CNT/ Séance Plénière : les lois de règlement des budgets 2020, 2021 et 2022 Approuvées à l’unanimité

Dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), le Conseil National de Transition a tenu ce jeudi è août 2025 une séance Plénière sous la houlette du Président du CNT, l’Honorable Malick Diaw. Les membres de l’organe législatif ont adopté à l’unanimité les lois de règlement des budgets d’État 2020, 2021 et 2022, récoltant respectivement 123, 124 et 126 voix. Défendus par le Ministre de l’Économie et des Finances, ces textes ne sont pas de simples formalités : ils incarnent un engagement audacieux pour une gestion transparente des deniers publics. Les lois de règlement, conformes à la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de finances, dressent un bilan précis des résultats financiers de chaque exercice. Elles officialisent les encaissements de recettes, les dépenses effectuées et régularisent les éventuels dépassements de crédits, tout en annulant ceux non utilisés. Ces projets, présentés en mode budget-programme depuis 2018, permettent également de rendre compte de la gestion de la trésorerie, des comptes de l’État et des résultats des programmes définis. En adoptant ces textes, le CNT répond à l’exigence de l’article 48 de la loi de 2013, qui impose de clarifier les ouvertures supplémentaires de crédits, de justifier les reports ou dépassements, et d’affecter les résultats financiers de chaque année. Les lois de règlement 2020, 2021 et 2022 offrent ainsi une photographie fidèle de l’exécution budgétaire, renforçant la redevabilité de l’État envers les citoyens. L’adoption unanime de ces trois projets de loi par le CNT témoigne de la détermination des autorités maliennes à promouvoir une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques. Dans un contexte où la confiance des citoyens est essentielle, ces textes permettent de rendre des comptes clairs sur l’utilisation des deniers publics au cours des trois années concernées. Cette étape s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser la gouvernance financière du Mali, en alignement avec les réformes économiques en cours. En donnant quitus à ces budgets, le CNT pave la voie à une meilleure planification des politiques publiques, tout en consolidant la crédibilité de l’État sur la scène nationale et internationale. Avec ces adoptions, notre pays franchit une nouvelle étape vers une gestion budgétaire plus transparente et responsable. Le vote unanime du CNT reflète un consensus autour de l’importance de ces lois pour stabiliser les finances publiques et soutenir le développement du pays. La Direction de la Communication
CNT/Séance Plénière : Des réformes majeures pour la justice et l’administration pénitentiaire adoptées

Réuni en séance plénière dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), le Conseil National de Transition, sous la présidence de l’Honorable Malick Diaw, a adopté ce jeudi deux textes cruciaux pour la modernisation de la justice malienne. Le premier crée la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP), tandis que le second, une nouvelle délibération de la loi organique sur l’article 153 de la Constitution, renforce le cadre juridique de l’exception d’inconstitutionnalité. Les deux projets, défendus par le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux ont été approuvé par le CNT. Le projet de loi transformant la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Éducation Surveillée (DNAPES) en Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) vise à corriger les dysfonctionnements d’un système en crise. Vétusté des infrastructures, manque de moyens humains et matériels, absence de plan de carrière pour le personnel et conditions de détention inhumaines : les failles de l’administration pénitentiaire actuelle sont nombreuses. Elles compromettent la sécurité publique, la réinsertion des détenus et le respect des droits humains, engagements internationaux auxquels le Mali est tenu. La réforme introduit une gouvernance dynamique, recentrée sur la sécurité, la réinsertion sociale et la lutte contre la récidive. Parmi les innovations : la création de cinq sous-directions pour une gestion rationalisée des ressources humaines, de la sécurité, de la santé, des finances et de la réinsertion. Des structures de support, comme des unités de renseignement pénitentiaire et d’audit interne, seront également mises en place. Le texte prévoit l’opérationnalisation de centres de formation professionnelle et de services pour les mineurs en conflit avec la loi, jusqu’ici inexistants. Adopté par 122 voix pour, aucune contre et une abstention, ce projet s’aligne sur les réformes du nouveau code pénal et répond aux engagements pris dans le protocole d’accord de 2017 avec les surveillants de prison. La commission des lois recommande au gouvernement d’adopter une politique pénitentiaire claire, de militariser le corps des surveillants et de créer une brigade d’intervention judiciaire pour renforcer la sécurité des établissements. La nouvelle délibération de la loi organique sur l’article 153 de la Constitution, relatif à l’exception d’inconstitutionnalité a été adopté l’unanimité des membres du CNT présents avec 128 voix. À la suite d’observations de la Cour constitutionnelle pointant des insuffisances rédactionnelles et des imprécisions dans plusieurs articles, le Président de la République a exercé son droit, prévu par l’article 59 de la Constitution, de demander une seconde lecture. Les amendements proposés par la commission des lois intègrent les corrections de la Cour, notamment sur les articles 4, 10 et 11, et introduisent un nouvel article clarifiant la mise en œuvre de la procédure. Ce texte renforce ainsi la conformité constitutionnelle et garantit un cadre juridique plus robuste. La Direction de la Communication
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫é𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫e𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝é𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 é𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟.

Du 7 au 9 août 2025, la capitale malienne, Bamako, accueille la première édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Placée sous le haut parrainage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, cette rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Organisé au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que des pays amis tels que la Mauritanie, le Tchad et le Togo. Il vise à renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement. Il a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles – conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée, et adaptée aux réalités de nos pays », a-t-il souligné, lançant un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés. L’initiatrice du forum, le médecin Colonel Assa Badiallo TOURE, ministre de la Santé et du Développement Social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. Représentant les partenaires humanitaires, Ghassum Diagne a insisté sur la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. Autant de facteurs qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a également tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses, il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : Mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. MSDS CIGMA AES
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 6 AOUT 2025 CM N°2025-33/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 6 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2024-037 du 27 décembre 2024 portant loi de Finances pour l’exercice 2025. Le projet de loi, adopté, modifie la loi de Finances initiale 2025 pour intégrer des mesures nouvelles au niveau des recettes, des dépenses et des ressources de trésorerie. La modification des recettes porte sur l’inscription d’un montant additionnel provenant : – de la contribution du Programme Moderne de Contrôles des Importations ; – du report des recettes exceptionnelles versées par les sociétés de téléphonie ; – du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social. Les recettes budgétaires rectifiées s’élèvent à 2 739,697 milliards de francs CFA contre 2 648,900 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 90,797 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 3,43%. La modification des dépenses concerne la prise en compte des mesures nouvelles relatives : – à la réaffectation d’une partie des crédits initialement inscrits aux opérations de sécurisation du territoire national ; – au financement des projets d’infrastructures de base et de développement social. Les dépenses budgétaires s’élèvent à 3 279,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre 3 229,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 50 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 1,55%. La loi de Finances rectifiée dégage un déficit prévisionnel de 540,189 milliards de francs CFA contre 580,986 milliards de francs CFA, soit une diminution de 40,797 milliards de francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chargés de mission : Colonel Sapeur-pompier Amadou Ibrahima GUINDO ; Commissaire Principal de Police Moussa Massaman CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Industrie et du Commerce : Monsieur Lamine KOITA, Inspecteur des Finances. – Directeur général de la Dette publique : Madame SY Fadimata TAPO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargé de mission : Monsieur Ousmane DIOMBERA, Spécialiste en Management et Stratégies financières. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Secrétaire général de la Chambre des Mines : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence malienne de Radioprotection : Monsieur Sory Ibrahima COULIBALY, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence nationale des Energies renouvelables et des Bioénergies : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Directeur national de la Jeunesse : Monsieur Ibrahima Boubacar KALOSSI, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Morimousso dite Nani TOUNKARA, Spécialiste en Gestion de Projet. – Conseillers techniques : Madame Haoua DOUMBIA, Administrateur de l’Action sociale ; Madame Fatima TALL, Médecin ; Madame Diahara BATHILY, Enseignant-chercheur. – Chargé de mission : Madame Maïmouna Karim SANOGO, Spécialiste en Changement climatique et Développement durable. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Béïdy TAMBOURA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur national de la Promotion de la Femme : Madame Fatoumata DIANKOUMBA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur du Centre national de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur général de la Cité des Enfants : Madame Fatoumata SYLLA, Administrateur de l’Action sociale. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de 2 ateliers de concertation sur la Recherche agricole dans l’espace du Comité inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel, du 21 au 24 juillet 2025 à Bamako. La rencontre a enregistré la participation des Directeurs des Systèmes nationaux de la Recherche Agricole des 13 Etats membres du CILSS, les Secrétaires permanents du CONACILSS du Mali, du Tchad et du Togo, les cadres dirigeants du CILSS, les membres du Conseil de Direction, des anciens cadres du CILSS et des personnes ressources du monde de la recherche. Les résultats issus de la rencontre sont entre autres : – l’adoption du projet de rapport de l’étude sur le repositionnement stratégique de l’Institut du Sahel ; – la formulation de programmes régionaux thématiques de recherche collaboratifs. Au terme des travaux, la réunion a salué la République du Mali et la République du Tchad pour leur soutien politique indéfectible au processus à travers des actions de plaidoyer en direction des pairs. b. de la participation du Mali au 2ème Bilan du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires tenu, du 27 au 29 juillet 2025, à Addis-Abeba en Ethiopie. Ce sommet, qui a enregistré la participation de certains Chefs d’Etat et de Gouvernement, de ministres et de représentants multipartites, a été marqué par des tables rondes ministérielles, des panels de haut niveau, des dialogues sur l’investissement et des présentations des investissements dirigés par les pays. Au cours du panel sur la transformation des systèmes alimentaires, le ministre de l’Agriculture a partagé l’expérience malienne et délivré, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, des messages clés sur les programmes phares
Deux ministres exposent la vision du Mali à la 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral à Awaza au Turkmenistan.

Au total cinq panels sont animés en vue d’obtenir des solutions aux nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les 32 Pays en Développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Le ministre des Transports et des Infrastructures et celui de l’Industrie et du Commerce ont participé à deux panels pour exposer la vision de notre pays afin que nos difficultés soient des opportunités. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette conférence s’inscrit en droite ligne de la Vision2063 de notre pays et de la stratégie nationale de développement. Moussa Alassane DIALLO est intervenu sur le thème : « saisir le potentiel transformateur du commerce, de la facilitation du commerce et de l’intégration régionale pour les Pays en Développement sans littoral ». La communication du ministre des Transports et des Infrastructures DEMBELE Madina SISSOKO a porté sur le thème : »construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les Pays en Développement sans littoral ». En marge des panels se tiennent le forum des parlementaires et celui de la jeunesse et du secteur privé. CIGMA
LE PREMIER MINISTRE REÇU PAR LE PRÉSIDENT TURKMÈNE

Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye MAIGA a été reçu ce mercredi 06 août 2025, à Awaza, par le Président du Turkmenistan Serdar BERDIMUHAMEDOV. Au centre des échanges, le renforcement de la coopération bilatérale entre le Mali et le Turkmenistan dans plusieurs domaines. Au nom du Président de la Transition, le Chef du Gouvernement a remercié le Président turkmène pour l’invitation du Mali à cette 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral. A sa sortie d’audience, le Premier ministre a évoqué l’existence d’une rue portant le nom de Bamako dans la capitale turkmène Achkabad et une rue portant le nom d’Achkabad à Bamako. Comme quoi les deux pays entretiennent d’excellentes relations. CCRP-PRIMATURE
DISCOURS DE LA CONFEDERATION DES ETATS DU SAHEL (AES) PRONONCE PAR LE GENERAL DE DIVISION ABDOULAYE MAIGA, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU MALI à Awaza, Turkménistan, le 5 août 2025

• Monsieur le Président du Turkménistan ; • Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement ; • Monsieur le Président du Groupe des Pays en Développement Sans Littoral ; • Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies ; • Distingués délégués, Je voudrais avant tout propos, vous transmettre les salutations chaleureuses et fraternelles des pères fondateurs de l’AES, Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali, Président de la Confédération AES, et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat. Je voudrais ensuite exprimer, au nom des Etats membres de la Confédération AES, ma profonde gratitude aux autorités turkmènes pour l’accueil bien chaleureux et l’attention particulière dont nous faisons l’objet depuis notre arrivée dans cette belle ville d’Awaza. La Confédération des États du Sahel, entourée de 11 pays voisins et côtiers, couvre une superficie d’environ 2 800 000 kilomètres carrés et compte environ 75 millions d’habitants, majoritairement jeunes. Elle est riche de ses terres fertiles, de ses cours d’eau, de ses sources d’énergie et constitue l’un des plus grands réservoirs en ressources minières du monde. Toutefois, les trois Etats, de l’hinterland, cumulent, bien malgré eux, une grande partie des défis communs aux Pays en développement sans littoral, tels que les coûts élevés des transports et les délais d’acheminement allongés.En dépit de ces difficultés, ils ont été victimes, ces dernières années, sous des prétextes politiques fallacieux, de la violation de leur droit à l’accès à la mer et depuis la mer. Ce droit pourtant consacré, par plusieurs textes, comme la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, dite Convention de Montego Bay, ainsi que la Convention de 1965 relative au commerce de transit des États sans littoral, nécessite d’être respecté et sa violation mérite une condamnation ferme des Nations Unies. C’est le lieu de remercier la République de Guinée, la République Islamique de Mauritanie et la République togolaise, pour avoir constamment maintenu leur solidarité avec nos pays en gardant leurs frontières ouvertes. La Confédération AES attend du groupe des PDSL une solidarité agissante, y compris en veillant au respect des textes et des principes internationaux. Nous devons nous mobiliser chaque fois que des pays ou organisations ont recours à des blocus, des mesures coercitives unilatérales et autres sanctions illégales et illégitimes comme moyen d’enclavement, de pression politique et de déstabilisation contre les Pays en développement sans littoral. Monsieur le Président, C’est donc avec beaucoup d’espoir que la Confédération AES prend part à la présente Conférence, qui nous permet d’évaluer l’état de mise en œuvre du Programme d’Action de Vienne en faveur des PDSL, pour la décennie 2014 – 2024, et d’envisager de nouvellesperspectives prometteuses. En attendant la réalisation des objectifs fixés à Vienne, la Confédération AES a pris des initiatives hardies et souveraines axées sur le développement endogène notamment en matière de projets structurants et de mobilisation des ressources internes, d’industrialisation, de transformation sur place de leurs produits locaux pour créer de la valeur ajoutée à nos économies. Dans cette même optique, nous avons inscrit au cœur de nos priorités nationales et confédérales, des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et la diversification économique. Pour contribuer à la réalisation des projets confédéraux dans ces domaines prioritaires, il a été créé la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement. Sur le plan sécuritaire, nos Forces Armées et de Sécurité combattent, avec succès, les organisations criminelles et obscurantistes, en témoignent la neutralisation de nombreux éléments y compris des chefs de groupes armés terroristes, ainsi que la reddition de plusieurs de leurs combattants. L’AES dénonce de nouveau les soutiens multiformes apportés à ces groupes terroristes par des sponsors étatiques étrangers. • Monsieur le Président, La Confédération AES a foi en un multilatéralisme à visage humain, celui qui fait de la coopération et de la solidarité entre les peuples un moteur de développement véritable. A cet égard, nous devrions redoubler d’effort pour une mise en œuvre effective des domaines d’action prioritaires du Programme d’action d’Awaza des Pays en développement sans littoral. Du reste, une attention particulière mérite d’être accordée aux PDSL dans tous les processus intergouvernementaux, notamment celui relatif à la préparation de la Convention cadre des Nations Unies sur la Coopération en matière fiscale, en ce qui concerne la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. Nous sommes convaincus qu’une fois convenue, cette Convention aura un impact certain sur la mobilisation des ressources internes en minimisant les évasions et autres fraudes fiscales qui entachent, depuis des décennies, l’exploitation de nos ressources naturelles par des multinationales. Au nom de cette même solidarité internationale, il importe d’œuvrer à l’atténuation des vulnérabilités des PDSL. Aussi, voudrions-nous appeler à la révision des critères de notation et d’évaluation du risque appliqués aux pays les plus vulnérables, afin que, d’ici à 2030, les Pays en développement à faible revenu bénéficient d’un financement efficace. Il est également important de renforcer la coopération entre les pays de transit et les pays sans littoral pour développer des stratégies intégrées plus pertinentes, permettant de mieux s’intégrer dans l’économie mondiale. • Monsieur le Président ; • Mesdames et Messieurs, La Confédération des États du Sahel a une grande confiance en l’avenir et œuvre quotidiennement à transformer les défis du moment en opportunités immenses de développement au profit de son peuple. Notre narratif est que le Sahel reste une terre d’opportunités et non pas une région de crises comme s’échine à le dépeindre une catégorie d’opinion. Dans cette perspective, la Confédération AES est disposée à coopérer avec l’ensemble des partenaires, dans un cadre équilibré et gagnant-gagnant, sous réserve du respect de principes simples et évidents comme le respect de la souveraineté de nos Etats, le respect de nos choix stratégiques et la prise en compte des intérêts vitaux de nos populations. Je vous remercie de votre
Le Premier Ministre à l’ouverture de la 3e conférence des Nations unies sur les pays en voie de développement dans littoral

La ville d’Awaza au Turkmenistan abrite depuis ce mardi 05 août 2025 la 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral. Après Almaty au Kazakhstan en 2003 et Vienne en 2014, c’est Awaza, la ville touristique du Turkmenistan qui abrite cette rencontre de quatre jours. Une rencontre qui offre l’opportunité d’explorer des solutions, de forger des partenariats, de relever des défis et de libérer leur plein potentiel pour un avenir plus équitable et plus prospère dans les 32 pays en développement sans littoral qui ont une population de plus de 570 millons d’habitants. Le Premier ministre a pris part à la cérémonie d’ouverture présidée par le Chef de l’Etat du Turkménistan Serdar BERDIMUHAMEDOV en présence du Secrétaire général de l’ONU Antonio GUTERRES. Dans leurs messages, les représentants des 32 pays en développement sans littoral ont exprimé leurs inquiétudes et préoccupations. La plan d’action d’Awaza 2024-2034 qui succède à celui de Vienne s’articule autour de cinq axes dont la mise en œuvre devrait permettre aux pays en développement sans littoral de bénéficier de la fluidité du transit, des corridors commerciaux plus efficaces, un renforcement de la situation économique et de nouveaux financements. En portant la voix de la Conférence des Etats de l’AES, le Premier ministre a appelé les pays en développement sans littoral à une solidarité agissante en veillant au respect des textes et principes internationaux. Le chef du Gouvernement du Mali a remercié la Guinée, la Mauritanie et le Togo pour leur solidarité lors des sanctions inhumaines et injustes de la CEDEAO et de l’UEMOA contre les pays de la Confédération de l’AES. Au cours de cette conférence, le ministre de l’Industrie et du Commerce et celui des Transports et des Infrastructures animeront des tables rondes. CCRP-Primature CIGMA
ÉCONOMIE : Le Président de la Transition réaffirme son engagement en faveur de la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma »

Le lundi 4 août 2025, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a présidé une séance de travail consacrée à la présentation détaillée de la Vision à long terme intitulée « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ». Cette rencontre, tenue en présence de ses plus proches collaborateurs, avait pour objectif de garantir une appropriation pleine et entière de ce projet d’envergure par les plus hautes autorités. En effet, cette Vision, fruit d’un processus de réflexion approfondi conduit sous le leadership du Chef de l’État, se veut un cadre stratégique fédérateur, structuré autour d’une ambition claire : faire du Mali une nation souveraine, prospère, stable et résiliente, portée par une croissance durable et inclusive. À l’issue de la séance de travail, le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, a rappelé les grandes lignes de cette initiative novatrice. Selon ses propos, cette Vision décline les perspectives de développement du Mali sur une période de 40 ans, articulées en quatre phases. Elle repose sur onze projets structurants et ambitionne d’atteindre un taux de croissance économique de 10 % à partir de 2033 jusqu’en 2063. Il a souligné que, pour réussir sa mise en œuvre, un engagement constant et résolu des plus hautes autorités est indispensable. Par ailleurs, cette Vision adoptée par décret en janvier 2025 place résolument le citoyen malien au centre de l’action publique. Elle considère chaque citoyen non plus comme un simple bénéficiaire des politiques de développement, mais comme un acteur à part entière, capable de contribuer activement à la transformation de la société. Dans cette optique, et afin de garantir un pilotage efficace et rigoureux de la mise en œuvre, deux organes de gouvernance seront prochainement institués. Il s’agira d’un Comité présidentiel du développement, placé sous l’autorité directe du Chef de l’État, chargé du suivi stratégique du processus, ainsi que d’un Comité technique, logé au sein du Ministère de l’Économie et des Finances, qui assurera le suivi opérationnel et l’évaluation de la progression des projets. Au cours de la réunion, le Président de la Transition, entouré de ses principaux collaborateurs, a salué la clarté et la cohérence de cette démarche prospective. Il a encouragé les porteurs du projet à poursuivre leurs efforts et a insisté sur l’impérieuse nécessité d’une large appropriation nationale de cette vision. Il a particulièrement tenu à souligner l’importance d’associer les femmes, les jeunes, les organisations socioprofessionnelles, les autorités traditionnelles et religieuses, ainsi que les collectivités territoriales, à toutes les étapes de la mise en œuvre. Le Chef de l’État a également rappelé que la réussite de cette vision dépendra avant tout de la cohésion, de l’engagement collectif et de l’adhésion de l’ensemble des Maliens. Il a salué la résilience du peuple malien, qui constitue aujourd’hui un socle essentiel pour bâtir un avenir porteur d’espoir. En ce qui concerne les perspectives immédiates, les prochaines étapes prévues jusqu’en septembre 2025 porteront notamment sur l’appropriation par les institutions gouvernementales, l’implication active du secteur privé et des faîtières, ainsi que la présentation des documents de vision aux représentations diplomatiques, aux régions et à toutes les forces vives de la Nation. Au-delà des aspects institutionnels, cette Vision 2063 se veut également une réponse à la nécessité de bâtir une trajectoire de développement stable dans un contexte international marqué par l’incertitude. Elle affirme des choix stratégiques clairs, fondés sur la souveraineté sécuritaire, énergétique et technologique, la valorisation des chaînes de valeur agricoles et industrielles, le renforcement de la cohésion territoriale, l’indépendance économique et financière, ainsi que la maîtrise durable des ressources nationales. D’autre part, elle entend tirer pleinement parti de la vitalité de la jeunesse, du potentiel démographique et d’un environnement favorable à l’investissement privé, pour construire un modèle de développement résilient, innovant et inclusif. En s’appuyant sur le nouveau leadership en matière de gouvernance, de sécurité et de souveraineté nationale, cette Vision incarne une ambition collective et réaliste pour un Mali réinventé, fier de son identité, maître de ses choix et tourné vers l’avenir. CCRP/Présidence
Autorité du Liptako Gourma : Les orientations du Président GOÏTA au nouvel administrateur provisoire

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu en audience, ce lundi 4 août 2025, M. Elly Prosper ARAMA, nouvel Administrateur Provisoire de l’Autorité de Développement Intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), nommé le 11 juillet 2025 à l’issue de la 8ème Session de la Conférence des Chefs d’État de l’ALG. Au cours de cette rencontre, le Président de la Transition a donné ses orientations au nouvel Administrateur pour la réussite de sa mission. À sa sortie d’audience, M. ARAMA a déclaré que l’objet de cette rencontre était de « recevoir les instructions du Président de la Transition, ses conseils, et surtout le remercier pour le choix porté sur ma modeste personne, en vue de la transformation de l’ALG en une agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel ». Il s’agit, selon lui, d’une mission fondamentale de « transformation qu’il va falloir réussir pour le bonheur des populations de cette zone durement éprouvée ». Dans cette mission, le soutien des trois Chefs d’État de la Confédération ne fera pas défaut. M. Elly Prosper ARAMA entend également s’appuyer sur le personnel en place et collaborer avec les experts désignés par les trois États pour mener à bien ce vaste chantier de transformation de l’Autorité en agence d’exécution. Il précise que chaque État a déjà désigné un comité de trois experts, dont les travaux seront coordonnés sous sa responsabilité afin de garantir le succès de cette transformation. Il se dit optimiste quant à la réussite de ce défi : « L’optimisme, il faut le cultiver, le nourrir, et travailler dans ce sens. Je suis confiant, très rassuré par les orientations et instructions du Président, et je suis convaincu que nous relèverons les défis ». L’insécurité, à laquelle s’attaquent activement les Chefs d’État des trois pays, sera également prise en compte afin qu’elle ne constitue pas un obstacle à la bonne exécution des activités de développement. Car la mission de cette nouvelle structure est de mettre en œuvre et d’exécuter efficacement les projets de développement dans cette zone, sous le signe d’une souveraineté renouvelée. CCRP PRÉSIDENCE