Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Le village artisanal officiellement lancé au monument de la flamme de la paix

Le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFÉ a présidé, ce mardi 16 décembre 2025, la cérémonie d’ouverture officielle du Village de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou, au Monument de la Flamme de la Paix. L’événement s’est déroulé en présence du Coordinateur du Village, Daha NIASSE, ainsi que des autorités administratives et politiques. Le Village de la Biennale, espace « off » de cette édition, propose une foire artisanale, des concerts, des projections de films, des expositions et des animations pour enfants. La cérémonie inaugurale, marquée par les prestations d’Amy Wassidjé et Thialé ARBY, a donné le coup d’envoi d’un programme riche et diversifié, symbole de la vitalité et de la résilience culturelle du Mali. MACIHT

Deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES : Évaluation des progrès et opérationnalisation de l’édifice commun

Après le premier Sommet historique de l’Alliance des États du Sahel (AES), tenu à Niamey le 06 juillet 2024, qui a consacré la création de la Confédération des États du Sahel (AES), Bamako abritera, les 22 et 23 décembre 2025, la deuxième Session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Au cours de ce Sommet, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, a été désigné Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef d’Etat de la République du Mali et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat. La deuxième session du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES sera l’occasion d’évaluer les progrès réalisés par la Confédération AES, sous présidence malienne, d’évaluer la mise en œuvre de la Feuille de route de l’an I de la Confédération AES, de finaliser l’opérationnalisation institutionnelle de la Confédération AES et d’examiner les questions confédérales, régionales et internationales. Le Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES examinera à cet égard les actions me-nées dans les Piliers Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement, ainsi que dans le domaine de la communication transversale et la mobilisation. Au cours de la rencontre de Bamako, les trois Chefs d’Etat pourront mesurer les évolutions intervenues dans le domaine sécuritaire, particulièrement dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes ; dans le domaine diplomatique, notamment la coordination de l’action diplomatique ; et dans le domaine du développement, marqué par des mesures fortes visant l’amélioration des condi-tions de vie des populations de l’espace AES. La 2ème session du Collège des Chefs d’État sera précédée de la session confédérale du Conseil des Ministres, les 20 et 21 décembre 2025 et de la Réunion des Hauts Fonctionnaires réunissant les Experts des trois Piliers, du 15 au 18 décembre 2025. Il est à rappeler que c’est dans un contexte sous régional marqué par des défis et enjeux sécuritaires et géopolitiques majeurs, y compris la menace existentielle de la CEDEAO contre les trois pays de l’AES que sont créées d’abord, l’Alliance des États du Sahel le 16 sep-tembre 2023 et ensuite la Confédération des États du Sahel, le 06 juillet 2024 à Niamey. Si l’AES est une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle entre ses États membres, dans un esprit de fraternité, de solidarité et d’amitié; la Confédération AES quant à elle, est une réponse plus large et holistique avec des domaines d’actions élargis à la diplomatie et au développement pour assurer une pleine souveraineté et créer un espace de paix et de prospérité partagée. Depuis la création de la Confédération AES, les succès tangibles ont été enregistrés dans les domaines sécuritaires, de diplomatie et du développement avec la mutualisation des efforts des trois pays membres et l’accompagnement des braves populations résilientes qui ont pleinement adhéré à la vision de leurs Dirigeants engagés à la prise en charge de leurs aspirations profondes de paix, de sécurité et de développement intégré. Ainsi, sur la base de la Feuille de route de la Confédération AES, diverses activités ont été menées par l’ensemble des acteurs, tant au niveau des Chefs d’Etat qu’aux niveaux ministé-riel et technique, y compris par les représentations diplomatiques des trois pays à l’extérieur pour, dans un premier temps réaliser les objectifs de la Confédération AES. Les populations de l’espace AES et les diasporas des trois pays à travers le monde ont également joué un rôle important dans cette action collective. C’est ainsi que des résultats importants, notamment sur l’amélioration de la situation sécuritaire, le renforcement de l’intégration sous-régionale, la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens, la coordination de l’action diplomatique, la souveraineté économique, ainsi que le raffermissement de fraternité et de la solidarité entre les Peuples de l’AES, ont été obtenus. Aujourd’hui, la Confédération AES constitue une réalité géopolitique incontestable qui a transformé l’environnement politique et diplomatique de la sous-région et s’impose comme un acteur majeur des relations internationales. L’accueil à Bamako de la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES favorisera l’accélération de la réalisation des grands projets et chantiers de sécurisation et de développement ouverts par les Chefs d’Etat en faveur des populations AES. A l’issue de la rencontre de Bamako, le Collège des Chefs d’Etat désignera un nouveau Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Grande date et documents de référence à retenir : – 16 septembre 2023, la signature de la Charte du Liptako Gourma, instituant l’Alliance des États du Sahel ; – 28 janvier 2024, déclaration conjointe des États membres de l’Alliance annonçant leur décision de se retirer de la CEDEAO ; – 06 juillet 2024 à Niamey, premier Sommet de l’AES au cours duquel le traité por-tant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES) a été signé. Les Instances de la Confédération AES : 1. Le Collège des Chefs d’Etat : Instance suprême de la Confédération composée d’un Président et de vice-présidents représentant chacun son État. Le Président du Collège des Chefs d’État est le Président de la Confédération ; 2. Les sessions confédérales du Conseil des Ministres : la session du Conseil des Ministres réunit les Ministres chargés des Affaires étrangères, les Ministres chargés de la Défense et de la Sécurité, ainsi que les Ministres chargés de la coordination des questions de Développement. D’autres personnalités désignées par le Collège peuvent prendre part aux sessions du Conseil des Ministres. Le Président de la Confédération préside les sessions du Conseil des Ministres ou peut déléguer cette prérogative à son Premier Ministre ; 3. Sessions confédérales des Parlements délibèrent sur les questions d’intérêt commun de la Confédération ou toutes questions qui représentent une importance majeure pour la Confédération : défense, sécurité, diplomatie, développement ou autres. Les représentants des Parlements des États confédérés aux

3ème Réunion des ministres du Commerce et de l’Industrie de l’AES : La rencontre de Niamey prône l’harmonisation des politiques industrielles et commerciales et la promotion des filières stratégiques

Le Ministre, de l’industrie et de Commerce, Moussa Alassane Diallo a pris part à la 3ème réunion des Ministres chargés de l’Industrie et du Commerce et du secteur privé de la Confédération des États du Sahel (AES) La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la haute présidence de Son Excellence, Ali Mahamat Zen, Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances du Niger, ce lundi 15 Décembre 2025, dans l’enceinte du complexe Mahatma Ghandi, à l’aune du 2ème Sommet des chefs d’Etats de la confédération AES à Bamako. Cette réunion s’inscrit dans la dynamique impulsée par les Chefs d’État de l’AES depuis la signature du Traité instituant la Confédération, le 6 juillet 2024 à Niamey. Elle traduit la volonté commune de faire de l’industrie, du commerce et de l’investissement les leviers centraux d’une croissance endogène, inclusive et durable. Dans son allocution, le Ministre Moussa Alassane DIALLO a salué la vision patriotique et souveraine portée par Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE, le Général d’Armée Assimi GOÏTA et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, fondée sur les trois piliers structurants de l’AES : Défense, Diplomatie et Développement. Aussi, un regard rétrospectif sur les grands chantiers des résolutions prises par les ministres en charge du commerce et de l’Industrie de l’AES. La rencontre de Niamey a permis de faire le bilan de la feuille de route adoptée à Bamako en octobre 2024, d’évaluer les progrès réalisés et de définir de nouvelles actions prioritaires. L’objectif étant de construire une base industrielle commune, harmoniser les politiques industrielles et commerciales, promouvoir des filières stratégiques et densifier les échanges intra-AES, afin que les richesses de chaque pays profitent pleinement à l’ensemble de l’espace confédéral. Les travaux ont également mis en exergue le rôle central du secteur privé, appelé à devenir un partenaire stratégique des États dans la mise en œuvre des réformes structurelles. À cet effet, plusieurs orientations fortes ont été examinées, notamment la création de Zones Économiques Spéciales à caractère confédéral, l’harmonisation des codes des investissements, l’amélioration du climat des affaires, ainsi que l’orientation de la commande publique en faveur des entreprises de l’AES. À l’issue de la réunion, des conventions ont été signées entre les Chambres de Commerce et d’Industrie, ainsi que les offices céréaliers de l’AES, aux fins d’opérationnaliser rapidement les décisions prises et de renforcer la sécurité alimentaire et économique de l’espace confédéral. MIC

Foire de l’AES : l’intégration économique au cœur des échanges à Niamey

La Foire de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouverte en marge de la 3ᵉ rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce et du secteur privé de l’AES, ce qui est de nature à révéler la volonté commune des États membres de faire de l’intégration économique un levier stratégique de développement durable. La cérémonie officielle s’est déroulée sous la haute présidence de Son Excellence le Premier Ministre, représenté à l’occasion par le Ministre du Commerce et de l’Industrie de la République du Niger, en présence des délégations ministérielles du Mali et du Burkina Faso, ainsi que de nombreux acteurs économiques et diplomatiques. Prenant la parole à cette occasion, le Ministre de l’Industrie et du Commerce Moussa Alassane DIALLO a livré un discours engagé et prospectif, appelant les pays de l’AES à faire du développement endogène un pilier central de leur modèle économique. Il a souligné que la valorisation des savoir-faire locaux, la transformation des matières premières et le renforcement du secteur privé constituent des conditions essentielles pour bâtir un développement intégré, inclusif et résilient, au service des populations sahéliennes. Cette vision partagée traduit l’ambition des États confédérés de s’inscrire dans une dynamique fondée sur les potentialités internes. À cette foire, le Mali se distingue par une participation remarquable, avec dix exposants sous le leadership de l’APEX Mali représentant la richesse et la diversité de son tissu productif, notamment des artisans, des entreprises de transformation, des prestataires de services et des initiatives entrepreneuriales innovantes. À l’issue de la cérémonie d’ouverture, un tour de stands a permis aux trois ministres de constater de visu le dynamisme, la créativité et la qualité des produits exposés, illustrant concrètement la vitalité des forces productives des pays de l’AES et leur capacité à porter une intégration économique fondée sur la production locale et la coopération régionale. MIC

Préparatifs de la 2ème Edition du Salon international de la Défense et de la Sécurité (BAMEX 2026) : Les échanges ont débuté entre les départements sectoriels concernés

Dans le cadre des concertations régulières avec les partenaires internationaux, Son Excellence, Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en compagnie de son Collègue de la Sécurité et de la Protection civile et en présence du Secrétaire Général du Ministère en charge de la Défense, a tenu une rencontre d’échanges et d’informations, le lundi 15 décembre 2025, avec le Corps diplomatique et consulaire accrédité au Mali, essentiellement autour de la deuxième édition du Salon international de la Défense et de la Sécurité (BAMEX), prévue à Bamako en novembre 2026. L’organisation de cet évènement de haute portée militaro-diplomatique sera, désormais inscrite dans l’agenda des questions stratégiques et un cadre de dialogue, de partenariats et de construction d’une sécurité partagée autour des innovations et solutions technologiques en matière de défense et de sécurité. Au regard du succès éclatant enregistré, cette année lors de la première édition du BAMEX’25 et compte tenu de l’engouement exprimé autour de cet évènement hautement stratégique, les Ministres ont souligné la nécessité d’engager et de poursuivre des échanges avec les représentations diplomatiques en vue de favoriser une participation internationale plus accrue à l’occasion de la deuxième édition et de contribuer, ainsi par des solutions innovantes, à la résolution des problèmes de sécurité et de développement du continent africain. Saisissant cette occasion, les Ministres ont souligné avec satisfaction, la tenue de plusieurs agendas internationaux du Mali en cette fin d’année 2025, notamment le Salon International de l’Entrepreneuriat de l’AES, le Salon International de l’Artisanat du Mali, y compris la tenue prochaine de la Biennale artistique et culturelle à Tombouctou. Ils ont mis l’accent sur la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel dont la réunion préparatoire, des Hauts fonctionnaires de la session confédérale du Conseil des Ministres, a démarré, le lundi 15 décembre 2025. Les Ministres et leurs hôtes ont abordé plusieurs autres questions d’intérêt commun, notamment, les efforts déployés dans l’approvisionnement du Mali en produits pétroliers et dans la lutte contre le terrorisme, sans oublier le financement du développement dans le cadre de la vision stratégique du Mali ainsi que les projets de développement durable, qui constituent une priorité de premier ordre pour le Gouvernement. Le Doyen et les membres du Corps diplomatique ont reconnu les efforts du Gouvernement et exprimé leurs remerciements pour son engagement et sa détermination face aux défis conjoncturels. Ils ont, également salué la résilience des populations maliennes et réaffirmé leur soutien et accompagnement à notre pays. Les Ministres ont conclu la séance interactive en renouvelant la vision du Gouvernement du Mali de faire de BAMEX’26, un évènement d’envergure internationale, ouvert, inclusif et porteur d’opportunités concrètes, dans la volonté d’aller vers des partenariats diversifiés pour marquer cette deuxième édition. A cet égard, ils ont invité les missions diplomatiques et consulaires à une mobilisation massive tant sur le plan institutionnel qu’industriel en vue de faire de la coopération internationale un levier important pour bâtir une sécurité collective durable, lors de ce rendez-vous majeur du BAMEX’26. MAECI

Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur (CCMEX) : Le Ministre Mossa AG ATTAHER engage des échanges permanents, structurés et inclusifs

Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG ATTAHER a présidé, ce 16 décembre 2025, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), la cérémonie officielle marquant le lancement du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur (CCMEX). Cette étape symbolique constitue un jalon déterminant dans la structuration du dialogue entre le Mali et ses compatriotes vivant hors du territoire national. La rencontre revêt une portée institutionnelle majeure et traduit la volonté des plus hautes autorités de mettre en œuvre les orientations stratégiques arrêtées en matière de gouvernance migratoire. Elle concrétise également une recommandation essentielle issue des États Généraux de la Migration, organisés en août 2023. Le Ministre Mossa AG ATTAHER a rappelé que la tenue de cette session inaugurale reflète l’engagement constant des autorités de la Transition à instaurer un cadre d’échanges permanent, structuré et inclusif avec les Maliens établis à l’Extérieur. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique de refondation nationale, fondée sur la concertation, l’écoute attentive et la reconnaissance du rôle stratégique de la diaspora dans l’édification d’un Mali uni, souverain et tourné vers l’avenir. La mobilisation significative des délégués venus de divers pays de résidence a été saluée par le Ministre, leur présence témoignant d’un attachement profond à la patrie et d’une volonté affirmée de contribuer, activement au développement national. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit des représentants des départements ministériels, aux institutions et aux partenaires de la gouvernance migratoire, dont l’implication demeure déterminante pour la mise en œuvre effective des recommandations issues des travaux du Cadre. La création du CCMEX illustre l’attention particulière portée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, aux Maliens établis à l’Extérieur. Institué par le Décret n°2025-0101/PT-RM du 14 février 2025, ce dispositif constitue un outil stratégique de dialogue, de renforcement de la cohésion, de concertation, et de consolidation de l’unité nationale, dans le respect des intérêts fondamentaux et de la souveraineté du Mali. Le Ministre a mis à l’honneur la diaspora malienne, présente dans plus de soixante-dix-sept pays, pour sa contribution remarquable au développement économique, social, culturel et intellectuel du pays. Au-delà des transferts financiers, elle se distingue par son engagement citoyen, son expertise et sa capacité à porter l’image du Mali sur la scène internationale. Elle demeure un prolongement vivant de la Nation, fidèle à l’histoire d’un pays façonné par la mobilité, les échanges et le dialogue des peuples. À travers le CCMEX, l’État se dote d’un organe consultatif de premier plan, destiné à renforcer la cohésion de la diaspora, à coordonner ses initiatives, à identifier les préoccupations majeures de ses membres vivant à l’extérieur et à accroître sa participation au processus de développement national. Les travaux de cette session inaugurale ont, ainsi posé les bases d’une gouvernance migratoire concertée, apaisée et efficiente. L’ouverture de cette première session du CCMEX marque le début d’une nouvelle dynamique de coopération, de confiance mutuelle et de responsabilité partagée entre le Gouvernement et les Maliens établis à l’Extérieur, au service d’un Mali fort, solidaire et prospère. MMEIA

Création d’un Pôle Judiciaire foncier : Consultations des avant-projets de textes lancées

Ce mardi 16 décembre 2025, la salle de conférences du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a abrité la cérémonie d’ouverture de l’atelier de consultation consacré aux avant-projets de textes relatifs à la création du futur pôle judiciaire foncier. Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général du ministère, Boubacar Sidiki DIARRAH a déclaré : « Dans notre pays, la gestion du domaine foncier devient de plus en plus une préoccupation majeure, de nature à ébranler la paix, la quiétude et la cohésion sociale ». Cet atelier vise à favoriser le dialogue et à enrichir les textes en cours d’élaboration. Il réunit de nombreuses personnalités, notamment les représentants des départements ministériels, les directeurs de services centraux, le gouverneur de région de Ségou, ainsi que les représentants des gouverneurs du district de Bamako et de la région de Koulikoro. Les litiges fonciers représentent, aujourd’hui, près de 40 % des affaires portées devant les juridictions de l’ordre judiciaire et jusqu’à 90 % devant celles de l’ordre administratif. Cette situation engendre une série de dysfonctionnements : gestion morcelée et peu coordonnée des dossiers, multiplicité des intervenants, lenteur des procédures, conflits entre les systèmes coutumiers, administratifs et judiciaires, absence de spécialisation des acteurs, ainsi que des décisions judiciaires parfois contradictoires. Le pôle judiciaire foncier, actuellement en cours de structuration, se veut une réponse appropriée à ces défis. Doté de compétences civiles, administratives et pénales, il ambitionne de rationaliser le traitement des affaires foncières, d’unifier l’action des acteurs judiciaires concernés et de simplifier les procédures. Il s’agit d’une réforme attendue, destinée à restaurer la confiance dans la justice foncière et à renforcer durablement la cohésion sociale. MJDH

Symposium National pour l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : L’expert du BIT, Dramane HAIDARA propose des approches intégrées

Le Symposium National pour l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali s’est ouvert, ce lundi 15 Décembre 2025, à Bamako. Une rencontre, qui regroupe des experts de haut niveau autour des acteurs nationaux de l’emploi. Ainsi, après la cérémonie d’ouverture, l’expert du Bureau International du Travail, Dramane HAÏDARA a développé le thème central « Accroissement des opportunités d’emploi au Mali : une approche intégrée par la gouvernance locale, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’innovation ». Selon l’expert, parler d’emploi au Mali, ce n’est pas évoquer uniquement une question économique. C’est évoquer l’avenir de notre jeunesse, la vitalité de nos territoires, la confiance dans nos institutions et la capacité du pays à engager une transformation durable. L’emploi est le cœur du contrat social. Il est le pivot de la résilience et la clé d’une paix durable. La création d’opportunités d’emploi ne peut donc pas être perçue comme une variable secondaire de la politique économique ; elle doit en devenir la finalité principale. « Notre ambition collective, aujourd’hui, est de répondre à une question centrale : comment créer massivement, durablement et équitablement des opportunités d’emploi de qualité au Mali ? C’est en cela que le thème de ce symposium revêt une importance particulière. Il nous invite à réfléchir à l’emploi non pas à travers un seul prisme, mais à travers quatre leviers systémiques interdépendants : la gouvernance locale, clé de voûte de la territorialisation des politiques publiques ; la formation professionnelle, comme pilier de l’adéquation compétences–emploi ; l’entrepreneuriat productif, moteur de la transformation économique et l’innovation, catalyseur des nouveaux modèles de croissance », a-t-il développé. Il expliquera que le Mali est face à un impératif démographique, économique et social structurant, un dividende démographique non transformé et le pays compte, aujourd’hui, l’une des populations les plus jeunes au monde, et cette configuration démographique constitue potentiellement un avantage comparatif considérable. Plus de 75 % de la population a moins de 35 ans. La théorie économique définit le « dividende démographique » comme une fenêtre d’opportunités, qui s’ouvre lorsqu’une proportion élevée de la population active peut soutenir une proportion plus faible de dépendants », a-t-il expliqué. Cependant, exergue-t-il, pour que ce dividende devienne un moteur de croissance, trois conditions sont nécessaires : une économie capable d’absorber la main-d’œuvre ; un système éducatif adapté ; une gouvernance efficace. Or, pour l’heure, ces conditions ne sont que partiellement réunies. Le dividende démographique risque alors de devenir un risque démographique, aggravant les dynamiques de précarité, de migration irrégulière et de vulnérabilité. Il expliquera que le marché du travail est dominé par l’informalité et la faible productivité. « Le marché du travail malien est caractérisé par : une informalité massive dépassant les 90 %, des chaînes de valeur fragmentées, une faible productivité du travail, un accès limité aux infrastructures, au crédit et aux technologies, un déficit de protection sociale. Les emplois sont nombreux, mais peu productifs ; ils ne garantissent ni stabilité, ni progression professionnelle, ni sécurité économique. Il a ainsi préconisé plusieurs solutions innovantes, notamment la construction des ponts entre formation, employeurs, financiers et entrepreneurs. « Le Mali gagnerait à renforcer : les dispositifs territoriaux d’emploi, les comités régionaux de pilotage, les guichets uniques locaux, les maisons de l’emploi modernisées, les partenariats public–privé au niveau régional. Les collectivités locales doivent devenir des acteurs de premier plan dans la création d’emplois, à travers : les infrastructures économiques locales, les zones d’activités, les plateformes territoriales. Une gouvernance locale forte est le socle de toute stratégie d’emploi durable. Il faut aussi relever le défi de la formation professionnelle : adapter les compétences à la transformation économique », a-t-il proposé. MENEFP

Santé maternelle et néonatale : Des médicaments et des kits césariens pour 60 districts sanitaires et 11 hôpitaux à travers le pays

Une cérémonie de remise officielle de kits césariens s’est tenue, ce lundi 15 décembre 2025, à la Pharmacie Populaire du Mali (PPM), marquant une nouvelle étape dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale au Mali. Ces kits, contenant un assortiment complet de médicaments et de fournitures médicales indispensables à la prise en charge des complications obstétricales, y compris les césariens, sont destinés à 60 districts sanitaires et 11 hôpitaux à travers le pays. La distribution sera assurée par la Pharmacie Populaire du Mali (PPM), partenaire clé dans ce processus logistique. L’objectif de cette initiative est de renforcer la disponibilité des soins obstétricaux d’urgence, notamment la césarienne, pour couvrir les besoins de plus de 4 545 cas. Le représentant de l’UNFPA a salué le partenariat fructueux avec la PPM, soulignant que plus de 60 % des femmes en âge de procréer vivent en zones rurales, où l’accès aux soins reste limité. Il a également rappelé que seulement 66 % des accouchements se font avec l’assistance de personnel de santé qualifié. Ce don s’inscrit dans le cadre du Projet « Autonomisation des femmes dans la santé », soutenu par un financement du Grand-Duché de Luxembourg, et répond à une priorité nationale identifiée par le ministère en charge de la Santé. Présidant la cérémonie officielle de remise des kits césariens, la Ministre de la Santé et du Développement Social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a salué un geste fort en faveur de la santé maternelle et néonatale au Mali. « Cette cérémonie témoigne à juste titre de l’engagement des plus hautes autorités du Mali à accompagner nos concitoyens dans le combat pour la santé maternelle et infantile. Ce don, d’une valeur de 250 780 320 F CFA, est bien plus qu’un simple transfert de fournitures médicales : il incarne un engagement humanitaire fort, qui vient renforcer la capacité de notre système de santé à gérer les complications obstétricales », a-t-elle déclaré. La ministre TOURÉ a également salué le partenariat efficace avec l’UNFPA, tout en soulignant que ce don s’ajoute à des efforts nationaux déjà déployés : « Il est important de rappeler que ces kits viennent compléter le déploiement récent de 203 sages-femmes dans les zones rurales ». Elle a conclu son intervention en exprimant, au nom des plus hautes autorités du Mali, toute sa reconnaissance au Grand-Duché de Luxembourg et à l’UNFPA pour leur soutien constant et indéfectible auprès du gouvernement malien dans la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. MSDS

Coopération Islamique : Le Ministre Mahamadou KONE reçu par le président de la Ligue islamique mondiale

Sur invitation de Son Excellence, Mohammed ibn Abdul Karim Al-Issa, Président de la Ligue islamique mondiale, le Ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a effectué, cet après-midi, une visite d’échange au siège de ladite institution. Cette rencontre a permis aux deux parties d’échanger de manière approfondie sur les enjeux liés au renforcement du dialogue interreligieux, à la promotion de la tolérance et à la consolidation de la cohésion sociale au sein des sociétés contemporaines. Le Ministre a profité de l’occasion pour présenter les actions et initiatives entreprises par son département dans ces domaines, ainsi que les résultats enregistrés sur le terrain. Appréciant hautement les efforts déployés, le Président de la Ligue islamique mondiale a salué l’engagement du département en faveur du vivre-ensemble et de la paix sociale. Il a, également exprimé son intérêt pour un partenariat renforcé, désignant le Ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes comme partenaire stratégique dans la mise en œuvre des futures actions et programmes que la Ligue islamique mondiale entend entreprendre. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération et de concertation visant à promouvoir les valeurs de dialogue, de compréhension mutuelle et de solidarité entre les peuples et les nations. MARCC