La Ministre de la Santé et du Développement social, Médecin Colonelle-majore, Assa Badiallo TOURÉ a pris part, ce lundi 02 novembre 2026, à Koulikoro, à la cérémonie officielle de lancement de la deuxième édition régionale de la SOMAGO, organisée dans la cité historique de Méguétan, autour du thème : « Accélérer la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle, néonatale et infantile : quelles stratégies pour atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 ? ». Cette activité se tient dans le cadre du lancement des activités scientifiques de la SOMAGO.
Ces assises se déroulent du 2 au 7 novembre, en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social, à travers l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR). Elles associent prestations de soins, formation des professionnels et échanges scientifiques.
La rencontre porte une ambition commune : améliorer l’accès aux soins spécialisés et prévenir les décès évitables chez les mères, les nouveau-nés et les enfants.
Dans les districts sanitaires ciblés, le volet communautaire, dénommé « Pacte social » prévoit, notamment, le dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus chez au moins 2 000 femmes, le dépistage des anomalies mammaires, ainsi que la prise en charge gratuite des grossesses à risque et la réalisation d’échographies obstétricales.
Les journées scientifiques et les sessions de formation visent, également à renforcer les compétences des prestataires, à partager les bonnes pratiques et à améliorer la qualité de la prise en charge. Cette démarche accorde une attention particulière au suivi des patientes et à la continuité des soins. Dans le prolongement de la première édition organisée à Kayes en 2024, la rencontre de Koulikoro doit permettre de consolider la coopération entre les services de santé, les spécialistes et les acteurs locaux.
Selon la Ministre de la Santé et du Développement social, « la mortalité maternelle no-infantile est un sujet majeur de santé publique qui continue de toucher nos adolescentes et nos jeunes, chez qui les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent l’une des premières causes de mortalité ».
Aussi, « les décès chez les adolescentes et les jeunes représentent une perte inestimable pour l’avenir de notre nation et nous devons briser ce cycle de vulnérabilité », a-t-elle souligné.
« C’est pourquoi le Gouvernement du Mali a consenti d’immenses efforts et des investissements massifs pour améliorer l’accès de la population aux services de santé de routine et d’urgence. Ces investissements se traduisent, concrètement, par la réhabilitation et la modernisation de nos structures de santé, le relèvement substantiel des plateaux techniques par l’acquisition de matériels médicaux de pointe et le recrutement ainsi que le déploiement progressif des ressources humaines sur l’ensemble du territoire », a-t-elle conclu.
Les travaux devront déboucher sur des recommandations concrètes, assorties d’un mécanisme de suivi, pour inscrire les acquis de cette mobilisation dans la durée.
MSDS


