23ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) : Les administrateurs évaluent les activités de l’agence

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA a présidé, ce jeudi 8 janvier, la 23ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger. C’était en présence des administrateurs, des observateurs et du DG de l’agence, Moussa DIAMOYE.

Cette 23ème session se tient dans un contexte marqué par la persistance des difficultés économiques, la réduction ou le gel de certaines dotations budgétaires, conjugué à une situation sécuritaire exigeante. Ce qui a inévitablement pesé sur la mise en œuvre du programme d’activités 2025 de l’Agence qui a tout de même su faire preuve de résilience et de responsabilité.

C’est ainsi qu’elle a réalisé plusieurs activités, notamment des missions de constatation des occupations illégales des servitudes du fleuve, le suivi des dispositifs de traitement des eaux usées de certaines structures hospitalières et industrielles riveraines, la poursuite des activités de communication et de sensibilisation, la participation aux événements nationaux majeurs comme la Quinzaine de l’Environnement à San.

Également, dans le cadre de la mise en œuvre de la convention liant l’Agence au Projet de Restauration des Terres Dégradées, des avancées importantes ont été enregistrées, en particulier dans le Delta Intérieur du Niger. A ce niveau, il s’agit du suivi de travaux structurants à Mopti et Konna, de la participation aux réceptions provisoires, ainsi que de la contribution aux procédures de recrutement des bureaux et entreprises chargés des futurs aménagements de berges à Kenenkou, Dioro, Sécoura et Sansanding, inscrits au titre du PTBA 2026.

A propos du budget 2025, un peu plus d’un milliard de FCFA, son taux de liquidation frôle quasiment les 100%, preuve de la rigueur dans la gestion de l’Agence.

Les résultats obtenus en 2025, bien qu’appréciables, demeurent en deçà des ambitions nourries pour la sauvegarde du fleuve Niger, véritable pilier de la vie économique, sociale et environnementale de notre pays. Ce, au regard de l’insuffisance des ressources mises à disposition.

À cet égard, le Contrat Annuel de Performance 2026 prévoit un ensemble d’actions structurantes, parmi lesquelles figurent la poursuite des campagnes de suivi de la qualité de l’eau, les opérations de lutte contre la prolifération des plantes aquatiques nuisibles, l’intensification de la surveillance du fleuve et de ses affluents, la réalisation d’études techniques d’aménagement de berges, le renforcement de la communication et des capacités des acteurs, ainsi que la poursuite des engagements liés à la construction et à l’équipement du siège.

Le budget prévisionnel 2026, arrêté à un peu plus de 1,2 milliard de francs CFA, enregistre une augmentation de près de 9 % par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution constitue un signal encourageant face aux défis à relever.

MEADD

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