Le Président Directeur Général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara a choisi la ville stratégique de Markala, porte d’entrée de l’Office du Niger avec son majestueux pont-barrage (centre du système d’irrigation des périmètres de l’Office du Niger), pour échanger avec l’ensemble des exploitants agricoles de sept zones de production, à savoir : M’Béwani, Kolongo, Ké-Macina, Niono, Molodo, N’Débougou et Kouroumari.
Cette importante rencontre s’est tenue, ce mardi 28 juillet 2026, en présence des autorités administratives, élus locaux, légitimités traditionnelles et, bien évidemment, les exploitants agricoles, principaux acteurs. Les échanges ont porté sur la stratégie de développement global de l’Office du Niger et le plan d’actions pour le renouveau de l’entreprise.
Après différentes interventions du maire de la ville de Markala, Adama SIBY, du représentant du Délégué Général des exploitants agricoles, Barema BOUARE et du Préfet Moriba CAMARA, qui ont tous salué cette initiative, le PDG Samba Bocary TOUNKARA est entré de plain-pied, dans le vif du sujet pour présenter la nouvelle stratégie. « Aujourd’hui, je suis venu vous expliquer notre boussole stratégique, notre grand dessein pour les générations futures : la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger, à l’horizon 2063 et son Plan d’Actions », c’est en ces termes que le patron de l’Office du Niger a introduit son intervention.
Il expliquera que cette stratégie se fonde sur les recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR), le Gouvernement a adopté la nouvelle Vision « Mali Kura gnetaasira ka ben san 2063 ma » en tant que document unique de référence pour le développement de notre pays ». La Stratégie et le Plan d’Actions pour le Renouveau de l’Office du Niger, en question sont une initiative, une instruction PRESIDENTIELLE, avec un mandat explicite clair de : « faire de l’Office du Niger un pôle Agro-industriel d’Excellence, moteur de la souveraineté alimentaire, de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté au Mali ». Il s’agit d’une Stratégie de transformation agro-industrielle structurelle, dont le coût global est évalué à 3 500 milliards de FCFA d’ici 2063. Et pour l’opérationnaliser, nous passons à l’acte, avec le Plan d’Actions pour le Renouveau de l’Office dont le montant s’élève à 1 100 milliards de FCFA pour la période 2026-2033.
Dans ce vaste chantier du renouveau de l’Office du Niger, la Direction Générale entend mener des actions précises à l’égard des exploitants agricoles. Il s’agit de mettre l’eau au bout du canal, à la parcelle, à l’heure prévue, dans la quantité prévue. Au 28 juillet 2026, plus de 80 contrats d’entretien et de réhabilitation du réseau hydraulique sont signés, pour près de 4 milliards de FCFA déjà engagés : curage des canaux principaux, réparation des vannes, désensablage des ouvrages structurants. Pour cela, le PDG veille au grain : « Nous vous rendrons compte, publiquement et régulièrement, de ce que chacun de ces francs aura produit sur le terrain. Un franc de redevance-eau, qui ne se traduit pas par de l’eau au bout du réseau est un franc dont nous devons rendre compte. C’est cela, la vérité hydraulique : que le service de l’eau soit fiable, mesurable et que vous puissiez le vérifier vous-mêmes », a-t-il indiqué.
En plus de la bonne gestion de l’eau, le PDG veut, désormais, que des intrants arrivent jusqu’aux exploitants agricoles. « Chaque sac d’engrais subventionné doit aboutir dans la main du paysan, qui travaille la terre, et non dans le circuit du spéculateur. Le dispositif de traçage que nous mettons en place, a un seul objet : que vous puissiez, chacun d’entre vous, dire d’où vient votre engrais, à quel prix il vous a été remis, et à quelle date. Sur ce point, notre tolérance est zéro » déclare-t-il.
Aussi, le PDG veut un encadrement, qui écoute avant de prescrire. Selon lui, l’encadreur agricole n’est pas un fonctionnaire venu vous inspecter. C’est votre associé de terrain. Le binôme encadreur-producteur est l’unité de base du Renouveau de l’Office du Niger. Évoquant la gestion du foncier, le patron de l’Office du Niger a soutenu que l’audit des baux est en cours. La règle est claire et elle ne changera pas : la terre de l’Office du Niger appartient à ceux, qui la valorisent, non à ceux, qui la gèlent, non à ceux, qui la détournent, non à ceux, qui la spéculent. Les hectares nouveaux, qui seront aménagés et les parcelles réhabilitées seront attribués selon le mérite productif, avec une priorité pour les jeunes et les femmes, qui veulent, réellement, produire.
Sachant bien qu’aucune des activités citées ne serait réalisée sans la sécurité, le PDG a déclaré que « l’on ne cultive pas la peur au ventre. On n’investit pas là où l’on peut être détroussé. Les Forces Armées Maliennes (FAMa) assument, aujourd’hui, à un niveau sans précédent, la sanctuarisation de nos zones de production, et nous leur en sommes profondément reconnaissants.
Le PDG rappellera que l’objectif de cette campagne vise à atteindre 7 tonnes à l’hectare pour le riz paddy et 30 tonnes à l’hectare pour le maraîchage de contre-saison. « Nous mettrons en place, avec les organisations professionnelles, un dispositif d’émulation annuel : les binômes « producteur-encadreur » les plus performants seront reconnus, primés, cités en exemple. Le mérite paysan sera célébré, publiquement. Nous voulons que le « meilleur exploitant de l’Office du Niger » devienne un titre que l’on porte avec la même fierté qu’un diplôme ».
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