Congrès International des Oasis et du Palmier-Dattier au Maroc : Le Mali engagé pour la préservation et le développement durable

La ville de Ouarzazate au Maroc abrite, du 22 au 23 mai 2025, le deuxième congrès international des oasis et du palmier dattier. A la tête d’une importante délégation, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA y a été invité par son homologue ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts du Royaume du Maroc.

Dans son discours, à l’ouverture de la rencontre, le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA a, au nom de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, transmis les sincères remerciements du peuple malien à Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, pour son engagement constant en faveur de la coopération africaine.

Après les autorités marocaines, le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA a également remercié la Banque mondiale dont l’accompagnement stratégique et opérationnel a non seulement facilité la participation de la délégation malienne à ce Congrès, mais également permis la réalisation d’un voyage d’études d’une grande richesse, au cœur des expériences marocaines de développement des Alliances Productives des Produits Forestiers Non Ligneux et de la Pêche dans le cadre du Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali.

Pays sahélo-saharien à deux tiers désertique, le Mali est confronté, de manière aiguë, aux effets néfastes du changement climatique. Sécheresses prolongées, dégradation accélérée des terres, désertification, insécurité alimentaire et pauvreté rurale constituent autant de défis structurels qui menacent nos écosystèmes, nos économies locales et la cohésion de nos sociétés. C’est pourquoi, ce Congrès international consacré aux oasis et au palmier dattier revêt pour nous une importance toute particulière. Les oasis, dans notre pays, comme ailleurs dans le Sahara, sont des bastions de vie, des écosystèmes complexes et résilients, porteurs de biodiversité, de cultures vivrières, de patrimoine matériel et immatériel, mais aussi de savoirs ancestraux d’adaptation à la rareté et à la fragilité.

Le palmier dattier, emblème de ces oasis, est bien implanté au Mali, notamment dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal et Mopti. Il constitue une ressource précieuse, mais fait face actuellement à de nombreux défis : vieillissement des palmeraies, rareté de l’eau, faible diversité génétique, insuffisance d’appui technique, désorganisation de la filière, et dans certains cas, contexte sécuritaire défavorable.

Afin d’inverser cette tendance baissière, le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA a informé les participants au Congrès sur les nouvelles dispositions envisagées par le Gouvernement du Mali à savoir : distribution de rejets améliorés, programmes de développement oasien intégrant agroécologie et irrigation durable et coopération renforcée avec des pays frères, dont le Maroc, dans une logique de solutions partagées.

Pour le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, en participant à ce deuxième congrès, l’ambition de notre pays est double : préserver un patrimoine culturel et écologique, et construire un modèle économique durable pour les populations des zones arides. Cette ambition, a poursuivi le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA, s’incarne pleinement dans l’un de nos programmes structurants : le Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD), mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale et mis en œuvre par une jeune et dynamique équipe dirigée par le Coordonnateur national, M. Madou DIALLO.

Par sa participation à ce Congrès, notre pays réaffirme son attachement à la coopération entre les peuples sahariens et sahéliens. Nous faisons face à des défis communs, mais nous partageons aussi des opportunités historiques. Les oasis ne sont pas des reliques du passé : elles incarnent des laboratoires d’avenir pour la transition écologique, la souveraineté alimentaire et la cohésion territoriale, a conclu le ministre DOUMBIA Mariam TANGARA.

CCOM/MEADD

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