114ème Conférence Internationale du Travail : La Convention sur le travail décent dans l’économie des plateformes adoptées

La délégation du Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a pris part, le 12 juin 2026 à Genève, à la séance de clôture de la 114ème Conférence Internationale du Travail. L’un des principaux résultats de cette session a été l’adoption de la Convention sur le travail décent dans l’économie des plateformes, accompagnée d’une recommandation. Ce nouvel instrument international vise à mieux encadrer les nouvelles formes de travail liées aux plateformes numériques tout en garantissant les droits fondamentaux, la sécurité et la santé des travailleurs. Le Groupe africain auquel appartient le Mali, s’est félicité de cette avancée majeure et a plaidé pour un accompagnement technique de l’Organisation internationale du Travail (OIT), afin de faciliter sa mise en œuvre dans les pays africains. Restée à Genève pour la poursuite des travaux, l’équipe du Ministère a participé activement aux séances de clôture, aux réunions de coordination et aux échanges techniques, contribuant ainsi au renforcement de la présence et du positionnement du Mali sur les grands enjeux liés à l’avenir du travail, à l’emploi des jeunes et aux transformations numériques. MENEFP
PROJET – FIER II : La région de Koulikoro valide ses 18 sites d’insertion économique des jeunes ruraux

Le 11 juin 2026, les autorités administratives et coutumières, les collectivités territoriales, les services techniques et les partenaires du projet FIER II se sont réunis au Conseil régional de Koulikoro pour valider 18 sites destinés à accueillir de futures infrastructures agrégatives en faveur de l’insertion économique des jeunes ruraux. Les sites retenus concernent : 8 périmètres maraîchers ; 3 plaines rizicoles aménagées ; 3 ouvrages aquacoles ; 3 parcs d’embouche animale et 1 village artisanal. Ces infrastructures contribueront au développement des activités de production, de transformation et de commercialisation, tout en créant davantage d’opportunités économiques pour les jeunes de la région. L’étape de Koulikoro marque l’achèvement du processus de validation des sites dans l’ensemble des régions d’intervention du Projet de Formation Professionnelle, d’Insertion et d’Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes Ruraux (FIER II). Le FIER II offre aux jeunes ruraux des outils adaptés à leur succès et s’engage à créer un environnement propice à l’entrepreneuriat et à l’emploi. En stabilisant les communautés rurales et en réduisant les inégalités sociales, ce projet se positionne comme un acteur clé du développement durable au Mali. Pour atteindre ses objectifs, une collaboration étroite entre tous les partenaires est indispensable. Le FIER II se présente ainsi comme une opportunité unique pour renforcer la participation des jeunes à la transformation socio-économique du pays. MENEFP
Nioro du Sahel : Le FAFPA renforce les capacités des jeunes artisans

Une session de formation destinée aux membres de l’Association des jeunes artisans de Nioro du Sahel a débuté le vendredi 12 juin 2026 dans la salle de conférence du Conseil de cercle de Nioro. Organisée par le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA), cette formation porte sur les techniques de fabrication d’armoires démontables, de portes et de meubles en bois rouge sans clous. Cette initiative vise à renforcer les compétences techniques des artisans en leur permettant de s’approprier des méthodes modernes et innovantes de fabrication. Elle contribuera à l’amélioration de leur savoir-faire, à l’accroissement de leur compétitivité ainsi qu’à une meilleure insertion socio-économique. La cérémonie d’ouverture, marquée par une ambiance chaleureuse et conviviale, a réuni les participants ainsi que les autorités locales. À cette occasion, plusieurs intervenants ont salué cette initiative et exprimé leur gratitude aux plus hautes autorités du pays pour leur engagement constant en faveur de la promotion de la formation professionnelle, de l’artisanat et de l’emploi des jeunes. « Investir dans les compétences, c’est investir dans l’emploi, l’entrepreneuriat et le développement local ». MENEFP
Projet MALIDENKO : Les parties prenantes du projet formées sur la gestion des normes environnementales et sociales

Les 11 et 12 juin 2026, le Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, à travers le Projet de Résilience Communautaire et de Services Inclusifs au Mali (MALIDENKO), a organisé une session de formation consacrée à l’évaluation environnementale et sociale des sous-projets DCC. Cette formation s’inscrit dans la volonté du Gouvernement du Mali de garantir une mise en œuvre des investissements communautaires conforme aux Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale ainsi qu’aux dispositions nationales en vigueur. Pendant deux jours, les participants ont renforcé leurs connaissances sur les principes et exigences de la NES 1, les procédures de screening environnemental et social des sous-projets, ainsi que les mécanismes d’identification, d’évaluation et de gestion des risques et effets environnementaux et sociaux. La formation a également mis l’accent sur l’adoption de mesures adaptées pour la protection des personnes vulnérables et des milieux sensibles, afin de promouvoir des investissements durables et socialement acceptables. À travers cette initiative, le Projet MALIDENKO poursuit son engagement en faveur d’une mise en œuvre responsable, inclusive et durable du Développement Conduit par les Communautés, en dotant les acteurs impliqués des compétences nécessaires pour concilier développement local, préservation de l’environnement et cohésion sociale. « Le Développement par les communautés pour les Communautés, un chemin pour la Paix » MRPCN
Intelligence Artificielle et Robotique : Le Centre Robotique du Mali partage ses ambitions avec le ministre Amadou SY SAVANE

Conduite par Seydou KATIKON, une délégation du Centre d’Intelligence Artificielle et Robotique du Mali (CIAR-Mali) a rencontré, ce jeudi 11 juin 2026, le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou SY SAVANE. Les échanges ont essentiellement porté sur les activités et la participation du centre à des compétitions scientifiques internationales de haut niveau, notamment l’Olympiade internationale d’intelligence artificielle prochaine, prévue du 02 au 08 août 2026, au Kazakhstan. Auparavant, le Centre Robots Mali a participé à des compétitions scientifiques internationales, depuis 2017, 2023 et 2025, aux États-Unis, en Estonie et en Afrique et remporté au moins 40 médailles en or, bronze et en argent. Le ministre de l’Education nationale a affirmé qu’il partage, pleinement, l’ambition de préparer les jeunes Maliens aux métiers de demain et aux défis de la révolution numérique, sous le leadership de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, qui accorde une importance particulière à la transformation numérique et au développement du capital humain. Il a encouragé les responsables du Centre Robots Mali à poursuivre leurs efforts de préparation des jeunes talents maliens pour contribuer davantage au rayonnement du Mali sur la scène scientifique internationale. Selon le Directeur du Centre Robots Mali, une plateforme a déjà été ouverte et mise à la disposition des élèves de moins de 20 ans pour leur permettre de participer aux différentes phases de sélection. La sélection finale est prévue pour ce 15 juin, à laquelle deux équipes seront choisies pour participer à l’Olympiade internationale d’intelligence artificielle 2026, au Kazakhstan. Dans les perspectives, il s’agira surtout de faire participer les Académies d’Enseignement, tout en impliquant également les parents d’élèves. KATIKON a toutefois souligné que l’apport de Robots Mali sera de produire des ressources pédagogiques ; d’aider à intégrer l’enseignement de la robotique et de l’Intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif et de former les enseignants au curriculum adopté. MEN
Info-Gouv N° 594 du Lundi 15 juin 2026
Médiation foncière à Siby : Les villages de Samanessa et Tambalé s’acheminent vers un accord de paix durable

Une rencontre de médiation et de réconciliation s’est tenue les 9 et 10 juin 2026, dans la salle de conférence de la Préfecture de Siby. Placée sous la présidence de la Préfète, Elisabeth Tewa MOUSSA TEMBEDOUNO représentée par son deuxième Adjoint, Youssouph COULIBALY, la rencontre a réuni les représentants du hameau de Samanessa (Commune rurale de Niouma Makana) et du village de Tambalé (Commune rurale de Sobra), opposés depuis plusieurs années par un litige foncier. Organisée par l’ONG « Centre pour Dialogue Humanitaire (HD) » en collaboration avec les autorités locales, la médiation avait pour objectif de désamorcer les tensions et d’ouvrir la voie à une paix durable entre les deux communautés. Au cours des deux jours de discussions facilitées, par des médiateurs, les parties ont exposé leurs points de vue, présenté des preuves et exprimé leurs attentes. À l’issue des travaux, les protagonistes ont accepté de mettre fin aux hostilités et un accord de paix pourrait être signé dans les jours à venir. Conscients qu’il n’y a toujours pas eu d’accord concernant une partie de la zone en question, ils ont demandé aux autorités de mettre cette parcelle en défens. Cette mesure provisoire vise à empêcher toute occupation ou exploitation unilatérale du terrain, le temps qu’une solution définitive soit recherchée. Le Deuxième Adjoint de la Préfète, qui a présidé la séance, a salué l’esprit d’apaisement montré par les deux parties et rappelé l’importance du dialogue dans la prévention des conflits fonciers. Les représentants de l’ONG HD ont souligné que la réussite de la médiation repose sur la volonté des communautés de privilégier l’intérêt collectif et le respect mutuel. Les autorités locales se sont engagées à suivre de près la situation. Cette initiative illustre la bonne collaboration entre la société civile et l’administration dans la gestion pacifique des différends locaux. Les habitants de Samanessa et de Tambalé espèrent, désormais, que cet accord permettra de consolider la paix et de favoriser la cohabitation des deux communautés villageoises et le développement local. Gouvernorat de Koulikoro
Gouvernance participative : Les cadres de concertations sectoriels du Cercle de Goundam activés

La Salle de conférence de la Mairie de Goundam a accueilli, ce jeudi 11 Juin 2026, une importante réunion préparatoire en prélude à la cérémonie officielle de présentation du document des cadres de concertation sectoriels du Cercle de Goundam. La rencontre a été présidée par le Préfet du Cercle de Goundam, Amadou Oumar Kida, en présence des maires des communes du cercle, des chefs des services déconcentrés de l’État, du Coordinateur des chefs de quartiers, des représentants des autorités et légitimités traditionnelles, des leaders religieux, du Président du Conseil local de la Société civile, des Présidents des Conseils communaux de jeunes, du Président de la Coordination locale des ONG et des représentants des médias. Dans son mot de bienvenue, Hamadoun DIAOURE, Maire de la Commune urbaine de Goundam a salué la mobilisation des participants avant de céder la parole au Préfet du Cercle. Dans son intervention, Amadou Oumar Kida a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de gouvernance participative et de concertation permanente avec l’ensemble des acteurs du développement local. Il a souligné que le document élaboré vise à présenter de manière claire les différents cadres de concertation sectoriels, leurs objectifs, leur organisation ainsi que la démarche ayant conduit à leur mise en place. Le Préfet a insisté sur l’importance de soumettre ce document à l’appréciation de tous les acteurs concernés, afin de recueillir d’éventuels amendements, avant sa validation définitive. Selon lui, cette approche inclusive permet, à chaque acteur, de se reconnaître dans le processus et de contribuer à son amélioration. « Nous ne voulons exclure personne. La communication et la concertation demeurent essentielles pour partager les idées, harmoniser les compréhensions et renforcer l’adhésion de tous », a-t-il déclaré. La réunion a, également permis d’examiner le contenu du document et de réfléchir sur le cadrage de la future cérémonie de présentation, qui réunira l’ensemble des forces vives du cercle. Cette cérémonie marquera, officiellement, l’opérationnalisation des différents cadres de concertation sectoriels. Le représentant de l’État a souligné que ce document constituera une véritable mémoire institutionnelle, contribuant à la cohérence des interventions, à une meilleure coordination des actions de développement et à une plus grande visibilité des initiatives menées sur le terrain. Amadou Oumar KIDA a, par ailleurs salué le rôle déterminant de la presse locale dans la valorisation des actions entreprises à Goundam, estimant que cette visibilité renforce la responsabilité collective de poursuivre les efforts engagés en faveur du développement du cercle. La rencontre s’est achevée sur un appel à la mobilisation et à l’engagement de tous les acteurs pour consolider les acquis, renforcer la gouvernance participative et faire des cadres de concertation sectoriels de véritables espaces de dialogue, de coordination et d’action au service des populations. Commune Urbaine de Goundam
Formation Sanitaire à Koutiala : Les agents locaux renforcés sur la gestion et la gouvernance locales

Dans le cadre de la mise en œuvre du financement basé sur les résultats (FBR), le projet ARISE/Keneya Yiriwalia, à travers CADD Santé, a organisé une session de formation de 03 jours à l’intention des acteurs du système de santé décentralisé du district sanitaire de Koutiala. Cette rencontre a porté sur la gestion et la gouvernance du système de santé décentralisé. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le premier adjoint au Préfet du cercle de Koutiala, Salifou Oumar Maïga, accompagné du Sous-Préfet central. Les travaux se sont déroulés dans la salle de réunion de l’ONG AMEDD, en présence des responsables sanitaires, des représentants des collectivités territoriales, des services financiers, des membres des ASACO et des directeurs techniques des centres de santé (DTC). L’objectif de cette session est de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans le processus de décentralisation, en les outillant davantage sur les mécanismes de gestion et de gouvernance du secteur de la santé, afin d’améliorer leurs performances dans la gestion des finances locales. Les organisateurs ont rappelé que des ressources additionnelles ont été mobilisées pour soutenir le système de santé décentralisé, en complément des transferts financiers effectués par l’État au profit des collectivités territoriales, depuis 2012. Ainsi, le montant des subventions allouées est passé de 3 milliards de francs CFA en 2012 à plus de 16 milliards de francs CFA en 2022. Malgré ces efforts, plusieurs insuffisances persistent dans les zones d’intervention du financement basé sur les résultats. Il s’agit, notamment du retard dans la notification des fonds aux bénéficiaires par les services financiers, du retard dans la production des pièces justificatives après les activités, du manque de critères pour l’allocation des fonds aux établissements communautaires de santé (ESCOM) et des insuffisances en matière de redevabilité et de reddition des comptes envers les populations par les présidents des ASACO (Associations Santé Communautaire) et les maires des communes concernées. À travers cette initiative, le projet ARISE/Keneya Yiriwalia entend contribuer à une meilleure gouvernance locale du secteur de la santé et à une utilisation plus efficace des ressources financières au bénéfice des populations. Gouvernorat de Koutiala
Region de Bandiagara : C’est parti pour la 2ème Édition de la Foire Agricole sur les Semences Résistantes

Le Gouverneur de région de Bandiagara, Colonel-major Olivier DIASSANA a présidé la cérémonie de lancement de la 2ème Édition de la Foire Agricole, dédiée aux semences des variétés de cultures céréalières, de légumineuses et d’oléagineuses. Cette foire, organisée par le Programme Actions de Promotions Humaine (APH), s’inscrit dans la vision de ce programme, ancré dans des valeurs évangéliques et les politiques de pastorale sociale du Diocèse de Mopti, au service de l’Eglise Catholique au Mali. L’objectif principal de cette foire est de renforcer la résilience des populations de la zone d’intervention en mettant l’accent sur l’exploitation de semences de variétés de cultures résistantes aux effets du changement climatique. Dans son intervention, le Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye KASSOGUE a exprimé sa gratitude envers les initiateurs de cet événement. Le Directeur de l’ONG APH, Ignace KASSOGUE a souligné l’importance de l’évènement pour le développement agricole local. De son côté, le Directeur Régional de l’agriculture, Bréhima KEITA a affirmé que l’importance de cette foire est incommensurable pour l’avenir de l’agriculture dans la région. Le Gouverneur de région de Bandiagara, colonel-major, Olivier DIASSANA a rappelé le contexte de l’initiative et l’impact significatif de la première édition sur la production céréalière dans la région. Il a, également insisté sur la nécessité de s’adapter aux défis environnementaux croissants en se dotant des outils appropriés pour y faire face. Le projet est financé par Misereor d’Allemagne et Caritas Suisse, qui soutiennent l’APH dans ses actions, à travers le « Projet de Renforcement de la Résilience et de Cohésion Sociale, au Plateau Dogon, Cercle de Bandiagara, Phase III (PRRCS-PD/CB-P3/23-26) ». Au cours de cette 2ème Edition, des plaidoyers seront présentés par les représentants des sociétés coopératives céréalières sur la pérennisation des semences, pour assurer une agriculture durable. Après la cérémonie de lancement, le Gouverneur et sa délégation ont visité les stands des producteurs issus des 56 villages bénéficiaires du projet, témoignant, ainsi, de l’engagement collectif pour le développement agricole et la sécurité alimentaire dans la région de Bandiagara. Gouvernorat de Bandiagara