Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 : Le Gouvernement veut immuniser 83 millions de têtes contre différentes pathologies animales

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Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a présidé, ce 26 décembre 2025, au marché à bétail de Kati Drall, le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination du Cheptel 2025-2026. C’était en présence du Ministre de l’Elevage et de la Pêche, Youba BA, de plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et coutumières de la région de Koulikoro et du cercle de Kati et de plusieurs invités.

Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche a exprimé sa profonde gratitude à Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat pour le parrainage du lancement officiel de cette campagne. Il a ainsi, remercié les populations de la commune rurale de Kambila, les Autorités municipales et les organisations d’éleveurs du marché à bétail de Kati Drall pour la forte mobilisation et l’accueil chaleureux réservé au Premier ministre Général de Division Abdoulaye Maïga.

Le Ministre Youba BA a évoqué dans son intervention, les projections de cette campagne avec 83 millions de têtes à vacciner, toutes espèces confondues contre différentes maladies animales. Selon lui, nul n’ignore, aujourd’hui, le rôle et l’importance économique, sociale et culturelle de l’Elevage au Mali. L’Elevage contribue pour environ 25 à 30% de la production du secteur rural et procure au pays 15% de ses recettes d’exportation, a expliqué le Ministre Youba Ba. « Le cheptel est le 3ème produit d’exportation après le coton et l’or », a-t-il précisé. Avant d’ajouter : « Selon les statistiques de l’INSAT, il constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 % de la population malienne et contribue pour 12% au PIB, 24% à la production du secteur rural, 80% environ aux revenus des populations rurales et près de 20% aux recettes d’exportation ».

Pour rappel, notre pays occupe le premier rang dans l’espace UEMOA avec un cheptel estimé en 2024 à environ 14 millions de bovins, 52 millions de petits ruminants, 1,4 millions de camelins, six cent mille équins, 1,2 millions d’asins, 90 mille porcins et 57 millions de volailles, a-t-il rappelé. La vision du Département de l’Elevage et de la Pèche, a reconnu son chef, c’est : « des systèmes de production animale et piscicole intensifiés en complément avec des sous-secteurs résilients, alimentant une industrie de transformation aux normes internationales et fournissant des produits standardisés pour répondre aux exigences des demandes intérieures et extérieures ».

Pour le Ministre Youba Ba, l’objectif principal de cette vision est d’augmenter significativement la contribution de l’Elevage et de la Pêche à la croissance économique du pays et rendre les produits d’élevage et de la pêche plus compétitifs sur les marchés intérieurs et extérieurs. Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche plaide pour la levée des contraintes d’ordre sanitaire et alimentaire du bétail, qui constituent un frein au développement du sous-secteur de l’Elevage. « De nombreuses maladies animales sont encore endémiques dans notre pays dont la gestion d’un défi majeur à relever. Notre pays, a-t-il déclaré, est engagé dans plusieurs programmes sous régionaux et internationaux et stratégies de lutte contre des maladies. Les projections de cette campagne 2025/2026, a noté le Ministre Youba Ba, sont de l’ordre de 83 millions de têtes à vacciner, toutes espèces confondues contre différentes maladies animales », a-t-il indiqué.

Le Ministre de l’Elevage et de la Pêche déplore la faible adhésion des éleveurs au marquage avant de les inviter à adopter cette stratégie pour permettre au pays d’être au rendez-vous de l’éradication de la peste des petits ruminants. Il a salué les efforts déployés par les services vétérinaires avec l’accompagnement du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2). Il a remercié le Comité International de la Croix Rouge (CICR) pour son soutien aux campagnes nationales de vaccination dans les régions du Nord et du Centre du pays.

Le Chef du Département a rassuré les éleveurs sur la digitalisation de l’identification et de la traçabilité du bétail, « une solution innovante » face au vol de bétails. La FAO, avec le soutien du Ministère de l’élevage et de la pêche a confié à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) un projet portant sur « la Conception d’un Système National de Tracking Digital du Bétail et Formation des Bénéficiaires au Mali », a élucidé le Ministre. Selon lui, le Système National d’Identification et Traçabilité de Bétail (SNITB), dénommé NINA-B élaboré et adopté constituera dans un avenir proche un instrument majeur de suivi des mouvements des animaux et de la traçabilité de leurs produits. Les requêtes des éleveurs sont prises en charge dans la mise en œuvre du plan d’actions de la Stratégie de Stabilisation et de sécurisation du bétail malien, a fait savoir le chef du département en charge de l’élevage et de la pêche.


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