C’est dans une ambiance très conviviale que le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, Dr Yaya Gologo, accompagné, entre autres, du chef de cabinet par intérim, Demba Adama Keïta, a reçu, ce jeudi 24 septembre 2026 à la Cité administrative, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Ghana près le Mali, le lieutenant-colonel Umar Sanda Ahmed.
De son côté, le diplomate ghanéen, dont la visite de courtoisie s’inscrivait dans le cadre de la poursuite des prises de contact avec les autorités maliennes après la présentation, le 16 avril 2026, de ses lettres de créance au président de la Transition, était accompagné du chargé des affaires économiques, politiques et de la diaspora de la chancellerie, Youssif Husseïni et du traducteur interprète, Tidiane Fofana. Tous les trois visiteurs ayant des racines maliennes.
En accueillant l’ambassadeur, Dr Gologo l’a félicité pour sa nomination. Il a, aussi, rappelé la vitalité et le caractère séculaire des relations de fraternité et de coopération. En précisant que les présidents Modibo Keïta et Kwameh Nkrumah avaient un profond attachement, le Mali ayant rejoint, le 24 décembre 1960, l’Union Ghana – Guinée renommée Union des Etats africains.
Faisant un rappel du processus de décentralisation de son pays, avec dix régions administratives à partir 1988 et seize régions, depuis 2018, il a estimé que les systèmes de gouvernance locale des deux Etats sont pratiquement similaires. Le diplomate a indiqué qu’au vu des liens géographiques, historiques et fraternels du Ghana avec le Mali et le reste de la sous-région, il est question de continuer à coopérer, de manière soutenue, avec la Confédération de l’Alliance Etats du Sahel (AES) selon la philosophie du président John Dramani Mahama. Qui a un attachement émotionnel particulier avec le Mali, ses ancêtres étant originaires du Royaume du Mandé.
En retour, le ministre Gologo a présenté les missions du département, « qui procèdent d’une vision, d’une trajectoire». Tout est parti d’un constat sur la façon dont on appréhendait les institutions, après l’éclatement de la Fédération du Mali et l’accession du Mali à l’indépendance.
Le ministre a rappelé que vu la transversalité de sa mission, son département met en œuvre plusieurs projets d’envergure : le PNEV, afin de cultiver le civisme et la réappropriation des repères culturels et d’assurer le réarmement moral, la Politique nationale de Gestion axée sur les résultats (PN-GAR) pour instaurer une véritable culture de performance et de redevabilité. Sans oublier la Stratégie nationale de lutte contre la corruption pour moraliser la vie publique, et les États généraux de l’Administration publique (EGAP) pour rebâtir une administration publique moderne, efficace et transparente au service des usagers.
Il a rappelé les trois principes directeurs de l’action publique : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires ; la prise en compte des intérêts vitaux des populations. Avant de réitérer, à l’issue de l’audience, ses remerciements à Umar Sanda Ahmed – qui était irrité d’apprendre que la France empêchait aux militaires maliens d’accéder à Kidal – et lui a souhaité plein succès dans l’exercice de ses fonctions.
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