JOUR 2 : PREMIER FORUM DES MINISTRES CHARGÉS DE L’ACTION HUMANITAIRE DES PAYS DE LA CONFÉDÉRATION DES ÉTATS DU SAHEL (AES)

Le deuxième jour du 1er Forum des Ministres chargés de l’Action Humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES)i, qui se tient du 7 au 9 août 2025 à Bamako, a été marqué par des échanges approfondis et des travaux collaboratifs visant à renforcer la réponse humanitaire dans la région. Présentation du contexte humanitaire Les points focaux des pays membres de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger) ont exposé la situation humanitaire actuelle, en s’appuyant sur les Plans de Réponse Humanitaire et les politiques nationales. Ils ont souligné les défis majeurs tels que les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les besoins en santé, tout en mettant en avant les efforts déployés pour y faire face. Partage d’expériences des pays invités Les délégations des pays invités, notamment la Mauritanie, le Togo, le Sénégal et le Tchad, ont partagé leurs bonnes pratiques en matière d’action humanitaire. Leurs interventions ont permis d’enrichir les discussions et d’identifier des approches innovantes adaptées aux contextes locaux. Travaux de groupes thématiques Les participants ont été répartis en groupes de travail pour aborder les thématiques suivantes : 1. Enjeux et défis de la situation humanitaire dans l’espace AES : Identification des actions anticipatoires, des solutions durables, de la localisation de l’aide et des approches conjointes de mise en œuvre. 2. Stratégies de mobilisation des financements : Exploration des approches de prospection de nouveaux financements, incluant les institutions financières, le secteur privé, les communautés locales et la diaspora. 3. Renforcement de la coordination entre les acteurs : Développement d’approches intégrées entre les acteurs humanitaires, du développement, du climat et de la consolidation de la paix. 4. Respect des principes humanitaires : Discussion sur l’importance de maintenir les principes humanitaires fondamentaux dans toutes les interventions MSDS CIGMA
Cooperation : Audience entre le Président Assimi GOÏTA et la Ministre nigérienne de l’Énergie

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu en audience ce vendredi 8 août 2025 Mme le Ministre de l’Énergie de la République du Niger, Pr Amadou HAOUA. Elle était porteuse d’un message de Son Excellence le Général d’Armée Abdrahamane TIANI, Président de la République du Niger, à son homologue malien. Mme le Ministre était accompagnée de son homologue malien de l’Énergie et de l’Eau, M. Boubacar DIANÉ. À l’issue de l’audience, Mme le Ministre a remercié le Président de la Transition pour l’accueil réservé et son écoute attentive. Elle a transmis les salutations et remerciements de Son Excellence le Général Abdrahamane TIANI pour l’engagement constant du Mali en faveur de l’intégration régionale. Pays riche en ressources énergétiques, le Niger « a fait le choix stratégique de valoriser ses ressources minières, en particulier le charbon, afin de répondre à la situation énergétique qui prévaut dans notre pays, mais aussi dans toute la région », a expliqué Mme le Ministre de l’Énergie. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet structurant du complexe charbonnier de Salkadamna. « C’est un projet ambitieux et intégrateur, d’une capacité de production électrique modulaire de 5 200 MW », précise Mme Amadou HAOUA, pour qui ce projet a été conçu dans « le but de répondre aux besoins croissants en électricité de notre région ». Mme le Ministre de l’Énergie souligne que l’objectif de cette audience était d’inviter la République sœur du Mali à « se joindre à cette initiative de dynamisme collectif », qui dépasse le seul cadre énergétique pour devenir un engagement en faveur de la souveraineté, du développement et de la solidarité africaine. Son Excellence le Général Assimi GOÏTA « nous a assurés de son engagement ferme à s’associer à cette dynamique, à cette initiative, pour relever le défi, à l’instar du Burkina Faso qui est déjà mobilisé pour y faire face », s’est-elle réjouie. Mme le Ministre a enfin salué l’engagement des trois chefs d’État, dont le leadership et la vision commune ouvrent la voie à un avenir énergétique souverain pour la région. CCRP/PRÉSIDENCE
Fin de la visite officielle du Premier ministre au Japon et au Turkménistan : Le Chef du Gouvernement de retour à Bamako

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a regagné ce vendredi 08 août 2025 Bamako en provenance d’Awaza, au Turkmenistan. Dans ce pays d’Asie Centrale, le Chef du Gouvernement a pris part au nom du Président de la Transition et de la Confédération des Etats du Sahel, AES, à la 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral sur le thème « favoriser le progrès par le biais des partenariats ». En marge de la rencontre, il a été reçu en audience par le Président du Turkmenistan Serdar BERDIMUHAMEDOV. Avant Awaza, le Général de Division Abdoulaye MAIGA avait pris part à Osaka, au Japon, au nom du Chef de l’Etat à l’Expo Universelle Osaka 2025 à travers la Journée nationale du Mali. CCRP-Primature CIGMA
CNT/Séance plénière : La charte nationale pour la paix et la réconciliation adoptée à l’unanimité

Dans une ambiance solennelle, le Conseil National de Transition a marqué un tournant décisif pour l’avenir du Mali en adoptant, à l’unanimité des membres du CNT présents, le projet de loi portant Charte nationale pour la paix et de la réconciliation nationale, ce jeudi 7 août 2025. Réuni en séance plénière dans le cadre de sa session extraordinaire, dans la salle Djeli Baba Sissoko du CICB, sous la présidence de l’Honorable Malick Diaw, le CNT a entériné ce projet de loi important avec 124 voix favorables. Ce projet de loi, initié par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion sociale, et adopté par le Conseil des ministres le 30 juillet 2025, s’inscrit dans un contexte de crises multiples qui secouent le Mali depuis son indépendance. Rébellions, terrorisme, conflits communautaires, instabilité politique et institutionnelle ont fragilisé la paix, la sécurité et le vivre-ensemble. Face à ces défis, le président de la Transition, chef de l’État, a lancé un dialogue national inclusif, dont l’une des recommandations phares était la rédaction de cette charte. La Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale se présente comme un « contrat social » destiné à guider l’action de l’État. Ancrée dans la Constitution du 22 juillet 2023, elle s’approprie ses principes fondamentaux : souveraineté, unité nationale, paix, cohésion sociale et reconnaissance des droits des victimes. Bien que distincte de la Constitution, elle la complète en précisant les mécanismes de mise en œuvre de la paix et de la réconciliation, tout en posant des valeurs consensuelles absentes du texte constitutionnel. Ce document pourrait également servir de base à de futures réformes institutionnelles ou sociales. L’élaboration de la Charte a été marquée par une approche participative, impliquant les différentes composantes de la société malienne. Cette inclusivité garantit que les Maliens se reconnaissent dans son contenu, renforçant ainsi son appropriation. Une fois entrée en vigueur, la Charte deviendra la référence pour toutes les initiatives visant à promouvoir la paix, la sécurité, la réconciliation et la cohésion sociale. Pour assurer son succès, le gouvernement prévoit une série d’actions concrètes : une campagne de sensibilisation et de vulgarisation dans toutes les langues officielles du Mali, l’utilisation des réseaux sociaux et des outils technologiques, ainsi que des éditions en braille et en langue des signes pour les personnes en situation de handicap. Les autorités traditionnelles, les leaders communautaires et religieux seront également mobilisés pour promouvoir le document, tandis que son enseignement sera intégré dans les programmes scolaires et universitaires. Un observatoire rattaché à la présidence de la République sera créé pour superviser la promotion et la mise en œuvre de la Charte. Ce dernier devra bénéficier de moyens humains, matériels et financiers adéquats, selon les recommandations de la commission de l’administration territoriale, de la décentralisation, du culte et de la réconciliation nationale. La mise en œuvre de la Charte s’appuiera sur les principes du cadre stratégique de la refondation de l’État : une approche participative, une réalisation progressive tenant compte des ressources disponibles, une gestion basée sur la redevabilité et une communication régulière sur les progrès réalisés. Ces mesures visent à garantir l’adhésion de tous les Maliens et à ancrer durablement la paix et la réconciliation dans le tissu social. L’adoption unanime de ce texte par le CNT envoie un message important : le Mali est déterminé à surmonter ses divisions et à construire un avenir commun. En posant les bases d’une paix durable et d’une cohésion sociale renforcée, cette Charte pourrait devenir un pilier de la refondation de l’État malien. La Direction de la Communication
CNT/ Séance Plénière : les lois de règlement des budgets 2020, 2021 et 2022 Approuvées à l’unanimité

Dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), le Conseil National de Transition a tenu ce jeudi è août 2025 une séance Plénière sous la houlette du Président du CNT, l’Honorable Malick Diaw. Les membres de l’organe législatif ont adopté à l’unanimité les lois de règlement des budgets d’État 2020, 2021 et 2022, récoltant respectivement 123, 124 et 126 voix. Défendus par le Ministre de l’Économie et des Finances, ces textes ne sont pas de simples formalités : ils incarnent un engagement audacieux pour une gestion transparente des deniers publics. Les lois de règlement, conformes à la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de finances, dressent un bilan précis des résultats financiers de chaque exercice. Elles officialisent les encaissements de recettes, les dépenses effectuées et régularisent les éventuels dépassements de crédits, tout en annulant ceux non utilisés. Ces projets, présentés en mode budget-programme depuis 2018, permettent également de rendre compte de la gestion de la trésorerie, des comptes de l’État et des résultats des programmes définis. En adoptant ces textes, le CNT répond à l’exigence de l’article 48 de la loi de 2013, qui impose de clarifier les ouvertures supplémentaires de crédits, de justifier les reports ou dépassements, et d’affecter les résultats financiers de chaque année. Les lois de règlement 2020, 2021 et 2022 offrent ainsi une photographie fidèle de l’exécution budgétaire, renforçant la redevabilité de l’État envers les citoyens. L’adoption unanime de ces trois projets de loi par le CNT témoigne de la détermination des autorités maliennes à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques. Dans un contexte où la confiance des citoyens est essentielle, ces textes permettent de rendre des comptes clairs sur l’utilisation des deniers publics au cours des trois années concernées. Cette étape s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser la gouvernance financière du Mali, en alignement avec les réformes économiques en cours. En donnant quitus à ces budgets, le CNT pave la voie à une meilleure planification des politiques publiques, tout en consolidant la crédibilité de l’État sur la scène nationale et internationale. Avec ces adoptions, notre pays franchit une nouvelle étape vers une gestion budgétaire plus transparente et responsable. Le vote unanime du CNT reflète un consensus autour de l’importance de ces lois pour stabiliser les finances publiques et soutenir le développement du pays. La Direction de la Communication
CNT/Séance Plénière : Des réformes majeures pour la justice et l’administration pénitentiaire adoptées

Réuni en séance plénière dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), le Conseil National de Transition, sous la présidence de l’Honorable Malick Diaw, a adopté ce jeudi deux textes cruciaux pour la modernisation de la justice malienne. Le premier crée la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP), tandis que le second, une nouvelle délibération de la loi organique sur l’article 153 de la Constitution, renforce le cadre juridique de l’exception d’inconstitutionnalité. Les deux projets, défendus par le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux ont été approuvé par le CNT. Le projet de loi transformant la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Éducation Surveillée (DNAPES) en Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) vise à corriger les dysfonctionnements d’un système en crise. Vétusté des infrastructures, manque de moyens humains et matériels, absence de plan de carrière pour le personnel et conditions de détention inhumaines : les failles de l’administration pénitentiaire actuelle sont nombreuses. Elles compromettent la sécurité publique, la réinsertion des détenus et le respect des droits humains, engagements internationaux auxquels le Mali est tenu. La réforme introduit une gouvernance dynamique, recentrée sur la sécurité, la réinsertion sociale et la lutte contre la récidive. Parmi les innovations : la création de cinq sous-directions pour une gestion rationalisée des ressources humaines, de la sécurité, de la santé, des finances et de la réinsertion. Des structures de support, comme des unités de renseignement pénitentiaire et d’audit interne, seront également mises en place. Le texte prévoit l’opérationnalisation de centres de formation professionnelle et de services pour les mineurs en conflit avec la loi, jusqu’ici inexistants. Adopté par 122 voix pour, aucune contre et une abstention, ce projet s’aligne sur les réformes du nouveau code pénal et répond aux engagements pris dans le protocole d’accord de 2017 avec les surveillants de prison. La commission des lois recommande au gouvernement d’adopter une politique pénitentiaire claire, de militariser le corps des surveillants et de créer une brigade d’intervention judiciaire pour renforcer la sécurité des établissements. La nouvelle délibération de la loi organique sur l’article 153 de la Constitution, relatif à l’exception d’inconstitutionnalité a été adopté l’unanimité des membres du CNT présents avec 128 voix. À la suite d’observations de la Cour constitutionnelle pointant des insuffisances rédactionnelles et des imprécisions dans plusieurs articles, le Président de la République a exercé son droit, prévu par l’article 59 de la Constitution, de demander une seconde lecture. Les amendements proposés par la commission des lois intègrent les corrections de la Cour, notamment sur les articles 4, 10 et 11, et introduisent un nouvel article clarifiant la mise en œuvre de la procédure. Ce texte renforce ainsi la conformité constitutionnelle et garantit un cadre juridique plus robuste. La Direction de la Communication
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫é𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫e𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝é𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 é𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟.

Du 7 au 9 août 2025, la capitale malienne, Bamako, accueille la première édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Placée sous le haut parrainage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, cette rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Organisé au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que des pays amis tels que la Mauritanie, le Tchad et le Togo. Il vise à renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement. Il a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles – conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée, et adaptée aux réalités de nos pays », a-t-il souligné, lançant un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés. L’initiatrice du forum, le médecin Colonel Assa Badiallo TOURE, ministre de la Santé et du Développement Social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. Représentant les partenaires humanitaires, Ghassum Diagne a insisté sur la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. Autant de facteurs qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a également tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses, il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : Mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. MSDS CIGMA AES
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 6 AOUT 2025 CM N°2025-33/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 6 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2024-037 du 27 décembre 2024 portant loi de Finances pour l’exercice 2025. Le projet de loi, adopté, modifie la loi de Finances initiale 2025 pour intégrer des mesures nouvelles au niveau des recettes, des dépenses et des ressources de trésorerie. La modification des recettes porte sur l’inscription d’un montant additionnel provenant : – de la contribution du Programme Moderne de Contrôles des Importations ; – du report des recettes exceptionnelles versées par les sociétés de téléphonie ; – du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social. Les recettes budgétaires rectifiées s’élèvent à 2 739,697 milliards de francs CFA contre 2 648,900 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 90,797 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 3,43%. La modification des dépenses concerne la prise en compte des mesures nouvelles relatives : – à la réaffectation d’une partie des crédits initialement inscrits aux opérations de sécurisation du territoire national ; – au financement des projets d’infrastructures de base et de développement social. Les dépenses budgétaires s’élèvent à 3 279,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre 3 229,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 50 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 1,55%. La loi de Finances rectifiée dégage un déficit prévisionnel de 540,189 milliards de francs CFA contre 580,986 milliards de francs CFA, soit une diminution de 40,797 milliards de francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chargés de mission : Colonel Sapeur-pompier Amadou Ibrahima GUINDO ; Commissaire Principal de Police Moussa Massaman CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Industrie et du Commerce : Monsieur Lamine KOITA, Inspecteur des Finances. – Directeur général de la Dette publique : Madame SY Fadimata TAPO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargé de mission : Monsieur Ousmane DIOMBERA, Spécialiste en Management et Stratégies financières. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Secrétaire général de la Chambre des Mines : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence malienne de Radioprotection : Monsieur Sory Ibrahima COULIBALY, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence nationale des Energies renouvelables et des Bioénergies : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Directeur national de la Jeunesse : Monsieur Ibrahima Boubacar KALOSSI, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Morimousso dite Nani TOUNKARA, Spécialiste en Gestion de Projet. – Conseillers techniques : Madame Haoua DOUMBIA, Administrateur de l’Action sociale ; Madame Fatima TALL, Médecin ; Madame Diahara BATHILY, Enseignant-chercheur. – Chargé de mission : Madame Maïmouna Karim SANOGO, Spécialiste en Changement climatique et Développement durable. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Béïdy TAMBOURA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur national de la Promotion de la Femme : Madame Fatoumata DIANKOUMBA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur du Centre national de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur général de la Cité des Enfants : Madame Fatoumata SYLLA, Administrateur de l’Action sociale. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de 2 ateliers de concertation sur la Recherche agricole dans l’espace du Comité inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel, du 21 au 24 juillet 2025 à Bamako. La rencontre a enregistré la participation des Directeurs des Systèmes nationaux de la Recherche Agricole des 13 Etats membres du CILSS, les Secrétaires permanents du CONACILSS du Mali, du Tchad et du Togo, les cadres dirigeants du CILSS, les membres du Conseil de Direction, des anciens cadres du CILSS et des personnes ressources du monde de la recherche. Les résultats issus de la rencontre sont entre autres : – l’adoption du projet de rapport de l’étude sur le repositionnement stratégique de l’Institut du Sahel ; – la formulation de programmes régionaux thématiques de recherche collaboratifs. Au terme des travaux, la réunion a salué la République du Mali et la République du Tchad pour leur soutien politique indéfectible au processus à travers des actions de plaidoyer en direction des pairs. b. de la participation du Mali au 2ème Bilan du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires tenu, du 27 au 29 juillet 2025, à Addis-Abeba en Ethiopie. Ce sommet, qui a enregistré la participation de certains Chefs d’Etat et de Gouvernement, de ministres et de représentants multipartites, a été marqué par des tables rondes ministérielles, des panels de haut niveau, des dialogues sur l’investissement et des présentations des investissements dirigés par les pays. Au cours du panel sur la transformation des systèmes alimentaires, le ministre de l’Agriculture a partagé l’expérience malienne et délivré, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, des messages clés sur les programmes phares
Deux ministres exposent la vision du Mali à la 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral à Awaza au Turkmenistan.

Au total cinq panels sont animés en vue d’obtenir des solutions aux nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les 32 Pays en Développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Le ministre des Transports et des Infrastructures et celui de l’Industrie et du Commerce ont participé à deux panels pour exposer la vision de notre pays afin que nos difficultés soient des opportunités. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette conférence s’inscrit en droite ligne de la Vision2063 de notre pays et de la stratégie nationale de développement. Moussa Alassane DIALLO est intervenu sur le thème : « saisir le potentiel transformateur du commerce, de la facilitation du commerce et de l’intégration régionale pour les Pays en Développement sans littoral ». La communication du ministre des Transports et des Infrastructures DEMBELE Madina SISSOKO a porté sur le thème : »construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les Pays en Développement sans littoral ». En marge des panels se tiennent le forum des parlementaires et celui de la jeunesse et du secteur privé. CIGMA
LE PREMIER MINISTRE REÇU PAR LE PRÉSIDENT TURKMÈNE

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a été reçu ce mercredi 06 août 2025, à Awaza, par le Président du Turkmenistan Serdar BERDIMUHAMEDOV. Au centre des échanges, le renforcement de la coopération bilatérale entre le Mali et le Turkmenistan dans plusieurs domaines. Au nom du Président de la Transition, le Chef du Gouvernement a remercié le Président turkmène pour l’invitation du Mali à cette 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral. A sa sortie d’audience, le Premier ministre a évoqué l’existence d’une rue portant le nom de Bamako dans la capitale turkmène Achkabad et une rue portant le nom d’Achkabad à Bamako. Comme quoi les deux pays entretiennent d’excellentes relations. CCRP-PRIMATURE