La lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite connait une nouvelle dynamique avec le renforcement des capacités des référents déontologues sur les instruments juridiques nationaux et internationaux de lutte. À cet effet, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) a organisé, les 13, 14 et 15 juillet 2026, une session de formation de trois jours au profit de 200 référents déontologues, par cohorte, issus des départements ministériels, des services centraux, des institutions de contrôle et des administrations publiques.
Cette formation s’inscrit dans la continuité du vaste programme conduit en 2025, avec l’appui du Projet d’appui à la gouvernance (PASG) financé par la Banque africaine de développement (BAD), qui avait permis de constituer un premier vivier de référents déontologues. L’objectif est, désormais, de consolider leurs acquis en renforçant leur maîtrise des instruments juridiques nationaux et internationaux de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ainsi que leur rôle dans la promotion de l’intégrité au sein des administrations.
Pour le représentant du Conseil, Seïdina Oumar DIARRA, cette formation des référents déontologues constitue un maillon essentiel du dispositif national de prévention. Il indiquera que les référents ne sont ni des agents de contrôle ni des autorités disciplinaires, mais des conseillers et des facilitateurs chargés d’accompagner les agents publics, de promouvoir les valeurs d’éthique, de probité, de transparence et de redevabilité. Il trouve que ces référents contribuent à prévenir les comportements contraires aux règles de bonne gouvernance. Le représentant du Président de l’OCLEI a invité les participants à mettre à profit cette session, afin de devenir de véritables ambassadeurs de l’intégrité au sein de leurs structures.
Les deux premières journées ont été consacrées à l’étude des fondements juridiques de la lutte contre la corruption. Animées par Djibril KANE, les premières communications ont porté sur le cadre juridique international et régional, à travers les conventions des Nations Unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’UEMOA, puis sur le cadre juridique national, en présentant les principaux textes législatifs ainsi que les institutions intervenant dans la prévention, le contrôle et la répression de la corruption et de l’enrichissement illicite. Les échanges ont, notamment, porté sur la coopération internationale, le blanchiment de capitaux, la protection des dénonciateurs et l’articulation entre les différentes institutions nationales.
Au cours de la deuxième journée, le Pr Mahamane COULIBALY a présenté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et la loi de 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Il a insisté sur les principes de bonne gouvernance, de probité, de transparence et de redevabilité, qui fondent l’action publique, tout en mettant en lumière les quatre axes stratégiques de la SNLCC et le rôle central de la déclaration de biens dans la prévention de l’enrichissement illicite.
À travers cette initiative, l’OCLEI réaffirme son engagement à renforcer la prévention, considérée comme un des moyens efficaces et durables de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite. En dotant les référents déontologues de connaissances juridiques solides et d’outils adaptés à leurs missions, l’OCLEI entend consolider un réseau capable de diffuser, au quotidien, les valeurs d’intégrité, de transparence et de responsabilité dans l’ensemble de l’administration publique malienne.
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