environnement politique marqué par de fortes tensions, représente un acte fort en faveur de l’État de droit et du respect des principes fondateurs des organisations d’intégration régionale. Prenant la parole à la sortie de l’audience, Maître Ousmane Mama TRAORÉ a exprimé la fierté du collectif d’avoir été reçu par le Chef de l’État. « Nous n’avons fait que notre travail d’avocat, en nous fondant, exclusivement, sur l’arsenal juridique communautaire existant », a-t-il précisé. Il a insisté sur le fait que la défense du Mali s’est articulée autour d’une argumentation rigoureuse, solidement adossée aux textes régissant l’UEMOA et aux principes du droit communautaire. « Le Mali ne pouvait faire valoir ses prétentions qu’en se basant sur le droit communautaire. À la lumière de cet arsenal juridique, il apparaissait clairement que les sanctions prises étaient entachées d’irrégularités », a-t-il affirmé. Pour rappel, les mesures contestées avaient entraîné la suspension du Mali de plusieurs instances communautaires. Les autorités de la Transition avaient saisi la juridiction compétente afin de contester la régularité procédurale et la base juridique de ces décisions, estimant qu’elles ne respectaient pas les dispositions prévues par les textes fondateurs. Dans son arrêt, la Cour a relevé des irrégularités substantielles dans la procédure d’adoption des sanctions, notamment au regard des compétences attribuées aux organes décisionnels par les traités communautaires. Elle a rappelé que, même en période de crise politique, les États membres, ainsi que les institutions régionales demeurent, strictement, liés par le cadre normatif commun, qui fonde leur action. PRÉSIDENCE
Montée Mensuelle des Couleurs Nationales à Koulouba : Le Président Assimi GOÏTA fidèle à ce rendez-vous, désormais, bien établi dans l’agenda Républicaine

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé, ce lundi 2 mars 2026, la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs, au palais de Koulouba. Le Chef de l’État était entouré, pour la circonstance, de ses collaborateurs. Moment de grande fierté et symbole de l’attachement du Chef de l’Etat aux symboles de notre pays, le Général d’Armée Assimi GOITA à travers cette cérémonie, fait un rappel de l’unité et de la résilience du peuple malien. Les couleurs du drapeau flottant au vent ont symbolisé des valeurs de paix, de solidarité et d’espoir, nourrissant la vision d’un avenir axé sur le dialogue et la coopération entre toutes les composantes de la société malienne. PRÉSIDENCE
A la Primature : Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA fidèle au rendez-vous mensuel d’honneur aux couleurs nationales

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, a présidé, ce lundi 2 mars 2026, à la Primature, la traditionnelle montée des couleurs nationales. Autour du Chef du Gouvernement, sur l’esplanade de la Primature, se trouvaient les membres de son cabinet, les chefs de service rattachés, les forces de sécurité, le personnel et les pionniers. Les participants ont entonné l’hymne national. Cette cérémonie, qui se déroule le premier lundi de chaque mois sur l’ensemble du territoire national, vise à promouvoir le civisme et à cultiver l’esprit patriotique chez les citoyens. PRIMATURE
Diplomatie : L’Ambassadeur des États-Unis au Mali notifie au Premier Ministre Abdoulaye MAÏGA, la levée des sanctions contre des officiers maliens

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a reçu, ce lundi 2 mars 2026, en audience l’Ambassadrice des États-Unis au Mali. Son Excellence Rachna KORKONEN était venue notifier au Chef du Gouvernement la levée des sanctions contre des Militaires maliens. En réponse, au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Premier ministre a apprécié, positivement, à sa juste valeur cette décision des Etats-Unis de lever les sanctions contre ces officiers maliens. Il a exprimé l’appréciation que les Hautes Autorités maliennes ont de cette mesure, qui est de nature à améliorer les relations entre nos deux pays, tout en réitérant le respect de la souveraineté nationale. Il s’est réjoui des avancées enregistrées dans le domaine de la coopération bilatérale et du dialogue politique. Enfin, le Premier ministre s’est réjoui de la nouvelle orientation des Autorités américaines, consistant à exploiter les opportunités économiques et commerciales dans un esprit de partenariat gagnant – gagnant. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale Abdoulaye DIOP. PRIMATURE
An II de la Confédération de l’Alliance des Etats du SAHEL à Ouagadougou : Les ministres réunis en panel de haut niveau sur « Veille Citoyenne, Rempart de la Souveraineté de l’AES »

Dans le cadre du Forum Confédéral des organisations et acteurs de veille citoyenne de l’espace AES, les Ministres des Affaires étrangères des États de la Confédération AES ont pris part, le vendredi 27 février 2026, à Ouagadougou, au panel de haut niveau, sur le thème : « L’AES face aux ingérences extérieures : place de la veille citoyenne dans la diplomatie populaire ». Placé sous le très haut patronage de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, ce panel était présidé par Son Excellence, Karamoko Jean Marie TRAORE, Ministre chargé des Affaires étrangères du Burkina Faso. Cette rencontre a mis en lumière le rôle stratégique de la veille citoyenne dans la défense de la souveraineté de l’espace confédéral face à la désinformation et à la guerre de communication. Les Ministres ont, unanimement, souligné l’importance de la mobilisation citoyenne comme levier essentiel de souveraineté. Son Excellence, Bakary YAOU SANGARE, Ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Nigériens de l’extérieur, a qualifié la veille citoyenne d’avant-garde contre les tentatives de déstabilisation visant la Confédération. Son homologue burkinabè a, pour sa part, insisté sur le fait que cette dynamique populaire constitue un soutien déterminant aux Forces de défense et de sécurité, ainsi qu’aux trois Chefs d’Etat de la Confédération AES. Intervenant dans les débats, le Ministre Abdoulaye DIOP a salué l’initiative des Autorités burkinabè, rappelant que la diplomatie populaire consiste à faire la diplomatie avec et pour le peuple. Citant Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, il a souligné que la population constitue le centre de gravité de l’action publique, les organisations de veille citoyenne étant l’expression vivante. Aux fins d’illustrer son propos, il a rappelé la mobilisation populaire ayant conduit au départ de la force française Barkhane de Gao en août 2022, ainsi que la Journée de la souveraineté retrouvée, le 14 janvier 2022, marquée par une mobilisation exceptionnelle des populations maliennes contre les sanctions illégales et inhumaines imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA. Cette mobilisation populaire a transformé la tentative d’asphyxie économique en un levier de légitimité interne et internationale. Aussi, ces événements illustrent-ils, à suffisance, la capacité des populations sahéliennes à défendre leur souveraineté face aux agressions et pressions extérieures. Le Ministre DIOP a mis un point d’honneur sur la dimension immatérielle de la lutte pour la souveraineté, qui est la » guerre cognitive » visant les esprits et les consciences. Il a identifié la » recolonisation des mentalités » comme une menace insidieuse. A cet égard, il est impératif de mener une guerre psychologique et intellectuelle pour libérer les consciences de l’influence négative de certaines puissances extérieures. Il a, également relevé le nouveau défi de l’ » Arme médiatique « . Pour ce faire, la veille citoyenne doit s’approprier les outils de communication pour contrer la désinformation. Les médias ne sont plus de simples canaux d’information, mais des instruments de défense nationale. Au terme des échanges, les Ministres sont convenus que la jeunesse représente la première richesse de l’espace confédéral et que la culture constitue un puissant rempart pour la liberté. Aussi, ont-ils unanimement affirmé que la Confédération AES doit s’appuyer sur la veille citoyenne, émanation directe des populations, afin d’œuvrer à la consolidation de sa légitimité et d’affermir, durablement, sa souveraineté. En conclusion, ce forum a été un moment clé pour l’avenir de la solidarité et de l’engagement citoyen au sein de l’espace AES, marquant le début d’un processus d’organisation responsable pour la participation citoyenne à la construction d’un avenir commun. MAECI
Diplomatie : Le Chef de l’État donne des orientations aux ambassadeurs désignés pour Riyad et Tripoli

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a accordé, le jeudi 26 février 2026, une audience à deux nouveaux représentants diplomatiques du Mali à l’étranger. Ils étaient venus recevoir ses orientations avant leur prise de fonction dans leur lieu d’affectation. Il s’agit de l’ambassadeur, Général de Division Ibrahima Dahirou DEMBÉLÉ désigné auprès du Royaume d’Arabie Saoudite et l’ambassadeur Colonel-major Maouloud Ould MOHAMED appelé à représenter le Mali en Libye. Le général de division Ibrahima Dahirou DEMBÉLÉ, nommé ambassadeur du Mali auprès du Royaume d’Arabie saoudite, le 5 novembre 2025, a été le premier reçu par le Président de la Transition. L’Officier Général a d’abord souligné qu’il entame cette nouvelle mission avec un bon état d’esprit. Il a, ensuite, défini sa mission en trois axes : le renforcement de la coopération économique entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, notamment à travers la promotion de projets structurants ; la consolidation de la coopération sécuritaire, surtout dans les domaines de la formation, de l’appui technique et des échanges de renseignements ; le renforcement de la coopération sociale, culturelle et religieuse avec le Royaume d’Arabie saoudite. Quant au colonel-major Maouloud Ould MOHAMED, il est le deuxième diplomate reçu par le chef de l’État. Il est appelé à raffermir les liens de coopération entre le Mali et la Libye. Dans son intervention, à l’issue de l’audience, l’ambassadeur Maouloud Ould MOHAMED a mis l’accent sur la sécurité régionale, le renforcement des relations économiques et les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des Maliens établis en Libye. Les deux ambassadeurs, le Général de Division Ibrahima Dahirou DEMBÉLÉ et le Colonel-major Maouloud Ould MOHAMED, ont exprimé leur gratitude pour la confiance placée en eux et ont réaffirmé leur détermination à accomplir avec loyauté et efficacité la mission, qui leur est confiée. PRÉSIDENCE
Inauguration du Vestibule des légitimités traditionnelles de Koulikoro : le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA remet aux « anciens », les clés de leur « maison »

Le mercredi 15 janvier 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, avait posé la première pierre du Vestibule des légitimités traditionnelles et coutumières de Koulikoro. Ce jour, 26 février 2026, c’est le Premier ministre, Chef du gouvernement, qui a eu le privilège de remettre les clés d’un bâtiment, qui respire toute la dignité, à la hauteur de la sagesse de nos « anciens ». Depuis novembre 2022, une journée est dédiée aux légitimités traditionnelles, ce qui prouve l’attention particulière que leur accordent les Autorités de la Transition. « Rien de durable ne peut se faire sans les villages, les fractions et les quartiers, sans leur consentement et leur accompagnement », disait le Président de la Transition, lors de la pose de la première pierre. « Il s’agit de s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel les Légitimités parviennent à traiter et solutionner des différends pour amorcer une véritable refondation de l’État », avait-il ajouté. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de division Abdoulaye MAÏGA a d’abord transmis, au nom du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, ses félicitations aux Légitimités traditionnelles de la Région de Koulikoro pour l’inauguration du premier vestibule au Mali. Il a, ensuite, rappelé que les légitimités traditionnelles constituent au Mali un socle historique, moral et social de la Nation, dépositaires d’une sagesse pluriséculaire et incarnant l’autorité morale, la médiation sociale et la cohésion communautaire. Dans le contexte actuel de défis sécuritaires et sociaux, elles demeurent des acteurs essentiels de la stabilité, de la réconciliation et du vivre-ensemble, partenaires incontournables de l’État dans la construction d’un Mali uni, de par leur proximité avec les populations, leur connaissance des réalités locales et leur crédibilité sociale. Le vestibule incarne traditionnellement un espace de responsabilité où se dénouent les conflits et se prennent les décisions engageant les communautés. Il représente également un lieu d’apprentissage informel pour les jeunes, axé sur le respect, la communication et le sens communautaire. L’inauguration de ce vestibule témoigne de l’importance accordée par les plus Hautes Autorités aux valeurs fondamentales maliennes, fondées sur le dialogue, la cohésion sociale, la solidarité et la dignité, héritées des générations passées et constituant le socle de la gouvernance et du vivre-ensemble. Le vestibule se définit ainsi comme un espace de pouvoir et de décision, un lieu de médiation et de justice sociale, un vecteur de transmission des valeurs, un symbole d’hospitalité et de dignité, un pilier de l’ordre social traditionnel et une continuité du Mali Kura. Quant au Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, il a déclaré : » À travers cette dynamique, c’est toute une vision, qui se déploie : celle d’un Mali réconcilié avec lui-même, adossé à ses traditions, uni dans sa diversité et engagé dans une refondation durable. Ces actions illustrent à suffisance la volonté du Président de la Transition d’accorder une place de choix aux Autorités et Légitimités traditionnelles dans le processus de refondation de l’Etat, en reconnaissant leur contribution essentielle à la paix, à la cohésion sociale et au développement du Mali ». L’événement a été marqué par la présence d’une importante délégation de la présidence, de plusieurs membres du gouvernement et des Légitimités traditionnelles de Koulikoro. PRIMATURE