Le ministère de la Refondation de l’État a organisé, ce mardi 20 octobre 2026 à Bamako, un atelier de finalisation de l’avant-projet de sa stratégie sectorielle Genre et de son plan d’action. Présidé par le secrétaire général, Ibrahim Simpara, au nom du ministre Yaya GOLOGO, l’atelier a enregistré la présence de plusieurs cadres du département et du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
La rencontre constitue une étape importante dans le processus d’intégration effective de la dimension Genre au sein du ministère. Qu’elle vise à doter d’un cadre stratégique cohérent et d’une feuille de route opérationnelle pour renforcer l’égalité entre femmes et hommes, promouvoir l’équité et favoriser la participation la plus inclusive possible à la gestion des affaires publiques.
Intervenant au nom du PNUD, Ismaël YALCOUYE, spécialiste en lutte contre la corruption, a salué la qualité du partenariat entre son organisation et le ministère tout en soulignant l’engagement de l’équipe de son partenaire en faveur de la promotion du genre. Il a rappelé que l’atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (LUCCEI, phase 2), mis en œuvre grâce au soutien financier des Pays-Bas et du Danemark. Il a également salué la mise en place du Comité sectoriel Genre au sein du département. Une initiative qui constitue, selon lui, une avancée importante pour structurer les interventions et définir une feuille de route claire en matière d’égalité des genres.
Abordant les liens entre genre et gouvernance, le représentant du PNUD a souligné que la corruption n’affecte pas les femmes et les hommes de la même manière. Elle peut notamment restreindre l’accès des femmes aux services publics et aux postes de décision tout en les exposant à des formes spécifiques d’abus. Ismaël YALCOUYE a ainsi insisté sur la nécessité de faire du genre une dimension transversale et permanente de l’action publique, en cohérence avec les efforts engagés dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Réaffirmant la disponibilité du PNUD à accompagner le Mali, il a exprimé le souhait de voir émerger une administration plus équitable, plus transparente et plus performante.
Pour sa part, le secrétaire général, M. Ibrahim SIMPARA, a salué l’engagement des participants pour la réussite des travaux. Il a également exprimé, pour leur accompagnement, sa reconnaissance au PNUD et aux partenaires techniques et financiers, les Pays-Bas et le Danemark.
La refondation de l’État basée sur les valeurs nationales. Il a rappelé que le Mali est engagé dans un vaste processus de transformation institutionnelle et de modernisation de sa gouvernance conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Une dynamique qui vise à construire un État souverain, stable, plus efficace et répondant aux aspirations profondes du peuple.
Ibrahim SIMPARA a également souligné que la promotion de l’équité et le respect de la femme ne sont pas des principes étrangers aux traditions maliennes. La Charte de Kurukan Fuga était déjà un repère historique de l’organisation sociale et des valeurs. Dont les dispositions relatives à la protection et au respect des femmes et leur participation aux instances de concertation et de décision. A travers ces références historiques, le secrétaire général a souligné que l’approche du genre, en harmonie avec les valeurs nationales, répond aux exigences contemporaines d’équité, d’inclusion et de bonne gouvernance.
Ibrahim SIMPARA a également salué les efforts déjà entrepris par le département pour renforcer la prise en compte du genre dans son fonctionnement et ses interventions. Pour preuve, la désignation d’une conseillère technique chargée du genre, la mise en place du Comité sectoriel Genre et les initiatives visant à mieux intégrer cette dimension dans les mécanismes institutionnels, notamment en matière de distinctions honorifiques.
Ces avancées traduisent la volonté du département de faire de l’égalité des genres une composante concrète de sa politique de refondation de l’État. Elles témoignent également de la nécessité de passer des engagements de principe à des actions structurées, assorties de responsabilités clairement définies et de mécanismes de suivi adaptés.
Invitant les participants à examiner avec rigueur l’avant-projet de stratégie sectorielle Genre et son plan d’action 2024-2026, Ibrahim Simpara a souligné l’importance d’aboutir à un document réaliste, cohérent et opérationnel.
Il a enfin appelé l’assistance à des actions concrètes, accompagnées d’indicateurs de suivi mesurables, afin de permettre une évaluation régulière des progrès accomplis et des résultats obtenus.
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