COP17 – Table ronde des Pays sans littoral : La voix de la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA fait écho à Oulan Bator

En marge de la COP17, sur la Désertification et à l’occasion de la Journée ministérielle de l’eau, s’est tenue une table ronde des pays sans littoral. Plusieurs pays africains ont pris part à cette rencontre d’importance capitale pour leur économie.

La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, DOUMBIA Mariam TANGARA, y a représenté le Mali. Son appel à transformer le handicap de pays littoral en opportunité de développement a trouvé écho favorable auprès de ses homologues africains.

Pour elle, la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse prennent une dimension inquiétante dans les pays en développement sans littoral. Cet enclavement et cette grande dépendance aux pays et corridors de transit réduisent les marges d’adaptation et accentuent les conséquences de la dégradation environnementale.

Dans son allocution, la ministre chargée de l’Environnement a rappelé qu’en 2022, alors que notre pays, sans littoral, faisait déjà face au terrorisme et à d’importantes vulnérabilités économiques et sociales, la fermeture des frontières ainsi que les restrictions commerciales et financières, qui lui ont été imposées, ont montré combien l’enclavement pouvait amplifier les effets de décisions prises à l’extérieur de nos frontières.

Notre pays en tire une conviction : « la situation particulière des pays sans littoral ne doit pas seulement être reconnue ; elle doit être, effectivement prise en compte dans les mécanismes de coopération, de solidarité et de financement internationaux », a-t-elle indiqué.

Pour la ministre DOUMBIA Mariam TANGARA, le Mali demeure ouvert à une coopération internationale constructive et mutuellement bénéfique. Celle-ci, selon elle, doit s’inscrire dans les trois principes définis, par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et du choix opéré des partenaires par le Mali ; et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les prises de décisions.

« C’est dans cet esprit que nous appelons à une voix collective forte des pays en développement sans littoral, afin que nos vulnérabilités particulières se traduisent en actions, en financements et en partenariats réellement adaptés à nos réalités » a-t-elle conclu.

MEADD

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