Le 14 janvier 2022 – 14 janvier 2026 : 4ème Anniversaire d’une souveraineté assumée et irréversible

Les plus pessimistes, qui annonçaient l’apocalypse, ont fini par s’en convaincre, les optimistes analysaient les défis et les perspectives et exaltent, désormais, les prouesses, la marche souverainiste de notre pays, qui éveillent l’espérance des maliens et, au-delà, de tout le peuple africain épris d’indépendance, de paix et de dignité.

En effet, ni les attaques terroristes, savamment planifiées par les terroristes et leurs complices occidentaux, ni les sabotages et les sanctions injustes et injustifiables des Etats de la CEDEAO, ni les restrictions financières et économiques visant à enrayer le développement de nos pays, ni la guerre communicationnelle et l’acharnement médiatique des chaînes occidentales, voire, régionales n’ont pas pu enrailler le train « de la souveraineté retrouvée ». Leurs officines auront développé toutes sortes de stratégies et scenarios, elles ont expérimenté toutes les pires formes de complots et cabales, mais rien n’y est. La marche souverainiste a continué, sereinement, sur sa lancé et a franchi des étapes cruciales dans son processus de consolidation en impulsant une vitesse de croisière à ce processus, désormais, assumé avec fierté.

Pour rappel, ce processus irréversible a été enclenché en Juin 2021. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a décidé en juin 2021, de prendre en main la destinée de notre pays, afin de répondre aux attentes légitimes du peuple malien. Cependant, le 14 janvier 2022 constituera un tournant décisif et gravé, à jamais, dans l’histoire du Mali. En effet, à travers une mobilisation patriotique historique sur toute l’étendue du territoire national, le peuple malien était sorti pour exprimer sa détermination et sa résilience, face aux sanctions injustes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA imposées en 2022. Une mobilisation, qui a permis de réaffirmer que la souveraineté nationale est détenue par le peuple et constitue le fondement essentiel de l’État.

 

Retour sur un processus émaillé de défis

 

Il est d’abord important de rappeler brièvement d’où vient le Mali. En août 2020, le pays était au bord de l’effondrement avec une crise multiforme, notamment politique et sécuritaire. En dépit de la présence du monde entier au chevet du Mali, la situation ne faisait que se détériorer. 70% du territoire national échappait au contrôle de l’Etat. Des villages entiers étaient décimés par les terroristes. Les forces armées et de sécurité en manque de moyens adéquats, étaient limitées dans leur mouvement opérationnel par les forces étrangères Barkhane et la MINUSMA. Parallèlement, la situation politique du pays était des plus tendues avec la contestation du processus électoral, engendrant, ainsi une exacerbation de la crise sécuritaire sur le reste du pays. Bref, le Mali était en voie de disparition, avec la fragilisation des institutions de la République et le terrorisme, qui gagnait du terrain. Il était plus que nécessaire de stopper l’hémorragie. Et c’est dans ce contexte qu’interviennent les événements de mai 2021. Ainsi, le Mali s’affirme avec une trajectoire politique audacieuse et résolument tournée vers la souveraineté nationale. Ce tournant, qualifié de « rectification de la transition », a été présenté comme une clarification des orientations politiques, visant à recentrer le processus sur les aspirations profondes du peuple malien.

Pour rappel, pris de court par la rectification de la Transition, à l’occasion du sommet d’Accra du 16 septembre 2021, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prend prétexte de la lenteur, dit-elle, dans la préparation des élections présidentielles prévues pour le 27 février 2022, selon un chronogramme publié en avril 2021 par le gouvernement précédent, pour demander le « respect strict du calendrier de la transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022 ».

Pour enfoncer le clou, la CEDEAO demande aux autorités de la transition de soumettre, au plus tard, à la fin du mois d’octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles pour les élections de février 2022. Pour ne rien laisser transparaitre des diktats, l’organisation sous régionale décrète « que seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre ». Pour être pris au sérieux, elle brandit des sanctions ciblées, dit-elle, « contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition tel qu’arrêté par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ».

Quand on est sûr d’avoir imposé un calendrier de la transition au pays, on ne demande pas aux autorités du pays de soumettre un chronogramme devant conduire aux élections en février 2022. Nullement impressionné par les gesticulations théâtrales de la CEDEAO ou déboussolé par les agitations inamicales de la France, qui a décidé de suspendre sa coopération militaire opérationnelle avec les FAMa, le gouvernement, qui a eu le feu vert du CNT pour son programme d’actions, avait finalement fait savoir à la CEDEAO être dans l’incapacité de respecter le calendrier convenu et avait chargé les Assises nationales d’élaborer un calendrier électoral.

Après plusieurs jours de consultation, les participants aux ANR ont recommandé de proroger la transition pour une période de 6 mois à 5 ans, sans trancher : « les participants se sont prononcés pour la prorogation de la transition, afin de pouvoir réaliser les réformes institutionnelles structurantes et permettre des élections crédibles, équitables et transparentes. Les délais avancés varient de six mois à cinq ans » (extraits recommandations des ANR).

À l’issue des Assises nationales de la refondation, une délégation gouvernementale, comprenant, notamment le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop et Zeïny Moulaye, président des Assises nationales, s’est rendue à Accra pour remettre au président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, un document sur le délai de la transition, le chronogramme pour l’organisation des élections ». La Commission de la CEDEAO a pris note de la communication, le 31 décembre 2021, d’un projet de chronogramme sur les élections transmis par la délégation conduite par le ministre des Affaires Étrangères Abdoulaye Diop à Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO.

Suite à cette mission, ce dernier a demandé au Médiateur Goodluck Jonathan de venir à Bamako, le mercredi 5 janvier 2022, pour des consultations avant le sommet extraordinaire fatidique de la CEDEAO prévu pour le dimanche 9 janvier 2022, à Accra. Cependant, faisant fi des conclusions des Assises Nationales de la Refondation (ANR) du 13 décembre 2021, qui ont conduit à l’adoption d’un chronogramme de la Transition au Mali, la CEDEAO a rejeté lesdites conclusions. Ainsi, suite à la visite du Médiateur de la CEDEAO au Mali, le 5 janvier 2022, les autorités de la Transition ont soumis, le 8 janvier 2022, un nouveau chronogramme. Jugeant, totalement, inacceptable, ce nouveau chronogramme proposé par les autorités de transition, le CEDEAO décida des sanctions injustes et injustifiables contre notre pays.

Ils décrètent que l’accent soit, uniquement, mis sur les activités visant à assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel, tandis que les grandes réformes devront être suspendues jusqu’après les élections. Donc c’est la CEDEAO qui juge de ce qui est légitime ou non, acceptable ou non pour le Mali.

Que devient notre souveraineté alors ?

Voilà les arguties, qui ont permis, aux responsables de l’organisation sous régionale, sous tutelle française, de maintenir les sanctions, initialement imposées à l’encontre de notre peuple et de ses autorités, mais, aussi, de les renforcer, à travers de nouvelles sanctions économiques et financières supplémentaires : l’embargo total, le dimanche 9 janvier 2022.

Le 9 janvier 2022, après les sanctions draconiennes prises contre notre pays, par la CEDEAO, au moment où les Forces Armées Maliennes (FAMa) engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie. Le gouvernement a réagi le même jour, dans un communiqué rendu public à la télévision nationale par son porte-parole.

Pour les autorités de transition ses sanctions illégales, inhumaines et injustes contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernent et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la CEDEAO sur le chronogramme des élections au Mali.

Après avoir mis à nu le caractère illégal et injuste des sanctions qu’aucun texte de la CEDEAO et de l’UEMOA ne prévoit, le Gouvernement les dénonce et rejette comme mal fondées, invite les populations au calme et à la retenue et tient à rassurer l’opinion nationale que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés.

Sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses Ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés. Au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations, le Gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités.

Face à la volonté de ceux, qui ont pactisé avec l’impérialisme condescendent contre notre peuple, le président de la transition, Son Excellence Assimi Goïta s’est adressé à la nation, le 10 janvier 2022. Le chef de l’Etat, explique à ces compatriotes que c’est parce que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et son binôme, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont refusé de prendre en compte la complexité de la situation de notre pays et ont choisi d’ignorer tous les efforts des autorités de la transition qu’elles ont pris ces sanctions illégales, injustes et inhumaines.

Aussi, en commandant en chef aux commandes d’une nation en guerre à laquelle on vient d’infliger la pire des embargos économique et financier, le président de la transition appelle tous les Maliens sans exclusive au rassemblement pour réaffirmer les positions de principe du pays et défendre la patrie. « Chaque Malienne, chaque Malien où qu’il se trouve, doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali ». Mesurant la gravité de la situation, il implore chacun à taire les divisions de quelque nature que ce soit et de se retrouver autour de l’essentiel qu’est le Mali, notre patrie avant d’appeler « à une mobilisation constante et à une résilience face à la situation ».

Dans un devoir de redevabilité, il explique aux Maliens, qu’il a dépêché, auprès de la CEDEAO, une mission interministérielle, le 31 décembre 2021, pour expliquer la démarche du Mali, comme il s’est engagé à l’issue des Assises nationales de la Refondation tenues pour recenser l’ensemble de vos préoccupations pour bâtir un Mali nouveau. Hélas, celle-ci, est restée insensible face à toutes options qui s’offraient à notre pays.

Aussi, par dignité et fierté d’appartenir à une nation qui a fait l’Histoire de cette partie de l’Afrique et non les potins, il urge donc pour nous, Maliens « de nous retrouver, de nous renforcer, afin de pouvoir exister, exister en tant que nation, exister dans toute notre diversité ». Pour y parvenir, le Commandant en chef de la Nation en guerre demande au peuple résilient du Mali de « rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère, afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie ». Toutefois, en Chef prévenant, qui ne fignole pas avec la vérité, le président de la transition, Son Excellence Assimi Goïta dit à chaque Malien de garder « à l’esprit que le chemin, qui mène au bonheur, est une voie (longue) dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement nous allons y arriver. Telle est l’essence de notre hymne national. La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en ferons autant ».

Au peuple malien, qui peut s’inquiéter légitimement « quant aux conséquences de ces mesures », le président a tenu à « rassurer que des dispositions sont prises pour faire face à ce défi et que les actions d’approvisionnement se poursuivront ». Avant de donner sa parole d’officier : « depuis que nous avons pris nos responsabilités face à notre destinée, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de l’ensemble des populations maliennes dans toute leur diversité et nous continuerons à nous y atteler ».

10 janvier 2022 : Le Bureau Exécutif de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (U.N.T.M) et l’ensemble de ses démembrements nationaux, régionaux et locaux ont enregistré dans une euphorie générale, les mesures de réaffirmation de l’honneur, de la dignité, de la souveraineté totale du peuple malien face aux instruments néocoloniaux de la France, de l’Europe et des Amériques du Nord, pour briser davantage les aspirations légitimes des peuples africains.

L’UEMOA et la CEDEAO ont une fois de plus trahi l’Afrique après leur revirement sur la création d’une monnaie sous-régionale, dans le rejet du franc CFA.

Aussi, suite à sa réunion extraordinaire, tenue le 10 janvier 2022 à la Bourse du Travail, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) s’inscrivant dans la prolongation des Assises Nationales de la Refondation. (A.N.R) soutient avec ses démembrements les autorités de la transition qu’ils encouragent à développer davantage l’exclusivité de toutes les forces sociales, politiques, économiques. L’UNTM et ses démembrements ont condamné, avec la dernière rigueur, les sanctions infligées au Peuple du Mali.

Il faut dire que la CEDEAO était plus portée sur la préservation des intérêts étrangers, elle a piétiné, avec allégresse, tous ses principes fondateurs, surtout celui du respect et de la protection des droits des peuples, en imposant un embargo économique, commercial et financier à l’égard de ses frères maliens.

La CEDEAO voulait substituer une souveraineté communautaire factice à une souveraineté légitime du peuple malien qu’elle n’a jamais pu aider ni dans sa lutte contre le terrorisme, ni contre les dérives politiques du président déchu, membre de leur syndicat d’affairismes. Que vaut la CEDEAO, face à la souveraineté de ce peuple malien, qui, dans sa majorité écrasante, approuve le plan de transition soumis.

Le mardi 11 janvier 2022, le Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), dans un communiqué rendu public, appela les Maliens au calme, à la sérénité, à la solidarité et à la retenue face aux sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA prises à l’encontre de notre pays, avant d’inviter la communauté musulmane à s’investir dans leur prière quotidienne et particulièrement la journée du vendredi 14 janvier 2022, dans les bénédictions pour la stabilité du Pays. Enfin, le Haut Conseil islamique du Mali exprima son soutien aux autorités de la Transition pour les initiatives et actions entreprises dans la défense de l’intérêt supérieur de la nation.

Le 11 janvier 2022, le Conseil de Sécurité de l’ONU se réunit sur la situation de notre pays. Il s’agira de mettre au cœur des préoccupations les sanctions très lourdes que les chefs d’Etats de la CEDEAO ont prises contre notre pays.

Le mercredi 12 janvier 2022, plusieurs organisations de jeunes anim, à la bourse du travail, une conférence de presse pour appeler à la mobilisation du vendredi 14 janvier 2022, à la bourse du travail. Ces jeunes se disaient prêts à être des boucliers entre les autorités de la transition et les ennemis du pays. Selon les initiateurs, cette grande mobilisation sera mise à profit pour lancer un sursaut patriotique, qui aboutira à la fin de la France-Afrique.

Pour cette jeunesse engagée, ce n’est plus une question de personne, mais, de survie du pays. L’on doit faire l’union sacrée, autour du Mali, recommandée par Assimi GOITA. Le Mali va se libérer et libérer toute l’Afrique. La fin du règne de la France profile à l’horizon, ont-ils promis.

Le vendredi 14 janvier 2022, sur toute l’étendue du territoire national, les Maliens se sont fortement mobilisés, pour manifester leur indignation contre les sanctions arbitraires de la CEDEAO et de l’UEMOA. Aussi, le Gouvernement de la Transition salue et remercie ce même vendredi 14 janvier 2022 la nation malienne débout sur les remparts, dans toutes ses composantes, fidèle à son destin, qui a décidé courageusement contre vents et marées de se mobiliser, pour soutenir les autorités de la Transition avant de fustiger les sanctions injustes et illégitimes infligées au peuple malien, par la CEDEAO et l’UEMOA.

Pour le gouvernement, à travers cette mobilisation exceptionnelle, qui a eu lieu à Bamako à la place de l’Indépendance, ainsi que dans toutes les régions administratives du Mali, ce sont tous les segments de la société malienne et toutes les couches socioprofessionnelles, qui ont démontré, à suffisance, le désir ardent de notre peuple, de frayer son propre chemin, qui le conduira, inexorablement vers la liberté.

Le Gouvernement de la Transition, qui a salué et remercié le peuple du Mali, qui a su, à l’unisson, exprimer, haut et fort, son soutien indéfectible au processus de refondation du Mali, a exprimé sa profonde gratitude et ses remerciements aux peuples et aux gouvernements des pays frères et amis, qui ont apporté leur soutien et leur solidarité à notre pays, le Mali, dans les moments cruciaux de son histoire.

Le 30 novembre 2022, le Président de la transition, Chef de l’Etat a décidé, lors de la session du Conseil des Ministres du 30 novembre 2022, d’instituer le 14 janvier, Journée nationale de la souveraineté retrouvée, en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA.

La célébration du premier anniversaire de cette grande mobilisation a eu lieu, le 14 janvier 2023. Elle a renforcé le sentiment patriotique et magnifié la souveraineté retrouvée du Mali, qui repose, désormais sur les trois principes définis par le Président de la Transition, conformément à la vision du Peuple malien, à savoir :

– le respect de la souveraineté du Mali ;

– le respect des choix stratégiques et de partenariats opérés par le Mali ;

– la défense des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises.

L’objectif visé, à travers la commémoration de cette journée historique, est de faire graver, dans la conscience collective, le sentiment patriotique et la capacité de résilience du Peuple malien pour l’affirmation et la restauration de sa souveraineté nationale retrouvée.

Le 31 décembre 2022, le président de la transition s’adressa à la nation, en saluant la résilience du peuple malien face à l’adversité, grâce à l’union et à la solidarité dont nous avons su faire preuve. « Il nous faut donc renforcer cette union et nous engager encore plus pour notre chère patrie. Pour ce faire, nous avons décidé d’instituer le 14 janvier comme Journée nationale de la souveraineté retrouvée en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », a-t-il annoncé.

Pour le président, l’option de la reconquête de notre souveraineté est pour nous la seule voie possible si nous ne voulons pas être complices de la perpétuation du système de dépendance, qui hypothèque notre avenir. C’est pourquoi il a défini trois principes, qui devront, désormais guider l’action publique et nos relations de coopération, à savoir :

Le respect de la souveraineté du Mali ; Le respect des choix stratégiques et des choix de partenariats opérés par le Mali ; La défense des intérêts du peuple malien, dans les prises de décisions.

Pour le Président Assimi Goïta, « nous ne devons point nous faire d’illusions, car la voie que nous avons choisie sera parsemée d’embûches et nous aurons à faire face à de nombreuses difficultés. Certaines d’entre elles seront réelles, car inhérentes à la complexité des questions à gérer, mais beaucoup d’autres seront l’œuvre de ceux, qui ne veulent pas que nous recouvrions notre indépendance totale. J’exhorte donc chaque Malienne et chaque Malien à l’union sacrée ».

Moins de deux semaines plus tard, le Décret n°2023-0014/PT-RM du 13 janvier 2023 instituant la Journée nationale de la Souveraineté Retrouvée est promulgué. Il institue une Journée nationale de la Souveraineté retrouvée, qui a vocation à prôner et à célébrer le drapeau national, ainsi que les valeurs liées, notamment à la sauvegarde et à la défense de la souveraineté, à la résistance et au sursaut national.

Elle est célébrée le 14 janvier de chaque année, en souvenir de la grande mobilisation patriotique du Peuple malien, le vendredi 14 janvier 2022, pour défendre la Patrie et dénoncer les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). La Journée du 14 janvier est aussi célébrée pour magnifier le drapeau national. Elle est commémorée sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques du Mali à l’étranger.

Il s’agit également de renforcer le sentiment patriotique et magnifier la souveraineté́ retrouvée du Mali qui repose désormais sur les trois principes définis par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta conformément à la vision du peuple malien, à savoir : le respect de la souveraineté́ du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenariats opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises.

CIGMA

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