Ils parlaient de la ville de Kidal sur leurs médias, comme une ville imprenable, inaccessible voire les fiefs indétrônables de leurs acolytes terroristes. Pourtant, l’avertissement avait été brandi par les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes d’Africa Corps, lors de la bataille d’Anefif.
Dès ce dimanche 04 Octobre 2026, à l’annonce d’une vaste opération des forces armées maliennes sur certaines villes de la région, les terroristes et leurs acolytes, tel un pianiste à la recherche de ses notes perdues, entrent dans la danse en assurant en boucle, leur capacité de riposte. Cependant, c’était sans compter sur l’ampleur de cette opération inédite « Dougoukoloko » avec sa force de frappe, aussi, bien terrestre qu’aérien, qui a débuté tel un déluge sur des véhicules des terroristes fortement armés.
Ainsi, ce mardi 06 octobre 2026, sera un tournant décisif de cette opération inédite. En effet, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires russes, ont lancé une offensive d’envergure, dans le théâtre Est. Cette opération visait, notamment à renforcer la sécurisation des populations vivant dans cette partie du territoire national, à garantir la libre circulation des personnes et des biens, à sécuriser les frontières et à porter un coup d’arrêt à l’économie criminelle développée par les groupes armés terroristes (GAT).
Les opérations aéroterrestres, conduites dans les secteurs de Kidal, In-Tassik, Tin-Assalak et Abéïbara, ont abouti à un encerclement de la ville de Kidal sur certains de ses axes stratégiques. Toutes choses, qui ont été décisives dans la reprise de la ville de Kidal. Les terroristes étaient loin d’imaginer que l’étau s’était refermé sur eux et que le piège tendu avait pris la proie. Les forces armées maliennes et leurs alliés ont, ainsi, donné aux terroristes une réponse historique.
UN BILAN SANS APPELS ET DES TERRORISTES EN DEBANDADE
En effet, face à l’intensité des Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes d’Africa Corps, le siège de Kidal est brisé et les terrorismes ont pris leurs pieds au cou, le long des étendues désertiques de la région. Il faut dire que cette percée représente davantage un simple succès militaire. Elle permet de maintenir, sous contrôle, cette position stratégique dont dépend une grande partie de la présence gouvernementale dans le Nord. Considéré comme verrou géographique essentiel pour toute opération future dans la région, la prise de Kidal comme celle de Anéfif, constitue un tournant fondamental dans la guerre contre le terrorisme.
Les bilans des combats montrent une défaite sans appel pour les groupes terroristes. Et, les autorités maliennes continuent de maintenir la situation de contrôle dans la région. A ce stade, plusieurs terroristes ont été neutralisés, leurs moyens logistiques et leurs bases ainsi que des dépôts logistiques d’approvisionnements ont été décimés.
Les opérations de surveillance, de reconnaissance et de recherche se poursuivent dans les secteurs concernés, afin d’évaluer, avec précision, les effets des actions menées, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle.
Les images diffusées par les médias nationaux, après la reprise ont été, largement, relayées sur les réseaux sociaux. Elles ont démontré que la ville est plus que jamais sous le contrôle des FAMa, de même que les grandes villes de la 8ème région administrative du Mali. Cette communication illustre l’importance de la bataille informationnelle, qui accompagne, désormais, chaque opération militaire au Sahel.
Dans son communiqué, l’état-major général fixe, désormais, trois objectifs à l’opération. Le premier consiste à traquer et neutraliser les groupes armés terroristes actifs dans la région. Le deuxième vise la destruction de leurs sanctuaires et de leurs réseaux d’approvisionnement. Le troisième porte sur le rétablissement durable de la sécurité des populations et de la libre circulation des personnes et des biens.
Les autorités maliennes indiquent que ces opérations ont comporté des actions aériennes et terrestres coordonnées, autour de Kidal et de plusieurs axes du nord-est du Mali. Les FAMa avaient auparavant réarticulé leur dispositif opérationnel, notamment, autour d’Anéfif et d’Aguel-hoc.
CIGMA


