Ce 21 Novembre 2025 marque la 1ère Année du Premier ministre Abdoulaye MAÏGA à la tête du Gouvernement. Une année marquée par une nouvelle dynamique impulsée à l’action gouvernementale avec comme socle, la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Cette lettre est bâtie autour de 8 axes prioritaires.
En effet, dès sa prise de fonction, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a su imposer une nouvelle dynamique à la tête de l’Exécutif. En l’espace d’une année, son leadership s’est affirmé par des décisions stratégiques, qui ont contribué à apaiser le front social et à renforcer la stabilité économique du pays. Le Premier ministre a, surtout su prendre la mesure de la situation, privilégiant des actions pragmatiques et inclusives.
Il faut dire que la nomination du Général de Division Abdoulaye Maïga, le 21 novembre 2024, comme Premier ministre ne fut pas une surprise. Elle était attendue voire espérée par de nombreux maliens, qui gardaient en mémoire son passage comme intérimaire à la Primature.
Les contextes avaient changé, l’homme, son engagement, sa détermination et sa sincérité sont restés intacts
Aussi, son arrivée à la tête du Gouvernement avait mis fin à une sorte de chienlit institutionnelle au sommet de l’État et a permis de donner une nouvelle respiration à la Transition en ouvrant de nouvelles perspectives. Le moins que l’on puisse dire est que sa nomination a été favorablement accueillie par une bonne frange de la population. Celle-ci garde, certainement, de bons souvenirs de son passage intérimaire (4 mois) qu’il a assuré à la Primature. Il a prouvé qu’on peut gérer les affaires de la République sans fureur, sans être dans les accusations permanentes et les invectives contre-productives.
Un engagement inébranlable malgré les épreuves et les défis
Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA vient de passer le cap d’une année à la tête de l’Exécutif dans un contexte, où les difficultés se sont métastasées, n’épargnant aucune partie du corps social et économique de notre pays. Cependant, le premier chantier du Chef du Gouvernement à sa nomination fut celui de la stabilisation de la fourniture d’électricité. En effet, le secteur de l’Energie connaissait une grave crise depuis quelques années engendrant une asphyxie de certains secteurs de l’économie.
Face à cette situation devenue récurrente, le Chef du Gouvernement a décidé de s’attaquer à ce chantier majeur, afin de trouver des solutions adéquates. Ainsi, sa toute première sortie en tant que Premier ministre est dédié à la société Energie du Mali. Une démarche inédite, qui a rassemblée les agents de l’EDM S.A. « du planton au Directeur général », car pour lui, la réponse à la crise devrait venir de la société elle-même. Le Chef du Gouvernement avait surtout donné la promesse de revenir dans une semaine pour prendre la « Solution EDM S.A. ».
Cependant, la solution première de la société était la reprise de l’interconnexion avec le voisin du Sud. L’autre solution était de trouver des fonds nécessaires pour abonder suffisamment les centrales thermiques de l’EDM S.A. Une option finalement retenue tenant compte des enjeux géopolitiques aussi importants que complexes. Ainsi, après la nette amélioration de la déserte constatée pendant le mois de ramadan grâce à une mobilisation financière exceptionnelle, le Gouvernement sous son leadership a initié des taxes contributives pour prendre en charge la facture d’hydrocarbure et favoriser la réalisation d’infrastructures et de projets à impact direct.
Il faut noter que cette décision découle de la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain inclusif et durable, qui constitue les principales problématiques, qui se posent à notre pays et qui sont relatives, notamment au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du système productif national. Ce Fonds sera abondé, exclusivement, par un prélèvement spécifique sur la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ; les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money. Il indiquera l’élaboration du projet de loi, qui a requis une concertation au préalable avec la société civile et les associations des consommateurs du Mali.
A ce jour, ce fonds est abondé à plus 89 milliards de FCFA dont plus de 30 milliards accordés dans le cadre des actions engagées pour l’amélioration de la desserte en électricité. Ce qui a permis d’améliorer, véritablement, le service de l’énergie. Ainsi, l’amélioration progressive de la desserte a permis de relancer les secteurs productifs, notamment, l’industrie et les services et même améliorer le quotidien des citoyens.
En outre, la modification de la Loi sur la « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public » a permis de renforcer la part de l’Etat dans le secteur comme c’est le cas dans beaucoup de pays du continent. Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est surtout applicable à toute personne titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication. Elle est portée, désormais, à 7%, le taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public. Cette révision du taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public (TARTOP) était une nécessité pour permettre à notre pays de s’aligner sur nos pays voisins, où le TARTOP évolue entre 9 à 11,2%. Cette réforme ramène, désormais, la part de notre pays dans les recettes des sociétés de téléphones mobiles à 10% soit 7% pour le Trésor, 2% pour l’AGEFAU et 1% pour l’AMRTP.
Un cadre de concertation permanent avec le secteur privé
En effet, l’engagement du Premier ministre de prendre, personnellement les préoccupations majeures des forces vives de la nation, incombait la mise en place d’un cadre de concertation mensuel avec le secteur privé, afin de poser les gros problèmes sur la table et convenir des solutions concertées. Cette volonté politique majeure a permis de résoudre des difficultés et lever certaines contraintes, qui pèsent sur l’économie.
Ainsi, le paiement d’une partie de la dette intérieure est intervenu dans ce cadre et a été, unanimement salué dans le monde des affaires, de même que le payement des cotonculteurs et l’exécution adéquate de la campagne agricole 2024-2025.
Il faut dire que la mise en œuvre des réformes institutionnelles, conformément, aux recommandations des assises nationales de la refondation était également un chantier fondamental. Dans ce cadre, les reformes ont concerné la sécurité, les institutions, la diplomatie régionale, ainsi que les services essentiels tels que la mise en œuvre de réformes globales de refondation comme une priorité, menées sur des bases consensuelles et inclusives.
L’accalmie du climat social est fondamentale pour la stabilité d’un pays. Ainsi, le Premier ministre a mis cette stabilité au cœur des priorités de l’action Gouvernementale. Pour ce faire, un cadre permanant de dialogue avec les partenaires sociaux a été mis en place, afin de discuter, en permanence, les préoccupations des couches socioprofessionnelles et de rechercher des solutions aux problèmes soulevés. En outre, sous l’impulsion du Chef du Gouvernement, beaucoup de départements ont engagé les Etats généraux de leurs secteurs.
La redynamisation de la communication gouvernementale
L’un des aspects les plus notables de cette 1ère Année du Général de Division Abdoulaye MAÏGA, à la tête du Gouvernement, est la redynamisation de la communication gouvernementale. Très tôt, Abdoulaye MAÏGA a constaté que l’un des défis majeurs du gouvernement malien était la gestion de l’image publique et la crédibilité des messages officiels. Afin de remédier à cette situation, il a lancé en début mars 2025, un atelier gouvernemental centré sur la révision de la communication gouvernementale. Cette initiative visait, non seulement à améliorer la transparence, mais, aussi à renforcer la confiance des citoyens envers les actions de l’État.
Un autre chantier de taille pour Abdoulaye Maïga a été l’engagement, dans un processus inclusif avec les partis politiques maliens. Conscient de la nécessité de rassembler l’ensemble des forces vives du pays autour du processus de transition, le Premier ministre a initié la relecture de la Charte des partis politiques. Cette initiative a été saluée par de nombreux citoyens, qui y voient une opportunité de renforcer la démocratie et de garantir une meilleure représentation des différentes sensibilités du pays dans le gouvernement de transition. Cette réforme a surtout permis la dissolution des partis.
Une diplomatie d’action et un leadership renforcé dans l’espace AES
Sous la direction du président de la transition, le Mali assure la présidence de l’Alliance des États du Sahel (AES), un rôle qu’Abdoulaye Maïga a su exploiter pour dynamiser la diplomatie régionale. Le Premier ministre a, ainsi, engagé l’élaboration d’une feuille de route de l’AES, un cadre stratégique visant à renforcer la coopération entre les pays de la nouvelle organisation souveraine du Sahel dans des domaines clés tels que la sécurité, le développement économique et la lutte contre le terrorisme. Ce leadership régional conforte le rôle du Mali en tant qu’acteur clé, dans les discussions sur la stabilité des pays du Sahel, qui ont décidé de prendre leur destin en main, à travers la Confédération de l’Alliance des États du Sahel.
Sur le plan diplomatique, l’an 1 du Chef du Gouvernement s’est, également, illustré par une diplomatie audacieuse et souveraine. Le Mali, longtemps perçu comme sous tutelle internationale, a affirmé sa liberté de choix et sa dignité retrouvée comme ce fut le cas lors du renvoie par la France de deux diplomates maliens, suites à l’arrestation de leurs agents infiltrés pour déstabiliser notre pays.
En une année, l’image du pays s’est métamorphosée : de nation fragilisée et dépendante, le Mali est devenu un État affirmant ses choix, assumant ses responsabilités et traçant son chemin, avec l’aval et le soutien de son peuple. Désormais, se sont ces trois principes cardinaux, qui régissent l’action publique : « Le respect de la souveraineté́ du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali, la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises ».
Ainsi, le Chef du Gouvernement a fait des participations remarquées à des rencontres et fora internationaux comme la 4ème Conférence des Nations Unies sur le Développement à Séville (Espagne), de l’Expo Osaka 2025 (Japon) et à la 3ème Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral à Awaza (Turkménistan). Le Chef du Gouvernement a, également, pris part aux travaux de la 80ème Assemblée Générale des Nations Unies à New York. Lors de toutes ces rencontres, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a porté la voix de la Confédération des Etats du Sahel et du Mali, à travers des discours francs et directs.
L’an 1 du Premier ministre, ce sont aussi des infrastructures
Sous l’impulsion du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Gouvernement sous le leadership du Premier ministre Abdoulaye MAÏGA a ouvert plusieurs chantiers, aussi bien dans le domaine des infrastructures sécuritaires, routières et minières.
De nouveaux camps militaires sont construits, d’autres en construction, un peu partout à travers le pays, notamment dans les nouvelles régions. Le chantier de l’hôpital militaire avance à grand pas et plus de mille logements au profit des forces de défense et de sécurité sont en construction à Kati. A Kati, les travaux de construction du centre d’intelligence artificielle et de robotique avancent aussi normalement. A tout cela, s’ajoute la réalisation en cours des centrales solaires à Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro. Pour la jeunesse, tous les grands stades ont été rénovés, suivant les normes de la FIFA, à Bamako et dans les régions.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement s’est rendu à l’intérieur du pays plus précisément à Ségou, Marakacoungo, Niono, Ndébougou, Dioïla, Koutiala, San et Tombouctou pour inaugurer des infrastructures sportives, lancer des projets de développement et, enfin, échanger avec les forces vives des régions autour de la lettre de cadrage du Chef de l’Etat, adressée au Gouvernement.
Un engagement, sans faille, malgré l’épreuve du feu
En effet, l’An 1 de la Gouvernance du Général de Division Abdoulaye Maïga a été marqué par des défis constants, mais, aussi l’engagement et la détermination du Chef du Gouvernement ont été décisifs pour faire face à cette accumulation de difficultés dont la dernière en date est la crise d’hydrocarbures.
Le Gouvernement Abdoulaye MAÏGA a marqué sa première année, par une affirmation souverainiste, un renforcement sécuritaire et une diplomatie active dans le cadre de la Confédération AES. La population reste confiante, tout en souhaitant des résultats concrets sur la sécurité quotidienne, l’économie et la poursuite des réformes institutionnelles
En matière de gestion économique, les résultats obtenus durant une année de Gouvernance sont également significatifs. En effet, malgré les difficultés, les prix des denrées, de première nécessité, maintiennent une certaine stabilité. Cette stabilité est appréciée par les citoyens et contribue à un climat social plus serein. Par ailleurs, pour renforcer les finances publiques, Abdoulaye MAÏGA a pris des décisions audacieuses, telles que l’introduction d’une taxe sur les appels téléphoniques et les transferts d’argent. Bien que cette mesure ait suscité des débats, elle est perçue comme une solution pragmatique face aux défis économiques du pays. Diriger, c’est aussi savoir prendre des décisions difficiles, et cette réforme pourrait se révéler bénéfique, à long terme, pour le renflouement des caisses de l’État.
En somme, l’An 1 d’Abdoulaye MAÏGA à la tête du gouvernement a permis aux maliens de mieux apprécier sa capacité à naviguer dans un contexte difficile, en conciliant actions concrètes, réformes inclusives et gestion apaisée des tensions sociales. Son leadership, calme et réfléchi, inspire de la confiance à de nombreux observateurs, et son approche pragmatique pourrait être la clé pour garantir la réussite de la transition. Les prochaines étapes seront cruciales, mais le début de sa mission donne une note d’espoir pour un avenir plus stable et plus prospère pour le Mali.
CIGMA





