Semaine de la Justice – 4ᵉ édition : Audience de la Chambre criminelle à la Cour d’Appel de Bamako

Dans le cadre de la 4éme édition de la Semaine de la Justice, une audience de la Chambre criminelle de la Cour d’Appel de Bamako s’est tenue ce matin dans l’enceinte de ladite juridiction, en présence du Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, accompagné de plusieurs membres du Cabinet et du Secrétariat général du département. Cette audience s’inscrit parmi les activités phares de cette édition, consacrée à la promotion de l’État de droit et au renforcement de la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire. À travers la tenue de cette audience publique, la justice malienne réaffirme son engagement en faveur d’une application rigoureuse et impartiale de la loi, dans le respect strict des principes du procès équitable et des droits fondamentaux. Cette initiative contribue à renforcer la transparence de l’action judiciaire et à rapprocher davantage l’institution judiciaire des citoyens, tout en mettant en lumière le rôle central de la Chambre criminelle dans la répression des infractions et la protection de l’ordre public. Par cette activité, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réitère sa détermination à bâtir une justice accessible, crédible et proche des justiciables. La Semaine de la Justice demeure ainsi un cadre stratégique de sensibilisation, de dialogue et de valorisation des actions menées par les acteurs judiciaires, contribuant durablement à la consolidation de l’État de droit et à la promotion des droits humains au Mali. MJDH
Mining Indaba 2025 : Le Mali signe son retour à Cape Town en Afrique du Sud

Après deux ans d’absence, le Mali, pays minier par excellence signe son grand retour à Mining Indaba par la présence d’une forte délégation conduite par le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou DEMBELE. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le lundi 9 février, sous la présidence du président zambien, Hakaindé Hichilema, du ministre sud-africain des ressources minérales, Gwede Mantashe, et du ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, à Cape Town International Convention Centre (CTICC), en Afrique du Sud. Composées de représentants de l’administration, des sociétés minières, de représentants des entreprises de sous-traitance, et d’organisations intervenant dans le secteur, les acteurs du secteur minier du Mali sont venus pour porter la voix du pays afin d’attirer les investisseurs pour le développement du secteur conformément à la volonté des hautes autorités de la Transition. Cela à la lumière des grandes réformes qui ont vu notre pays se doter, entre autres, un code minier et d’une loi relative au Contenu local. Le Mining Indaba est le plus grand rassemblement africain consacré aux investissement dans le secteur minier. Pour cette édition, plus de 10 000 délégués y participent dont des sociétés minières des investisseurs des représentants gouvernementaux sur le thème « Plus forts ensemble : réalisons des progrès grâce aux partenariats ». Ces participants entendent façonner et inverser l’avenir du secteur minier africain afin que l’exploitation afin que celle-ci profitent aux pays africains. Il s’agit d’intégrer le secteur à notre économie tel prôner par nos autorités à travers une chaine de valeurs créatrice de richesse et d’emplois pour nos entreprises et pour la jeunesse. Une vision largement partagée par le Mali, a expliqué le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou DEMBELE. La cérémonie d’ouverture a été suivie par deux panel de haut niveau, respectivement sur les thèmes : « Sécurité de l’approvisionnement en minéraux critiques : Chine ? Occident ? Arabie Saoudite ? ou Afrique ? » et « Professionnalisation de l’exploitation minière artisanale – veiller à ce qu’aucun homme ou femmes ne soit laissé pour compte ». Les panelistes ont offert des conseils pour promouvoir le développement durable à travers notamment les infrastructures, les technologiques et leur combinaison pour promouvoir la sécurité, le financement et l’exploitation minière en Afrique dans le cadre d’un partenariat gagnant gagnant. M. Mines
Célébration de la reconnaissance du mérite : Les agents du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme distingués

Ce mardi 10 février, dans la salle de conférence du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme à Bamako, une cérémonie de remise de décorations a été organisée en l’honneur des cadres et agents du département et du secteur de la justice. Présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, en présence du Chancelier de l’Ordre national du Mali, cette cérémonie a célébré les efforts et l’engagement des récipiendaires. Des membres du cabinet et du Secrétariat général, des agents des services sectoriels et rattachés, ainsi que des services techniques du département, figuraient parmi les décorés. Le ministre Mamoudou KASSOGUE a adressé ses félicitations aux récipiendaires et les a encouragés à persévérer sur la voie de l’excellence professionnelle. Il a également exprimé la reconnaissance des plus hautes autorités du pays, au nom du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Cette cérémonie, marquée par des instants chaleureux et empreinte de joie, a permis de reconnaître publiquement les mérites et le dévouement de ces agents au service de la justice malienne. Le ministre a réitéré l’importance de leur contribution à l’amélioration continue du secteur et a encouragé l’ensemble des agents à maintenir leurs efforts. La rencontre s’est conclue dans une ambiance conviviale, nourrie par l’espoir de voir davantage de cadres et agents honorés dans les années à venir, témoignant de la reconnaissance des autorités pour leurs actions en faveur de la justice et des droits humains. MJDH
Fluidité du trafic sur la RN5 : visite de terrain de l’ANASER à la gare routière de Djikoroni-Para (Guinée-Place)

Organisée par l’ANASER, la visite de terrain avait pour objectif d’identifier les problèmes de fluidité aux alentours de la Gare et proposer des mesures correctives pour améliorer la circulation sur la RN5. Il faut noter que la circulation aux alentours de la Gare « Guinée-Place » est un goulot d’étranglement majeur pour l’ensemble des usagers de la RN5. C’est pourquoi, l’ANASER a organisé cette visite de terrain avec l’ensemble des partenaires à savoir : la Police nationale, la Mairie du District, la Mairie de la Commune IV et l’ensemble des Syndicats qui opèrent dans la Gare. Après observation et analyse, l’ensemble des participants ont convenu que l’engorgement de la RN5 aux environs de la gare routière résulte de l’incapacité de l’infrastructure (intérieure de la Gare) à gérer le flux de véhicules, créant des goulots d’étranglement aux alentours de la gare à cause de la mauvaise gestion de l’espace (érection de restaurants, de kiosques, de bars, des sites de lavage auto-moto, etc). A la lumière de ceci, les participants ont convenu de multiplier les démarches auprès des autorités compétentes afin de libérer la gare routière qui ressemblerait plus à un marché. MTI
Partenariat : Des échanges fructueux entre le Ministre Abdoul Kassim FOMBA et le Représentant du HCR au Mali

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim FOMBA a reçu en audience le Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) au Mali, ce lundi 09 février 2026. Les échanges ont porté sur les activités prioritaires du département relatives aux trois axes à savoir Faso bara, ne djoyoro (Jeunesse et Citoyenneté), le village des opportunités et le sport citoyen. Les deux personnalités ont identifié des opportunités de collaboration fondées sur les principes d’inclusion, de citoyenneté active et de réinsertion socio-économique. Elles ont également souligné le rôle crucial des nouvelles technologies en tant que leviers d’épanouissement et d’intégration pour la jeunesse. MJSCICCC
Présentation de Vœux du corps diplomatique à Koulouba : Le Président de la Transition rappelle les principes de la diplomatie souveraine du Mali aux partenaires

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu le Corps diplomatique accrédité auprès de la République du Mali, ce mardi 10 février 2026, au Palais de Koulouba, dans le cadre de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An. Au cours de cette rencontre le Président GOÏTA a réaffirmé les fondements et les orientations de la diplomatie malienne dans un contexte international marqué par de profondes mutations. Prenant la parole après l’intervention du doyen du Corps diplomatique, Son Excellence Monsieur Igor Anatolievitch Gromyko, Ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, a exprimé au Chef de l’Etat sa gratitude pour les vœux formulés au nom de l’ensemble des représentations diplomatiques, tout en formulant des vœux de paix, de prospérité et d’accomplissement pour les autorités et les peuples des pays représentés. Dans son adresse, le Président de la Transition a placé l’année 2026 sous le signe du dialogue constructif, de la coopération sincère et de partenariats fondés sur le respect mutuel. Évoquant les tensions géopolitiques, les crises économiques et humanitaires ainsi que l’affaiblissement du multilatéralisme observés au cours de l’année écoulée, il a rappelé que le Mali a fait le choix d’une refondation reposant sur la souveraineté, la responsabilité et la liberté de ses choix stratégiques. Il a réaffirmé que le Mali demeure disposé à entretenir des relations responsables avec tous les États et organisations respectant sa souveraineté et contribuant, de bonne foi, à la réalisation des aspirations du peuple malien. Dans cette dynamique, il s’est félicité du renforcement du dialogue politique et des nombreuses accréditations diplomatiques, signes d’un intérêt renouvelé pour le Mali et pour l’espace confédéral de l’Alliance des États du Sahel. Abordant la situation sécuritaire, le Chef de l’État a salué les progrès enregistrés grâce à l’engagement constant des Forces de Défense et de Sécurité face à une guerre asymétrique exigeante. Il a souligné que la sécurisation du territoire vise avant tout le retour de l’État et des services sociaux de base, afin de garantir l’accès à l’éducation, à la santé, à la justice, à l’activité économique et à la libre circulation des personnes et des biens. Le Président de la Transition a mis en avant la Confédération de l’Alliance des États du Sahel comme une réponse endogène et coordonnée aux défis sécuritaires et de développement de la région, soulignant qu’elle constitue désormais une voix sahélienne crédible sur la scène internationale. Il a par ailleurs alerté sur les campagnes de désinformation visant les pays de l’AES, affirmant que la réponse du Mali reposera sur la cohésion nationale, la transparence de l’action publique et l’accès des citoyens à une information fiable. Sur le plan interne, le Chef de l’État a rappelé la poursuite du processus de refondation de l’État, axé sur le renforcement de la justice, la lutte contre la corruption, la modernisation de l’administration et la restauration de la confiance entre gouvernants et gouvernés. Cette démarche s’inscrit dans la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et dans la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. Il a annoncé que la période 2026-2027 a été décrétée Année de l’Éducation et de la Culture, afin de valoriser le capital humain et le patrimoine culturel du pays. Sur le plan économique, il a réaffirmé la volonté du Mali de promouvoir des solutions endogènes, la souveraineté énergétique et des investissements créateurs d’emplois et de transfert de compétences. Le Président GOÏTA a également rappelé l’attachement du Mali aux principes de la Charte des Nations Unies, notamment le respect de l’intégrité territoriale des États, la non-ingérence et le règlement pacifique des différends, tout en saluant les démarches de dialogue engagées avec plusieurs partenaires souhaitant refonder leurs relations avec le Mali sur la base du respect mutuel. Au nom du Corps diplomatique, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie a adressé au Président de la Transition ses remerciements pour l’accueil réservé aux missions diplomatiques et réaffirmé la solidarité des partenaires du Mali dans leurs efforts pour la stabilité, la paix et le développement. Il a salué les avancées réalisées en matière de souveraineté nationale, de lutte contre le terrorisme, d’intégration régionale au sein de l’AES, ainsi que l’adoption de la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable. Le Chef de l’État a réitéré sa volonté de poursuivre, avec les partenaires et amis du Mali, un processus de refondation orienté vers la paix, la stabilité et le progrès partagé. PRESIDENCE
Distinctions Honorifiques au titre de l’Année 2025 à Koulouba : 167 cadres civils et militaires méritants ont été décorés à la Présidence de la République

Le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Dr Alfousseyni DIAWARA, a présidé, ce lundi 9 février 2026, la cérémonie de remise de décorations aux récipiendaires élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national et du Mérite national avec Effigie Lion Debout. Au total, 167 agents ont été distingués, dont 118 élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national et 49 décorés du Mérite national avec Effigie Lion Debout. Prenant la parole au nom des récipiendaires, M. Alou KOÏTA, Chargé de mission au Secrétariat général de la Présidence à la Cellule économique et prospective, lui-même élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national, a exprimé la gratitude des décorés au Président de la Transition pour la reconnaissance du mérite, du dé-vouement et de l’engagement de ses collaborateurs. Il a souligné que ces distinctions constituent à la fois un témoignage de confiance et une responsabilité ac-crue pour chacun des récipiendaires dans l’exercice de leurs fonctions respectives. Il a, par ailleurs, invité l’ensemble des décorés à faire preuve d’exemplarité et d’engagement renouvelé au service de la Nation, rap-pelant que le Mali se trouve à une étape décisive de son histoire. Selon lui, la reconstruction nationale et l’avènement du « Mali Kura » exigent des sacrifices, un sens élevé du devoir et la primauté constante de l’intérêt général sur toute considération particulière. PRÉSIDENCE
Distinctions Honorifiques au titre de l’Année 2025 : Le Premier ministre Abdoulaye MAIGA distingue 45 cadres civils et militaires méritants de la Primature

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, a présidé ce lundi 9 février 2026, la cérémonie de décoration en l’honneur des cadres civils et militaires relevant de la Primature et des services rattachés. Lors de cette cérémonie, 20 récipiendaires ont été faits Chevaliers de l’Ordre National et 25 autres décorés de la Médaille du Mérite National avec effigie « Lion debout ». Le Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali, le Général de brigade Amadou Sagafourou GUEYE, dans son allocution, a souligné que ces décorations attribuées sont la preuve de la constance des récipiendaires dans l’effort, de leur volonté de dépassement de soi et de leur sens de la dignité. Il a ajouté que cette cérémonie de décoration est le reflet de l’estime du Président, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, envers les Maliens qui ne marchandent pas leurs efforts pour le Mali. Le porte-parole des récipiendaires, Mamadou Y. CAMARA, Conseiller spécial du Premier ministre, a remercié au nom des récipiendaires les plus hautes autorités pour cette reconnaissance qui sera gravée dans les consciences en guise de rappel des attentes de la République. Il a pris l’engagement de rester fidèle à l’esprit de la refondation nationale. Cette cérémonie de décoration a été l’occasion pour le Premier ministre de rappeler le contexte particulièrement éprouvant : entre la sécurité, la crise de l’énergie, le ravitaillement en hydrocarbures ou le traitement des dossiers. Il a ajouté : « L’histoire retiendra que, face à une crise multidimensionnelle d’une rare intensité, des femmes et des hommes ont su se dresser avec courage, lucidité et patriotisme pour conseiller, accompagner et soutenir celles et ceux à qui incombe la lourde et noble mission de conduire le destin du bateau-Mali ». Le Chef du gouvernement a, enfin exhorté ceux qu’il a nommés « sentinelles de la résilience » et « artisans de la refondation de l’État », à demeurer des modèles d’excellence, de rigueur et de loyauté au service exclusif de la Nation. PRIMATURE
Atelier sous-régional sur la lutte contre le vol de bétail en Afrique de l’Ouest : le ministre Youba Ba expose les efforts du Mali à Dakar.

Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, M. Youba Ba, à la tête d’une délégation, séjourne actuellement dans la capitale sénégalaise dans le cadre d’un atelier sous-régional sur la prévention et la lutte contre le vol de bétail en Afrique de l’Ouest, initié par la FAO. À l’ouverture des travaux, ce lundi 9 février 2026, devant son homologue sénégalais, les représentants de la FAO, les partenaires et des invités venus de plusieurs pays de la sous-région, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, M. Youba Ba, a présenté les initiatives du Mali pour lutter contre le vol de bétail. En entame de son intervention, le ministre Ba a tout d’abord remercié les autorités sénégalaises pour l’invitation adressée à la République du Mali à participer à cet important atelier sous-régional. Il a transmis les salutations fraternelles des hautes autorités de la Transition du Mali, avec à leur tête Son Excellence le Général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, et le Général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, chef du gouvernement. « Comme vous le savez, le Mali est un pays d’élevage par excellence. Sa contribution au PIB national se situe autour de 19 %, derrière les produits de l’agriculture et de l’or, selon le rapport de l’Institut national de la statistique (INSTAT) », a rappelé le chef du département en charge de l’Élevage et de la Pêche. Le ministre Youba Ba a donné des chiffres édifiants sur le cheptel national, estimé à 14 millions de têtes de bovins, 24 millions de têtes d’ovins, 33 millions de têtes de caprins, 644 988 têtes d’équins, 1,3 million de têtes d’asins, 1,3 million de têtes de camelins, 91 479 têtes de porcins et 63 millions de sujets de volailles. Malgré ce potentiel, a-t-il souligné, le sous-secteur de l’élevage est confronté à plusieurs contraintes, dont l’une des plus ardues est le vol de bétail. « Ainsi, la lutte contre le phénomène de vol de bétail constitue une des préoccupations fortes des plus hautes autorités de mon pays », a fait savoir le ministre de l’Élevage et de la Pêche. C’est pourquoi, a expliqué le ministre Youba Ba, le Mali a franchi une étape décisive en criminalisant le vol de bétail dans la loi n° 2024-027 du 13 décembre 2024 portant Code pénal en République du Mali, et ce grâce aux efforts inlassables du département en charge de l’Élevage et de la Pêche, soutenus par les plus hautes autorités. Le ministre Youba Ba a détaillé les dispositions du Code pénal. Selon lui, l’article 412-5 dispose : « Est puni d’un emprisonnement de dix ans et d’une interdiction de séjour de dix ans tout individu coupable d’un vol commis la nuit. Les mêmes peines sont applicables en cas de vol commis le jour, avec l’une des circonstances suivantes : à l’aide d’effraction, d’escalade ou de fausses clés au sens des articles 132‑46 et 132‑47 du présent Code, par deux personnes au moins, ou si le vol porte sur du bétail.. » Le chef du département de l’Élevage et de la Pêche a aussi souligné l’adoption du décret n° 2025-0435/PT-RM portant approbation de la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien (SNSSBM). À l’en croire, la lutte contre le vol de bétail au Mali, exacerbé par l’insécurité et le financement du terrorisme, repose aujourd’hui sur la mise en œuvre de cette « Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien (pour la période 2025-2034) » avec son plan d’actions quinquennal 2025-2029. Cette stratégie, a ajouté le ministre Youba Ba, prévoit dans deux de ses axes des mesures fortes contre le vol du bétail, à savoir la traçabilité animale (boucles et bolus électroniques), la sécurisation des couloirs de transhumance, le déploiement des forces de sécurité et une coopération transfrontalière renforcée. En outre, les plans d’actions de la SNSSBM prévoient de stabiliser durablement le cheptel d’ici à 2034, à travers plusieurs leviers majeurs en lien avec le vol de bétail, notamment : l’aménagement d’espaces pastoraux sécurisés, par la création de périmètres pastoraux sécurisés et contrôlés et des points d’eau pour réduire la vulnérabilité des troupeaux transhumants ; l’aménagement des pistes de transhumance et le contrôle des flux de transhumants par la multiplication des postes de contrôle sur ces pistes de transhumance et pistes de commercialisation du bétail, permettant ainsi d’identifier le bétail volé avant toute velléité de transaction ; la réalisation de marchés à bétail et la lutte contre le financement du terrorisme ; l’organisation de campagnes de vaccination obligatoires et/ou spéciales, permettant d’effectuer des recensements périodiques et systématiques du bétail par les services vétérinaires, associant souvent les opérations d’identification et de marquage des sujets vaccinés ; le renforcement du système juridique et judiciaire et de la coopération, à travers le durcissement des peines, la répression du recel et la collaboration avec les pays voisins (Niger, Burkina Faso) pour contrer le trafic transfrontalier du bétail ; le renforcement du mécanisme de suivi et des mesures d’accompagnement à travers des actions d’innovations technologiques ; le soutien économique de l’État, par des actions de reconstitution des troupeaux au profit des éleveurs sinistrés, grâce à l’octroi de kits de noyaux (aviculture et petits ruminants) ; la coopération régionale, à travers l’harmonisation des législations avec les pays voisins, pour éviter que les marchés frontaliers ne servent de zones de « blanchiment » du bétail volé ; la sécurisation et la surveillance du bétail par l’installation de postes mobiles de contrôle par l’Administration et les collectivités locales au niveau des points d’eau et des pâturages ; la mise en place de mesures de prévention communautaire à travers l’installation de cellules de veille et de surveillance des ressources pastorales par les communautés de pasteurs et d’agropasteurs. Aux dires du premier responsable du département en charge de l’Élevage et de la Pêche, ces cellules de veille et de surveillance auront en leur sein des comités locaux de vigilance au niveau villageois ou communal et des comités locaux chargés de la sécurisation des infrastructures. Ils procéderont au renforcement des clôtures des infrastructures et au recrutement de veilleurs spécifiquement formés pour des rondes quotidiennes autour des infrastructures réalisées (points d’eau et périmètres pastoraux
4ème Édition de la Semaine de la Justice : Les acteurs judiciaires se mobilisent pour la concrétisation et la capitalisation des réformes

Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou KASSOGUÉ, a procédé, lundi 09 février 2026, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), au lancement solennel de la quatrième édition de la Semaine de la Justice. Cet événement majeur a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités, témoignant ainsi de l’importance accordée à la justice. Cette édition, qui se déroule du 9 au 14 février, est placée sous le thème « La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes ». Une thématique pertinente, car, comme l’a souligné le président de la commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki DIARRAH, « il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance ». Institutionnalisée depuis 2022 par le gouvernement de la transition sur proposition du Ministre de la Justice, la semaine de la Justice a pour objectif de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public de la justice plus efficace, afin de restaurer la confiance du public en cette institution. Pour cette semaine plusieurs activités sont inscrites au programme. Dans son discours d’ouverture, Le Ministre a rappelé que « la semaine de la justice est une initiative qui a démontré que la justice n’est plus, désormais, la « grande muette » », soulignant l’importance de la transparence et de l’accessibilité. Il a également affirmé que « les professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi ». Ce lancement marque une étape significative vers une justice plus accessible et plus digne de confiance pour tous les citoyens. MJDH