Les locaux du Conseil régional de Ségou accueillent les travaux de la session régionale de l’atelier de renforcement des capacités sur les concepts liés à la migration ainsi que la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion des données migratoires. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence de Boureïma ONGOÏBA, Directeur de cabinet du Gouverneur de région de Ségou.
Lors de son mot de bienvenue, le Directeur Général du Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM), Dr Aboubacrine AGUISSA a souligné la nécessité de décentraliser la gestion des données migratoires. Selon lui, la gouvernance des informations sur la migration ne saurait se construire exclusivement au niveau central et doit intégrer l’expérience ainsi que les réalités du terrain vécues par les acteurs locaux.
Il a précisé que bien que les services déconcentrés, les collectivités locales et les organisations de la société civile produisent une quantité importante d’informations, des défis importants persistent quant à la qualité, l’harmonisation et la diversité des outils utilisés. Cet atelier vise ainsi à doter les participants d’outils méthodologiques pratiques sur tout le cycle de la donnée. Le CIGEM a également exprimé sa reconnaissance envers l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à travers son unité DTM (Matrice de Suivi des Déplacements) ainsi qu’au Royaume du Danemark pour leur appui technique et financier.
Souveraineté décisionnelle et vision stratégique
Prenant la parole au nom des autorités régionales, le Directeur de cabinet du Gouverneur, Boureïma ONGOÏBA a rappelé que le choix de Ségou pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la région étant une zone majeure de départ et de transit pour les migrants.
Inscrivant la démarche dans une vision globale et souveraine, il a affirmé que la maîtrise de la connaissance en matière migratoire est au cœur de la « souveraineté décisionnelle » de l’État. Face aux mutations sociopolitiques et sécuritaires actuelles, l’action publique doit pouvoir anticiper et décider sur la base de données fiables et maîtrisées.
Cette session de trois jours s’inscrit dans la continuité des étapes déjà réalisées à Bamako et Koulikoro, dans le but d’instaurer une véritable culture de la donnée au service des politiques publiques et du respect de la dignité humaine.
Gouvernorat de Ségou

