Communiqué du conseil des ministres du mercredi 19 novembre 2025 CM N°2025-48/SGG

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 novembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°96-032 du 12 juin 1996 portant Statut général des Etablissements publics à caractère professionnel. L’Etablissement public à caractère professionnel est un organisme personnalisé chargé de l’organisation et de la représentation d’une profession ou d’un groupe de professions. La Loi n°96-032 du 12 juin 1996 portant Statut général des Etablissements publics à caractère professionnel détermine les modalités de leur création, de leur organisation et fixe leur régime patrimonial et financier. L’application de cette loi a révélé des insuffisances, notamment la non-conformité de ses dispositions relatives à l’approbation du budget de l’Etablissement public à caractère professionnel à celles prescrites par la Directive n°07/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009. Le projet de loi, adopté, corrige ces insuffisances et harmonise la législation nationale qui régit les Etablissements publics à caractère professionnel avec les dispositions communautaires. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au rapport d’évaluation du Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, au titre du 1er Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, lors du Conseil des Ministres du 27 novembre 2024, a adressé au Premier ministre, Chef du Gouvernement, une lettre de cadrage comprenant 8 axes prioritaires devant servir de fondement à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement pour la période 2025-2026. Ces priorités, qui s’inspirent des préoccupations légitimes du Peuple malien, sont en phase avec les conclusions du Dialogue inter-Maliens, « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. Le Plan d’Action du Gouvernement, objet de la présente évaluation, a été présenté le 16 mai 2025 par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, au Conseil national de Transition et adopté le 19 mai 2025. Pour assurer un meilleur suivi des activités, un dispositif informatisé de suivi et d’évaluation, dénommé Système Intégré de Suivi-Evaluation du PAG 2025-2026 a été mis en place. Il ressort de l’analyse des résultats de l’évaluation du 1er semestre que 132 activités ont été programmées sur lesquelles : 57 réalisées, soit 43,18% ; 57 en cours de réalisation, soit 43,18% ; 18 non réalisées, soit 13,64%. Pour améliorer la performance globale, les efforts porteront sur : la consolidation du maillage sécuritaire du territoire ; la mobilisation et la mise à disposition des ressources financières adéquates ; le renforcement du dialogue et de la coordination entre les départements ministériels. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 15ème Edition du Forum national de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques du Burkina Faso, tenue du 21 au 26 octobre 2025, à Ouagadougou. Cette 15ème Edition, placée sous le thème : « Quelles contributions des technologies, inventions et innovations, dans un contexte de relance d’industrialisation au Burkina Faso ? », a enregistré la participation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, accompagné d’acteurs de la Recherche scientifique et technologique. Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé la nécessité de la mutualisation des efforts des pays de la Confédération AES pour booster le savoir-faire et le génie créateur des scientifiques de ladite Confédération. Le forum a été marqué par plusieurs activités dont un panel sur le thème central de l’édition, animé par les ministres chargés de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali au Forum international « Russie : Puissance sportive », du 5 au 7 novembre 2025, à Samara en Fédération de Russie. La participation du Mali avait pour objectifs, notamment le renforcement de la coopération entre le Mali et la Russie, l’analyse des modèles russes d’encadrement et de formation, l’identification de nouvelles opportunités en matière d’infrastructures, de programmes conjoints et de volontariat. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a eu des rencontres avec le Gouverneur de Samara et plusieurs ministres des Sports, au cours desquelles ils ont échangé sur la formation des jeunes athlètes, la promotion du sport inclusif et l’approfondissement des relations bilatérales. A travers cette participation, le Mali a réaffirmé son engagement pour une coopération internationale dynamique au service de ses priorités nationales. de la tenue d’un Téléthon national baptisé « Envol des Aigles », prévu le 22 novembre 2025. Pour une meilleure participation des Aigles du Mali à la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le Ministère en charge des Sports envisage d’organiser un téléthon national dénommé « Envol des Aigles ». Ce Téléthon, en plus de lever des fonds, se veut un véritable moment de communion nationale, destiné à mobiliser tout le Mali derrière l’Equipe nationale de football et à contribuer à la réussite de sa participation à la CAN 2025. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la 36ème Edition de la Journée mondiale des Droits de l’Enfant, le 20 novembre 2025. Cette 36ème Edition est placée sous le thème international : « Ma journée, mes droits ». En lien avec la réalisation des droits des enfants, le thème national s’intitule : « Planification et
Info-Gouv-N°461-du-Mercredi-19-Novembre-2025
Renforcement des capacités juridiques : les magistrats militaires en session de formation

La Justice militaire a lancé, le lundi 17 novembre 2025, une session de formation destinée aux magistrats militaires et aux responsables du commandement, prévue jusqu’au 21 novembre. L’objectif : renforcer les capacités en matière de protection des civils, de droit international humanitaire et de droits de l’homme dans les contextes de conflit armé. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du Général de Brigade Bréhima DIABATÉ, de plusieurs personnalités civiles et militaires, ainsi que des familles des participants. « Cette formation illustre l’engagement des autorités à doter les magistrats militaires des outils nécessaires pour agir avec humanité et garantir le respect des procédures », a déclaré le Général DIABATÉ, après avoir rendu hommage aux martyrs. Le Colonel-major Boubacar MAÏGA, Directeur de la Justice militaire, a rappelé que la mission essentielle de son institution est de veiller au respect des droits de l’homme dans toutes les actions menées par les forces armées. « Dans un contexte sécuritaire complexe, cette formation contribue à consolider l’État de droit et à promouvoir une culture de responsabilité et de dignité », a-t-il affirmé. Il a invité les participants à s’impliquer pleinement et à partager leurs expériences pour tirer le meilleur parti de cette session. DIRPA
Salon International de l’Entrepreneuriat de l’AES : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA invite les acteurs à renforcer les capacités et les stratégies face aux défis

Avec plus de 70 millions d’habitants et un taux de croissance positive, les Pays de l’AES possèdent de nombreuses opportunités dans le domaine de l’entrepreneuriat permettant la création d’emplois et de revenus pour les populations, notamment les jeunes et les femmes. Dans cette dynamique, le Premier ministre, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a présidé, ce mardi 18 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture du Salon International de l’Entrepreneuriat National. En effet, le Salon International de l’Entrepreneuriat de l’AES constitue une initiative stratégique au service de la souveraineté économique, de la coopération régionale et du développement inclusif. Il s’agit de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’Espace confédéral ; d’offrir une plateforme régionale de valorisation de l’initiative privée ; de mobilisation des partenaires techniques et des investisseurs privés autour de projets structurants ; de contribution à la création d’emplois durables et de richesses. Selon la Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou SALL SECK, l’entrepreneuriat est une clé, notamment, du développement économique, de la gestion durable de l’environnement, de l’adaptation aux changements climatiques et de la résilience. En droite ligne du thème retenu « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la confédération AES », le Premier ministre a soulevé l’opportunité de faire le diagnostic de la création et du développement des entreprises, de renforcer les capacités des jeunes et des femmes en entrepreneuriat et de proposer des mesures palliatives adaptées à notre contexte en privilégiant l’innovation et le réseautage. Pour le Premier ministre, il s’agit d’acquérir les capacités et les stratégies pour surmonter les défis dans un contexte international difficile marqué par des entreprises de déstabilisation et des pressions sous diverses formes pour tenter de saper le développement légitime des populations. D’où l’intérêt de renforcer les outils locaux de développement, dont l’entrepreneuriat. Le Chef du Gouvernement a salué la présence de délégations de l’AES et du Ghana, comme pour rappeler que le Mali reste un pays très fréquentable, « un pays non isolé, en paix avec lui-même et avec les autres, un pays, qui avance, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure, qui cherchent, vainement, à saper le moral des Maliens par la désinformation et l’intoxication ». Durant quatre jours, le Salon International de l’Entrepreneuriat, servira de cadre de formation, de panels, de concours d’idées et de rencontres BtoB. PRIMATURE
Gestion de la crise des hydrocarbures : Le Premier ministre stimule les agents du bureau des pétroles des douanes et de l’office malien des produits pétroliers

Des camions chargés d’essence ont quitté le bureau du pétrole, se dirigeant vers les stations de distribution, tout cela sous l’œil vigilant du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, qui a effectué une visite simultanée au bureau des produits pétroliers de la Direction Générale des Douanes, ainsi qu’à l’Office Malien des produits Pétroliers (OMAP), ce mardi 18 novembre 2025. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la gestion de la crise des hydrocarbures. Le Chef du Gouvernement a tenu à transmettre les félicitations du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, au bureau des pétroles et à l’OMAP. L’objectif était également de mettre en exergue les attentes non satisfaites, notamment les files d’attente observées dans les stations-service, un contraste déplorable avec les files de camions remplis dans les procédures administratives. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a donné des consignes fermes pour la mise en place d’un dispositif consensuel avec les opérateurs économiques, afin de diligenter les procédures administratives et douanières au plus tôt. Ce dispositif doit permettre que les camions ne passent pas 24 heures dans ces procédures, ce qui aura une répercussion directe sur la réduction des files d’attente. Le Premier ministre a réitéré ses félicitations aux équipes du bureau des produits pétroliers qui, a-t-il rappelé, travaillent sans relâche depuis le 11 octobre 2025, 24h/24 pour accélérer les procédures de déclarations et le dédouanement des produits pétroliers et de leurs dérivés. Cette visite a permis au Chef du gouvernement de constater les conditions de travail des agents, qui mettent tout en œuvre pour atténuer les effets de la crise des hydrocarbures. En conclusion, il a salué la résilience du peuple malien, ainsi que le sacrifice des conducteurs routiers et des Forces Armées de Défense et de Sécurité. PRIMATURE
Année de la culture 2025 : 2ème Edition de la Semaine Internationale de l’Artisanat Touareg (SIAT) 2025

Le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFE, a procédé à l’ouverture de la deuxième édition de la Semaine Internationale de l’Artisanat Touareg (SIAT), ce mardi 18 novembre 2025, au Musée national du Mali, autour du thème : « De la tradition à l’industrie créative : Former, innover et explorer le savoir-faire Touareg de l’AES dans le monde ». La SIAT 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, dans une dynamique de revitalisation culturelle des territoires. Le Ministre Mamou DAFFE a félicité et salué les organisateurs de la Semaine Internationale de l’Artisanat Touareg, notamment l’Association Timidwa, pour la pertinence de cette initiative qui célèbre la richesse et la diversité de la culture touarègue, une plateforme de dialogue et de rapprochement, soulignant le rôle central de l’artisanat dans la promotion de la paix et de la réconciliation. Il a également salué la participation de qualité des artisans de la Confédération des États du Sahel (AES). Enfin, le Ministre DAFFE a invité tous les artisans à se mobiliser pour la réussite du Salon International de l’Artisanat du Mali, qui se tient du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des Expositions de Bamako. MACIHT
COP30 à Belém, au Brésil : Les efforts du Mali reconnus et salués par les partenaires

Alors que la COP30 tire vers sa fin, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA déroule son agenda. Ainsi, dans la journée du 18 novembre, elle a successivement eu des échanges de haut niveau avec la Directrice exécutive adjointe du Fonds pour la réponse aux Pertes et Dommages, Mathilde LAURANS, le Chef de Cabinet au Centre Global pour la Mobilité Climatique, Andrea MILAN et la Cheffe d’Equipe Senior au Fonds d’Adaptation, Silvia MANCINI. A l’instar des autres pays africains, le Mali trouve un intérêt particulier pour le Fonds Pertes et Préjudices. En tant que pays vulnérable en proie à des catastrophes naturelles, notamment les inondations, les chaleurs extrêmes, il pourrait en tirer le maximum de profit par l’atténuation des pertes économiques. DOUMBIA Mariam TANGARA a indiqué, à ses interlocuteurs, que notre pays peut bénéficier du Fonds en termes d’aides à la couverture des coûts liés aux catastrophes naturelles. Conçu pour fournir un financement rapide et accessible, sans imposer de dettes aux pays bénéficiaires, ce fonds est crucial pour notre pays, qui lutte contre des crises économiques et sécuritaires. La Directrice exécutive adjointe du Fonds pour la réponse aux Pertes et Dommages a réaffirmé l’engagement du Fonds à accompagner le Mali dans le renforcement de la résilience des populations. Quant au Chef de Cabinet au Centre Global pour la Mobilité Climatique, il a salué les efforts fournis par le Gouvernement du Mali. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, les projets et programmes formulés par le Mali seront accompagnés techniquement et financièrement. Enfin, au Pavillon du Fonds d’Adaptation, la ministre chargée de l’Environnement a évoqué la problématique de l’accréditation de l’Agence de l’Environnement et du Développement durable et de l’ANICT, la mobilisation des ressources disponibles etc. Sur ces questions, Mme Silvia MANCINI a rassuré avoir pris bonne note et qu’une suite diligente sera donnée à toutes ces questions soulevées par la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA. MEADD
CAN MAROC 2025 : Mme HAÏDARA Aïchata Allassane CISSE dite CHATO désignée marraine de la commission nationale de mobilisation

La Commission nationale de mobilisation pour la CAN 2025 a désigné sa marraine pour la participation de notre pays. Il s’agit de Mme HAÏDARA Aïchata Allassane CISSE, dite CHATO. Elle est une figure féminine emblématique et inspirante du Mali, qui a marqué de son empreinte l’histoire politique nationale. Ancienne élue députée de Bourem (Gao), puis membre du CNT, elle est également la première femme à avoir dirigé un groupe parlementaire rassemblant en son sein sept partis politiques. Elle a pleinement adhéré à la philosophie de la Commission d’organisation et s’emploiera à assurer une mobilisation exemplaire en vue de la CAN 2025. C’est donc, cette battante qui aura la lourde tâche d’accompagner l’équipe d’organisation de la CAN 2025. Ainsi, la commission a, également, profité de cette occasion pour partager son slogan, à savoir : « Nous allons ramener la coupe d’Afrique Maroc 2025 ». Le Ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne a exprimé sa profonde reconnaissance à l’honorable « CHATO », qui a bien voulu se joindre à la commission. Il a réitéré, par ailleurs, l’engagement de son département à faire de cette CAN une expérience mémorable et sans précédent pour tous les maliens. MJSCICCC
Réunion Publique d’Information du Conseil de Sécurité des Nations Unies : SEM Issa KONFOUROU révèle les efforts, défis et attentes de l’AES

Le Conseil de Sécurité s’est réuni, ce mardi 18 novembre 2025, pour débattre de la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest avec pour thème la « Consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : Relancer la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». Cette session publique d’information du Conseil de Sécurité des Nations Unies était présidée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en présence des représentants de plusieurs pays membres, ainsi que les représentants des organisations régionales. La session a été l’occasion pour les représentants des pays de faire leurs analyses de la situation sécuritaire des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel ainsi que des propositions. Beaucoup de délégations ont prôné la mise en place des initiatives conjointes régionales de lutte contre le terrorisme et ont appelé à renforcer l’Initiative d’Accra de 2017, qui réunissait les efforts de sept pays pour éviter que le terrorisme provenant du Sahel ne se propage vers des pays côtiers. Ainsi, SEM. Issa KONFOUROU, Ambassadeur Représentant Permanent du Mali à New York a, dans son discours, relevé des efforts, des défis et des attentes des pays membres de l’AES. Il a indiqué que cette réunion est d’une grande importance pour les États membres de la Confédération AES, que sont le Burkina, le Mali et le Niger. « En effet, depuis plus d’une décennie, l’Afrique de l’Ouest en général et, le Sahel en particulier, sont confrontés à un terrorisme imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers. Nos populations, y compris les femmes et les enfants, sont lâchement assassinés ou soumis à des violences indicibles ou contraints à l’exil, ou tout simplement privés d’accès aux services sociaux essentiels. Cette violence abjecte n’épargne ni les écoles, ni les centres de santé. Et, comme ils ne peuvent plus faire face à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les groupes criminels sont, aujourd’hui, réduits à un terrorisme économique, qui consiste à s’attaquer aux infrastructures civiles et à des axes de ravitaillement », a-t-il indiqué. L’ambassadeur KONFOUROU soulignera que pour mettre fin à ce crime transnational organisé et pour créer les conditions d’un développement durable au profit des populations sahéliennes, Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition du Mali, Chef de l’Etat et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, ont décidé, en toute souveraineté, de prendre leurs destins en main et de créer la Confédération AES, afin de mutualiser les efforts des trois pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement. « C’est ainsi que dans le domaine de la défense, les Forces de Défense et de Sécurité de la Confédération des États du Sahel combattent ensemble, courageusement et sans relâche, les organisations criminelles et obscurantistes. Je voudrais ici rendre un hommage particulièrement appuyé à nos forces confédérales pour le sacrifice qu’elles consentent au quotidien pour la sécurisation de nos territoires, de nos populations et des biens », a-t-il rappelé. Cependant, soulignera, le diplomate, la lutte contre le terrorisme est et doit rester une lutte régionale et internationale, notamment dans le contexte de l’expansion de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest et ailleurs. Nous sommes donc entièrement disposés à la coopération avec les pays de la région et l’ensemble des partenaires, qui le souhaitent, bien évidemment dans le strict respect de la souveraineté de nos États, de nos choix stratégiques et de nos choix de partenaires et des intérêts de nos populations. Ainsi, concernant les initiatives régionales de coordination de la lutte contre le terrorisme, il est essentiel de reconstruire la confiance entre les parties prenantes de la région Afrique de l’Ouest. Il est notamment primordial que les États de la région Afrique de l’Ouest aient une compréhension commune de la menace terroriste et des réponses partagées à y apporter. Privilégier un dialogue constructif entre les acteurs régionaux concernés Pour ce faire, relèvera l’ambassadeur KONFOUROU, il faut une approche autre que celle que nous avons jusqu’ici connue, faite d’ingérences extérieures hostiles, de sanctions illégales, injustes et inhumaines, voire de menace d’interventions militaires dans un pays souverain. La nouvelle approche doit privilégier un dialogue constructif entre les acteurs régionaux concernés. C’est un préalable à toute initiative de coopération et de coordination régionale dans la lutte contre le terrorisme dans notre espace commun, en particulier dans le cadre du partage de renseignements. S’agissant de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, il y a lieu de souligner le rôle essentiel attendu du Conseil de sécurité, du Secrétaire général et des autres mécanismes dédiés des Nations Unies. A ce niveau également, l’approche doit être revue et adaptée. Les rapports, les réunions, les résolutions et les déclarations sont certes utiles, mais, pas suffisants face à la menace terroriste. Il faut des réponses concrètes, rapides et adaptées aux réalités de chaque situation spécifique. Le Mali a connu une expérience non réussie de présence d’une mission des Nations Unies sur son territoire, la MINUSMA, dont la doctrine, le mandat et les règles d’engagements n’étaient pas adaptés aux besoins sécuritaires du pays hôte. Lutte contre le financement et la médiatisation du terrorisme Pour ce qui concerne, la coopération internationale, il indiquera qu’il est essentiel d’engager la lutte contre le financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons contre libération des otages. « Elle est aussi nécessaire à la mobilisation des ressources pour venir en aide aux populations victimes du terrorisme, notamment les réfugiés et les déplacés internes. A cet égard, ‘’je suis particulièrement préoccupé du niveau très insuffisant de mobilisation de l’aide humanitaire nécessaire pour le Sahel, à peine 14% des besoins humanitaires’’ a-t-il ajouté. Il dénoncera également la médiatisation et l’apologie du terrorisme, afin de servir de véhicule à la propagande terroriste dans nos pays et dans notre région. « Je ne saurais terminer sans dénoncer avec force le terrorisme médiatique quotidien dont nos pays et nos populations sont victimes de