Dans sa mission de promotion des droits de l’Homme, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé, le 15 novembre 2025, à Bancoumana, une session de sensibilisation de la population sur le droit de la femme et les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Cette activité avait pour objectif général de contribuer au changement de comportements et d’attitudes en faveur du respect des droits des femmes et à la lutte contre les VBG. Elle visait, spécifiquement, à informer et sensibiliser les communautés sur les droits de la femme, convaincre des leaders communautaires à s’engager pour le respect des droits de la femme et la lutte contre les VBG.
Des leaders communautaires et religieux, des femmes, des filles, des organisations de défense des droits de la femme et d’autres couches sociales ou catégories socioprofessionnelles ont participé à l’activité.
La cérémonie d’ouverture a réuni le Chef de village, le Maire, le Sous-préfet de Bancoumana. Du côté de la CNDH, il y avait : la Présidente de la sous-commission protection des Droits de l’Homme, la commissaire BOUARE Bintou Founé Samaké, la Présidente de la sous-commission promotion des droits de l’Homme, Maïmouna Dioncounda DEMBELE et deux chargés de dossiers. Dans son intervention, BOUARE a présenté les droits fondamentaux des femmes, notamment, l’égalité, le droit à la propriété, au travail, à l’éducation, ainsi qu’à la santé reproductive.
Elle a insisté sur la nécessité de faire respecter ces droits malgré les résistances culturelles, en rappelant, notamment l’importance de l’acte de naissance et du mariage civil. Elle a, également, rappelé que les droits des femmes sont universels, reconnus par la Constitution et plusieurs instruments internationaux ratifiés par le pays, notamment, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le Protocole de Maputo.
De son côté, la présidente de la sous -commission promotion des droits de l’Homme, Maïmouna Dioncouda DEMBELE, a exposé les différentes formes de VBG, notamment les violences physiques, sexuelles, psychologiques, sociales et économiques. Elle a rappelé que les VBG touchent, principalement les femmes ; certains hommes sont aussi touchés par le phénomène. Il faut noter que cette activité de sensibilisation s’inscrit dans la continuité de la série d’actions menées par la CNDH dans le cadre de la promotion et de la protection des droits humains, particulièrement ceux des femmes.
Elle vise à instaurer une véritable culture des droits humains au Mali. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
C.Com CNDH


