Le Tribunal de Grande Instance (TGI) 6ème arrondissement du District de Bamako a tenu, ce mercredi, la première session de sa chambre criminelle, à l’instar des autres juridictions du pays. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans l’enceinte de ladite juridiction en présence du Secrétaire général du ministère de la Justice, du Chef de cabinet, de nombreuses autorités civiles et militaires, des membres du Secrétariat général et du cabinet ainsi que de plusieurs acteurs du monde judiciaire.
Pour cette première session, cinq affaires criminelles sont inscrites au rôle, parmi lesquelles deux dossiers de viol, un cas d’assassinat, un cas de pédophilie ainsi qu’une autre affaire criminelle.
À cette occasion, le procureur a salué les innovations apportées par les nouveaux Codes pénal et de procédure pénale.
Selon lui, ces réformes marquent l’ouverture d’une nouvelle ère pour la justice malienne. Il a expliqué que le transfert du jugement des affaires criminelles aux tribunaux de grande instance permettra d’accélérer le traitement des dossiers et de réduire la surpopulation carcérale. Il a également invité l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire à faire preuve de professionnalisme afin de garantir une justice équitable, efficace et conforme aux attentes des citoyens.
Le bâtonnier a, pour sa part, qualifié l’ouverture de cette première session de la chambre criminelle d’étape décisive dans la mise en œuvre de la réforme de la justice. Il a indiqué qu’elle consacre l’installation effective des audiences criminelles dans les tribunaux de grande instance de la capitale.
Face à la gravité des infractions examinées, il a rappelé que seule l’application impartiale du droit doit guider les débats. « Le prétoire n’est ni un lieu de spectacle ni un espace de règlement de comptes, mais un cadre où la justice s’exerce avec rigueur et impartialité », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage à l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire pour leur engagement en faveur d’une justice plus proche des citoyens.
De son côté, le président du TGI de la Commune VI a rappelé que la justice doit toujours prévaloir sur toute forme de force ou de violence. Il a souligné que chaque citoyen est tenu de respecter la loi, rappelant que nul n’est censé l’ignorer.
Il a également insisté sur le fait que les droits de l’homme englobent aussi le droit de la société à vivre dans la stabilité et la sécurité. Selon lui, toute personne qui enfreint la loi doit répondre de ses actes, la justice étant rendue de manière proportionnelle à la gravité des faits.
MJDH


