Le Mardi 06 Octobre 2026, ce jour mérite d’être intégré dans la liste très sélecte des jours mémorables de notre pays, tant le retour de Kidal dans la République était attendu des maliens, depuis les attaques terroristes du 25 Avril 2026.
Un proverbe, bien de chez nous, nous rappelle que « la détermination ne consiste pas seulement à éviter l’échec, mais à continuer malgré les obstacles, à apprendre de ses erreurs et à persévérer pour atteindre ses objectifs ». Cette citation définit, à elle seule, l’état d’âme des forces armées et de sécurité du Mali, cadré dans la vision incarnée par le Chef Suprême des Armées, le Président Assimi GOÏTA et, au-delà, de tous les maliens épris de souveraineté et de paix durable.
Les maliens avaient attendu ce moment, depuis ce 25 Avril 2026 fatidique, qui a vu notre pays perdre celui-là même, qui avait la lourde mission de conduire la vision du Chef de l’Etat, en matière de défense, feu le Général d’Armée Sadio CAMARA. Cette espérance des maliens à recouvrer l’intégrité de leur territoire et leur souveraineté, va au-delà du 25 Avril 2026, elle remonte même en 1963, lorsque la première rébellion avait éclaté dans le septentrion de notre pays, faisant de Kidal le bastion des rebelles. Cependant, la reprise vigoureuse de la bande Taïkheren, à l’époque, par les forces armées et de sécurité, sous le commandement des capitaines Diby Silas Diarra et Mamadou Sissoko, avait permis d’asseoir une stabilité pendant plus d’une vingtaine d’années, avant l’avènement d’autres cycles de rebellions notamment, ceux de 1990, de 2006, de 2012, de 2014, à la suite de la visite de l’ancien Premier Ministre Moussa Mara à Kidal. Et, enfin, le cycle du 25 Avril 2026, lors des attaques orchestrées par les terroristes et leurs complices étatiques. Cette région de notre pays devenue, par la force des turpitudes de l’histoire, le fief historique des rébellions, de l’insécurité et de l’instabilité de notre pays, est depuis ce mardi 06 octobre 2026, pleinement et entièrement, sous l’autorité des forces armées et de sécurité du Mali.
En effet, après la bataille d’Anéfif du 6 juillet 2026, où l’armée malienne, intrépide, a offert une réponse sanglante aux terroristes et leurs acolytes. Les FAMa Mali se sont emparées de Kidal, malgré les armes lourdes des terroristes et autres mercenaires venus de partout. Cette victoire militaire inéluctable, que les maliens attendaient et avaient souhaité de leurs vœux depuis, est, désormais, là. Ainsi, face à la force de frappe foudroyante de nos FAMa, des colonnes de véhicules rebelles et leurs alliés mercenaires de tout bord n’ont eu d’autres choix que de prendre la poudre d’escampette.
Les couleurs nationales flottent, désormais et fièrement sur Kidal

L’autre symbole de la prise de Kidal, a été l’implantation du Drapeau national sur tous les édifices de la 8ème région administrative de notre pays, pour marquer, définitivement, l’appartenance totale et entière de la capitale de l’Adrar des Ifoghas à la République du Mali. Le fort de la ville a été le premier lieu à recevoir les couleurs nationales à son sommet. Ce lieu emblématique, qui constitue le foyer historique des insurrections indépendantistes, avait vu plusieurs sortes de drapeau flottés sur son pic, depuis 1960.
La prise de Kidal galvanise, après des mois de bataille et d’avancée des FAMa, notamment, à travers l’opération « Dougoukoloko ». Pour le Commandant de la zone de défense N°7, le Colonel Attaher A. MAÏGA, cette reprise intervient dans le cadre de l’opération Dougoukoloko et spécifiquement du « Frago Wasage, Wasage » en Tamashek ou « Cram-Cram » en français. « Il s’agit d’affirmer la présence de l’État malien dans sa mission régalienne, notamment l’armée, à travers sa mission régalienne pour sécuriser les populations et leurs biens. C’est dans ce cadre que nous nous retrouvons, aussi, aujourd’hui, ici à Kidal. Vous vous souvenez, récemment, tout ce qui s’est passé le cas de viol et de pillage dans la ville de Kidal. Donc nous sommes venus, aujourd’hui, pour soulager la population de Kidal », a révélé le Chef de l’opération.
Pour le Colonel Attaher A. MAÏGA, cette opération la preuve de la puissance de l’armée malienne. « Aujourd’hui, nous avons une armée malienne aguerrie, équipée de technologies de pointes. La hiérarchie militaire, les autorités de notre pays, nous ont donné les moyens nécessaires pour accomplir cette mission et sa réussite, aujourd’hui, découle de cet engagement. Et, ce qui fait qu’aujourd’hui, quand je vois mes hommes, ses soldats tout le monde on ne peut qu’en être fier du travail qu’ils font et cela est très normal, vu le sacrifice de la population, n’est-ce pas, en termes d’investissement, aussi, pour équiper l’armée malienne. Et cela se traduit, aujourd’hui, par les résultats que nous avons sur le terrain », a-t-il assuré.
Désormais, Kidal respire, les Maliens ont la certitude que la coalition des groupes terroristes vacille. Le décor change et, avec lui, les rapports de force. L’opération Dougoukoloko marque une nouvelle séquence dans le déploiement des forces armées maliennes. Sur le terrain, les FAMa réarticulent leur dispositif opérationnel sous le nom de « CRAM- CRAM ». Et, comme le « CRAM- CRAM », cette plante herbacée épineuse très répandue au Sahel, les forces armées maliennes et leurs alliés, répandent et accrochent leurs épillets épineux dans le grand désert de la région de Kidal et cela, au grand dam des terroristes et leurs acolytes.
Le 6 Octobre, plus que le symbole de la renaissance de Kidal est, aussi, la date d’une nouvelle dynamique enclenchée par les FAMa, qui rassure et, le soutien des forces vives de Kidal est tout un symbole. Les couleurs nationales flottent fièrement sur tous les édifices de la région et les activités socioéconomiques ont repris de plus belle.
CIGMA

