En prélude aux ateliers régional et national prévus, respectivement le 08 Octobre à Ségou et le 15 Octobre 2026 à Bamako, le Président Directeur Général, Dr Samba Bocary TOUNKARA a présidé une rencontre technique des experts, ce mardi 06 octobre 2026, autour de l’audit externe sur les baux et conventions, réalisé par IGN FI et Nyeta Conseils, en collaboration avec l’Office du Niger. En effet, cette rencontre enregistre la participation d’experts internationaux, notamment, Jean Philippe LESTANG et Emilie PELERIN de IGN FI. Elle a permis de partager les conclusions de l’audit-diagnostic. Une étape importante dans la dynamique d’amélioration de la gouvernance et de la gestion des terres attribuées en baux et conventions. Engagé dans une volonté de consolider la transparence, la sécurisation et l’efficacité de la gestion de son patrimoine foncier, l’Office du Niger a initié cet audit externe portant sur les terres attribuées en baux et conventions. Cette démarche vise à disposer d’un diagnostic approfondi de la situation et à identifier les leviers susceptibles d’améliorer, durablement, le dispositif de gestion foncière. L’audit a porté sur plusieurs dimensions essentielles, parmi lesquelles le cadre légal et institutionnel, les pratiques administratives, les situations constatées sur le terrain, les données disponibles, le suivi des obligations contractuelles ainsi que les possibilités d’amélioration du système de gestion des baux. Au-delà de la simple restitution des résultats, l’objectif était de favoriser leur appropriation par la Direction Générale de l’Office du Niger, tout en permettant de clarifier les conditions concrètes de mise en œuvre des recommandations. Les échanges ont offert l’opportunité d’aborder, de manière ouverte et constructive, les différentes problématiques identifiées au cours de la mission. Cette démarche traduit la volonté de l’Office du Niger de renforcer, progressivement, ses mécanismes de gouvernance foncière, à travers une approche fondée sur le diagnostic, la concertation, la transparence et l’amélioration continue. Les conclusions de cet audit seront davantage partagées et discutées, à l’occasion de l’atelier régional prévu le 08 octobre 2026 à Ségou, puis l’atelier national programmé pour le 15 octobre 2026 à Bamako. Ces deux rendez-vous devront permettre d’élargir la réflexion aux différentes parties prenantes et de favoriser une compréhension commune des recommandations ainsi que des conditions de leur mise en œuvre. À travers cet audit externe, l’Office du Niger réaffirme, ainsi, son ambition de faire de la gouvernance foncière un levier majeur de performance et de sécurisation des investissements avec l’accompagnement de ‘’Nyeta Conseils’’ présidé par Yacouba COULIBALY et de IGN FI (Ingénierie Géographique Numérique Française à l’International) une société spécialisée dans la géomatique, la cartographique et la gestion de l’information géographique à l’international. ON

Les locaux du Conseil régional de Ségou accueillent les travaux de la session régionale de l’atelier de renforcement des capacités sur les concepts liés à la migration ainsi que la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion des données migratoires. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence de Boureïma ONGOÏBA, Directeur de cabinet du Gouverneur de région de Ségou.

Lors de son mot de bienvenue, le Directeur Général du Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM), Dr Aboubacrine AGUISSA a souligné la nécessité de décentraliser la gestion des données migratoires. Selon lui, la gouvernance des informations sur la migration ne saurait se construire exclusivement au niveau central et doit intégrer l’expérience ainsi que les réalités du terrain vécues par les acteurs locaux.

Il a précisé que bien que les services déconcentrés, les collectivités locales et les organisations de la société civile produisent une quantité importante d’informations, des défis importants persistent quant à la qualité, l’harmonisation et la diversité des outils utilisés. Cet atelier vise ainsi à doter les participants d’outils méthodologiques pratiques sur tout le cycle de la donnée. Le CIGEM a également exprimé sa reconnaissance envers l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à travers son unité DTM (Matrice de Suivi des Déplacements) ainsi qu’au Royaume du Danemark pour leur appui technique et financier.

Souveraineté décisionnelle et vision stratégique

Prenant la parole au nom des autorités régionales, le Directeur de cabinet du Gouverneur, Boureïma ONGOÏBA a rappelé que le choix de Ségou pour abriter cet atelier n’est pas fortuit, la région étant une zone majeure de départ et de transit pour les migrants.

Inscrivant la démarche dans une vision globale et souveraine, il a affirmé que la maîtrise de la connaissance en matière migratoire est au cœur de la « souveraineté décisionnelle » de l’État. Face aux mutations sociopolitiques et sécuritaires actuelles, l’action publique doit pouvoir anticiper et décider sur la base de données fiables et maîtrisées.

Cette session de trois jours s’inscrit dans la continuité des étapes déjà réalisées à Bamako et Koulikoro, dans le but d’instaurer une véritable culture de la donnée au service des politiques publiques et du respect de la dignité humaine.

Gouvernorat de Ségou

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