Ce dimanche 1ᵉʳ novembre 2026, la région de Dioïla a abrité, le lancement officiel, de la Journée et du Mois de la Jeunesse Africaine. La cérémonie solennelle a été présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, en présence des autorités régionales, des légitimités traditionnelles et des représentants des organisations de jeunesse.
Pour honorer à nos valeurs traditionnelles, la journée a démarré par la visite de courtoisie au vestibule du chef de village de Dioïla. Tout en formulant des bénédictions pour le succès des événements, l’autorité traditionnelle a vivement interpellé les membres du gouvernement sur l’urgence d’intensifier la lutte contre la consommation de drogues en milieu jeune, un véritable fléau pour l’avenir de la nation.
La délégation s’est ensuite prêtée au rituel républicain de la montée solennelle des couleurs, voyant se hisser côte à côte les drapeaux du Mali, de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de l’Union Africaine (UA). La cérémonie officielle s’est poursuivie par les allocutions de bienvenue du représentant du chef de village et du maire de Dioïla. À cette occasion, l’édile de la commune a décerné au ministre Fomba le titre de citoyen d’honneur de la ville de Dioïla, scellé par la remise d’une attestation symbolique.
Prenant la parole, le Gouverneur de région, le Général de Division Kéba SANGARE, qui fut également Directeur du Service National des Jeunes (SNJ) a partagé sa vision pour la jeunesse locale. Plaidant pour une prise de conscience citoyenne, il a martelé : « Nous voulons une jeunesse, qui ne soit pas sous-développée d’esprit, mais reconnue par la valeur de ses actions concrètes et son utilité publique. »
Dans son discours d’orientation stratégique, le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a rappelé que le thème continental de cette édition « Réfléchir, réimaginer et repositionner la Charte africaine de la jeunesse » résonne avec une acuité particulière au Mali.
S’inscrivant dans la vision de Refondation nationale portée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, le ministre a souligné que l’avenir du pays repose sur une jeunesse disciplinée, consciente et patriote. Insistant sur le juste équilibre entre droits et devoirs, Fomba a rappelé que « la Refondation doit avant tout se construire dans nos comportements au quotidien ». Il a ainsi exhorté les jeunes du Mali et de l’espace sahélien à dépasser le statut de simples spectateurs pour devenir les bâtisseurs actifs de la paix et de la souveraineté.
Pour clore son intervention, le ministre a lancé un vif appel de sensibilisation, à travers l’initiative « N’Té N’tala » (Je dis non), invitant solennellement la jeunesse à dire un « NON » catégorique à la drogue, à l’amalgame et au terrorisme. L’événement s’est conclu par des actions communautaires concrètes. En guise d’exemple, les autorités ont donné les premiers coups de pinceau symboliques pour le rafraîchissement et le badigeonnage de l’Amphithéâtre local.
Alliant respect des traditions, directives stratégiques et travaux d’utilité publique, ce lancement à Dioïla donne le ton d’un Mois de la Jeunesse Africaine placé sous le signe du travail, du civisme et de la souveraineté retrouvée.
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