Protection sociale – Engagement Citoyen et Cohésion Nationale: Le Premier ministre Abdoulaye MAIGA lance des initiatives sociales majeures

Conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Gouvernement a ouvert plusieurs chantiers d’envergure nationale visant à impulser des réformes profondes dans les domaines de la gouvernance, de la protection des couches vulnérables, de la cohésion nationale, de la régulation de l’espace public et de la mobilisation citoyenne.

Ainsi, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a lancé, ce jeudi 24 Septembre 2026, à la Primature, trois initiatives majeures : La stratégie nationale de mobilisation citoyenne ; La stratégie nationale de lutte contre la mendicité et La mise en place du Comité de réflexion sur la prévention des troubles dans l’espace religieux. L’événement a mobilisé plusieurs membres du Gouvernement, les autorités religieuses et coutumières ainsi que les représentants des départements ministériels.

Ces initiatives traduisent la volonté des plus hautes autorités d’engager un effort national soutenu en faveur de la gouvernance, de la cohésion nationale et de l’investissement dans le capital humain, considéré comme un socle essentiel d’une prospérité inclusive et durable.

Dans son allocution de lancement, le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye MAÏGA a indiqué que ces initiatives découlent de la vision du Président de la Transition. « Le 30 décembre 2021, ici même à Bamako, à la clôture des Assises Nationales de la Refondation, Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’Etat, Président de la transition, nous confiait une mission historique en ces termes : « Maintenant que le diagnostic est posé, nous avons l’obligation historique de nous donner la main, sans appartenance ethnique, religieuse, politique, pour mettre en œuvre les changements voulus par le peuple  pour son essor et pour la sauvegarde des générations futures ». Il qualifiait alors ces Assises de forum d’espoir et de renaissance pour le Mali.  Aujourd’hui, près de cinq ans après, nous sommes réunis pour poursuivre la transformation de cet espoir en actes », a rappelé le Chef du Gouvernement.

LA STRATEGIE NATIONALE DE MOBILISATION CITOYENNE, UN CHANTIER FONDAMENTAL DU MALI KURA

Approuvée par le Conseil des ministres, le 12 août 2026, la Stratégie nationale de mobilisation citoyenne vise à renforcer la cohésion nationale, à promouvoir l’excellence citoyenne et à contribuer à la consolidation de la souveraineté culturelle du Mali.

Pour le Premier ministre, le premier chantier du Mali Kura, c’est la mobilisation pour l’engagement citoyen. « La refondation ne se construira pas, uniquement, dans les centres de décision. Elle sera l’œuvre de tous, au quotidien, dans chaque quartier, chaque village, chaque école et chaque communauté. C’est tout le sens de la Stratégie nationale de mobilisation citoyenne, qui entend rallumer la flamme de l’engagement et mobiliser tous les citoyens autour de quatre piliers essentiels : le « Maliden Kura », le « Maaya ni Danbe », le « Mali kura jɔsen » et le « Faso Nièta Kounafoni », a-t-il indiqué.

Pour le Chef du Gouvernement, cette stratégie, doit mobiliser toutes les forces vives du pays « elle nous met en mission dans les régions, les cercles, les communes pour faire de chaque école, de chaque maison des jeunes, de chaque communauté un espace de citoyenneté, d’engagement et de participation à la construction du Mali », a-t-il lancé.

LA LUTTE CONTRE LA MENDICITE GARANT DE LA SAUVEGARDE DE LA DIGNITE

En adoptant, le 7 août dernier, la Stratégie nationale de Lutte contre la Mendicité et son plan d’actions pour la période 2026-2028, le Gouvernement, suivant les hautes orientations du Président de la Transition, Chef de l’État, a décidé de s’attaquer à l’une des réalités, qui blessent, profondément, notre conscience collective.

Pour le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, cette stratégie constitue une réponse structurée à cette situation. Elle n’a pas une vocation répressive. Elle est avant tout une stratégie de protection de l’enfant, de responsabilisation des familles, d’accompagnement de nos maîtres coraniques, d’inclusion socio-économique et d’éducation inclusive.

Ainsi, lancera-le Chef de Gouvernement « nous ne pouvons pas parler de refondation nationale lorsque nos enfants, sont encore dans les rues. La mendicité n’est ni une fatalité religieuse ni une fatalité culturelle. Elle est le symptôme d’une vulnérabilité sociale à laquelle l’État a le devoir d’apporter des réponses concrètes et durables. Avec cette stratégie, nous voulons protéger, encadrer, former et favoriser la réinsertion. Nous voulons surtout rendre à chaque enfant malien ce qui lui revient de droit : l’accès à l’éducation, la protection de sa dignité et la possibilité de construire son avenir ».

PREVENTION DES TROUBLES DANS L’ESPACE RELIGIEUX

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la montée de discours hostiles et parfois clivant, diffusés à travers divers canaux tels que la presse, les réseaux sociaux ou encore les prêches et sermons. Cependant, la préservation de la cohésion nationale et de l’ordre public est un impératif fondamental de la stabilité du pays d’où la mise en place d’un comité de réflexion sur la prévention des troubles dans l’espace religieux. Ce comité a pour mission de formuler des propositions visant à prévenir et à lutter, efficacement, contre les propos hostiles susceptibles de fragiliser la cohésion sociale et de troubler l’ordre public, notamment, dans la presse, sur les réseaux sociaux ainsi qu’à travers les prêches et les sermons.

Le Premier ministre rappellera à cet effet, que le Mali est une terre de foi et de dialogue. « Musulmans, Chrétiens et adeptes de nos religions traditionnelles ont, au fil des générations, appris à vivre ensemble dans le respect de leurs différences, dans la tolérance et dans la recherche de la paix. Aujourd’hui, nous devons préserver cet héritage. Les événements récents nous ont montré combien une parole injurieuse, une vidéo haineuse ou un discours irresponsable peuvent fragiliser les liens qui unissent notre société et mettre à mal cette culture de coexistence patiemment construite au fil des siècles », a-t-il prôné.

Le Chef du Gouvernement expliquera que ce comité, conformément, à la vision du Président Assimi GOÏTA travaillera à harmoniser nos bonnes pratiques, qui encadrent, mieux, les prêches, à renforcer la gestion de nos lieux de culte et à lutter, ensemble, contre toutes les formes d’extrémisme violent.

UN APPEL A LA MOBILISATION POUR UNE MISE EN ŒUVRE EFFICIENTE DES INITIATIVES

Les initiatives ainsi lancées s’inscrivent dans le prolongement de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, adoptée en juillet 2025. Elles traduisent surtout la vision de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État de construire la paix dans les écoles, dans les familles, dans les quartiers, dans les villages et, surtout, dans les esprits.

Pour le Chef du Gouvernement, face aux épreuves, le peuple malien a démontré une remarquable capacité de résistance, de résilience et de mobilisation. Cette force collective, nous devons désormais la transformer davantage en cohésion nationale, au service de la construction du Mali Kura. À ce titre, ces trois démarches dépassent le cadre de simples programmes administratifs. Elles constituent les fondations d’un projet de société ambitieux, courageux et profondément humain. Elles touchent à l’essence même de notre vivre-ensemble, notre civisme, notre paix spirituelle et notre dignité collective.

C’est précisément en raison de la complémentarité de ces enjeux que le Gouvernement a voulu le lancement conjoint de ces trois initiatives. Pour bâtir une nation forte, il faut des citoyens engagés. Il faut préserver la cohésion nationale en favorisant un espace religieux apaisé. Il faut également protéger la dignité de nos enfants et de chacun de nos concitoyens.

L’occasion était ainsi indiquée pour le Général de Division Abdoulaye MAÏGA de lancer un vibrant appel « chaque Malienne et chaque Malien doit – jeunes, femmes, enseignants, artistes, leaders communautaires et acteurs de la société – devenir une sentinelle de la cohésion nationale. À refuser les discours de division, notamment sur les réseaux sociaux ; À privilégier le dialogue et le respect ; À transmettre à nos enfants, l’amour de ce pays, le respect de l’autre et le sens du bien commun. Ensemble, nous devons bâtir le Mali Kura. Un Mali où la foi contribue à la paix, où le civisme nourrit l’unité et où la dignité de chaque citoyen est une exigence collective », a-t-il conclu.

CIGMA

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