Le Tribunal Militaire de Bamako a tenu son audience correctionnelle ordinaire, ce mardi 7 avril 2026, au siège de la juridiction. Trois affaires figuraient au rôle, impliquant sept personnes, dont quatre civils.
Le Tribunal Militaire de Bamako a tenu son audience correctionnelle ordinaire, ce mardi 7 avril 2026, au siège de la juridiction. Trois affaires figuraient au rôle, impliquant sept personnes, dont quatre civils.
L’audience a été présidée par le Magistrat Assama DOLO, accompagné de ses collègues magistrats. Trois affaires étaient examinées : la première concernait un vol et une violation des consignes générales militaires ; la deuxième portait sur un détournement, vente d’armes de guerre et violation des mêmes consignes ; et la troisième sur coups et blessures volontaires, des injures, ainsi que la violation des consignes générales militaires.
Le premier cas concernait le caporal Moussa SYLLA, de la Garde nationale, en service à la 42ème Compagnie d’intervention rapide de Tominian (San), représenté par le contentieux de la Garde, l’Adjudant Yeïya ADIAWIAKOYE. Reconnu coupable de détournement d’armes de guerre et de violation des consignes générales militaires, il lui est reproché la vente de deux armes et de deux chargeurs à des chasseurs à Djenné, pour un montant total de 500 000 FCFA, soit 250 000 FCFA par arme. À l’issue des délibérations, le tribunal l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme et a décerné un mandat d’arrêt à son encontre.
Le deuxième dossier concernait le maréchal des logis-chef Jean Marie SANGARÉ, gendarme relevant de la 4ème région militaire. Il était poursuivi pour vol, violation des consignes générales militaires et abandon de poste. Reconnu coupable des faits, le parquet a requis une peine de trois ans d’emprisonnement ferme à son encontre.
Pour la troisième affaire, l’accusé ne s’est pas présenté à l’audience. Dans son intervention, le capitaine Alou SYNAYOKO, substitut du procureur de la République près le Tribunal Militaire de Bamako, a souligné la gravité des comportements déviants auxquels certains militaires s’adonnent.
Il a rappelé que le métier des armes exige une grande rigueur, tout en insistant sur les efforts constants de sensibilisation des personnels militaires au respect des droits de l’homme, du code pénal militaire et du code de procédure pénale.
DIRPA


