Le Ministère de la Santé et du Développement Social a franchi, ce jeudi 23 avril 2026, une étape historique. Sous la présidence du Secrétaire Général du Département, le Dr Abdoulaye GUINDO, les travaux du Dialogue pays inclusif pour le cycle de financement 8 (GC8) du Fonds Mondial ont été officiellement lancés, marquant ainsi le début de la planification sanitaire pour la période 2027-2029.
Ce processus crucial vise à élaborer une demande de financement reflétant les réalités du terrain et les besoins prioritaires des populations maliennes.
Piloté par le Comité de Coordination des Maladies (CCM-Mali), ce dialogue devra aboutir, dans les prochains mois, à la soumission d’une demande de financement ambitieuse, garantissant la continuité des efforts pour un Mali sans SIDA, Tuberculose ni Paludisme à l’horizon 2030.
Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général a insisté sur le caractère stratégique de ce processus. « Ce dialogue n’est pas une simple formalité administrative. Il constitue le socle sur lequel nous bâtirons une réponse nationale souveraine et efficace contre le VIH, la tuberculose et le paludisme », a-t-il déclaré devant un parterre de partenaires techniques et de représentants de la société civile.
Le Dr. Abdoulaye GUINDO a rappelé que, conformément aux orientations des plus hautes autorités de la Transition, chaque franc investi doit contribuer à l’amélioration concrète de la santé des populations, en droite ligne avec le slogan ministériel « une santé accessible à tous
Pour ce nouveau cycle GC8, le Dr GUINDO a défini trois priorités majeures, à savoir l’intégration des services, l’équité territoriale, ainsi que la transparence et l’obligation de résultats.
Le Secrétaire Général du Ministère de la Santé et du Développement Social a, par ailleurs, exhorté les membres du CCM-Mali à faire preuve d’une rigueur dans la collecte des données, afin que la future demande de financement soit à la fois ambitieuse et réaliste.
La représentante du portefeuille Mali au sein du Fonds Mondial, Mme Sarah Blanchi FADIGA, a salué le leadership des autorités nationales, ainsi que l’engagement de l’ensemble des parties prenantes mobilisées dans ce processus.
Elle a rappelé que cet atelier constitue une étape déterminante. « Les éléments qui seront partagés aujourd’hui contribueront à orienter la prochaine demande de financement. Mais soyons clairs : la qualité du document ne suffira pas. Ce qui fera la différence, c’est notre capacité collective à traduire ces orientations en résultats concrets, à suivre les progrès et à en rendre compte » a-t-elle souligné, tout en réitérant l’engagement et l’accompagnement du Fonds Mondial aux côtés du Mali.
Au-delà des engagements, ce processus marque un tournant décisif où la qualité de la planification devra désormais se traduire en résultats concrets pour les populations.
DIRPA


