5 ans de Gouvernance du Président Assimi GOÏTA : Enfin le Mali prend le contrôle véritable de l’exploitation de ses ressources minières

L’Or et les ressources minières du Mali brillent, enfin, pour les maliens. Cela n’est pas un mirage, mais, une réalité tangible et visible de notre pays, cela grâce à la vision éclairée et la volonté indéfectible du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, qui a engagé, depuis 2020, des réformes majeures visant à refonder la gouvernance de l’industrie extractive de notre pays, qui connait, désormais, une véritable transformation sous le principe de la souveraineté économique, résumé par le mot d’ordre « que l’or brille pour les Maliens ».

Ainsi, après 5 années de réformes, le ministre Amadou KEITA s’est prêté à l’exercice de redevabilité visant à faire le bilan des réalisations du département. Des réalisations majeures, qui s’articulent, entre autres, de réformes législatives historiques, de la modernisation technologique et de la diversification des ressources. Ces explications ont été révélées au cours d’une rencontre, qui a regroupé autour du ministre des Mines, Pr Amadou KEITA, les acteurs du secteur, de la société civile, et de la presse, dans le cadre de la célébration de l’an 5 de la Transition.

Expliquant le contexte de la guerre des ressources, le ministre Amadou KEITA a indiqué que notre pays a décidé de reprendre en main l’exploitation de ses ressources, à travers un contrôle accru, mais, également, des actions visant à faire profiter les maliens.

Ces actions ont concerné la refondation de la gouvernance extractive et de l’affirmation de sa souveraineté économique avec en toile de fond l’adoption d’un nouveau code minier et de la loi relative au contenu local (2023), l’assainissement du secteur, à travers un audit, qui a permis des recouvrements financiers massifs, la modernisation et la digitalisation de l’administration minière. A cela s’ajoutent l’industrialisation locale et la diversification des ressources d’exploitation, l’inclusion du genre et la promotion du leadership féminin ou encore l’offensive diplomatique et commerciale en faveur du secteur.

18,4 MILLIARDS DE FCFA AU PROFIT DES COMMUNES.

Outre l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu Local, ces réformes ont enregistré des résultats probants, qui se traduisent par la création et de la redynamisation de cinq (5) fonds miniers. Ainsi dans le cadre du recouvrement d’arriérés, le gouvernement a récupéré plus de 760 milliards de francs CFA, auprès des compagnies minières, sous forme de redevances ajustées et d’impôts impayés.

De même, en 2026, le Fonds minier de développement local a permis la redistribution historique de 18,4 milliards de FCFA au profit de 819 communes maliennes pour des infrastructures de base (santé, eau, éducation). Le 12 mars 2026, le Chef de l’État a procédé à la remise officielle des chèques géants aux collectivités territoriales à Koulouba.

Autre résultat : l’adoption du code minier de 2023 a porté la participation de l’État et des investisseurs privés nationaux jusqu’à 35 % dans les projets miniers (contre 20 % auparavant).

La Loi sur le Contenu Local impose aux multinationales d’employer, prioritairement, des cadres maliens. Elle les oblige, aussi, à sous-traiter avec des entreprises locales, afin de créer des champions nationaux. Aujourd’hui, les organes de gouvernance (Cadre de concertation et Secrétariat permanent) de cette structure sont opérationnels, a expliqué le ministre des Mines.

SUPPRESSION DES AVANTAGES FISCAUX EXCESSIFS.

La réforme a également permis la suppression des avantages fiscaux excessifs. Ainsi, elle a supprimé les clauses de stabilité fiscale, qui empêchaient l’État d’ajuster les taxes, lors de la flambée des cours de l’or. De même les exonérations douanières ne sont plus octroyées aux sociétés, pendant la phase d’exploitation.

Dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale de nos de ressources, la Brigade Spéciale des Mines a été créée pour veiller à l’application stricte des réglementations environnementales, lutter contre l’usage des produits chimiques (cyanure, mercure) à proximité des villages et sécuriser les couloirs d’orpaillage artisanal au profit des populations locales.

Aussi le projet de lithium de Bougouni, qui constitue la deuxième exploitation de lithium entrée en production au Mali après celle du Lithium de Goulamina, s’inscrit au cœur de la stratégie de diversification minière menée par le ministère des Mines.

Ce gisement de classe mondiale propulse le Mali au premier rang des producteurs de lithium en Afrique, pour l’année 2026, avec des prévisions combinées (avec le projet voisin de Goulamina) atteignant plus de 590 000 tonnes de concentré de spodumène.

Dans le cadre du renforcement de son architecture institutionnelle, notre pays s’est doté de plusieurs structures dont le Commissariat chargé des Activités minières, l’Office malien des substances précieuses, (OMASP), la Société du Patrimoine minier du Mali, (SOPAMIM), ou encore la Société d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM) en plus de l’Inspection des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

Dans le cadre de la coopération avec la Russie, le ministère des Mines supervise la construction d’une usine de raffinage locale pour exporter de l’or certifié, capturant, ainsi, la valeur ajoutée, directement, au Mali. De même, le projet d’usine locale d’explosifs industriels a été initié pour réduire la dépendance de notre pays aux importations d’intrants miniers critiques.

Le ministre KEITA a également mis l’accent sur les perspectives du ministère des Mines, qui s’articulent, entre autres, autour du renforcement du capital humain, l’opérationnalisation de l’Ecole des Mines et du Pétrole, ou encore la poursuite de la diversification de l’exploitation minière.

Ainsi, à travers ces réformes, le Mali constitue, désormais, un modèle en matière de gouvernance du secteur minier, en quête d’un équilibre entre attractivité pour les investisseurs et souveraineté nationale, un défi majeur. En prenant des mesures concrètes pour renforcer son contrôle sur ses ressources, notre pays montre qu’il est possible de conjuguer développement économique et préservation des intérêts nationaux.

Les décisions prises témoignent d’une volonté affirmée de reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et d’en faire un moteur de croissance pour le pays. Cette disposition doit être accompagnée d’une gouvernance irréprochable, d’une gestion stratégique des relations avec les investisseurs et d’une capacité accrue à transformer les revenus miniers en développement tangible pour les populations.

Le Mali a posé les bases d’une souveraineté économique renforcée. Reste maintenant à transformer ces avancées législatives et institutionnelles en une réalité durable et profitable pour tous. Une tâche ardue, mais, essentielle pour garantir un avenir prospère à la nation.

M.MINES

Partager

Articles connexes