Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026) : les ministres DIOP et Alhamdou Ag Ilyène échangent avec la presse étrangère sur la situation au Mali

En marge de la première édition du Forum Panafricain des Médias (FOPAME 2026), Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, accompagné de son Collègue chargé de la Communication, Monsieur Alhamdou Ag Ilyène, a tenu, le mercredi 03 juin 2026, une session d’échanges avec les médias étrangers sur la situation au Mali et les actualités sous régionales et internationales. Organisé par la Maison de la Presse du Mali et les Organisations professionnelles des médias, le Forum qui se tient du 03 au 06 juin 2026 à Bamako constitue un cadre stratégique important de dialogue constructif entre les professionnels des médias et les pouvoirs publics du continent en vue de contribuer à la souveraineté narrative des États africains, dans un contexte actuel de bouleversement géopolitique et de guerre informationnelle. Abordant la situation sécuritaire au Mali, le Ministre DIOP a relevé les enjeux des récentes attaques perfides et criminelles des groupes terroristes dont l’objectif visé était clairement la décapitation du leadership de l’Exécutif malien en vue de briser l’élan de la gouvernance axée sur la souveraineté et la reprise en main de la destinée de notre pays par nos plus hautes Autorités. A cet égard, il a salué la réactivité remarquable et la réponse professionnelle des Forces de défense et de sécurité du Mali, en coordination d’action avec la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel, les partenaires stratégiques ainsi que la brave population résiliente du Mali pour mettre en échec la tentative désespérée des groupes terroristes qui inscrivent leur action de déstabilisation dans des agendas hautement politiques des puissances impérialistes et des sponsors étatiques du terrorisme. Dénonçant avec force les cabales médiatiques, la guerre informationnelle et les relais médiatiques du terrorisme à la solde de certaines puissances néocolonialistes, le Ministre DIOP a relevé la lourde responsabilité de la presse, notamment africaine, pour promouvoir des médias professionnels, contemporains, favorisant le métier du journalisme avec rigueur, objectivité, patriotisme et dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie en la matière. S’agissant de l’action diplomatique du Mali, il a rappelé le fondement de notre politique extérieure axée sur les relations de bon voisinage, la fraternité, la solidarité et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États. Dans la même veine, il a souligné que la diplomatie malienne, porte-étendard de la vision de la Transition et porte-voix du Mali sur l’arène internationale, est aujourd’hui tournée vers la diversification de partenariats, et ce, dans le respect strict des principes constitutionnels qui guident l’action publique. Pour le Ministre, le Mali reste ouvert au raffermissement des liens de fraternité avec les pays voisins, d’abord par principe de solidarité, ensuite par pragmatisme géographique. Se prêtant aux questions des journalistes, le Chef de la diplomatie malienne et le Ministre chargé de la Communication ont insisté sur : l’impérieuse nécessité de promouvoir une coopération dynamique entre les médias au regard des enjeux actuels liés à la communication ; l’accroissement des investissements en faveur des médias africains pour générer des récits et narratifs propres aux réalités de nos pays ; le triptyque terrorisme armé, terrorisme économique et terrorisme médiatique, en cours, à des fins purement politiques ; le renforcement de la communication de nos Gouvernements pour mieux faire face au front médiatique actuel qui constitue une véritable arme de destruction massive. En conclusion, le Ministre DIOP a souligné non seulement les efforts importants consentis, sur ressources propres du Mali, dans le cadre de la sécurisation de son territoire, mais également les grands chantiers de développement multisectoriel, ouverts par les Autorités de la Transition en vue de prendre en charge les aspirations profondes de paix, de sécurité et de prospérité partagée tant au niveau national qu’à l’échelle de la Confédération AES. MAECI
114ème Session de la Conférence Internationale du travail : Le Mali apporte des réponses claires et documentées sur la protection des enfants et l’application de la Convention N°182

Le Mali était au rôle des travaux de la Commission d’Application des normes de la 114ème Session de la Conférence Internationale du Travail, ce mercredi 03 juin 2026, au siège du Bureau International du Travail (BIT), dans le cadre des interpellations individuelles. Celle-ci a trait au point de la mise en œuvre de la Convention Nº 182 sur les pires formes de travail des enfants ratifiée par le Mali, depuis 26 ans. Présent à Genève dans le cadre de ladite session, le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, Dr Fassoun COULIBALY s’est, ainsi, exprimé, au nom Gouvernement, pour fournir des éléments de réponses clairs et pertinents en réaction au rapport de la Commission d’experts sur l’application de la Convention, qui avait allégué, avec légèreté, des cas de recrutements forcés d’enfants dans les conflits armés. Le ministre Fassoun COULIBALY était assisté de sa collègue en charge de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou SALL SECK. Dans sa déclaration, appuyée par les partenaires sociaux du Mali, le Ministre COULIBALY a réaffirmé l’engagement du Mali au respect des droits fondamentaux de la personne humaine tel que consacré dans la constitution du 22 juillet 2023. Aussi, au regard du droit positif en vigueur au Mali, aucun enfant de moins de 18 ans ne pourrait faire l’objet de recrutement au sein des Forces de défense et de sécurité (cf. loi N°04-051 du 23 novembre 2004 portant organisation générale de la Défense nationale et ordonnance N°2023-15 du 21 mars 2023 portant statut général des militaires modifiée). Ce dispositif juridique est renforcé par les dispositions de la loi N° 01-081 du 24 août 2001 portant minorité pénale et l’institution des juridictions pour mineur ; de la loi n⁰2024-027 du 13 décembre 2024 portant Code pénal et de la loi N°2024-027 du 13 décembre 2023 portant Code de procédure pénale, qui fixent, toutes les trois, la majorité pénale à 18 ans. Aussi, le Code pénal en son article 242-85 incrimine et sanctionne, spécifiquement, l’enrôlement et l’utilisation d’enfants par des forces et groupes armés. De ce fait, et, au regard des réalités du terrain, aucun enfant n’est enrôlé au sein des Forces de défense et de sécurité, ne serait-ce qu’à titre de mission d’appui et les enfants associés ou enrôlés par les groupes armés doivent être considérés comme des victimes et non des combattants. Plus concrètement, au plan opérationnel, la Direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille (DNPEF) a pris en charge 1 432 enfants sortis des groupes armés entre 2013 et 2025, dont 914 enfants sur la seule période 2023-2025. Aussi, le ministre a rappelé la mise en œuvre du projet JRA-JAC (Jeune repenti armé-Jeune acteur de changement) a permis la réinsertion socio-économique des ex-combattants enfants; l’organisation annuelle de 400 cadres de concertation avec les leaders religieux, coutumiers et communautaires a permis de sensibiliser la population sur la mise en œuvre de dialogues intercommunautaires et interreligieux dans cinq régions et de renforcer la promotion de la paix et le vivre-ensemble; la construction de quatre centres de déradicalisation (Mopti, Gao, Ségou, San) de faciliter la réinsertion socio-économique des jeunes vulnérables; la création de la direction de la protection judiciaire des enfants et de renforcer la protection et l’insertion socioprofessionnelles des enfants. Concernant la mendicité des mineurs, elle est réprimée par l’article 242-91 du Code pénal de 2023 et le Gouvernement a pris des mesures, à travers le Code de protection de l’enfant et le Code pénal, pour prévoir des sanctions suffisamment dissuasives contre les phénomènes de la mendicité et du trafic illicite des migrants mineurs, les abus et l’exploitation des enfants en ligne. Il est de même de l’interdiction de l’esclavage, de la vente et de la traite des enfants, du harcèlement sexuel et délits assimilés, qui sont sévèrement réprimés par la loi. Concernant les enfants de la rue, des campagnes d’information et de sensibilisation sont régulièrement organisées dont la célébration de la Journée des enfants en situation de rue, chaque 12 avril. Aussi, nonobstant le contexte de crises et d’attaques terroristes récurrentes, le droit constitutionnel à l’éducation est respecté et l’enseignement public est obligatoire, gratuit et laïc. Par ailleurs l’enseignement fondamental est obligatoire pour tous les enfants (de 6 à 17 ans). Sur ce point, les politiques et programmes de référence sont, entre autres, le Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle, deuxième génération (PRODEC 2 ; 2019-2028) et la politique nationale enseignante. En termes d’accès, les taux bruts d’admission (TBA) au préscolaire pour les garçons et filles sont les plus élevés en 2023, respectivement 17,11% et 17,77% à Bamako, et celui des filles de Koulikoro est supérieur à la moyenne nationale 7,14%. Au Fondamental 1, de 2019 à 2023, le TBA est passé de 81,92% à 83,23%, soit 1,31 point d’augmentation. Au-delà de cette question pour ce qui concerne le recrutement ou l’offre des enfants de moins de 18 ans, le Mali a adopté, depuis août 2022, une loi sur le contrôle des drogues et perfuseurs ainsi qu’un arrêté interministériel interdisant l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha (narguilé) ou tout autre appareil similaire. Concernant les travaux dangereux et l’allégation faisant cas d’enfants travaillant dans l’orpaillage traditionnel, le Programme national de lutte contre le travail des enfants a mis en place la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants (CNLTE), qui a œuvré, entre 2011 et 2020, dans un contexte de crises sociopolitique et sécuritaire en partenariat avec certaines structures étatiques et non étatiques. Le Gouvernement du Mali a réaffirmé, ainsi, son engagement à remplir ses obligations constitutionnelles découlant de la ratification de la convention N°182 de l’OIT et, ceci, malgré le contexte de crise sécuritaire et la faible mobilisation des partenaires techniques et financiers. Les éléments de réponse du Mali à l’encontre de narratifs produits en dehors des institutions nationales habilitées, ont été appréciés pour leur consistance, leur clarté et la qualité des arguments et des références données. MENEFP
Coopération : Des échanges fructueux entre le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY et la coopération Turque et Canadienne

Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY a accordé, ce mardi 2 juin 2026, une audience à Son Excellence Efe CEYLAN Ambassadeur de la République de Türkiye au Mali, ainsi qu’à la Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada au Mali, Lee Anne HERMANE. En effet, l’Ambassadeur de Türkiye était venu transmettre, au nom de son peuple et de son Gouvernement, les sincères condoléances de la République de Türkiye, suite aux événements tragiques du 25 avril dernier. Les échanges ont, notamment, porté sur les questions de sécurité, d’éducation, de formation, ainsi que sur d’autres domaines stratégiques d’intérêt commun, témoignant de la volonté partagée de renforcer davantage ce partenariat au service des peuples. Cette rencontre a, également, été l’occasion pour les deux personnalités de passer en revue l’excellence des relations de coopération entre la Türkiye et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Ministre a, ensuite, reçu la Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada au Mali. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les relations de partenariat fructueuses entre le Mali et le Canada, ainsi que leur engagement commun en faveur du renforcement de la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt partagé. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur les nouvelles mesures engagées par les autorités maliennes dans le cadre de la régulation du secteur associatif et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales intervenant sur le territoire national. À cette occasion, des précisions ont été apportées sur les objectifs de ces réformes, notamment : en matière de transparence, de conformité administrative, de coordination des interventions et de respect des dispositions légales en vigueur. Cette série d’audiences s’inscrit dans la dynamique de dialogue permanent entretenue par les autorités maliennes avec leurs partenaires diplomatiques, dans un esprit de respect mutuel, de coopération constructive et de préservation des intérêts stratégiques du Mali. MATD
Coopération Mali – UEMOA : La ministre DOUMBIA Mariam TANGARA à l’écoute du Commissaire Koffi Koffi PAUL

La ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA a reçu, en audience, le mercredi 03 Juin 2026, une délégation de la Commission de l’UEMOA conduite par le Commissaire Koffi Koffi PAUL. L’objectif de cette rencontre était d’échanger sur le Règlement n°02/2023/CM/UEMOA portant Code minier communautaire, adopté lors du Conseil des ministres du 16 Juin 2023 où certaines dispositions de ce Règlement renvoient à des règlements d’exécution devant fournir les modalités de leur mise en œuvre. A cet égard, trois projets de règlements d’exécution du Code minier communautaire ont été élaborés par la Commission et ont fait l’objet d’un atelier régional de validation : gestion des permis miniers et autorisations ; modalités d’alimentation et de fonctionnement du fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine ou de la carrière et droits, redevances et taxes applicables aux permis miniers. Au cours des échanges, la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA s’est réjouie de l’élaboration du développement des filières riz et coton dans notre pays. Au-delà de la filière phosphate et engrais, elle a demandé à la Commission de l’UEMOA de mener des réflexions avec ses services techniques compétents sur la possibilité de transformation des déchets. Après le Togo et le Niger, la présence de la Commission de l’UEMOA à Bamako vise, selon le Commissaire Koffi Koffi PAUL, à avoir un échange de haut niveau avec la partie malienne pour un Code minier communautaire harmonisé. Le ministre chargé de l’Environnement a salué et remercié la Commission de l’UEMOA pour cette démarche consensuelle et a promis de vite mettre ses services techniques concernés au travail. MEADD
Les projets PCRSS et MALIDENKO : Le Ministre d’Etat, le Général Ismaël WAGUE lance la formation des formateurs sur le DCC dans les régions

La cérémonie de lancement de la formation des formateurs sur la troisième partie du Développement Conduit par les Communautés (DCC) s’est tenue, ce mercredi 3 juin 2026, à Bamako, sous la présidence du Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale. Étaient présents à cette cérémonie, aux côtés du Ministre, le Représentant de la Banque mondiale, le Conseiller Principal DCC, le Coordonnateur du Projet PCRSS. Le Représentant de la Banque mondiale et le Coordonnateur du PCRSS ont successivement pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants et rappelé l’importance fondamental de ses formations pour une mise en œuvre efficiente des projets PCRSS et MALIDENKO. Le Ministre d’Etat, dans son discours, a rappelé l’importance de cette troisième partie pour l’atteinte des objectifs du gouvernement, à travers les projets. Il a, ainsi, invité les participants à s’approprier des modules, qui seront présentés pour une bonne exécution de ce projet. Les participants à la formation sont composés des spécialistes de l’Unité d’Exécution du Projet (UEP), des chefs d’antennes régionales, des experts DCC, des spécialistes en infrastructures, des spécialistes juniors en sauvegardes environnementales et sociales, des experts de la MARN et du personnel du cabinet du MRPCN. Prévue pour durer trois jours, cette formation vise à renforcer les compétences des formateurs, afin de leur permettre d’accompagner, efficacement, les communautés dans la clôture, la redevabilité et la pérennisation des sous-projets communautaires du PCRSS. MRPCN
74ème Session du Conseil d’administration des Aéroports du Mali (ADM) : Les Administrateurs apprécient les performances et les perspectives de 2026

Les membres du Conseil d’administration des Aéroports du Mali (ADM) se sont réunis, ce mercredi 03 Juin 2026, au siège de l’établissement, dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou, à l’occasion de la 74ème session du Conseil d’administration. Cette rencontre stratégique, organisée à mi-parcours de l’exercice budgétaire 2026, qui vise à évaluer les activités réalisées au cours du premier semestre, à examiner le niveau d’exécution du budget en cours et à définir les orientations devant guider les actions de l’établissement pour le reste de l’année. Ainsi, à l’ouverture des travaux, le Président-directeur général des Aéroports du Mali, Colonel-major Lassina TOGOLA, qui a présenté un aperçu des performances enregistrées par l’entreprise au cours de l’exercice précédent. Il indiquera que les résultats obtenus au 31 décembre 2025 confirment la dynamique positive engagée par les ADM. L’établissement a ainsi enregistré une hausse de 38 % de ses résultats d’exploitation, tandis que le trafic passagers a progressé de 14 % par rapport à l’année précédente. Ces performances témoignent du regain d’activité observé dans le secteur aéroportuaire national et de l’amélioration progressive des indicateurs de gestion de l’entreprise. Au cours de cette 74ème Session, les administrateurs ont examiné l’état d’avancement des projets inscrits au programme d’activités de l’année 2026 ainsi que le niveau d’exécution des ressources budgétaires mobilisées. Les échanges ont permis, également, d’identifier les défis à relever au cours du second semestre et d’adopter les mesures nécessaires pour garantir l’atteinte des objectifs fixés. Le Patron des Aéroports du Mali, Colonel-major Lassina Togola a insisté sur l’importance d’une gouvernance exemplaire et d’une gestion rigoureuse des ressources de l’établissement. Il a rappelé que la transparence dans la gestion des comptes et le respect des principes de bonne gouvernance constituent des leviers essentiels pour renforcer la confiance des autorités de tutelle, des partenaires et des usagers. Selon lui, cette démarche est indispensable pour assurer la pérennité des Aéroports du Mali et accompagner les ambitions de modernisation du secteur aérien national. Cette session du Conseil d’administration intervient dans un contexte où les infrastructures aéroportuaires jouent un rôle croissant dans le développement économique et l’intégration régionale. Les décisions, qui ont découlé des assises, devraient contribuer à consolider les acquis enregistrés, ces dernières années, et, renforcer la capacité des ADM à répondre aux exigences du transport aérien moderne. À travers cette session, les Aéroports du Mali réaffirment, ainsi, leur volonté de poursuivre leurs efforts en matière de performance, de gouvernance et d’amélioration des services offerts aux compagnies aériennes et aux voyageurs. MTI
Forum Panafricain des médias (FOPAME) : Bamako accueille les médias du continent pour discuter sur les défis de l’information

Bamako vibre au rythme du rendez-vous historique pour les médias africains, avec le 1ère Forum Panafricain des médias (FOPAME). L’événement, qui été parrainé par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Général d’Armée Assimi GOÏTA, a été lancé, ce mercredi 03 Juin 2026, par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA. En effet, plus de 300 professionnels des organisations professionnelles, des médias publics et privés, des chercheurs, universitaires, experts et décideurs, ainsi que des professionnels des médias venus de plusieurs pays africains sont réunis autour d’un thème fédérateur : « Unir les voix, renforcer les liens entre médias d’Afrique ». Ainsi, les interventions du Président de la Maison de la Presse, Bandiougou DANTE, Salif SANOGO, le Président de la Commission d’organisation se sont articulés sur la souveraineté informationnelle du continent, le rôle des médias dans les processus de paix et l’impact des nouvelles technologies sur la profession. Un focus particulier sera accordé à la lutte contre la manipulation de l’information dans les zones de conflit, sujet brûlant au Sahel. Ils ont rappelé que ce forum se veut bien plus qu’une simple rencontre protocolaire, il s’agit d’une véritable plateforme de réflexion stratégique pour définir les contours d’un journalisme africain adapté aux défis du siècle. Les participants travailleront, notamment, sur la création d’un réseau d’alerte précoce contre la désinformation et l’élaboration de chartes éthiques communes. Le Journaliste émérite Martin Faye qui a délivré un plaidoyer en faveur de l’intégration africaine de la communication et technologiques ont profondément transformé les modes de production, de diffusion et de consommation de l’information. Le numérique, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle offrent des possibilités inédites pour informer, éduquer, rapprocher les peuples et favoriser l’accès à la connaissance. Des avancées, qui s’accompagnent, également de défis. Dans ce contexte, « Qui parle de l’Afrique ? », s’est interrogé le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA. Le Chef du gouvernement a poursuivi en préconisant une souveraineté fondée sur la capacité des Africains à produire, analyser et diffuser eux-mêmes une information rigoureuse, équilibrée et fidèle à leurs réalités. Il a mis un accent particulier sur les pays du Sahel central, qui font face à des défis sécuritaires complexes. Il a également rappelé que les conflits contemporains ne se jouent plus uniquement sur le terrain militaire, mais, aussi, sur les champs : médiatique, numérique et informationnel. Le Premier ministre a insisté sur les idées à déconstruire, principalement, concernant le cap de la Transition, les relations diplomatiques et la guerre informationnelle engagée contre le Mali. Il a conclu en saluant le leadership du Chef de l’Etat le Général d’Armée Assimi GOÏTA face à l’impérialisme et à l’oppression. Pendant quatre jours, autour notamment de cinq panels et trois tables-rondes, ils mèneront des réflexions afin de poser un diagnostic relatif à l’information, à la communication et à la souveraineté informationnelle dans un monde marqué par des mutations profondes et accélérées. PRIMATURE
Communiqué du conseil des ministres / CM N°2026-22/SGG

Le Conseil desMinistres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 3 juin 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Ségou ; un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Badougou Nafadji. Le marché concernant la construction du Lycée d’Excellence de Ségou est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’Entreprises PRO BTP-CHECEC, pour un montant de 4 milliards 369 millions 469 mille 894 francs CFA, Toutes Taxes Comprises et un délai d’exécution de 9 mois. Le marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Badougou Nafadji, Cercle de Kati, Région de Koulikoro, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Soudanaise de Construction et de Promotion Immobilière et de Commerce, pour un montant de 3 milliards 394 millions 125 mille 328 francs CFA, Toutes Taxes Comprises et un délai d’exécution de 9 mois. La réalisation desdites infrastructures permettra d’améliorer la qualité des enseignements au secondaire. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°02 au marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré ainsi que la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Générale Mamadou KONATE pour un délai d’exécution supplémentaire de 11 mois, à compter de la libération totale des emprises des travaux. Il a pour objet la prorogation du délai d’exécution du marché initial et la prise en charge des modifications intervenues à la suite de l’étude de la revue du projet d’exécution des travaux, notamment le remplacement du système d’éclairage public prévu, par un système solaire plus stable, autonome et écologique. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire. La Direction nationale de l’Aménagement du Territoire a été créée par l’Ordonnance n°04-009/P-RM du 25 mars 2004 avec pour mission d’élaborer les éléments de la Politique nationale d’Aménagement du Territoire et d’en assurer sa mise en œuvre. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par les Décrets n°10-441/P-RM du 16 août 2010 et n°2016-0912/P-RM du 06 décembre 2016. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment au contexte socioéconomique et à la nouvelle organisation administrative ayant engendré une augmentation des besoins en matière d’Aménagement du Territoire. En vue de pallier les insuffisances identifiées, une étude réalisée sur les textes législatifs et règlementaires en matière d’Aménagement du Territoire a recommandé la restructuration de la Direction nationale de l’Aménagement du Territoire pour prendre en compte le caractère multidimensionnel et transversal de l’Aménagement du Territoire. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière d’Aménagement et d’Attractivité du Territoire. Ils prévoient pour les 5 prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution des missions. L’adoption de ces textes vise également à répondre aux exigences de marketing territorial permettant de rendre nos territoires attractifs et compétitifs, d’opérationnaliser les pôles de développement et de renforcer le rôle de veille prospective et de suivi du respect des vocations des sols. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chef d’Etat-major adjoint de la Garde nationale du Mali : Colonel Mamady dit N’Fani DIAKITE. Directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées : Colonel-major Bakary Bocar MAIGA. Directeur adjoint de l’Information et des Relations publiques des Armées : Contrôleur principal de Police Aïssata TOURE. Directeur central adjoint du Service de Santé des Armées : Colonel-major Mamadou Seydou CISSE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Conseiller technique : Monsieur Souleymane DIARRA, Inspecteur des Finances. Président de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières : Monsieur Mohamed Bouba TRAORE, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION Chef de Cabinet : Colonel Abdramane OUATTARA. Conseillers techniques : Monsieur Chiaka MAGASSA, Administrateur civil ; Contrôleur général Major de Police Tiantio DIARRA ; Monsieur Oumar COULIBALY, Ingénieur informaticien. Chargés de mission : Madame Aïssata Cheick SYLLA, Journaliste-Réalisateur ; Madame Khadidiatou KONE, Journaliste ; Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Mamadou dit Mariko DIAKITE, Spécialiste en Audit et Contrôle de Gestion. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Tamanrasset : Lieutenant-colonel Tidiani DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Moussa NAKO, Inspecteur des Finances ; Monsieur Zoumana DOUMBIA, Médecin, Pharmacien et Odontostomatologue ; Monsieur Founeké COULIBALY, Inspecteur du Trésor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 31ème Réunion du Comité ministériel du Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), tenue le 23 mai 2026, à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette 31ème Réunion a été l’occasion de rappeler les principales avancées institutionnelles et opérationnelles réalisées au cours de la période couverte, notamment l’adhésion
Sécurité nationale et Gestion des conflits : Les légitimités traditionnelles et les autorités réaffirment leur engagement à accompagner les initiatives du Gouvernement

Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision des plus hautes autorités du pays en matière de sécurité et de préservation de la stabilité nationale, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY et le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général de Division Daoud Aly MOHAMEMMEDINE ont tenu une importante rencontre d’échanges avec les représentants des Autorités et Légitimités traditionnelles. Cette rencontre a permis d’examiner les modalités de participation des autorités et légitimités traditionnelles aux efforts de sécurisation du territoire national. Les échanges ont mis en lumière le rôle déterminant des chefs coutumiers, religieux et des autres leaders communautaires dans la prévention des conflits, le renforcement de la cohésion sociale, la sensibilisation des populations et l’accompagnement des initiatives publiques en faveur de la paix et de la sécurité. Les participants ont unanimement reconnu que les Autorités et Légitimités traditionnelles, de par leur proximité avec les communautés et leur influence sociale, constituent des partenaires incontournables dans la consolidation de la stabilité et le renforcement du lien entre l’État et les populations. À la suite de cette rencontre, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement a présidé une visioconférence avec les autorités administratives du pays. Cette séance de travail a été consacrée aux modalités pratiques de mise en œuvre des orientations définies par les plus hautes autorités de l’État en matière de sécurisation du territoire et de renforcement de la gouvernance de proximité. Cette visioconférence a permis de rappeler les responsabilités des autorités administratives dans l’exécution des mesures arrêtées, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination étroite entre les services de l’État, les forces de sécurité et les acteurs communautaires. Elle a également constitué une occasion d’harmoniser les approches et de renforcer la mobilisation de tous les échelons administratifs autour des objectifs de sécurité et de stabilité. À travers ces différentes initiatives, le Gouvernement réaffirme sa volonté de promouvoir une approche inclusive, concertée et participative de la sécurité, fondée sur l’implication de l’ensemble des acteurs institutionnels et communautaires. La conjugaison des efforts des autorités administratives, des Forces de défense et de sécurité ainsi que des Légitimités traditionnelles demeure un levier essentiel pour relever les défis sécuritaires et préserver durablement la paix, l’unité nationale et le développement du pays. La sécurité est une responsabilité collective, qui requiert l’engagement de tous au service de la Nation, dixit le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Porte-parole du Gouvernement. MATD
Clôture de la 17ème édition des Championnats d’Afrique de taekwondo : Pari réussi pour le Mali

Le rideau est tombé sur cette grande messe du taekwondo continental, confirmant la montée en puissance du Mali sur la scène sportive africaine. Au-delà de la réussite logistique, ces championnats ont mis en lumière la capacité du Mali à accueillir des événements de rang mondial, grâce à la vision et à l’engagement de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, dont l’impulsion a permis la rénovation complète du Palais des Sports Salamatou Maïga. Les combattants maliens ont porté haut les couleurs nationales tout au long de la compétition. Avec un total de 16 médailles décrochées, les représentants locaux ont fait vibrer le public malien : 05 médailles d’or ; 05 médailles d’argent ; 06 médailles de bronze. Ces résultats témoignent de l’excellent travail de préparation de la Fédération Malienne de Taekwondo et de la détermination d’une génération d’athlètes fiers de porter les couleurs du « Mali Kura ». Lors de la cérémonie de clôture, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA était représenté par son Secrétaire général, Modibo TRAORE. Dans son allocution, Modibo TRAORE a souligné que, bien au-delà des combats sur le tapis, le taekwondo est avant tout « une école de vie ». « Au-delà des médailles, les véritables vainqueurs de ces championnats sont les valeurs de fraternité, d’unité et de solidarité africaine, qui se sont exprimées », a-t-il déclaré, en adressant les félicitations du Gouvernement à l’ensemble des athlètes. L’organisation de ce championnat a servi de vitrine stratégique pour le pays. En accueillant ces épreuves dans des conditions conformes aux standards internationaux, Bamako a prouvé son savoir-faire. Modibo TRAORE a tenu à exprimer la profonde gratitude des plus hautes autorités du Mali envers l’Union Africaine de Taekwondo, la Fédération Mondiale, la Fédération Malienne, les pays participants, ainsi que tous les acteurs, forces de sécurité, bénévoles et population bamakoise, ayant contribué au succès de cet événement. Alors que les délégations étrangères s’apprêtent à regagner leur pays respectif, le Mali referme cette parenthèse sportive avec le sentiment du devoir accompli. Cette 17ème édition des Championnats d’Afrique restera gravée comme une étape majeure dans la promotion du sport comme levier de paix et de développement, conformément à la vision du « Mali Kura » portée par le Président de la Transition. MJSCICCC